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22/08/2011

CONGO/KINSHASA : COMME SI C'ETAIT LE PREMIER OU LE DERNIER ANECDOTIQUE

  RDC: 3 ans de prison pour le chauffeur de l'ONU arrêté avec du minerai
(Romandie.com 25/08/2011)


GOMA (RDCongo) - Le chauffeur congolais de la Mission de l'ONU en République démocratique du Congo (Monusco) arrêté dimanche soir dans l'est du pays alors qu'il transportait avec un véhicule de l'ONU une tonne de minerai a été condamnné à trois ans de prison, a-t-on appris jeudi de source judiciaire.

Le jugement a été rendu hier (mercredi) soir. Le chauffeur a été condamné à trois ans de prison de servitude principale et à une amende de 25.000 dollars américains payables en francs congolais, a déclaré à l'AFP une source proche du dossier.

Le chauffeur Julien Mukala a été arrêté à Goma, capitale provinciale du Nord-Kivu, alors qu'il s'apprêtait à faire passer en fraude au Rwanda voisin 1.200 kilos de cassitérite stockés dans une jeep de la Monusco.

Un complice, Dodo Mukanza, commerçant, a aussi été jugé. Il a été condamné à la même peine (que le chauffeur) car il a été considéré qu'ils étaient co-auteurs des faits, a précisé la source judiciaire.

Les deux hommes étaient jugés depuis lundi en audience foraine sur les lieux de leur interpellation. La Monusco avait levé l'immunité de fonction de son chauffeur le même jour après avoir consulté le siège (de l'ONU) à New York.

Le ministère public (procureur) avait saisi la justice en matière de flagrance, et cette procédure veut qu'on puisse imprimer une célérité pour avoir un caractère intimidant et dissuasif, a expliqué la source judiciaire.

Elle ajoute que selon les accords conclus entre l'ONU et la RDC les biens de la Monusco sont insaisissables et que la jeep lui sera donc restituée. Quant à la cassitérite saisie, elle sera évaluée et sa valeur reversée à l'Etat congolais, a-t-elle souligné.

Le gouvernement congolais avait estimé lundi que l'arrestation du chauffeur questionnait la conformité de la pratique de certains acteurs de la Mission onusienne avec les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité régissant leur présence en RDC et les lois congolaises.

La Monusco a affirmé que l'arrestation d'un de ses personnels avec du minerai était une première depuis son déploiement en 1999 sur le territoire congolais. Je vous mets en défis de me prouver quen dehors de ce cas il y a eu dautres cas, a affirmé mercredi Manodje Mounoubai, porte-parole de la Mission.

Des groupes rebelles, des milices locales et des militaires sont régulièrement accusés d'exploiter les minerais dont regorgent les Nord et Sud Kivu, et le Maniema (est) -- riches en cassitérite et en coltan (largement utilisés en électronique), et en gisements d'or.

Selon un rapport officiel datant de fin 2009 80% des exportations de minerais échappent au contrôle de lEtat dans les trois provinces.


(©AFP / 25 août 2011 11h29)


 

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Exportation illégale des minerais de la RDC: La Monusco prise la main dans le sac
(Le Potentiel 23/08/2011)


 

Un chauffeur de la Monusco a été intercepté dimanche alors qu’il tentait de traverser la frontière rwando-congolaise avec à bord de son véhicule près de 1.500 kg de cassitérite. Cette affaire est de nature à discréditer la mission onusienne et donner raison à tous ceux qui ont toujours réclamé son départ de la RDC.

La Mission des Nation Unies pour la stabilisation du Congo(Monusco) vient de se distinguer par un nouveau scandale qui risque de la disqualifier davantage et pousser les autorités congolaises et la population à demander purement et simplement son redéploiement imminent du territoire national.

Quid ? Un chauffeur de la Monusco du nom de Julien Mukala a été pris en flagrant délit de tentative d’exportation frauduleuse des minerais de la RDC vers le Rwanda. La rafle est intervenue dans la nuit de dimanche à lundi à la frontière entre la ville de Goma et celle de Gisenyi.

Il s’agit, selon le ministre provincial des Minesdu Nord Kivu, Naasson Kubuya Ndoole, d’une cinquantaine de sacs contenant près de 1200 kg de cassitérite. Aussitôt, le gouvernement provincial a diligenté une enquête afin de déterminer l’origine de la cargaison, son vrai propriétaire et éventuellement les membres du réseau maffieux. Car, il n’est pas évident que ce soit la première fois que ce chauffeur procède à cette opération qui sent le gros sous.

