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31/10/2010

CONGO/KINSHASA : MALGRE LES MORTS INOPINES JOSEPH KABILA KABANGE TOUJOURS VICTORIEUX MEME EN OCCIDENT A VOUS DE JUGER

 


Vue de la cité balnéaire et touristique de Montreux, en Suisse, sous les Alpes qui abrita le XIIIème Sommet de l’Organisation Internationale de la Francophonie et où la R-dC a été citée comme prochaine destation de l’OIF. DROITS RÉSERVÉS.

À Montreux, Kabila joue et gagne

MISE EN LIGNE LE 27 OCTOBRE 2010 | LE SOFT INTERNATIONAL N°1073 DATÉ MARDI 26 OCTOBRE 2010 | 1ÈRE ÉD.
Deux disparitions tragiques - le lanceur de pierre Armand Tungulu Mudiadambu qui serait de nationalité belge et dont un juge belge réclame le corps à Bruxelles. Le défenseur des droits de l’homme Floribert Chebeya Bahizire dont le corps sans vie fut découvert abandonné dans sa voiture dans une rue déserte dans la Capitale, un vrai boulet.

Une troisième disparition - le chauffeur de Chebeya, Fidèle Bazana Edadi, membre de l’organisation humanitaire VSV disparu au même moment que son patron et dont le corps ne sera peut-être jamais retrouvé. À ce stade, la thèse du témoin gênant est privilégiée.

Puis, un général en cavale, a informé le pays notre ministre de la Communication. C’est Munene dont d’aucuns vanterait le carnet d’adresse à l’international. L’ancien patron des Ordres nationaux aurait tenté un coup de force.

SI CE N’EST PAS UNE SANCTION, C’EN EST PAS LOIN.
Puis, trois dossiers d’accusation. Un rapport onusien sur des allégations de viols massifs des femmes dans les Kivu.

Un rapport - le fameux Mapping - onusien sur des allégations de massacres perpétrés par les armées rwandaise et de l’Afdl lors de la marche sur Kinshasa mais aussi par diverses rébellions. Puis, pour couronner le tout comme si le contexte n’était pas déjà trop pourri, une sortie médiatique depuis Bruxelles du jeune ministre de la Coopération au Développement Charles Michel. Un francophone, un libéral.

En clair, le pire qui puisse nous arriver. Car Charles c’est le fils de son père Michel, le défenseur passionné de notre cause. L’homme qui fit inscrire la R-dC sur les agendas internationaux.

Tout ce gâchis à la veille du sommet de Montreux?

Ce que dit Charles Michel est plus important que tout. Car si cela n’est pas une sanction, cela sonne comme un début de sanction.

Le ministre remet en cause la décision d’effacement de la dette de la R-dC par le Club de Paris. Estimant que «certains pays créanciers avaient des questions sur la gouvernance économique et sur le climat des affaires en RDC, notamment à la lumière de certains contrats miniers conclus par le gouvernement de Kinshasa notamment avec la Chine».

Puis - cerise sur le gâteau: «Certains créanciers s’interrogent aussi sur la manière dont le point d’achèvement PPTE a été atteint».

La sortie du ministre belge porte un coup de massue sur le pays à ce point que l’ambassadeur Dominique Struye de Swielande fut convoqué au... ministère des Finances pour s’en expliquer. De ses explications, nul n’a rien compris!

Certes, le Club de Paris ne concerne «que» de 2,931 milliards de dollars, selon les derniers chiffres officiels de Kinshasa, sur un accord touchant 12,3 milliards de dollars. Mais le refus des créanciers d’appliquer l’accord conclu en juillet avec le FMI et la Banque mondiale est un terrible mauvais signal envoyé aux marchés. Il y va de la crédibilité internationale du pays.

Et cette annonce reportée par la très conformiste et très officielle agence de presse belge Belga!

La date choisie est loin d’être anodine. C’est mardi 19 octobre, alors que le Président de la République doit se rendre à Monteux, où se tient le sommet de la Francophonie, où la candidature du pays doit être présentée pour abriter le prochain Sommet francophone. Un Sommet qui doit aller en Afrique centrale, où la R-dC n’est pas la seule destination. C’est dire si ces Assises sont très disputées.

