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08/07/2010

CONGO/KINSHASA : LE LIMIER QUI PRETEND TOUT CONNAÎTRE SUR LE POUVOIR CONGOLAIS ET SON PRESIDENT NOUS LIVRE LES RAISONS VRAIES DU RETARD DE DEUX HEURES SUR LE DEFILE DU CINQUANTENAIRE !!!

Mer 7 juillet 2010, 13h 50min 49s
légitime défense du Congo - Joseph Kabila : un infiltré au service de Paul Kagame
De :
Nadine Delvaux <delvaux.nadine@gmail.com>  
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À : michele.striffler@europarl.europa.eu

---------- Message transféré ----------
De : Africa news
Date : 7 juillet 2010 11:45
Objet : Congo - la face cachée du 50e anniversaire de l'indépendance du Congo

La face cachée du 50e anniversaire de l'indépendance du Congo

 

Quel plus cadeau Joseph Kabila pouvait-il faire au peuple Congolais que celui d'inviter à Kinshasa le 30 juin 2010, le jour du 50e anniversaire de l'indépendance du Congo, les responsables du génocide de 6 millions de Congolais, de l'occupation territoriale du pays et de la spoliation des richesses nationales ?

 

Ces responsables ont un nom :  Kagame et Museveni.

 

La vassalité de Joseph Kabila vis-à-vis de Paul Kagame n'est plus à démontrer (1)

 

De nombreux observateurs se posent la question de savoir pour quelle raison le défilé du 30 juin a été retardé de deux heures.

 

C'est le journal CongoIndépendant qui l'explique : Joseph Kabila est un infiltré http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=5771 (2)

 

N'est-il pas édifiant que les spécialistes francophones belges n'ont pas relaté qu'une émeute a été évitée de justesse à Kinshasa après le défilé du 30 juin 2010 (voir (3) ci-dessous) ?

 

N'est-il pas édifiant que les spécialistes francophones belges n'expliquent pas à leurs lecteurs que Paul Kagame s'est probablement rendu à Kinshasa pour détourner l'attention de ce qu'il se passe au Rwanda, du fait qu'il est en train de perdre ses appuis et qu'un rapport accablant des Nations unies va être publié fin juillet :

 

-  Rwanda : Detained victims of the last police crackdown on opposition still in agony

voir ci-dessous en fin de texte

-  La charge de Rufin contre un Quai d'Orsay «complètement marginalisé et sinistré» (4)

-  « Vous feriez mieux de démissionner » (4)

-  volumineux « mapping report » (550 pages) établi par le Haut commissariat des Nations unies aux droits de l’homme dressant la cartographie des massacres commis au Congo-Zaïre durant les années de guerre (5)

 

Heureusement que les médias asiatiques sont là pour informer et dire ce que les Congolais pensent de Joseph Kabila : http://english.ntdtv.com/ntdtv_en/ns_europe/2010-07-01/51...

 

L'on peut tromper certains pendant quelques temps mais l'on ne trompe jamais tout le monde tout le temps

 

Africa News

 

 

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(1)  La Sénatrice Belge Els Schefhout résume cet vassalisation cachée comme suit :  " Depuis l'éclat de violence, début des années '90, Kagame nourrit, pour le Rwanda – et pour lui même et son entourage-, deux objectifs: l'installation d'un allié à Kinshasa et le maintien d’une tutelle informelle à l'Est du Congo. Il n’est plus à démontrer que la présence militaire du régime rwandais dans les Kivus sert depuis bien longtemps des intérêts économiques et démographiques que des intérêts sécuritaires. C’est avec ce dernier prétexte qu’on légitime toutes ces actions "

 

http://www.elsschelfhout.be/index.php?id=190

 

(2)  Un infiltré nommé Joseph Kabila

http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=5771

 

(3)  Emeute évitée de justesse à Kinshasa après le défilé du 30 juin 2010

 

De : rdc grarc <grarcrdc@yahoo.fr>

Date : 5 juillet 2010 16:02

Objet : EMEUTE EVITEE DE JUSTESSE A KINSHASA APRES LE DEFILE DU 30 JUIN 2010

 

Contraiement aux élucubrations des thuriféraires du régime honni et soumis au pouvoir de l'étranger,le défilé du 30 juin 2010 est loin d'avoir été un franc succès.Succès,oui,pour les images que les caméras du pouvoir ont bien voulu montrer à la face du monde.Mais derrière,le décor étai apocalyptique.En effet,selon des sources crédibles,après le défilé,les militants du PPRD,dont nous savons tous qu'ils ne peuvent accepter de mobilisation que moyennant finances,des militants du PPRD donc ,mécontents de n'avoir pas reçu ce qui leur avait été promis,se sont mis à tout saccager.Ils ont emporté les chaises sur lesquelles Des militaires se sont joints à eux,et l'émeute a été évitée de justesse.

