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18/08/2011

CONGO/KINSHASA : LE RCD/GOMA EST COMME LE NATIONALISME-SOCILIASME DE HITLER, DE GOEBEL ET GOERING DONC PAS UN SEUL BULLETIN A SES ASSASSINS D'AOÛT 1998 QUI ONT PRIVE NOTRE PEUPLE DE L'ENERGIE PENDANT PLUSIEURS SEMAINES ET TUE DES MILLIERS DE KINOIS

 

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  FOCUS SUR L'ACTUALITÉ
L’Asadho exige l’audit du fichier électoral
(Radio Okapi 17/08/2011)


L’Association africaine pour la défense des droits de l’homme (Asadho) soutient l’idée de la nécessité de l’audit du fichier électoral. Le but : garantir la transparence du processus électoral en RDC et assurer la crédibilité de ce processus. Jean-Claude Katende, président de cette ONG l’a souligné au cours d’une conférence de presse mardi 16 août à Kinshasa.

Il faut la transparence pour éviter des contestations éventuelles des résultats lors des prochaines élections, estime l’Asadho.

Dans un rapport intitulé «Pour un processus électoral transparent» et publié mardi à Kinshasa, l’Asadho épingle quelques irrégularités ayant émaillé l’opération de la révision du fichier électoral.

Jean-Claude Katende cite notamment « l’enrôlement des mineurs, les cas de personnes enrôlées plus d’une fois ».


«Je pense qu’il y a plusieurs intérêts qu’il faut sauvegarder, et le principal intérêt est la paix sociale. Nous voulons des élections apaisées. Il ne faut pas qu’on pense qu’il faut faire un passage en force. Il est important que le Parlement,la Cenientendent aussi la voix des autres parties prenantes à ce processus, si nous voulons vraiment un processus apaisé», a déclaré Jean-Claude Katende.

Pour l’Asadho, si le fichier électoral n’est pas audité, le processus électoral débouchera sur des contestations des résultats des urnes.


« S’il y a contestation, des dérapages pourront avoir lieu. Et nous devons lutter pour que les droits de l’homme soient protégés dans notre pays, que les élections soient apaisées et que les résultats soient acceptés par tout le monde», a conclu le président de l’Asadho.

 

© Copyright Radio Okapi

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SElections apaisées : Azarias Ruberwa en appelle au respect des résultats des urnes !
(La Prospérité 17/08/2011)