Ces Assises qui furent refusées à Mobutu il y a vingt ans, en 1990, après des accusations de mauvaise gouvernance faites par la même Belgique dans la suite des allégations de massacres sur le campus universitaire de Lubumbashi et qui sonnèrent le glas du régime du Léopard.

À cela, la mobilisation d’une diaspora pour qui rien de bon et de positif, quoi qu’on fasse, ne saurait venir du pays. Les mêmes causes produisent les mêmes effets… Mais voilà qu’en dépit de tout, la R-dC lève la mise à Montreux.

Le pays le doit à son importance géo-stratégique, à la place qui est le sien dans le concert des Nations francophones, à la force et à la capacité de sa diplomatie, à la justesse de sa cause défendue par un homme juste qui a pour nom Abdou Diouf, l’ancien président sénégalais, qui a vu son mandat reconduit pour quatre ans supplémentaires et qui pourrait accomplir douze ans à la tête de l’OIF... À l’appui bienveillant de Paris. Le Président français Nicolas Sarkozy a, a-t-on appris, reçu son homologue r-dcongolais. Moment privilégié pour passer quelques messages d’importance.

La France ne saurait être loin des thèses des créanciers du Club de Paris et le message est un message appelant à faire plus et mieux dans le sens de l’amélioration du climat des affaires qui interpelle tous: le Canada, la Grande Bretagne, l'Allemagne, la France. Les États-Unis viennent in extremis de trouver leur compte avec Tenge Fungurume... La Belgique - pour une fois - n'en serait pas concernée. Sur le papier.

Et... des droits de l’homme. Lors de la conférence de presse, l’ONG Reporters Sans Frontières ne pouvait rater une si belle occasion d’interpeller le Chef de l’État sur les assassinats de journalistes. Réponse musclée de celui-ci: «Aucun crime ne restera impuni». On ne peut mieux dire.

Reste au pays de passer de la parole à l’acte. Et pour une R-dC post conflit, qui coince à avoir le parfait et total contrôle de l’État, où le chantage est légion, mais à qui on demande tout et tout de suite, les choses risquent de se révéler plus compliquées.

Mais ce pays en même temps a la baraka. Celle qui a fait que dévasté par mille rébellions, il ne s’est pas disloqué. Celle qui fait que malgré un contexte général nauséabond, Kinshasa va abriter le prochain Sommet de l’OIF.

Cela dit, un peu de mise à niveau ne ferait du tort à personne, bien au contraire...

 

 

TRYPHON KIN-KIEY MULUMBA.
lesoftonline.net 27/10/2010

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26/10/2010

CONGO/KINSHASA : QUAND LE JEUNE PRESIDENT DEE LA RDC L'HOMME DE CINQ CHANTIERS MONTE EN PREMIERE LIGNE POUR BATTRE TSHISEKEDI ET SES FRERES A PLATE COUTURE ?

 


Le 8 octobre 2010, le jour de l’ouverture du Conclave, le Chef de l’État consulte ses dossiers. PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE.

Kabila monte en première ligne

MISE EN LIGNE LE 15 OCTOBRE 2010 | LE SOFT INTERNATIONAL N° 1071 DATÉ 13 OCTOBRE 2010
Jamais Kabila n’avait trouvé autant de temps pour les siens, signe d’une machine qu’il veut lui-même lubrifier avant les batailles. À deux heures de route de Kinshasa, Kingakati où vient de se tenir une session du Conclave du Comité politique de l'Alliance de la Majorité Présidentielle. Comme si vous y étiez...

Le premier jour, vendredi 8 octobre, il est onze heures. Le Président de la République nous reçoit à l’entrée de son énorme salle de conférences susceptible d’abriter une conférence internationale. Debout devant la porte qui donne sur une panoramique baie vitrée, Joseph Kabila Kabange sert la main de chacun de nous, sourit à chacun de nous, a un petit mot aimable à l’un ou l’autre de ces prééminents chefs des partis et autres ténors de sa famille politique, fait une tape sur le dos de l’un ou l’autre comme signe de reconnaissance particulière.