Interrogé par la presse, le porte-parole de la Monusco a reconnu lundi le forfait commis la veille par ce chauffeur véreux. "Nous confirmons l'arrestation de l'un des nos chauffeurs hier (dimanche) à la frontière à Goma au moment où il traversait pour aller à Gisenyi (Rwanda)" a déclaré Manodje Mounoubai tout en se disant disposé à coopérer avec les autorités provinciales dans l’enquête qu’elles ont diligentée.

D’ores et déjà, il a fait une déclaration digne d’une offensive de charme, à savoir « la Monusco n'a pas à encourager de telles pratiques. Il existe au niveau des Nations unies une commission chargée de la lutte contre l'exploitation illégale des ressources naturelles de la RDC et la Monusco travaille avec cette commission". Bien plus , le porte-parole a annoncé l’ouverture d’une enquête parallèle sur le même dossier.

Cette déclaration de bonne intention peut-elle suffire pour effacer l’opprobre ? Difficile à dire. Tant un regard rétrospectif montre que ce fait répréhensible à l’encontre de la Monusco n’est pas isolé. D’autres membres de ma mission onusienne, à l’époque Monuc, ont été impliqués dans divers scandales sexuels allant jusqu’au trafic des minerais en passant par le bradage de la monnaie nationale et la coopération avec des groupes armés rebelles internes ou étrangers pourtant donnés pour honnis. Du fait qu’ils s’étaient distingués dans l’exploitation illégale des minerais dont les revenus finançaient les conflits récurrents dans le Nord Kivu, le Sud Kivu et le Maniema.

Ce énième scandale donne raison au rapport de la commission sénatoriale qui indiquait qu’en 2009 80% des exportations de minerais échappaient au contrôle de l’Etat dans les trois provinces, riches en cassitérite, en coltan et en or.

Par ailleurs, certains observateurs sont tentés de croire que la répétition de scandales dans le chef du personnel militaire et civil de la mission onusienne devrait constituer un argument de taille pour son redéploiement quand on sait que les populations civiles continuent à souffrir d’exactions de la part des groupes armés et des forces loyalistes sous le regard expectatif des casques bleus de l’Onu.

Encadré :

Communiqué de Presse

Ouverture d'une enquête après l'arrestation d'un agent de la MONUSCO accusé de contrebande de cassitérite

Les autorités congolaises ont fait échouer hier soir une tentative de faire passer frauduleusement environ une tonne de cassitérite de la RDC vers le Rwanda. Cet acte aurait été perpétré par un membre du personnel national de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation en République Démocratique du Congo (MONUSCO). Ce dernier a été arrêté à bord d’un véhicule de l’ONU au poste frontalier entre les villes de Goma, en RDC, et Gisenyi, au Rwanda. La MONUSCO a assuré les autorités nationales de sa pleine coopération. Elle apporte tout son soutien dans l’investigation en cours et a aussi de son côté, lancé sa propre enquête sur ce qui pourrait être une violation grave de son code d’éthique, de ses règles et règlements. Le Représentant spécial du Secrétaire général et chef de la MONUSCO, Roger Meece, a souligné que l’exploitation illégale et la contrebande des ressources naturelles de la RDC sont des crimes graves que la MONUSCO est chargée de prévenir. Elle reste aussi engagée à soutenir tout effort dans ce sens. Roger Meece a ajouté que toute allégation portée contre un membre de son personnel sur son implication éventuelle dans de telles activités illégales fera l’objet d’une enquête exhaustive et que des mesures appropriées seront prises en pleine coopération avec les autorités congolaises.

Par Le Potentiel

 

 

 

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RDCongo: jugement du chauffeur de l'ONU arrêté à Goma avec du minerai
(Romandie.com 23/08/2011)


GOMA (RDCongo) - Le procès du chauffeur congolais arrêté dans la nuit de dimanche dans l'est du pays, alors qu'il tentait de se rendre au Rwanda avec plus d'une tonne de minerai à bord d'une voiture de la mission de l'ONU en RDC (Monusco), a débuté lundi, a-t-on appris mardi de source judiciaire.

Le procès a commencé hier (lundi) et se poursuivra mercredi sur le lieu de la commission des faits, au niveau de la grande barrière, à la frontière RDC-Rwanda, a déclaré à l'AFP une source proche du dossier.