*Le RCD est en Congrès, le 2ème du genre, après celui de 2005 où un projet de société, l’un des meilleurs qui soient, a été élaboré et qui, au cours des présents travaux, pourra être amendé, pour se conformer aux impératifs de l’heure. Réunis à Ste Anne, vers la Gare Centrale, à la Gombe, les participants ont, entre autres, reçu mission de se pencher sur la Vision 2025 pour la RDC proposée par le leadership du Parti. Cette vision n’est autre que le rêve de Ruberwa et du RCD pour un Congo meilleur. Plus question pour la RDC, estime Ruberwa, de continuer à naviguer à vue, ni de se contenter de simples plans qui ne reposent pas sur un fondement solide. Cette vision d’avenir, pense l’ex-Vice-Président de la République, doit amener tout le monde, Majorité et Opposition, à transcender ce qui divise, pour privilégier ce qui unit. Elle devra se construire sur base des aspirations profondes de la société congolaise. Elle doit être écrite et avoir un terme, une échéance. Encore que cette vision devra-t-elle permettre à la RDC d’être un Etat de droit, un pays prospère et une nation restaurée dans le concert des nations ? Voilà pourquoi Azarias Ruberwa invite les congolais à voter utile. Aux politiciens, il demande d’accepter les résultats des urnes, d’autant plus qu’après les élections, il y a la vie. Le Président national du Rassemblement Congolais pour la Démocratie, Me Azarias Ruberwa Manywa a ouvert hier, mardi 16 août 2011, dans la salle de réunion de la Paroisse Ste Anne, à la Gombe, le 2ème Congrès ordinaire de son parti. Cadres et militants du RCD sont venus nombreux assister à cette messe. Etaient également présents, tous les partis politiques de l’opposition, sans exception : UDPS, MLC, UNC, FONUS, UREC, ATD, UFC, Camp de la patrie, etc. Le Vice- Président honoraire de la RDC a profité de l’occasion, pour lancer l’idée de son rêve pour la RDC, son pays, un rêve qui s’étale sur 15 ans, soit jusqu’en 2025. «On ne peut pas diriger un pays sans une vision échelonnée dans le temps», a-t-il déclaré, avant de poursuivre que le RCD reste ouvert aux alliances à condition qu’elles intègrent sa vision pour la nation et que les intérêts soient réciproques. Azarias Ruberwa qui n’est pas satisfait du mandat qui s’achève s’est montré, néanmoins, partisan des élections apaisées. «Les uns vont gagner les élections et les autres vont perdre mais, il faut donc transcender nos propres sentiments afin de réaliser qu’au delà des élections, il y a la vie», a-t-il conseillé. Parlant du projet de société de sa formation politique, Me Azarias Ruberwa Manywa a rappelé que celui-ci, meilleurs d’entre plusieurs, avait été élaboré en décembre 2005, lors des travaux du 1er Congrès, lequel reflète la vision du RCD pour la nation congolaise ainsi que les valeurs qui constituent le fondement du changement tant attendu au pays. L’ancien Vice- président de la République a fait savoir que ce deuxième congrès permet de réaffirmer ou encore d’amender ce projet de société qui constitue un rêve qui fera en sorte que tout le monde, jeunes et vieux, puissent se sentir concernés, se lever et décider de bâtir un pays, une nation, une République, un Etat qui répond aux ambitions de sa vocation naturelle à travers le bien-être de son peuple et de son poids sur le continent africain et dans le concert des nations. Selon lui, ce projet renvoie successivement aux convictions portant sur les idées forces, à savoir : la social-démocratie, repenser les valeurs républicaines essentielles ainsi que les valeurs spirituelles, la bonne gouvernance comme méthode de gestion de l’Etat, les options politiques, à savoir, le pluralisme politique, la forme fédéraliste de l’Etat et le régime parlementaire rationalisé. Pour la mise en œuvre de ces idées forces, le RCD a conçu des politiques regroupées dans trois domaines qui sont : le plan d’organisation et du fonctionnement de l’Etat, le plan économique et le plan social et culturel. Au regard de ce projet, a-t-il poursuivi, le RCD prône la révolution en profondeur des mentalités, seul gage pour briser le fossé entre riches et pauvres, entre l’extrême potentiel de richesse et l’extrême réalité de pauvreté. Ruberwa estime que si son parti avait dirigé le pays pendant les 5 années qui s’achèvent, le rêve transcrit dans son projet de société se serait transformé en réalité, sa vision serait accomplie et le bien-être de la population aurait été réalisée ou, en tout cas, en train de l’être, dans sa majeure partie. Notons qu’à l’issue de ce congrès, les participants vont débattre en plénière et en commission sur les matières à l’ordre du jour. Il s’agira essentiellement de discuter des amendements éventuels à apporter à ce projet de société et surtout au programme