Bienvenu à Kingakati, banlieue est de la Capitale, sur la route du Bandundu. Ça grille et ça grouille dans la Capitale par ces temps torrides. Ça bouchonne avec la reprise des grands travaux sur nos artères. Ici sur le plateau des Bateke, à 40 minutes de voiture de la petite localité de Menkao, ça vous caille dans la matinée, l’après-midi et le soir que ça vous décoiffe qu’il est conseillé de bien s’emmitoufler.

Le grand calme qui fait entendre le chant du rossignol est propice au travail de réflexion.

Longtemps, le Secrétaire exécutif de l’Amp - le chef de l’administration de l’Alliance de la Majorité présidentielle - qui avait apprêté les dossiers cherchait un lieu idéal pouvant abriter cette réunion préparée dans ses détails.

La ville de Goma au Nord-Kivu avait été citée. Lubumbashi, au Katanga aussi. Mais c’est le Bandundu qui fut préféré en la salle des conférences de la villa présidentielle sur ses terres latifundiaire de Kingakati à la porte d’entrée de la province.

«LE DIMANCHE, C’EST JOUR DU SEIGNEUR, N’EST-CE PAS?»
Revenu deux jours auparavant du Katanga où il avait assisté aux obsèques de sa tante paternelle Mama Hortense, Kabila donne l’impression d’être si frais que personne ne le croirait en deuil.

«Il est comme tous les grands hommes de ce monde: il a toujours su tracer une nette ligne de démarcation entre les affaires de famille et les affaires de l’État», m’avait expliqué peu avant le Secrétaire exécutif adjoint faisant fonction de Secrétaire exécutif, Louis Léonce Koyagialo Ngbase te Gerengbo.

- Bienvenu à Kingakati, lance le Chef de l’État à ses invités aussitôt qu’il a pris place à sa table surélevée recouverte de nappe blanche qui descend jusqu’au tapis rouge de rigueur et sur laquelle un énorme bouquet de fleurs est posé comme à toutes les tables où ont pris place la cinquantaine de membres de l’organe dirigeant de l’AMP, ce qui donne plus de chaleur et de fraîcheur au cadre.

Pour compléter le tableau, j’aperçois le géant drapeau tricolore qui rappelle qu’ici est le Pouvoir d’État.

Louis Léonce Koyagialo Ngbase te Gerengbo s’est mis debout face au micro pour lancer ce qui apparaît comme la plus importante session de l’organe dirigeant de l’Alliance de la Majorité Présidentielle.

Il donne le projet d’ordre du jour adopté deux jours auparavant à Kinshasa à l’issue des deux jours de réunion où squatte l’administration centrale de l’Amp, et, comme ce grand commis de l’État sait le faire, il présente précautionneusement chacun des points inscrits à l’ordre du jour qui doit être soumis aux délibérations avant d’être amendé et adopté.

On avait annoncé cette session sur trois jours. Le projet d’ordre du jour se répand sur deux jours.

Impossible, les sujets sont tels que sauf à travailler à des heures indues, ce qui n’est ni souhaitable ni de coutume, les paris des prolongations sont lancés.

Ce n’est pas l’intention du Chef de l’État qui souhaite laisser leur dimanche à ceux qu’il se demande, un brin de sourire, s’il faut qu’il les appelle Camarades.

- «Le dimanche, c’est jour du Seigneur n’est-ce pas?», lance-t-il. Soulignant qu’il y a des membres du Comité Politique qui se rendent à l’Église le dimanche et qu’il ne faudrait pas les incommoder...

Pourtant rien à faire. Deux jours ne suffiront pas à vider deux pleines pages de matières qui vont de l’évaluation du fonctionnement de l’Alliance de la Majorité Présidentielle et des relations entre l’AMP et ses alliés à l’examen des conflits entre partis et personnalités membres de l’AMP en passant par le nerf de la guerre que sont les finances de l’Alliance, le projet de révision de la Constitution qui traînait à la Chambre basse depuis belle lurette, la loi électorale et le mode de scrutin, les questions liées à la formation du bureau de la Commission Nationale Électorale Indépendante, l’examen des demandes d’adhésion, et, en l’espèce, le sort des partis politiques créés par les personnalités politiques indépendantes signataires de l’Alliance, l’avenir de l’Alliance elle-même.

