Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Avertir le modérateur

31/03/2011

CONGO/KINSHASA : ENFIN TOUS CES MOBUTISTES MICRO OU MACRO PEUVENT-ILS NOUS FOUTRE UN PEU LA PAIX APRES AVOIR TOUT DETRUIT AU PAYS ? DES PERES ET FILS SANS FOI NI LOI ... !

VOLONTE DE MAINTENIR L’IDYLLE - Mobutu Giala mandaté auprès de Kabila



L’UDEMO envisage de mettre un point final à la polémique qui a agité ses relations avec l’AMP et de sauver le consensus politique, son président national a un message pour son alliée dont la primeur est réservée à l’Autorité moral.

Président national de l’Union des démocrates mobutistes -UDEMO-, Albert-Philippe Mobutu Giala s’est donné le temps de réflexion sur l’avenir du parti, les enjeux actuels et futurs et a pris ses responsabilités. Il va, selon une source proche de l’UDEMO, jouer la carte de l’apaisement et éventuellement du maintien de l’idylle avec Kabila, après la révocation du gouvernement de son frère et leader du parti, François-Joseph Nzanga Mobutu. Giala a exprimé la volonté de prendre langue avec Kabila. Il aimerait bien fumer le calumet de la paix lors d’une rencontre au cours de laquelle il parlerait à coeur ouvert, exposerait les frustrations accumulées par l’UDEMO et poserait clairement certains préalables en vue de solder le contentieux et décrisper définitivement le climat. Giala n’a pas tort: en amour, que les Anglais considèrent comme «un jeu où vous trichez toujours», tout serait permis: pagaille, colère, triche, caprice, jalousie, méfiance.., ou parfaite harmonie.

Ils ont pratiquement fait jeu égal. Quand Joseph Kabila a décidé de frapper Nzanga Mobutu pour absence prolongée et injustifiée du gouvernement, le leader de l’UDEMO n’en a pas rougi. Au contraire, un de ses poulains, notamment l’ex-ministre du Commerce extérieur Bernard Biando a rendu le tablier, par solidarité avec son mentor, donnant le signe de la solidité du groupe. Nzanga a même laissé entendre qu’il se plaçait désormais au dessus de la mêlée et envisageait son avenir politique au-delà de l’UDEMO, laissant les rennes du parti et les coudées franches à son jeune frère et président national, le député Albet-Philippe Giala.

La tempête semble s’être apaisée et la tentative de révolution de palais menée par le sénateur Masikini étouffée dans l’oeuf. Chaque partie a pu, à sa manière, faire sa démonstration de force. L’histoire pourrait désormais être rangée dans le compte de scène de ménage et les amants brouillés peuvent encore flirter. A condition que Kabila accepte le bras tendu de Giala. Lundi 28 mars, lors d’une réunion de crise, la dernière de la série après les précédentes tenues à son absence, à la résidence de Nzanga, sur la rive gauche du fleuve Congo, et au siège du parti sis avenue Pumbu, à Gombe, Giala a clairement affiché sa volonté de maintenir le consensus obtenu dans le cadre de l’accord signé en 2006 entre Nzanga et Kabila, à condition que soit réglé le volet institutionnel du litige. Clair qu’il veut maintenir l’idylle entre l’AMP et l’UDEMO. Le communiqué signé par le secrétaire général adjoint et porte parole du parti, Me Guillaume Kahasha, et distribué à la presse peu après la réunion ne laisse aucun doute: l’heure est à l’apaisement. «L‘institutionnel se devant d’être le reflet du consensus politique, les évolutions, actes et décisions politiques de ces vingt derniers jours traduisant des difficultés majeures par rapport au consensus obtenu dans le cadre de l’accord de coalition conclu en octobre 2006, les instances du parti ont demandé au président national, préalablement au règlement des aspects institutionnels, de prendre langue directement avec le Président de la République et Autorité morale de l‘AMP afin de vider par des solutions idoines des écueils ayant jalonné à ce jour les relations entre les deux structures», a fait savoir le secrétaire général adjoint, porte-parole du parti, Me Guillaume Kahasha ka Nashi. Suite du communiqué : «Le président national, prenant acte de la position des instances du parti, a indiqué qu‘il en réservera la primeur à Monsieur le Président de la République et Autorité morale de l’AMP».

