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16/08/2011

AFFAIRE DSK/NAFISSATOU DIALLO : IL Y A EU BEL ET BIEN VIOL SUR LA FEMME DE CHAMBRE

J'avais donc raison dès le début !

 

Affaire DSK: Kenneth Thompson abat ses cartes

Par et , publié le 16/08/2011 à 14:58

Affaire DSK: Kenneth Thompson abat ses cartes

Parce qu'il dit avoir reçu des "confidences" laissant penser que "le procès risquait d'être abandonné", l'avocat de Nafissatou Diallo a décidé de "réagir" dans nos colonnes.

AFP/TIMOTHY A. CLARY

Kenneth Thompson, l'avocat de Nafissatou Diallo, a reçu L'Express dans son bureau. Pugnace, enflammé, il donne des détails sur la scène du Sofitel telle que sa cliente la décrit. Et fera tout pour que "l'affaire DSK" ne s'achève pas.

C'est la pièce qui manquait au puzzle. Le document régulièrement cité mais jamais montré. L'Express a eu accès à la note médico-légale de l'hôpital St Luke's Roosevelt de Manhattan, dans lequel Naffissatou Diallo s'est rendue, le 14 mai dernier, après l'agression qu'elle affirme avoir subie de la part de Dominique Strauss-Kahn. Le rapport d'expertise évoque une femme en état de choc se plaignant de douleurs musculaires et dont le corps présente une lésion au niveau des organes sexuels.  

A quelques jours de la prochaine audience de DSK au tribunal de New York, et tandis que l'ex-directeur général du FMI se mure toujours dans le silence que lui ont recommandé ses conseillers juridiques, Kenneth Thompson a accepté de nous recevoir, en exclusivité, le 14 août, dans son bureau de la 5e Avenue. Parce qu'il dit avoir reçu des "confidences" laissant penser que "le procès risquait d'être abandonné", l'avocat de Nafissatou Diallo a décidé de "réagir" dans nos colonnes.  

Rapport médical de Nafissatou Diallo: "Cause des blessures: viol"

Pugnace, enflammé, l'homme de loi revient sur les accusations portées contre sa cliente. Il livre également des détails sur la scène du Sofitel tels qu'ils lui ont été rapportés par sa cliente et décrypte la stratégie qui l'a mené à intenter aussi rapidement un procès au civil contre DSK. Ce vigoureux défenseur du droit des femmes n'en démord pas: il fera tout pour que l'"affaire DSK" ne s'achève pas, au coeur de l'été, entre deux annonces de cataclysmes boursiers, devant le perron d'un procureur new-yorkais en campagne. 

Extraits de l'interview 

Les informations contenues dans le rapport médical effectué sur Nafissatou Diallo vous paraissent-elles de nature à incriminer Dominique Strauss-Kahn?

Nous sommes convaincus que Nafissatou Diallo a subi une agression sexuelle. Lorsque Dominique Strauss-Kahn l'a rattrapée dans sa fuite au bout du couloir menant à la salle de bains, il l'a acculée dans un angle, lui a relevé la robe jusqu'à mi-ventre, pour attraper le haut de ses collants, qu'il a déchirés en les baissant. Elle tentait de retenir ses bras pour l'empêcher de la déshabiller. C'est alors qu'il lui a saisi le vagin de toutes ses forces. La douleur était si intense qu'elle s'est arc-boutée sur la main de son agresseur pour lui faire lâcher prise, ce qui a contribué à sa chute sur le sol, lorsqu'il a cédé. Elle s'est retrouvée à genoux, le buste en arrière, la tête touchant presque le mur derrière elle, avec son bras gauche coincé contre l'autre cloison. [Ken Thompson mime la scène, presque agenouillé dans un coin de son bureau]. Il lui a enfoncé son pénis dans sa bouche en lui tenant la tête par les cheveux avec tant de force qu'elle ne pouvait se dégager. C'est lui qui a imprimé le mouvement à sa tête. Lorsqu'il en a eu fini, elle est tombée sur le côté, ce qui a causé la déchirure du ligament de son épaule gauche. 

Les procureurs n'ont jamais fait grand cas de ces éléments médico-légaux. Pourquoi?

En réalité, ils en ont parlé, mais au tout début. [Thompson pianote sur son ordinateur, puis en retourne l'écran pour montrer la vidéo de la comparution de DSK devant le juge Michael Obus, le 19 mai 2011]. Vous entendez comme moi le procureur Artie McConnell demander que l'on refuse la libération sous caution de DSK en arguant des éléments qui pèsent contre lui, dont l'expertise médicale... 

Reste que Nafissatou Diallo a beaucoup perdu en crédibilité durant l'enquête...

La presse a livré une petite phrase, prétendument tirée d'une conversation avec un détenu d'une prison d'Arizona, pour démontrer que Nafissatou discutait avec un dealer de drogue du meilleur moyen de rançonner le patron du FMI. Or, je veux le souligner, cette phrase n'existe pas ! J'ai dû attendre le 28 juillet pour en avoir la confirmation, en écoutant enfin les enregistrements devant les procureurs, au côté de Nafissatou et d'un interprète en dialecte foulani. Il y a eu, en fait, plusieurs conversations téléphoniques. Le 15 mai, cet homme l'a appelée trois fois depuis sa prison. Lors du premier appel, sans rien savoir de son histoire, il croit sentir qu'elle n'a pas le moral. Elle lui raconte : "Un homme que je ne connais pas m'a attaquée et a voulu me déshabiller. On s'est battu. Je suis allée à l'hôpital et on l'a arrêté." S'ensuit un récit qui correspond totalement à celui qu'elle a donné à tous ses interlocuteurs depuis le 14 mai.  