Doit-elle vraiment exister? Si oui, sous quel format, l’actuel ou un autre à inventer? Quelqu’un se demande qui a été trop malin pour oser poser une question aussi stupide mais au sein d’une assemblée d’intellectuels achevés, de juristes et de politiques issus de plusieurs milieux et où on a parfois l’impression de s’ennuyer, on en entend de tout...

Certains pensent qu’il faudrait laisser le Président de la République lancer les débats et laisser se dérouler ceux-ci sous la conduite d’une personnalité qu’il aurait désignée, quitte à ce que celle-ci lui fasse à chaque fin de journée un rapport aussi fidèle que possible.

C’est oublier que l’Alliance de la Majorité Présidentielle (créée le 24 juin 2006 sous l’appellation Alliance pour la Majorité Présidentielle, restructurée le 6 octobre 2007 à l’adoption de son appellation présente Alliance de la Majorité Présidentielle) réunit des partis et des personnalités qui se reconnaissent à des dogmes parfois si opposés et que ne réunit que la seule référence Kabila.

Outre le fait que les questions de personnes sont telles qu’il y a dans ce beau monde des gens qui s’évitent, ne sauraient se regarder dans le blanc de l’œil ou ne se serrent plus la main.

Que le Président laisse ces camarades seuls qu’il pourrait de loin entendre des noms d’oiseau voler en l’air.

Kabila a compris. Trois jours durant, il les accueillera lui-même à l’arrivée après le nescafé de bienvenue servi à l’entrée de la concession 500 m plus loin, dirigera lui-même les travaux, ne lèvera la séance que pour la pause repas précédée d’un bar aménagé dans le jardin tondu court à perte de vue.

Jamais, Kabila n’avait auparavant trouvé autant de temps pour les siens, se disponibilisant à l’envi, du vendredi 8 au dimanche 10 octobre, trois jours durant.

HISTORIQUE DÉJÀ DE PAR SA LONGUE DURÉE.
Y a pas photo. Le Président veut personnellement lui-même lubrifier et bichonner, requinquer sa machine à gagner avant les grands enjeux électoraux fratricides qui s’annoncent.

Il veut clairement lui-même s’assurer qu’il a bien graissé son dispositif de campagne avant de le placer à la position rouge, celle d’attaque car il pressent, après les dernières passes d’armes, que la campagne électorale va être extrêmement virulente avec la jonction annoncée entre l’UDPS et le MLC et le ralliement de nombre de figures hier de la Majorité présidentielle.

Mais Kabila se le rappelle: à vaincre sans péril on triomphe sans gloire. Et, de temps à temps, tout en reconnaissant que les choses sont plus difficiles, il assure: «Ce n’est pas une raison d’avoir peur... au contraire!».

On croyait deux jours amplement suffisants, il en a fallu un de plus. Mais voilà que trois jours n’ont pas non plus permis de tout traiter.

En annonçant dimanche 10 octobre à 16 heures la clôture du Conclave, c’est de la suspension des travaux qu’il s’agit. Un nouveau deuil - la disparition du grand-père du Président de la République, qu’est-ce que la nature peut être vache! - a fait que le Chef de l’État ne pouvait plus rester plus longtemps. Kabila doit redécoller pour le Katanga.

Il annonce que les travaux vont reprendre le week-end prochain et, cette fois, il s’agit de vider le point portant sur les élections 2011.

Autorité Morale de l’AMP, le Chef de l’État a également remis à plus tard sa communication attendue comme un moment clé de ce Conclave.

C’est à la fin de cette deuxième session que l’on saura quelle couleur dégagera la fumée de la villa présidentielle de la ferme de Kingakati.

Au Comité politique, on sait généralement avec quoi on arrive, jamais on sait avec quoi on repart.

Cela dépend de plusieurs facteurs... Le premier est la force de l’argumentation, de la démonstration.