électoral. Il s’agira également, pour les participants, de produire un travail stratégique sur les circonscriptions et sur les listes électorales. Ce congrès étant l’organe suprême du parti, permettra aux participants de lever des options fondamentales en matière d’organisation du parti, de la conquête et de gestion du pouvoir. Azarias Ruberwa ne s’est pas empêché de démontrer la faiblesse du gouvernement en place. Selon lui, le mandat qui s’achève n’a pas satisfait le rêve congolais d’autant plus qu’il laisse la population congolaise dans la soif du mieux-être. Néanmoins, il a évoqué des efforts croissants, positifs, à l’actif du Gouvernement notamment, dans la rubrique des réalisations quinquennales, la cohabitation pacifique des ethnies, le boulevard du 30 juin avec quelques autres réseaux routiers finis, des oasis de sécurité à l’est, l’amélioration par rapport au flux du taux de change, etc. Me Ruberwa Manywa a, par ailleurs, brossé le tableau sombre de la situation générale du pays et décrié la quasi-absence d’un Etat de droit. Ici, le Président du RCD a évoqué les problèmes liés à la justice, le social, l’économie, l’environnement, l’agriculture, le contrôle du gouvernement et des entreprises publiques par les Députés, la faim, l’eau et l’électricité, etc. Toutes ces questions relatives au fondement de l’Etat renvoient au fonctionnement des institutions, à la séparation des pouvoirs, au respect des textes, au respect des droits de l’homme et des libertés publiques, bref, elles renvoient à la notion de l’Etat de droit qui fait encore défaut dans notre pays, a-t-il précisé. Devant cette situation de fait, Me Ruberwa a lancé une interpellation à l’endroit de tous les congolais, de se regarder dans le miroir et prendre de nouveau l’engagement pour un rêve d’Etat de droit afin de se lancer vers un nouveau départ. Sinon, la flamme allumée les années passées va s’éteindre à petit feu de routine et de compromission, au point de se ressembler au mal comme pendant la 2ème République autrefois décriée. Changer notre sort par un vote utile Une leçon morale a été dressée à l’endroit des congolais. Me Ruberwa invite la population à voter utile pour son bien-être. Tel sera l’une des façons habilles pour les congolais de changer leur sort. «Notre sort pour les 5 années à venir est intimement lié aux choix des dirigeants que nous allons opérer, à tous les niveaux», a déclaré le numéro Un du RCD. Le vote utile va permettre aux congolais d’être plus riches ou plus pauvres, d’être en mesure de se faire soigner ou pas, de scolariser les enfants ou pas, selon que nous aurons bien ou mal voté. Il a, par ailleurs, lancé un avertissement à la population de prendre garde, de ne pas blâmer quiconque plus tard car quelque part, poursuit-il, notre sort aujourd’hui est entre nos mains. Quant aux candidats, Me Ruberwa pense que les uns vont gagner les élections et les autres vont perdre mais, il faut donc transcender nos propres sentiments afin de réaliser qu’au-delà des élections, il y a la vie, il ne faut pas se focaliser sur les élections comme la fin du monde. ‘‘Il faut veiller à ce qu’il ne se passe pas ici comme il en était question en Côte d’Ivoire. C’est pourquoi, j’en appelle à la conscience de la population et de leaders politiques parce que nous sommes comme des lampes de la population’’. Vision 2025 pour la RDC Il s’agit d’une vision pour le grand Congo lancée par le président du RCD. Une vision qui, selon lui, qui doit démarrer dès à présent. «Nous ne pouvons pas continuer à naviguer à vue, ni nous contenter de simples plans qui ne reposent pas sur un fondement solide», a déclaré Me Ruberwa. Cette vision 2025, pense-t-il, doit être basée sur des solides convictions. Elle doit se construire sur base des aspirations profondes de la société, elle doit se fixer les objectifs que la société congolaise doit atteindre d’ici 2025. Raison pour laquelle Me Ruberwa suggère au Président de la République qui sera élu lors du prochain scrutin, de convoquer aussitôt des experts et d’autres gens de bonne volonté, pour travailler sur la vision 2025. « Notre avenir en dépend », a conclu le Président du RCD. Nicole L. Mahemene et Dido Nsapu STG Ifasic MOT DU PRESIDENT NATIONAL DU R.C.D. A L’OCCASION DE L’OUVERTURE DU 2ème CONGRES ORDINAIRE AU COLLEGE St JOSEPH (ex Elikya) A KINSHASA Kinshasa, du 16 au 18 août 2011 - Monsieur le Vice -Président Honoraire de la République, - Honorables Députés et Sénateurs, - Messieurs les Présidents et Représentants des Partis Politiques, - Messieurs les Diplomates, - Distingués invités, - Mesdames et Messieurs. Nous ouvrons ce jour le deuxième Congrès ordinaire du Rassemblement Congolais pour la Démocratie dans cette capitale congolaise qu’est