En vacances parlementaires dans son fief de Gbadolite pendant que la crise entre l’AMP et l’UDEMO avait atteint son paroxysme, Giala s’est donné le temps de réflexion sur l’avenir du parti, les enjeux actuels et futurs et a pris ses responsabilités. A la rencontre de l’avenue Pumbu, il était, a-t-on appris, décontracté et a prêté une oreille attentive aux siens. Tous étaient présents dans la salle, à l’exception de leurs camarades frondeurs du Parlement. Un cadre de l’UDEMO a confié que leur président national va jouer la carte de l’apaisement et éventuellement du maintien de l’idylle avec Kabila. Giala a exprimé la volonté de prendre langue avec Kabila. Il aimerait bien fumer le calumet de la paix lors d’une rencontre au cours de laquelle il parlerait à coeur ouvert, exposerait les frustrations accumulées par l’UDEMO et poserait clairement certains préalables en vue de solder le contentieux et désamorcer définitivement la tension entre les deux parties. En fait des frustrations, l’UDEMO se plaint du manque de communication entre les partenaires et n’oublie pas le camouflet subi lors que son candidat au bureau de la CENI a été écarté sans ménagement. Tout porte à croire qu’un autre Mobutu va se repositionner en face de Kabila, le même qui a accepté le rapprochement entre fils d’anciens présidents. En amour comme en politique, les sentiments peuvent être plus forts que la raison.

CONGO/KINSHASA : ATTENTION A JOSEPH KABILA KABANGE CAR VITAL KAMERHE RATTISSE LARGE VOIRE TROP

Le front commun de l’opposition s’élargit - V. Kamerhe a conféré avec Kamanda wa Kamanda et Kithima



La mission d’amener ses pairs de l’opposition à l’unité que s’est fixée Vital Kamerhe est loin d’être bouclée. Hier mardi, il a rencontré deux monuments de histoire politique de notre pays Kithima bin Ramazani et Gérard Kamanda wa Kamanda.


A 87 ans Kithima bin Ramazani parait, certes, fatigué mais conserve encore toute sa lucidité politique et son âme de syndicaliste. L’ancien inamovible secrétaire général du Mpr, parti-état, n’est affilié à aucun parti politique. Il affirme observer une neutralité positive vis-à-vis du pouvoir comme de l’opposition et se dit disposer de leur prodiguer des conseils.
Il ne s’est pas empêché, cependant, de louer  “la grande intelligence de Vital Kamerhe” dans la mission qu’il s’est assignée vis-à-vis de ses pairs. Pour lui, majorité et opposition doivent oeuvrer ensemble pour réduire la tension politique qui s’observe actuellement et qui peut encore conduire le pays à une nouvelle guerre civile. Il a prôné la vraie réconciliation politique qui doit être, dit-il, la synthèse des thèses développées par les deux camps. “La majorité n’est pas une fin en soi. La minorité ne doit pas non plus être écrasée par un groupe d’individus a prévenu le patriarche du grand Kivu. Ancien syndicaliste, Kithima bin Ramazani a déploré “ce qui
Ne va dans notre pays surtout dans le domaine social.
Plusieurs fois ministre sous Mobutu et récemment encore sous la transition du 1+4, Gérard Kamanda wa Kamanda dirige le Front commun des nationalistes. Il dit souscrire à la démarche initiée par le leader de l’Unc.
Pour lui, l’unité de l’opposition doit être une «démarche rationnelle fondée sur un programme commun et des stratégies communes, loin des considérations personnelles ». L’Union sacrée pour l’alternance (Usa) dont il est membre espère rallier la dynamique encours et toutes les bonnes volontés qui oeuvrent pour l’unité de l’opposition, a-t-il indiqué.