Cette version a été corroborée par un homme politique :Dely Sessanga,.En effet,à une question du téméraire Janmai Kasamba qui tenait à lui faire avouer que l'oppositon avait échoué dans son mot de boycot,Delly Sessanga lui a ramené à la face,cette émeute manquée.Et Kassamba n'a plus ouvert la bouche.Il a préféré ha ger de sujet.

Voilà ce qui a été vécu réellement à Kinshasa le 30 juin dernier.Et ce n'est pas l'exhibition du fameux Ibrahim Mangbama,père d'Udjani,qui ferait oublier aux kinois qu'ils sont gouvernés par un imposteur,un chef maffieux et un criminel aux mains ensanglantées.lequel rechigne même à jeter aux "chiens" de congolais,ce qu'il leur a promis en guise de récompense pour avoir accepté de jouer aux pitres sous un soleil accablant.

Thomas MBEMBELE

 

(4)  La charge de Rufin contre un Quai d'Orsay «complètement marginalisé et sinistré»

http://fr.news.yahoo.com/76/20100706/twl-la-charge-de-ruf...

 

Vous feriez mieux de démissionner

http://www.france-rwanda.info/article-vous-feriez-mieux-d...

 

(5)  Congo : un document explosif sur les massacres

 

Le Vif Express, 01 juillet 2010 à 10h10

 

Que s’est-il passé au Congo entre 1993 et 2003 ? C’est l’objet du volumineux « mapping report » (550 pages) établi par le Haut commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, et qui dresse la cartographie des massacres commis durant les années de guerre.

 

La Haut commissaire, Navanethem Pillay.

 

La Haut commissaire, Navanethem Pillay. © Epa

 

Trente-trois enquêteurs ont passé plus de huit mois sur le terrain. Le document vient seulement d’être livré aux gouvernements du Congo, Rwanda, Burundi, Ouganda et Zimbabwe, ces quatre derniers pays étant intervenus militairement sur le territoire congolais.

 

Le document est explosif en ce sens qu’il apporterait les preuves de massacres commis également par des militaires de l’actuelle armée rwandaise au Congo.

 

La Haut commissaire Navanethem Pillay s’attend d’ailleurs à une réaction forte de Kigali. Vu son caractère sensible, le document ne devrait être rendu public que fin juillet, après sans doute quelques « retouches », et dès que le secrétaire général de l’ONU aura donné son feu vert.

F.J.O.

 

Texte distribué par:

 

Mwalimu Kadari M. Mwene-Kabyana, Ph.D.

2311 rue Centre

Montréal (Québec)

Canada

H3K 1J6

 

Tél. (514) 937-2362

Fax (514) 937-9693

CONGO/KINSHASA : JE SUIS TRES LOIN AUSSI BIEN DU PAYS QUE DE L'EUROPE EN CE MOMENT MAIS JE CONSTATE QUE LE SANS DIPLOME J. KABILA EST PLUS INTELLIGENT QUE NOUS LES UNIVERSITAIRES DIPLOMES COMMENT CA SE FAIT ?

 


De g., à dr., Strauss-Khan (FMI), le Président Joseph Kabila Kabange, le Président Robert Zoellick (Banque Mondiale). DROITS RÉSERVES.

Réunion de crise au Palais

MISE EN LIGNE LE 05 JUILLET 2010 | LE SOFT INTERNATIONAL N°1056 DATÉ 05 JUILLRT 2010.
Comment Kabila a joué et réussi l'effacement d'une dette de 10,9 milliards de dollars américains contractée par Mobutu. Contre l'avis de tout son état-major financier.
Document unique, Écrits pour l'histoire, par T. Kin-kiey Mulumba.