Kinshasa. Nous sommes très honorés par la présence en ce lieu des visiteurs, invités d’honneurs, l’ancien vice-président de la République, députés et sénateurs, diplomates, membres des organes du parti ainsi que les délégations venues des Provinces, cadres et militants. Le choix de cette ville pour la deuxième fois est dû aux contingences du moment, mais il sera bien possible d’en organiser d’autres de manière rotative selon les provinces, de sorte que si cette proposition est retenue et si le nombre de provinces devrait reste le même, ce serait en 2066 que Kinshasa abriterait le prochain Congrès Ordinaire du RCD. Sinon, ce serait pour plus tard encore. Nous avons donc intérêt à rendre celui-ci historique par la qualité des interventions, des débats, des travaux en commission et surtout des résolutions. Cette vision lointaine, nous la devons à la nature même du RCD et à sa mission : Né pour la transformation de la Nation Congolaise, notre parti va y parvenir nécessairement, si possible maintenant, ou quelqu’en soit le temps. Mesdames et Messieurs, Le RCD dispose de l’un de meilleurs projets de sociétés de partis politiques congolais. Elaboré depuis décembre 2005 et adopté à notre premier Congrès ordinaire, ce projet de société reflète notre vision de la société congolaise, du moins ce qu’elle devrait être. Elle reflète également les valeurs dans lesquelles nous croyons profondément et qui constituent le fondement du changement tant attendu dans notre pays. Le parcours succinct de notre projet de société renvoi successivement aux convictions portant sur : - les idées forces à savoir la social-démocratie repensée les valeurs républicaines essentielles ainsi que les valeurs spirituelles ; - la Bonne Gouvernance comme méthode de gestion de l’Etat (c’est d’ailleurs la devise de notre cher parti) ; - les options politiques à savoir le pluralisme politique, la forme fédéraliste de l’Etat et le régime parlementaire rationalisé. Pour la mise en oeuvre de ces idées-forces, le RCD a conçu de politiques (policies) regroupés dans trois domaines qui sont : - le plan d’organisation et du fonctionnement de l’Etat ; - le plan Economique ; - le plan social et culturel Au regard de ces chapitres mieux élaborés dans son projet de société et dans son programme politique, textes soumis aux Congressistes pour des amendements éventuels, le RCD prône la révolution en profondeur des mentalités, seul gage pour briser le fossé entre riches et pauvres, entre notre extrême potentiel de richesse et notre extrême réalité de pauvreté. Si le RCD avait dirigé le pays pendant les 5 années qui s’achèvent, le rêve transcrit dans son projet de société se serait transformé en réalité, sa vision se serait accomplie et le bien-être de la population aurait été réalisé ou en tout cas entrain de l’être dans sa majeure partie. Mesdames et Messieurs, Parler du rêve Congolais du RCD, c’est toujours affirmer la foi dans l’avenir, la foi dans le peuple congolais et la foi en Dieu pour la force qu’il nous donne de lutter chaque jour contre des obstacles géants dans un pays où en principe devrait couler le lait et le miel. Aussi, cette foi et cette force nous en avons davantage besoin pour renverser des montagnes d’ignorance, de corruption, de détournement des deniers publics, de tribalisme, de régionnalisme, d’obscurentisme, de taux de mortalité élevée, surtout infantile ou dû à la malaria, au VIH/Sida..., des injustices, des inégalités sociales, de violations des droits de l’homme, de mensonges et d’autres contre- vérités qui avilissent l’homme. Le Deuxième Congrès du RCD est un moment historique qui nous permet de réaffirmer et de contribuer à élaborer ce rêve de sorte que tous, jeunes et vieux nous puissions nous sentir concernés, nous lever et nous décider de bâtir un pays, une nation, une République, un Etat qui répond aux ambitions de sa vocation naturelle à travers le bien-être de son peuple et son poids sur le continent africain et dans le concert des nations. Mesdames et Messieurs, Le mandat qui s’achève n’a pas satisfait le rêve congolais. Il nous laisse sur notre soif du mieux-être. Bien sûr, dans les rubriques des réalisations quinquennales, à l’actif du Gouvernement, se comptent positivement un effort croissant pour la cohabitation pacifique des ethnies, le boulevard du 30 Juin avec quelque autres réseaux routiers finis ou à peine débutés, des oasis de sécurité à l’Est, l’amélioration par rapport au flux du taux de change, la réduction quasi totale de la dette envers les bailleurs de fonds, la coopération régionale qui tente de se maintenir... Mais pour ces cinq ans de mandat, le bilan global est peu reluisant. Le Parlement dans son ensemble aura produit des lois dans les domaines