Comme à son habitude, le Chef de l’État lance le débat, laisse celui-ci se dérouler librement en distribuant la parole à qui la demande et, dès que le débat a atteint le niveau de maturation nécessaire, il le clôt, tire la synthèse qu’il soumet à l’appréciation de l’assemblée et c’est seulement dès que l’assemblée a adopté la synthèse que celle-ci est actée comme décision opposable.

Au Comité Politique, on n’est donc jamais sûr de rien. Les évidences peuvent être contredites.

Le dernier Comité, réuni le 15 mai 2008 sur ces mêmes terres du Bandundu quand les plantes géantes étaient encore des jeunes pousses, avait furieusement sonné le tocsin: «le temps est notre pire ennemi».

Le dossier évaluation présenté par le précédent secrétaire exécutif de l’AMP Augustin Katumba Mwanke était sans appel. Rien n’a bougé dans aucun secteur du pays: ni celui de la justice - «où la corruption est réelle», ni celui de l’impulsion - «le budget de fonctionnement sur fonds intérieurs n’a pu être actionné», ni celui du social - «la misère du peuple est toujours aussi actuelle» (le Soft International n°949, daté 19 mai 2008).

Le prix du carburant, du riz, du manioc, du maïs, du poisson chinchard, etc., avait-il baissé?

Il était rappelé que l’AMP exerçait l’effectivité du pouvoir d’État dans tous les secteurs de la vie nationale, centrale aussi bien que provinciale en R-dC. Dotée de la plénitude du pouvoir d’Etat par la volonté du peuple de R-dC, l’AMP s’identifie au pouvoir d’Etat. C’est donc l’AMP seule - et elle seule - qui est comptable de ses échecs éventuels devant le peuple qui lui a confié le mandat de réaliser son bien-être pendant les cinq années, et à qui elle doit des comptes.

Le constat faisait frémir. Le dossier avait opportunément rappelé qu’«aucun projet inscrit dans aucun secteur par le gouvernement n’avait démarré». Antoine Gizenga l’avait reconnu lui-même lors de son discours de présentation du budget 2008: «S’agissant des projets d’investissement prévus par territoire dans le cadre du budget 2007 et qui n’ont pas connu d’exécution, le Gouvernement est disposé à travailler avec la commission ÉCOFIN de l’Assemblée Nationale pour étudier les mécanismes souples en vue en vue de la matérialisation de ces projets en 2008».

Antoine Gizenga Fundji n’avait plus assez de jours comme Premier ministre. Il avait fallu qu’un membre du Comité politique saisisse la balle au bond et attire l’attention de l’assemblée: «Nous allons tous droit au mur. Nous allons tous nous fracasser...».

Le soir du 15 mai 2008, après 7 heures de débat, le sort du Premier ministre était définitivement scellé.

Quatre mois plus tard, le 1er septembre 2008, Le Soft International (éd. n°960) annonçait que le Président et le Premier ministre avaient eu une dizaine de jours plus tôt deux rencontres tenues secrètes à la résidence de celui-ci. Balayé par un déluge des motions d’interpellation et de censure de l’opposition, Gizenga remettait fin septembre, le 25, sa démission, invoquant «le corps physique qui a ses limites et dont il convient de tenir compte». Ce départ ouvrait la page Muzito.

Si le 8 octobre 2010, le Comité Politique a parlé évaluation, il a été question d’«évaluation du fonctionnement» de l’AMP alors que celui de 2008 avait dressé un état de la Nation. Si elle est déjà tenue pour historique par la durée, faut-il cependant en déduire croire que la session d’octobre 2010 ne déboucherait pas sur des décisions majeures? Entre ceux qui pensent qu’à un an de la fin de la Législature, il n’est point nécessaire de remanier les équipes et ceux qui estiment qu’au contraire, le Chef de l’État doit aller au combat avec ses hommes à lui propres, l’heure de lancer les paris a sonné.