Ils sont six ce jour-là réunis autour du Président de la République: Adolphe Muzito Fumunsi, Premier ministre; Matata Ponyo Mapon, ministre des Finances; Jean-Baptiste Ntahwa Kuderwa, ministre du Budget; Jean-Claude Masangu Mulongo, gouverneur de la Banque Centrale, Gustave Beya Siku, directeur de cabinet du Président de la République. Aux côtés de ces personnalités se trouve le Président de l’Assemblée nationale Évariste Boshab Mabudj.

Nous sommes le 24 juin en début de soirée.

Dans la journée, le pays venait de recevoir une correspondance de la Banque Mondiale qui sonne comme un énorme coup de marteau portés sur le crâne. Elle est signée Obiageli K. Ezekwesili, Vice-présidente de la BIRD pour l’Afrique.

Se rapportant au dossier de la société KMT Sarl (Kingamyambo Musonoi Tailings) dont le contrat revisité a été cédé à la firme Highwind Properties Ltd, enregistrée aux Îles Vierges Britanniques, la Vice-présidente Afrique réclame ferme une lettre de confirmation du Président de la République selon laquelle le nouveau contrat n’aura aucune force tant qu’une ordonnance présidentielle ne lui viendra pas en appui ainsi que le Premier ministre Muzito l’aurait confié à la Directrice R-dC de la Banque Mondiale, Marie Françoise Marie-Nelly.

De même, Mme Ezekwesili demande au Président de la République de garantir par lettre écrite à la Banque Mondiale qu’une politique de bonne gouvernance impliquant transparence, liberté d’entreprise et sécurité juridique sera désormais la politique du pays et aucune autre.

La Banque Mondiale attend du Président Joseph Kabila Kabange qu’il envoie un «signal fort et positif» de son engagement à poursuivre les réformes clés dans le domaine économique et de bonne gouvernance, que ce courrier était attendu pour lundi 28 juin à Washington, soit à l’ouverture des bureaux.

Nous sommes jeudi 24 juin en début de soirée. Soit la veille d’un week-end...

Mme Ezekwesili veut, à son retour lundi matin à son bureau de Washington, trouver cette lettre écrite de la R-dC signée de la propre main de son Président de la République.

La Vice-présidente Banque Mondiale Région Afrique veut cette lettre le 28 juin et cette date n’est pas prise au hasard. C’est à la veille d’une réunion cruciale du Conseil d’administration de la Banque Mondiale qui doit donner suite au dossier Congo sur le Point d’achèvement qui verra la lourde dette du pays de 13,6 milliards de dollars allégée de 10,9 milliards de dollars.

Alors que la R-dC traîne cette dette depuis les années Mobutu, que le Trésor public décaisse chaque mois 50 à 60 millions de dollars américains en vue de l’honorer, l’effacement d’une partie de cette créance - le paiement du reste, soit 2,7 milliards étant étalé dans le temps - permettra au pays de disposer d’un ballon d’oxygène inespéré d’environ 700 millions de dollars/an que le pays affecterait aux chantiers sociaux concourant à la réduction de la pauvreté.

La Vice-présidente Afrique a fait fort.

En plaçant un couteau à la gorge du pays, elle a choisi la manière forte.

Faut-il répondre à cette lettre oukase ou n’y réserver aucune suite? S’il faut répondre, dans quels termes?

Le 24 juin au soir, les six personnalités réunies autour de Joseph Kabila Kabange - le deuxième personnage de l’État en la personne du président de la Chambre haute, patron du parti présidentiel PPRD, sans doute l’un des trois ou quatre membres du dernier cercle du Président de la République, le Premier ministre, les ministres des Finances et du Budget, le gouverneur de la Banque Centrale, le directeur de cabinet du Chef de l’État, sont convaincues qu’il faut donner suite à cette lettre.

«Cette lettre nous couvre de boue; elle est inacceptable. En revanche, nous n’avons aucun choix: nous devons y donner droit, quitte à nous en laver plus tard, la fin justifiant les moyens», conviennent ces hautes personnalités de l’État que le Président de la République a fait venir autour de lui à son cabinet de travail de la Résidence GLM.

«Ne pas y donner suite c’est ruiner les efforts consentis depuis une dizaine d’années par le pays engagé dans une foultitude de réformes et de programmes orchestrés par le duo Banque Mondiale et FMI. C’est ouvrir une dangereuse page de rupture avec les organismes de Bretton Woods. C’est certainement aller droit à la radicalisation dont on peut imaginer l’issue».