variés et fonctionné de manière ininterrompue, ce qui est une bonne chose. Cependant au chapitre de contrôle du Gouvernement et des entreprises publiques, le résultat est quasiment nul. La justice aura connu une augmentation sans précédent de ses effectifs, essentiellement des Magistrats, ce qui est rarissime dans l’histoire de notre pays, néanmoins le rendement des anciens magistrats et même de nouveaux produit souvent l’injustice lorsque la justice n’a pas été achetée. Et pourtant, si les trois pouvoirs avaient fonctionné correctement et travaillé en mettant les intérêts du peuple en avant, dans les 5 années qui s’achèvent, la situation aurait été bien meilleure. En effet, comment n’aurait-elle pas été spectaculaire la situation socio-économique de la RDC si l’Etat avait tout simplement existé, au mieux, fonctionné normalement ? Dans les conversations de tous les jours nous entendons les compatriotes se poser des questions de savoir si l’Etat existe réellement encore dans ce pays. Car, lorsque les règles élémentaires font défaut, qu’il n’y a pas de panneaux de signalisation prévue par le code de la route, qu’il n’y a même pas d’éléments de police de roulage aux heures de pointe à des sites des agglomérations de la population, et ce, au vu et au su des dirigeants, l’on est fondé de se demander si l’Etat existe réellement dans cet espace qu’est la RDC. C’est de même lorsque l’environnement citadin est pollué par des déchets qui devraient être régulièrement évacués rendant de certains coins de la capitale et du pays invivables. Par moment, le progrès et le développement qui devraient être à notre portée sont des concepts trop sophistiqués, si nous ne savons même pas maîtriser les questions relevant de la discipline élémentaire de la vie. Où est donc l’Etat ? En posant la question, l’on ne veut pas forcément revenir à la notion de l’Etat-Providence qui a la prétention de pourvoir à tous les besoins. Loin s’en faut. Cependant, si dans un pays aux potentialités agricoles immenses pouvant nourrir deux milliards de personnes selon les recherches récentes, et qui continue d’enrichir bien d’autres pays vers lesquels vont nos minerais parmi lesquels ceux qui servent à la fabrication des appareils de technologie de pointe comme le téléphone mobile ou les fusées, si donc d’un tel pays, le notre, d’où sont extraits ce genre de minerais et bien d’autres se comptant à un millier d’espèces différentes, et ce ne sont pas les réserves qui manquent, si donc répète-je, le pain fait défaut et la faim tue, alors où est tout simplement l’Etat ? Certains vont jusqu’à se poser la question de savoir si vraiment ce pays est dirigé et bien dirigé car, au-delà de slogans, de marketing et de discours, c’est quand même dans ce pays traversé par un majestueux fleuve, le deuxième au monde par son débit, que de part et d’autre, l’eau courante et potable fait défaut, causant ainsi des maladies dont on pourrait s’épargner. C’est aussi dans ce pays qui abrite le célèbre barrage d’Inga pouvant alimenter tout les pays d’Afrique et ses voisins immédiats en énergie électrique, que le délestage se vit jusqu’au coeur de la capitale, non loin de Inga justement, et ce, de plus en plus fréquemment, même si les éléments d’information d’hier responsabilise la diminution d’eau dans le fleuve et promettent la normalisation le mois prochain. Faut-il encore y croire. C’est par ailleurs ici chez-nous que la veuve, l’orphelin, l’indigent et même l’étranger se voit déposséder de ses biens et de ses droits parfois avec la complicité des autorités administratives et politiques et souvent à travers les décisions iniques de la justice. Il en est de même du climat des affaires, de tous ses hommes ou femmes d’affaires qui sont intimidés, dont annule les contrats sans raison ou par le fait du prince, ou à qui l’on refuse l’exercice légitime de la liberté de commerce ; sauf après payement des sommes indues. Ici, il s’agit de l’épineuse question de la sécurité juridique des investissements. Et pourtant, sans capitaux et des investissements sérieux, nous ne pouvons pas développer ce pays. Bien sûr qu’ils doivent respecter la loi qui doit leur être appliquée mais alors de manière juste et équitable. Dans tout ça l’on continue à se demander avec raison où est passé l’Etat au Congo Démocratique. Mesdames et Messieurs, Ces questions relatives au fondement de l’Etat renvoient au fonctionnement de nos Institutions, à la séparation des pouvoirs, au respect des textes, au respect des droits de l’homme et des libertés publiques, bref, elles renvoient à la notion de l’Etat de droit qui fait encore défaut dans notre pays. Ce que nous avons c’est de l’à peu près. Elles renvoient aussi aux notions d’un leadership exemplaire