Vision qu’il partage avec Vital Kamerhe qui a rappelé les trois piliers qui sous-tendent sa démarche en faveur de ce front commun de l’opposition, à savoir: adoption, par l’ensemble de l’opposition d’un programme préélectoral commun en vue de s’assurer de la transparence des élections et de la participation massive de la population à l’enrôlement, adoption, ensuite, d’un programme commun de gouvernement, crédible et enfin la question de la candidature unique de l’opposition.
Scrutant l’actualité, le leader de l’Unc pense que la majorité kabiliste est aujourd’hui plus menacée par la crise que l’opposition. Elle risque d’être désintégré au regard des ambitions que nourrissent discrètement certains des ses ténors pour le fauteuil présidentiel. Avec la défection de Nzanga Mobutu, on peut déjà parier qu’il y aura plus d’une candidature dans le camp de la majorité, a-t-il pronostiqué. A l’instar d’Etienne Tshisekedi, Vital Kamerhe pense qu’au 6 décembre, si les élections n’étaient pas organisées, tous les élus de 2006-députés nationaux, chef de l’Etat- perdront leur légitimité. Ce serait un dangereux recul pour notre pays, a-t-il estimé.

 

Félix Kabwizi Baluku

CONGO/KINSHASA : DES ETUDIANTS DE L'ISTA FAUTEURS DES TROUBLES A L'ORDRE PUBLIC EN DETENTION EN SALLE DE REEDUCATION !!!

SOCIéTé

Kinshasa

ISTA : des étudiants arrêtés et transférés à la Prison centrale de Makala

Par  Le Potentiel

 

 

 

 

Après des troubles du 21 mars dernier à l'Institut supérieur de techniques appliquées (ISTA), des arrestations ont suivi. Des étudiants identifiés comme fauteurs de troubles ont été appréhendés par les services de sécurité dépêchés sur le lieu. Quelques temps après, ceux-ci ont été transférés à la Prison centrale de Makala. Cela, après que le dossier a été " instruit " à la légion nationale de la Police d'intervention rapide (PIR), ainsi qu'au parquet général de la République. Selon les sources proches de l'ISTA, certains parmi les étudiants arrêtés sont " innocents " et ne mériteraient pas le sort qu'ils subissent à ce jour.

A en croire nos sources, tout est parti d'un contentieux entre un étudiant de l'ISTA, dont l'identité n'a pas été révélée, et un policier. Ce dernier était de passage lorsqu'il a vu son débiteur dans l'enceinte de l'ISTA. Cherchant à tout prix à contraindre cet étudiant à payer la dette sur le champ, le policier se dirigera vite vers l'étudiant qui était déjà en position de s'éclipser. Ayant compris que son créancier exigeait le paiement immédiat, l'étudiant a préféré se diriger vers un groupe de ses amis. C'est alors que ceux-ci jugeant inopportune la présence de l'homme en uniforme, se mettront à le molester. Il était reproché à ce policier, selon les témoins, le fait de sortir sa baïonnette à l'aide de laquelle il aurait tenté d'immobiliser l'étudiant " insolvable ". Alertés, les éléments de la Police nationale congolaise sont vite déployés sur le lieu. Des coups de feu retentissent, et tout le monde est pris de panique.

Plusieurs étudiants sont alors arrêtés puis déférés devant les instances habiletés à rendre justice. Des témoins parlent des arrestations arbitraires. " Ces policiers se sont rendus même dans des auditoires où les cours étaient en train d'être dispensés. Ils ont arrêtés des amis qui étaient en train de suivre le cours ", a renseigné un étudiant sous le sceau de l'anonymat. Allusion faite à Kabeya Tshibenji, étudiant inscrit en premier graduat électronique/A, Momolay Mbwala Diego et Modimbi Tambwe, respectivement inscrits en G1/B électronique et G2/B électronique. Dans le même groupe figurent Mabika Tanguapasi de G3 électronique et un maçon non autrement identifié. Certains seraient incarcérés au pavillon 5 et d'autres croupissent au pavillon 6 de la prison centrale de Makala.

Les proches de ces étudiants réclament, quant à eux, la libération pure et simple de ces étudiants " arbitrairement " arrêtés.

OLIVIER KAFORO