Le Président de la République a donné tour à tour la parole à chacun des membres de cet état major financier; il a écouté chacun d’eux tenter de le convaincre qu’il n’avait aucun choix.

Si la lettre de Mme Ezekwesili est insultante, chacun fait triompher la stratégie de TSNA (Tout Sauf la Non Atteinte du Point d’Achèvement).

«Mettre de côté notre égo pourvu que le pays tourne le dos à la misère ambiante que creuse jour après jour une dette asphyxiante. Le Peuple a consenti trop de sacrifices que ce Point d’achèvement à sa portée qui ne tient qu’à une missive - et à une seule dont la valeur peut être diverse - ne saurait lui échapper».

Le Président de la République les a écoutés tous.

Puis, il s'est levé, exacerbé:

«Messieurs, nous avons tout fait. Nous avons rempli toutes les conditions qu’ils exigeaient. Voici qu’on nous invite à nous plier. Ce sera non!».

Kabila n’écrira aucune lettre à Mme Obiageli K. Ezekwesili.

Aussitôt après avoir dit son dernier mot, le Président a pris congé de ses collaborateurs.

Un grand froid s’empare de la salle. Personne n’ose regarder personne, personne n’ose ouvrir la bouche.

BOSHAB PARTI À L’ASSAUT VA RANGER LES ARMES.
Sauf un homme, le DirCab, qui balbutie. «L’Honorable Président de l’Assemblée Nationale peut peut-être faire quelque chose, tenter une ultime démarche! Lui seul d’entre nous peut aller parler en aparté au Chef, expliquer que dans la lettre à écrire, nous trouverions les termes qui sauvegardent la dignité nationale et la Personne du Président de la République».

Le petit monde comme sorti d'un long sommeil acquiesce. Il pressent une éclaircie dans la pénombre.

Longtemps Directeur de cabinet du Chef de l’État, aujourd’hui Secrétaire général du parti présidentiel PPRD, le président de la Chambre basse est, avec le Député PPRD Augustin Katumba Mwanke, élu de la Capitale du Katanga, Lubumbashi et le pasteur Daniel Ngoy Mulunda, certainement l’un de ceux qui voient le Chef de l’État à chaque fois qu’ils en font la demande et jouissent de l’écoute du Palais.

Le président Boshab sent à cet instant le poids qu’il porte. Il ne surestime pas ses moyens. Mais si, sur le moment, il n’ose rien, le Point d’achèvement pourrait être de la vielle histoire et Boshab pourrait rassembler à cet attaquant de choc qui aura raté le penalty susceptible de donner la victoire à son pays, l’un des fossoyeurs de ce moment tant attendu.

Comme ceux anémiés qui s’agrippent dans la salle sans mot dire, il a acquis la conviction que dans cette affaire c’est comme dans d’autres: il faut faire la part de l’essentiel et de l’accessoire. L’essentiel c’est le bonheur du Peuple congolais qui doit sortir du marasme économique et du cycle de pauvreté qui l’emprisonne; les moyens pour y parvenir paraissent secondaires.

Boshab s’est levé et, d’un pas décidé, a avancé vers la porte qui donne accès au bureau du Chef de l’État.

Depuis son bureau, le Président qui a vu sur son écran vidéo de contrôle la silhouette du président de l’Assemblée nationale actionne le mécanisme qui libère la porte. Boshab a entendu le petit bruit, signe qu’il peut avancer sans danger jusque devant le Président de la République.

Le courage qu’on lui connaît proche de l’audace, mêlé à la précision et à la justesse du verbe de juriste, le président de l’Assemblée nationale entreprend son chemin de croix: convaincre le Président de la République du bien-fondé de la démarche de ses collaborateurs.

«Excellence, s'engage-t-il, nous sommes dans ce programme avec le FMI depuis 2001;

Vous êtes l’Homme qui a libéralisé le secteur de distribution des carburants;

Vous êtes Celui qui a repris langue avec le Fonds Monétaire International et la Banque Mondiale; ces Institutions ont retrouvé avec Vous le chemin de notre pays qu’elles avaient quitté sous Mobutu et sous Mzee; elles se sont remises en programme avec nous».

«Puis est venu le régime 1+4 avec sa gestion difficile des affaires de l’État».