et d’hommes d’Etat dont le pays est en crise. En 2006 pourtant, la Constitution adoptée à travers le référendum avait donné beaucoup d’espoir quant à son application. Cinq ans après, le bilan est très mitigé : que des violations des textes, des violations des droits de l’homme et des libertés publiques, de la superposition des institutions, de l’interférence de l’Exécutif dans le judiciaire, causant l’absence de l’indépendance du pouvoir judiciaire, de votes mécaniques ou conditionnés au Parlement en feignant la liberté de conscience…. et le pire des cas advenus fut sans nul doute l’inopportune et dangereuse révision constitutionnelle de janvier 2011. Cette révision a ramené à un tours les élections présidentielles, retardé le développement et la décentralisation en renvoyant à plus tard le découpage provincial, les 40 % de rétrocession et le fonds de péréquation, en donnant un pouvoir excessif au Président de la République pour faire partir des fonctions le Gouverneur de province qu’il n’aurait pas nommé et cette révision a entamé et failli remettre en cause le principe même de l’indépendance du pouvoir judiciaire. Le tableau résultant de ces méfaits est la quasi absence d’un Etat de droit. Nous devons nous regarder dans le miroir et prendre de nouveau l’engagement pour un rêve d’un Etat de droit. Sinon, la flamme allumée les années passées s’éteint à petit feu de routine et de compromission, au point que nous ressemblons, dans le mal, à la 2ème République autre fois décrié ! Il nous faut un nouveau départ. Mesdames et Messieurs, Sans Etat de droit, géré par la pratique de la bonne gouvernance, il n’y a pas de bonne et forte économie ni le mieux être social et culturel. Car les maux de corruption, de la culture de ne pas rendre compte et d’impunité affectent notre vie économique et sociale. Nous devons, au nom de la démocratie, refuser la vie que nous menons car nous ne la méritons pas. De peuples en Afrique et en dehors d’elle se révoltent pour peu que nous. Les images qui nourrissent nos esprits suffisent pour nous instruire. Tout en prêchant la résistance au mal par la non violence, il nous semble que si le peuple congolais ne se détermine pas pour obtenir son bien être, il ne l’obtiendra pas. Nous ne prêchons pas une attitude ou des actions sauvages, mais du courage et de la détermination pour affronter le mal qui s’appelle la pauvreté, résultat de la mauvaise gouvernance que nous ne méritons pas. L’une de façons habiles de changer notre sort c’est de voter pour notre bien être. Notre sort pour les 5 années à venir est intimement lié aux choix des dirigeants que nous allons opérer, à tous les niveaux. Nous serons plus riches ou plus pauvres, nous serons en mesure de nous faire soigner ou non, de faire étudier nos enfants ou non… selon que nous aurons bien ou mal voté. Prenons donc garde de ne pas blâmer quiconque plus tard car quelque part, aujourd’hui, notre sort est entre nos mains. Si nous nous comportons de cette manière pour plusieurs législatives et durant plusieurs mandats, à coup sûr nous gagnerons le pari, transformerons la RDC et remplirons sa vocation. Mesdames et Messieurs, Au nom du Rassemblement Congolais pour la Démocratie, nous voulons au début de ce congrès, lancer l’idée de la Vision 2025 pour la RDC. Il nous faut une vision pour l’avenir. Elle doit démarrer dès à présent. Nous ne pouvons pas continuer à naviguer à vue ni nous contenter de simples plans qui ne reposent pas sur un fondement solide. Lorsque des intempéries atteignent ce genre de plans, ils se déchirent en morceaux ou s’affaiblissent ne devenant plus capables de satisfaire les besoins de l’homme ordinaire. La vision 2025 dont nous vous parlons ce jour doit être basée sur des solides convictions que nous sommes une Nation, au-delà de nos différences de clans, d’ethnies et de provinces d’origine, de partis politiques, de l’appartenance au pouvoir ou à l’opposition, etc. Cette vision doit nous emmener à transcender ce qui nous divise pour privilégier ce qui nous unit. Elle doit être écrite et avoir un terme, une échéance, du reste même le Prophète Habacuc dans la Bible en parle dans ce sens. La vision 2025 doit être conçue à partir des idées de nous tous, quelques soient les tendances politiques. Elle doit intégrer l’apport de ceux du pouvoir et de l’opposition, de politiques et de la société civile, de jeunes et des vieux, des hommes ordinaux et des sociétés savantes, des villes et des campagnes. Elle doit se construire sur base des aspirations profondes de la société. Telle d’autres visions, elle doit de manière pyramidale se fixer les objectifs que la Société Congolaise doit atteindre d’ici 2025, soit après trois mandats quelques fusent être les animateurs