 

 

ALUNGA MBUWA
lesoftonline.net 13/10/2010

CONGO/KINSHASA : JE PENSE QU'AUCUN CONGOLAIS DIGNE DE CE NOM NE DONNERA SA VOIX A CET ETERNEL OPPOSANT MEGALOMANE MYTHOMANIAQUE ET PARANOÏAQUE IL A ETE L'HOMME DES OCCASIONS MANQUEES QU'IL S'EN AILLE AU DIABLE AVEC SES FANATIQUES TRIBALISTES ET MEDIOCRES

 

 


Le leader de l’UDPS Étienne Tshisekedi wa Mulumba s’est déclaré candidat à la Présidence de la République. J.A

Tshisekedi et son rêve présidentiel

MISE EN LIGNE LE 25 OCTOBRE 2010 | LE SOFT INTERNATIONAL N° 1072 DATÉ 20 OCTOBRE 2010
S’il se présente, le chef de l’Udps fera un score honorable mais pas assez pour espérer l’emporter. En vérité, on ne sait pas très bien s’il ne faut pas parler d’un effet d’annonce. Le leader de l’UDPS (Union pour la Démocratie et le Progrès Social) a récemment annoncé, lors d’une conférence de presse à Bruxelles, qu’il se porterait candidat à l’élection présidentielle de l’année prochaine. Du coup, il a poussé les états-majors politiques du pays à revoir leurs calculs.

On le croyait en fin de course, le voici prenant le départ de la course. Sacré Tshisekedi! Toute sa vie, il aura été le même: un trublion.

Pour se faire mieux comprendre, Etienne Tshisekedi wa Mulumba rend public son agenda. Il se rendra bel et bien à Kinshasa en fin d’année où l’attendent ses militants pour présider le premier congrès de l’histoire de l’UDPS, le premier parti connu de ce pays après les années indépendance, après le MPR-parti-État de Mobutu Sese Seko. Selon tous les prévisionnistes, s’il réalise son rêve - celui de se porter candidat à l’élection présidentielle, Etienne Tshisekedi wa Mulumba pourrait mobiliser des votes.

Plus particulièrement dans le centre du pays, dans les deux Kasaï et, sans doute dans la Capitale Kinshasa - mais pas assez pour l’emporter à la Présidentielle.

En effet, pour qu’il espère devenir le prochain président du pays, le leader de l’UDPS doit compter sur des provinces telle que la province Orientale, le Katanga ou le Bandundu. Rien n’indique présentement que ces provinces acceptent de basculer au bénéfice de l’UDPS.

Si la province Orientale a souvent été une province «légaliste», le Katanga reste le bastion le plus sûr du parti présidentiel le PPRD alors que le Bandundu n’a aucun intérêt à embrasser l’UDPS dont les relations avec le Parti Lumumbiste Unifié ont été de tous temps, très tendues.

Et on ne voyait pour l’instant aucun autre leader de la province susceptible de se laisser séduire par Étienne Tshisekedi. Restent - par leur importance démographique - les deux provinces du Kivu, le Sud et le Nord. On pouvait logiquement craindre une jonction entre Etienne Tshisekedi et l’ancien président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe.

Or, selon cependant les derniers développements, rien ne permet de d’affirmer, aujourd’hui, malgré toutes les spéculations, que les deux hommes aient pu décider de convoler en justes noces. Dans une récente livraison, Le Soft International avait fait état d’une confidence d’un homme politique proche du MLC confirmant l’existence de l’axe Bemba, Tshisekedi, Kamerhe. À quoi, on ajoute un autre gros format du Kivu, siégeant dans l’une des Chambres. Puis un homme «qui vient du Katanga».

Il semble à l’analyse que tout cela soit du domaine de l’intox. Si sûr? Même si la couverture de Jeune Afrique (n°2594, daté du 26 septembre au 2 octobre 2010) avait pu confirmer cette hypothèse. Manifestement, entre le président de l’UDPS et l’ancien Speaker, c’est loin d’être le grand amour. Il suffit de voir ce que dit Tshisekedi de Kamerhe.

«Ses états d’âme actuels démontrent à quel point ce régime se délite; s’il croit désormais pouvoir se situer clairement parmi les forces du changement, je pense qu’il nous le fera savoir; je souhaite que toute l’opposition nous rejoigne». (J.A, texte cit.).

Sur papier, on ne voyait pas comment Étienne Tshisekedi parviendrait à réaliser ses rêves présidentiels.

 

 

D. DADEI
lesoftonline.net 21/10/2010

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