«Puis 2006 avec, après les élections que nous avons gagnées, la reprise du programme qui a enregistré des avancées notoires. Il faut maintenant aller de l’avant. Mais voici que nous faisons face à un odieux chantage».

Boshab sent que le Président n'a manifesté aucun sentiment quelconque à son écoute. Peut-être fait-il mouche! Il ne lâche pas sa proie. L'homme repart à la charge.

«Souvenez-vous, Excellence: Mzee Laurent-Désiré Kabila nous disait que quand on ne peut affronter les difficultés, il faut les contourner. Mais comment?»

«Il est clair pour nous: ne pas donner suite à cette lettre que nous trouvons tous inacceptable, c’est nous mettre sérieusement en difficulté. Ces gens ont une grande capacité de nuisance. Ils vont nous mettre à genoux».

Le Président a écouté Boshab sans mot dire, ni perdre un mot. Il a laissé le président de la Chambre basse du Parlement vider sa réserve de cartouches.

Joseph Kabila reprend la parole:

«Boshab, regardes-moi bien: ou nous sommes un État, ou nous n’en sommes pas un. Moi, j’ai prêté serment devant la Nation, et j’assumerai mes responsabilités jusqu’au bout. Cette lettre c’est du chantage pur et simple. Il y a un problème entre l’État que nous sommes et une entreprise privée. Cette entreprise nous a assignés en justice selon le droit congolais; elle a perdu. Elle est allée en arbitrage. Est-ce une raison qu’on nous fasse du chantage?»

Le Président se reprend:

«Boshab, une autre personne aurait fait cette démarche, que j’aurais compris. Mais vous, vous êtes avec moi depuis 2001. Vous savez quel respect je voue à l’État! La dignité n’a pas de prix. L’essentiel précisément c’est la dignité. Écoutez, je préfère qu’on n’atteigne pas le Point d’achèvement, mais je ne braderai pas la dignité de notre Peuple parce qu’il faut le Point d’achèvement. Personne ne pourra me convaincre d’écrire cette lettre car je considère qu’en agissant de la sorte, j’aurai trahi notre Peuple. Je ne trahirai pas notre Peuple. Donc, je n’écrirai pas cette lettre».

Un ange passe! Puis Kabila se reprend:

«Vous savez Boshab: mon passé de l’armée a peut-être imprimé en moi la grandeur de notre Peuple que beaucoup de mes collaborateurs ne réalisent pas. Le Peuple congolais ne mérite pas qu’il soit traîné dans la boue...»

Le président de l’Assemblée nationale qui me raconte cette scène dans le patio de sa résidence du quartier des Textiles où il m’a fait venir vendredi 2 juillet tôt le matin, après un appel passé tard la veille, me paraît soudain ému et enrobé dans un halo céleste, porté par un sentiment supérieur. Il ne me quitte pas du regard. Me fixe encore plus fortement.

«QUAND NOUS SERONS PARTIS, QUE NOS ENFANTS SACHENT...».
«Tryphon, me dit le président Boshab, je prends ces mots du Président car elles sonnent dans ma tête».

Boshab repart:

«Et à la veille du Cinquantenaire, vous demandez au Chef de l’État de trahir son peuple! Je ne l’ai jamais fait; je ne le ferai pas. Mon dernier mot sur ce Point d’achèvement: on y accédera par des critères objectifs connus de tous. Mais si c’est sur base de critères subjectifs, le Congo préfère garder sa dignité. N’oubliez pas que j’ai prêté serment devant la Nation...».

Quand le président de l’Assemblée nationale reprend la parole, il est gonflé comme un bloc. Il affiche la posture du soldat qui va au combat.

Il a cinq mots à l’adresse du Chef de l’État:

«Excellence, je suis derrière Vous».

Boshab s’est retourné. Il a pris congé de Kabila.

Dans la salle attenante, il retrouve la petite troupe aux sentiments contrastés: le Premier ministre Muzito, les ministres Matata et Ntahwa, le gouverneur Masangu, le Dircab Beya. Ils ont tous yeux à lui.

Boshab avance d’un pas assuré.

«Messieurs, moi, je me range derrière le Président de la République. Pour moi, cela ne nécessite aucun débat. La lettre du Chef de l’État, vous ne l’aurez pas. Cela ne se discute pas. Moi, je rentre chez moi».

Boshab s’en va.