des institutions. Mais avant d’atteindre ce sommet des angles, cette vision doit avoir des étapes bien étudiées avant d’être fixées dans la durée et ces étapes doivent avoir un coût évalué, budgétisé et susceptible d’être exécuté. Ces étapes doivent comprendre essentiellement les matériaux pour la construction d’un Etat de droit, d’une économie forte et d’un bien être social avéré. Mais le fondement de cet édifice doit reposer sur les valeurs morales et spirituelles sûres (ex. du Kenya de la vision 2030). Car après tout, l’homme est au centre du changement ou non de la société. Les valeurs morales d’éthique et d’intégrité, d’honnêteté, de vérité et de justice, de l’amour du prochain et du bien commun sont nécessaires à l’homme de la rue, de la classe moyenne ou dirigeante. Sans elle, l’édifice peut s’effondrer à tout moment et dangereusement. Or, l’autre paradoxe ce que plus ou moins 90% des chrétiens de la RDC devraient communiquer des valeurs morales et spirituelles. Si jusqu’ici cela n’a pas réussi, il faut néanmoins s’engager à recapitaliser toutes ces ressources basées des valeurs spirituelles. Si des chercheurs s’y mettent et si les consultations objectives sont effectuées à travers le pays, dans 6 mois au moins, une vision écrite de la RDC va nous montrer comment en 2025, nous aurons à la fois un Etat de droit et un pays prospère et une nation restaurée dans le concert des nations et manger, boire, s’habiller décemment, étudier et se faire soigner, se faire bien transporter, bénéficier de l’eau et de l’électricité ne seront pas des éléments de luxe mais relevant d’une vie ordinaire de tout citoyen. Nous rêvons de ce temps et tel devra être le rêve de nous tous. A travers cette vision, déjà nous voyons et admirons ce que sera la RDC de 2025, ses institutions, la santé et l’Eduction de sa population, sa démographie, son influence dans la sous- région, dans la région, dans le continent et dans le monde. Nous devons hâter nos pas pour que 2025 ne reste pas caricatural mais bien réel. Nous suggérons au Président de la République qui sera élu à l’issue du prochain scrutin, quel qu’il soit, de convoquer aussitôt des experts et d’autres gens de bonne volonté pour travailler sur la vision 2025. Notre avenir à nous tous en dépend. Mesdames et Messieurs, Permettez-nous de vous ramener dans le présent en évoquant des situations qui me paraissent préoccupantes. Dans un avenir proche, avec ou sans report des élections, celles-ci vont se tenir au niveau national (Présidentielles et Assemblée Nationale). A regarder de très peu, il y a une sorte de peur des uns vis-à-vis des autres et vice versa. C’est aussi la peur du lendemain. Ayant vécu particulièrement les événements malheureux et armés de 2006 après chacun de deux tours des présidentielles, il est de notre devoir d’appeler à l’apaisement des esprits. En effet, la tenue des élections n’est pas la fin du monde. Nous devons donc nous y préparer sachant démocratiquement que nous pouvons gagner ou perdre. C’est cela la démocratie. Le gagnant ne doit pas abuser de son statut pour brimer le perdant et celui-ci ne doit pas tout casser croyant ne rien perdre. Mais cette logique ne joue que si les élections ont été libres, transparentes et démocratiques. Pour espérer une atmosphère apaisée pendant et après les élections, nous devons y travailler dès à présent en offrant des garanties nécessaires qui assurent tout le monde. Si tous les acteurs (partis politiques, médias,…) ont un rôle majeur à jouer, le rôle de la CENI et du pouvoir en place restent prépondérants. Nous devons nous éviter de transposer la situation de la Cote d’Ivoire, ici, et pour cela nous devons jouer franc jeu. L’autre situation qui nous paraît préoccupante de par l’actualité c’est la création de la Cour Spéciale dont le projet de loi est en discussion au Sénat. De principe, nous ne pouvons ne pas soutenir l’œuvre de la justice et de la réhabilitation des droits de l’homme. Cependant, et nous le disons avec une conscience pure, les circonstances dans lesquelles ce projet de loi apparaît ne sont pas claires, c’est à la fin de la législature, et donc à la veille des élections. Le temps choisi est donc suspect. Mais n’est pas clair également le but poursuivi car la question de la création d’un Tribunal Pénal International pour la RDC a fait l’objet d’abondants discussions lors des négociations à Sun City. A l’issue de ces discussions, la résolution 34 avait été prise et le cas échéant, la création d’un Tribunal partirait de 1960 et non les années 1990 comme le veut ledit projet sous examen. Etant donné que c’est pour les crimes imprescriptibles supposés commis sur le territoire congolais, le point de départ fut fixé à l’accession du pays à