Lundi, un communiqué de Naasson Kubuya Ndoole, ministre provincial des Mines du Nord-Kivu, dont Goma est la capitale, annonçait l'arrestation du chauffeur Julien Mukala transportant frauduleusement 1.200 kg de cassitérite et voulant traverser la frontière, à bord d'une jeep de la Monusco.

Le ministère public (procureur) reproche au chauffeur d'avoir transporté du minerai dans un véhicule de la Monusco, disséminé sous une bâche, mentant aux gardes-frontières qu'il allait chercher de l'eau à Gisenyi, ville rwandaise frontalière de Goma, a ajouté la source.

Selon elle, le chauffeur a par ailleurs expliqué que c'est quelqu'un qui lui a remis ces sacs de minerai lui disant que ce sont des sacs de riz.

Un deuxième suspect, un commerçant nommé Dodo Mukanza, est également jugé pour complicité. Apparemment, la matière lui appartient. Jusque là, on ne sait pas. C'est comme s'il voulait utiliser l'autre (le chauffeur) pour passer la marchandise sans la déclarer avec le véhicule de la Monusco, a précisé la source judiciaire.

La tentative de faire passer frauduleusement environ une tonne de cassitérite de la RDC vers le Rwanda serait le fait d'un membre du personnel national de la Monusco, a indiqué la mission onusienne dans un communiqué.

La Monusco n'est pas civilement responsable. Ce que le chauffeur a fait est en dehors de ses fonctions. Il a détourné le véhicule pour ses propres courses, souligne la source judiciaire.

Le gouvernement à Kinshasa a déclaré lundi dans un communiqué que de tels trafics illicites appauvrissent la RDC et entretiennent l'insécurité (...) en contribuant à faire prospérer le commerce illégal des minerais de sang.

Les provinces des Nord et Sud-Kivu, et le Maniema (est) sont principalement riches en cassitérite et en coltan (tous deux largement utilisés en électronique), et aussi en gisements d'or.

Un rapport officiel estimait fin 2009 que 80% des exportations de minerais échappaient au contrôle de lEtat dans les trois provinces.


(©AFP / 23 août 2011 13h52)


 

 

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22/08/2011 à 17h:44 Par Jeune Afrique
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un chauffeur de l'ONU arrêté avec une tonne de minerais. un chauffeur de l'ONU arrêté avec une tonne de minerais. © AFP

Un chauffeur congolais de la mission de l'ONU en République démocratique du Congo a été arrêté alors qu'il se rendait au Rwanda : sa voiture des Nations Unies était remplie de plus d'une tonne de minerais.

Les services commis à la frontière RDC-Rwanda, au niveau de la grande barrière, dans la ville de Goma, ont appréhendé une jeep de la Monusco, la mission de l'ONU en République démocratique du Congo, immatriculée 1727, précise un communiqué de Naasson Kubua Ndoole, ministre provincial des Mines du Nord-Kivu, région dont Goma est la capitale.

Le véhicule était conduit par Julien Mukala, qui transportait frauduleusement 1.200 kg de cassitérite et voulait traverser la frontière. Ces informations ont été confirmées par la Monusco. Une enquête a été ouverte par le parquet de Goma pour établir les faits et déterminer les responsabilités.

L'attention des services de sécurité a été attirée lors qu'ils se sont aperçus que la Jeep semblait lourdement chargée au point qu'elle roulait à peine. Une fois arrêté, le chauffeur a tenté de corrompre les officiers de polices par l'octroi de la moitié du lot de minerais.

Problème endémique

Le 3 août, un porte-parole de l'armée congolaise avait annoncé l'arrestation du colonel Balumisa Chuma, commandant du secteur de Walikale : il acheminait avec douze militaires dix tonnes de cassitérite extraite au Sud-Kivu voisin.

Des groupes rebelles et des milices locales, mais aussi des militaires sont régulièrement accusés d'exploiter les minerais dont regorgent les Nord et Sud Kivu et le Maniema, à l'est.

Ces provinces très riches en gisements d'or, sont aussi les principales sources minières d'où  proviennent la cassitérite et le coltan, tous deux largement utilisés en électronique.

Un rapport du sénat indiquait en 2009 que 80% des exportations de minerais échapperaient au contrôle de l'État dans ces trois provinces.

Avec AFP



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