Retrouvez l'intégralité de l'interview exclusive de Kenneth Thompson dans L'Express de cette semaine (n


Rapport médical de Nafissatou Diallo: "Cause des blessures: viol"

Par , publié le 16/08/2011 à 14:58, mis à jour à 16:00

Rapport médical de Nafissatou Diallo: "Cause des blessures: viol"

Le récit de la victime présumée, Nafissatou Diallo, recueilli dans le rapport médical, a été reproduit dans le texte de la plainte civile déposée par Ken Thompson.

afp.com/Stan Honda

L'Express a consulté le document établi par l'hôpital new-yorkais qui a examiné la femme de chambre qui accuse DSK de viol. Les principales conclusions.

Sur la table, l'une de ces fiches médicales à la mise en page ésotérique dont les hôpitaux new-yorkais ont le secret. Les sexual assaults forensic exams notes, les notes médico-légales d'agression sexuelle établies et archivées sur une dizaine de pages par le service des urgences de l'hôpital St Luke's Roosevelt de Manhattan, datent l'arrivée de la patiente Nafissatou Diallo au 14 mai 2011, à 15 h 59. 

Les premières lignes du rapport déclarent que la patiente est "alerte, capable de se déplacer seule. Sa peau est chaude et sèche". La jeune femme est arrivée en ambulance, indique le document, accompagnée d'un policier du commissariat de Midtown, dont dépend le Sofitel de New York. Le rapport cite les propos des ambulanciers assurant qu'"elle est une femme de ménage du Sofitel qui a subi une agression sexuelle par l'occupant d'une chambre et qu'elle se plaint aussi d'une douleur à l'épaule gauche". Ils répètent la description que Nafissatou Diallo leur a faite de l'incident pendant le transport vers l'hôpital: "Il m'a poussée vers le bas et m'a enfoncé son pénis dans la bouche." 

Le personnel des urgences de l'hôpital demande à Nafissatou si elle souhaite attendre l'arrivée d'un "Safe", un sexual assault forensic examiner, un infirmier ou un interne spécialisé dans l'examen médico-légal des agressions sexuelles. La plupart des hôpitaux de New York disposent de personnel spécialisé dans l'admission des victimes de viols et de crimes sexuels. Leur rôle est d'assurer les premiers secours et soutiens psychologiques aux victimes et d'établir les premiers constats médicaux nécessaires à l'enquête ultérieure. Le médecin écrit: "Confusion, douleurs musculaires, tension." Il précise qu'elle réitère la même description de l'agression sexuelle: "La patiente déclare: "Il m'a poussée vers le bas et m'a enfoncé son pénis dans la bouche." Elle souffre de l'épaule gauche, mais, selon elle, beaucoup moins qu'en début d'après-midi." Un scanner ultérieur révélera une rupture du ligament. 

"En larmes"

Kenneth Thompson se confie à L'Express

Kenneth Thompson, l'avocat de Nafissatou Diallo, a reçu L'Express dans son bureau. Pugnace, enflammé, il donne des détails sur la scène du Sofitel telle que sa cliente la décrit. Extraits de l'interview en cliquant sur le lien.

Interview intégrale dans L'Express de cette semaine. 

Le médecin décrit de manière succincte le comportement de la victime. "En larmes. Elle relate l'incident sur un mode narratif. Elle s'interrompt, marque des pauses, en décrivant l'acte de fellation." Le récit de la victime présumée, recueilli dans le rapport médical, a été reproduit dans le texte de la plainte civile déposée en son nom par Ken Thompson: "L'homme nu aux cheveux blancs verrouille la porte et l'entraîne sur le lit" pour une première tentative, puis au fond du couloir, où il déchire ses collants, saisit "la partie extérieure de sa zone vaginale", "enfonce profondément son pénis dans sa bouche en la saisissant par les cheveux". Jusqu'à l'émission du sperme dont elle décrit le goût et "qu'elle crache sur la moquette". 

La dernière page du rapport médical comporte un schéma de la zone vaginale de la victime, un élément standard des formulaires de ce type. La partie inférieure du vagin de la patiente, la "fourchette postérieure", est hachurée au crayon pour marquer l'emplacement d'un traumatisme. A droite sur la page, le praticien a inscrit au stylo rouge "rougeur sur la fourchette". Il précise encore la localisation: "5 and 7 o'clock." Entre "5 et 7 heures", comme sur le cadran d'une montre. Le reste du feuillet est occupé par une "check-list" de la zone vaginale de Nafissatou Diallo, requise pour toutes les victimes de viol. Seule la ligne consacrée à la "fourchette postérieure" comporte un commentaire: "Trauma" (traumatisme). 

Le rapport conclut: "Diagnostic: agression. Cause des blessures: agression. Viol."  

19:33 Publié dans Passions | Lien permanent | Commentaires (0)

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