Quand le président de l’Assemblée nationale revient à moi ce 2 juillet, il m’explique:

«Tryphon, c’est tellement fort ce que j’ai vécu ce jour-là! Je voulais témoigner. Je sais que vous pouvez m’aider. Et vous êtes seul à pouvoir le faire... Je ne vois aucun autre. Il pourrait trahir l'histoire. Vraiment! Il faut que dans 50 ans, quand nous serons partis, que nos enfants sachent qui fut Kabila. Nous avons le devoir de témoigner».

Puis:

«Pourquoi ces gens m’ont fait venir à cette réunion de l’Exécutif? Ils savent que j’étais seul à obtenir quelque chose du Chef de l’État. Personne d’autre...»

«Tryphon, j’ai vécu un moment pathétique. Quand je quitte la salle, je vois les mines défaites de toutes ces personnalités. La conviction que je me suis faite est que nous étions face à deux conceptions de l’État. Deux conceptions diamétralement opposées».

Jeudi 24 juin au soir, Kabila a réservé une fin de non recevoir à la lettre de la Banque Mondiale. Il ne cédera pas - et rien - aux oukases de Mme Ezekwesili, la représentante authentique de la plus puissante institution financière du monde.

Selon toute évidence, le Président a eu le même jour un appel téléphonique du patron du FMI. Avec Dominique Strauss-Khan, il s’est montré ferme. Ce coup de fil ne pouvait mal tombé pour le Français.

Le Président rappelle l’engagement pris par le Directeur général du Fonds Moétaire International à son escale de Kinshasa. «Si on arrive à régler les problèmes liés au contrat chinois, il n’y aura aucun obstacle à l’atteinte du Point d’achèvement», avait promis le Français.

Or, à la veille de la double réunion du FMI et de la Banque Mondiale, un nouveau critère a été créé!

Avec force, le Chef de l’État évoque le respect de la parole donnée... Faut-il continuer à faire confiance à ces organismes financiers internationaux? Il porte un coup fatal sur la tête du Socialiste français cartésien, cité par tous les sondages encore sous le manteau comme le prochain virtuel locataire de l'Élysée, la présidence française.

***

À Kinshasa, on se perd en conjectures. Pourquoi c’est une Africaine, Directrice Afrique qui s’adresse directement à un Chef d’État - africain - qui a le contact direct avec le Président de la Banque Mondiale Robert Zoellick? Pourquoi cette lettre écrite en anglais quand on s’adresse à un pays francophone? La Banque Mondiale manque-t-elle de traducteurs ou n’en a-t-elle pas eu le temps?Dans ce cas, que signifierait cette précipitation?

Last but not least, ces demandes, au fond, doivent-elles être adressées à un Président de la République ou, au contraire, au Gouvernement via le Premier ministre? Enfin, quel rôle ont joué les représentations locales?

Le 29 juin à l’issue de son conseil d’administration, la Banque Mondiale a décidé de ne rien décider. Le Canada veille au grain. Avec faste, la R-dC s’apprête à célébrer le Cinquantenaire sans rien savoir du lendemain.

Le 30 juin, alors que le Président a fait son discours sans annoncer la grande nouvelle du Point d’achèvement qu’il était en droit d’annoncer - sans doute en a-t-il retiré le paragraphe avant d'aller devant le pupitre - , le FMI, à l’issue de son conseil d’administration, a donné feu vert.

Pour bloquer une décision au FMI, un pays doit contrôler 40% de mandats, que le Canada n’a pas.

Le 1er juillet, un communiqué conjoint Banque Mondiale-FMI tombe. Il officialise l’effacement de la dette: 10,9 milliards de dollars américains cessent d’exister dans le stock dette. La R-dC peut enfin souffler et se consacrer à la reconstruction de ses secteurs vitaux: l’eau, l’énergie, la santé, la mobilité, etc. Le développement du pays a désormais feu vert.

Que reste-t-il du dossier KMT? Highwind Properties a son contrat en poche mais ne peut l’exécuter sans une ordonnance présidentielle lui donnant force. Filiale de la First Quantum Minerals, d’une firme sudafricaine et de la Sfi, société de la Banque Mondiale, KMT Sarl ne peut, en dehors d’un acte contraire, laisser éclore ses investissements en exploitant les rejets miniers de Kingamyambo Musonoi à Kolwezi.