l’indépendance. Car les crimes des années 90 sont des crimes autant que ceux des années 60. Les archives du Dialogue Inter Congolais en font foi. Par ailleurs, l’esprit et la lettre qui accompagnent ce projet de loi semblent non seulement remettre en cause l’amnistie qui a couvert les faits de guerre mais surtout la réconciliation sans laquelle ce qui a été fait depuis 2003 jusqu’ à présent n’aurait pas été possible. Dans tous les cas, il ne faudrait pas abuser du pouvoir pour rendre l’innocent le coupable et le coupable l’innocent. Lorsqu’une telle loi est votée, i faut se rassurer que les magistrats sont indépendants. Or ici, on a l’impression qu’on va chercher l’indépendance dans les magistrats étrangers, ce qui déjà pose un problème légal de la nationalité du magistrat, mais même alors, ces magistrats étrangers évolueraient sous l’autorité des magistrats congolais susceptibles de subir des pressions du pouvoir, ce qui annule l’effet escompté. Du reste, sans épuiser le questionnement d’un tel projet de loi, il y a lieu de se référer à la résolution du Dialogue Inter Congolais socle de la réconciliation nationale, rendue dans les termes convenus en 2002, ou alors dans les autres lois nationales existantes, notamment la loi votée au cours de cette législature sur l’organisation et le fonctionnement des juridictions de l’ordre judiciaire. En son article 92, elle donne compétence à la Cour d’Appel de juger les crimes de génocide, des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité. Voudrait-on abandonner notre justice au profit de laquelle d’autre ? Le reste relève de la surenchère et prédispose à des abus du pouvoir et de justice qui rendraient fragiles les équilibres actuels. Mesdames et Messieurs, Chers Camarades, Si le temps le permet, nous pourrons aussi discuter de la vie du parti car comme vous le savez, il a été combattu du dedans et du dehors, pressé de tous cotés et même trahi par les siens. Heureusement que nous avons tenu bon, et ce Congrès en rend témoignage, félicitations à vous tous pour votre ténacité et pour votre loyauté dans ce combat. C’est aussi ça l’autre image de l’homme politique Congolais, se laisser aller, se laisser corrompre pour ce qu’il a déjà, et même pour ce qu’il est déjà. Certains de nos élus siégeant encore dans les institutions, portent des titres de présidents, vice-présidents et secrétaires généraux dans des partis politiques nouveaux, créés pour le besoin de la cause. Et la quelle ? En agissant ainsi, ils oublient qu’ils violent la Constitution. L’honnêteté intellectuelle commande à l’esprit bien pensant de démissionner de fonctions et de la qualité que l’on détient du fait d’un parti que l’on a quitté. C’est cela être homme d’Etat. Veulent-ils vraiment que nous saisissions des institutions concernées pour leur départ ? Ce que nous disons ici est vécu mutatis mutandis par d’autres partis. Nous avons l’obligation de refaire la classe politique Congolaise, sinon, elle ne sera pas en mesure de servir le peuple. Mesdames et Messieurs, Après cette séance d’ouverture, nous allons débattre en plénière et en commission du congrès sur les matières à l’ordre du jour. Il s’agira essentiellement de discuter des amendements éventuels à apporter à notre projet de société et surtout à notre programme électoral dont copies vous été distribuées ainsi que d’autres textes éventuels qi régentent la vie du parti. Il s’agira également de produire un travail stratégique sur les circonscriptions et sur les listes électorales. Le congrès étant l’organe suprême de notre parti, il pourra lever des options fondamentales en matière d’organisation du parti, de la conquête et de la gestion du pouvoir. Des résolutions sanctionneront nos travaux et une séance de clôture sera organisée le jeudi 18 août dans ce même cadre de Sainte Anne comme le prévoit le programme. Nous vous demandons l’assiduité et la discipline requises en ce genre des circonstances. En siégeant dans ce congrès avec les délégations venues de toutes les provinces, le but ultime est de nous préparer à gagner les élections. Nous devons nous en convaincre et travailler pour des résultats substantiels et satisfaisants. A certains égards nous resterons ouverts aux alliances pourvu qu’elles intègrent notre vision pour la nation et les intérêts réciproques. C’est alors qu’ensemble nous réussirons. Merci encore à vous tous chers invités de nous avoir honorés par votre présence et plein succès à tous les congressistes. - Que Dieu bénisse la République Démocratique du Congo, - Que Dieu bénisse nos travaux, Nous vous remercions. Me Azarias RUBERWA MANYWA Président National du RCD et Vice-Président Honoraire de la République

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