Faut-il laisser les choses en l’état et attendre l’arbitrage international entamé auprès du juge de commerce de Paris? Cette procédure pourrait nécessiter deux à trois ans. Voire plus. Que faire dans l’intervalle?

Le Canada qui avait fait mouche au Club de Paris lors de la réunion du 25 février, avant de tenter le tout pour le tout aux récentes rencontres du G8 et du G20 réunies sur son sol à Toronto, a fait parler de lui les 29 et 30 juin à la Banque mondiale et au Fonds Monétaire International. L’échec essuyé, comment il pourrait rebondir demain?

Il faut certainement clore ce dossier, le plus tôt possible. Avec dignité pour les parties. Sans état d’âme...

Le Congo est un pays important. Il l’a montré lors de la fête du Cinquantenaire par le nombre de délégations étrangères invitées et abritées.

Le géant longtemps endormi a entrepris de se relever. C’est la phrase du Président Joseph Kabila Kabange lui-même prononcée dans le discours du Cinquantenaire.

Sous le règne Mobutu, l’Occident a quitté le pays continent où l’on trouve tout. À commencer par ce dont tout l’Occident a besoin pour son existence. Ce fut une faute.

Depuis, l’Occident a fait son mea culpa. Désormais, il veut se battre dans le pays, éloigner de son chemin tout ce qui pourrait l’éloigner - à commencer par l’ogre asiatique - dans ce pays où il veut être chez lui. C’est le sens de son grand retour. Et en l’espèce, que ne saurait-il pas faire?

 

 

T. KIN-KIEY MULUMBA
lesoftonline.net 05/07/2010

RWANDA : KAGAME EST UN DICTATEUR SANGUINAIRE C'EST BIEN LUI

Relations bilatérales

L’attaque contre le général Kayumba accentue la brouille diplomatique entre Kigali et Pretoria

Par  Pierre Emangongo

 

 

 

 

La tentative d’assassinat d’un général rwandais réfugié en Afrique du Sud, Faustin Kayumba Nyamwasa, tourne à la brouille diplomatique entre Kigali et Pretoria, qui a implicitement mis en cause le régime rwandais dans cette affaire. En plus, les arrestations en séries des officiers et les interpellations des opposants sont qualifiées par un analyste comme étant des intimidations du président Kagame pour succéder à lui-même au terme de la présidentielle d’août prochain.

La tentative d’assassinat d’un général rwandais réfugié en Afrique du Sud, Faustin Kayumba Nyamwasa, tourne à la brouille diplomatique entre Kigali et Pretoria, qui a implicitement mis en cause le régime rwandais dans cette affaire.

La ministre rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo, a fait part le mardi 6 juillet 2010 à l’AFP du mécontentement de Kigali quant à la manière dont était conduite l’enquête sud-africaine sur la tentative d’assassinat de cet ancien chef d’état-major et ex-proche du président rwandais Paul Kagame.

«J’ai convoqué l’ambassadeur sud-africain (Gladstone Dumisani Gwadiso) ce mardi pour lui faire part des inquiétudes du gouvernement rwandais concernant la façon dont est menée l’enquête», a indiqué Mme Mushikiwabo.

M. Nyamwasa a été blessé par balles à l’estomac le 19 juin par un inconnu devant son domicile de Johannesburg. Son épouse, Rosette et une partie de l’opposition rwandaise ont accusé le régime rwandais d’être derrière cette tentative d’assassinat.

INTIMIDATIONS

Les autorités rwandaises ont depuis catégoriquement démenti toute implication. Pour la ministre, «certaines insinuations de milieux officiels sud-africains dans la presse semblent pointer du doigt le gouvernement rwandais dans cette affaire».

«Ce n’est évidemment pas vrai. Ces insinuations nous inquiètent beaucoup», a souligné la chef de la diplomatie rwandaise. Début juillet, l’Afrique du sud avait mis en cause des «agents» agissant pour un «pays étranger» dans la tentative d’assassinat, sans toutefois identifier le pays en question.

Ce coup de froid entre Kigali et Pretoria survient,par ailleurs, dans un contexte marqué au Rwanda par des arrestations en série d’officiers supérieurs de l’armée et les interpellations des opposants au régime de Kigali.

Ce qu’un analyste qualifie des intimidations du président Kagame afin de taire l’opposition rwandaise et de succéder à lui-même au terme de la présidentielle du 9 août prochain.