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25/08/2011

LIBYE/OTAN : APRES SADDAM HUSSEIN EN IRAK BEN LANDEN OUSSAMA EN AFGHANISTAN VOICI UN NOUVEL EPOUVANTAIL DE L'OCCIDENT LE GUIDE VERT MAMOUAR KADHAFI ENFIN IL A AUSSI DE REVER CAR JAMAIS LE GUIDE NE SERA RENVERSE IL EN SORTIRA VAINQUEUR

Libye en direct: Des combattants rebelles pensent avoir localisé Kadhafi à Tripoli

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Créé le 25/08/2011 à 08h25 -- Mis à jour le 25/08/2011 à 15h28

CONFLIT - Les combats se poursuivent entre les insurgés et les derniers résistants du régime...


17h30: Le conflit libyen aurait déjà coûté la vie à plus de 20.000 personnes, selon un dirigeant rebelle, cité par l'AFP

16h50: Les insurgés luttent contre les dernières poches de résistance, par l'AFP

 

15h30: La production de pétrole d'ENI en Libye reprendra d'ici six mois
Le PDG du groupe pétrolier italien Ente Nazionale Idrocarburi (ENI), Paolo Scaroni, estime que sa production de pétrole en Libye reprendra d'ici six à dix-huit mois, en fonction des gisements. «Cela va prendre du temps. Je dirais six à dix-huit mois» a-t-il déclaré jeudi à l'issue d'une réunion entre le président du Conseil italien, Silvio Berlusconi, et le Premier ministre du Conseil national de transition libyen, Mahmoud Djibril. La priorité d'ENI, a ajouté Paolo Scaroni, est de faire en sorte que son gaz libyen se remette à circuler et il a réaffirmé n'avoir aucune inquietude concernant les contrats d'ENI en Libye. Au cours de la réunion, la possibilité de nouveaux contrats n'a pas été évoquée, a-t-il encore dit.

15h24: Des combattants rebelles pensent avoir localisé Mouammar Kadhafi à Tripoli
Des combattants rebelles qui assiègent jeudi un bloc d'immeubles près de la caserne Bab al Aziziah, l'ancien QG de Mouammar Kadhafi à Tripoli, pensent y avoir pris au piège le «guide» libyen et certains de ses fils. Les tirs se poursuivent entre insurgés et loyalistes autour de ces immeubles. «Ils (Kadhafi et ses fils) sont ensemble. Ils sont dans un petit trou», a dit l'un des rebelles engagés dans les combats, Mouhammad Gomaa. «Aujourd'hui, nous en aurons fini», a-t-il ajouté.

15h10: Des combats autour de l'hôtel Corinthia à Tripoli
Des combats ont éclaté en milieu de journée autour de l'hôtel Corinthia, dans le centre de Tripoli, où des combattants rebelles ont pris position sur le toit pour répondre à des tireurs pro-Kadhafi postés dans des immeubles voisins. Au sol, les insurgés tirent au canon anti-aérien et au lance-roquettes pour neutraliser des snipers fidèles au «guide» libyen. Les rebelles postés sur le toit de l'hôtel font usage d'armes automatiques pour tenter de neutraliser leurs adversaires. L'hôtel Corinthia est situé à un kilomètre et demi de la «place Verte», renommée «place des Martyrs» par les insurgés, et en face de l'ancienne médina, la vieille ville.

15h09: Des combattants pro-Kadhafi tués dans un camp militaire de Tripoli
Une trentaine de combattants pro-Kadhafi, aux moins deux d'entre eux les mains liées, ont été tués dans un camp militaire du centre de Tripoli, a rapporté un journaliste de Reuters. Ce dernier a déclaré avoir vu les corps criblés de balles dans un secteur de la capitale qui a été âprement disputé entre forces loyalistes et insurgés.

14h24: Le point sur les combats en dehors de Tripoli et Syrte
A l'est, les hommes de Mouammar Kadhafi ont battu en retraite des ports pétroliers de Brega et Ras Lanouf et se trouvent dans une zone apppelée la Vallée rouge, à 120 km de Syrte, a déclaré un porte-parole rebelle. A l'ouest de Syrte, les rebelles de Misrata progressent et sont maintenant à une cinquantaine de kilomètres de la ville, a-t-il ajouté. «Nous arrivons des deux côtés et nous ne leur laissons qu'un côté, le sud, pour fuir vers Sabha», a-t-il dit. Sabha est une ville du désert où Mouammar Kadhafi est réputé disposer d'un fort soutien. Elle est déjà le théâtre de combats entre insurgés et loyalistes. «Tout Sabha ne soutient pas Kadhafi. Certains quartiers sont contre lui donc ils (les loyalistes) attaquent ces quartiers», a indiqué le porte-parole.

14h21: Les insurgés à l'assaut de Syrte
Les rebelles libyens vont tenter d'encercler Syrte, dernier bastion de Mouammar Kadhafi sur la côte méditerranéenne, a déclaré un porte-parole des insurgés. Les combattants rebelles approchent de la ville par l'est et l'ouest et espèrent obtenir la reddition des soldats qui la défendent encore. Mais les forces loyalistes de la ville, située 450 km à l'est de Tripoli, ont juré de se battre jusqu'à la mort, a concédé Mohammed Zaouaoui, porte-parole des rebelles. Syrte, ville de 100.000 habitants dont de nombreux membres de la tribu de Kadhafi, est l'une des caches possibles du colonel libyen qui ne contrôle plus qu'une infime partie du pays. Les représentants dans la région du Conseil national de transition (CNT) ont tenté de négocier avec les défenseurs de la ville mais les problèmes de communication freinent ces pourparlers. Syrte est privée d'électricité et de téléphone depuis plusieurs jours et ne reçoit plus de vivres, a déclaré le représentant des rebelles sur place, Hassan Droï. «Il n'y a aucun progrès dans les négociations. Nous attendons toujours», a-t-il dit.

13h52: L'Italie commence à débloquer des avoirs libyens gelés
L'Italie a commencé à débloquer 350 millions d'euros d'avoirs libyens qui étaient gelés dans des banques italiennes en raison de la guerre civile, a annoncé le président du Conseil Silvio Berlusconi. Le groupe pétrolier et gazier Eni, le plus important opérateur étranger en Libye dans le domaine énergétique, doit signer un accord sur la fourniture gracieuse d'une «grande» quantité de gaz et de pétrole à la Libye afin de répondre aux besoins les plus immédiats de la population, a ajouté le chef du gouvernement. Cet accord sera probablement signé lundi prochain à Benghazi, a poursuivi Silvio Berlusconi (Reuters).

13h21: Le bateau de l'OIM finalement autorisé à accoster à Tripoli
Un bateau envoyé par l'Organisation internationale des migrations (OIM) pour évacuer des étrangers souhaitant quitter Tripoli a reçu la permission d'accoster après deux jours d'attente, a annoncé l'OIM. Les rebelles libyens avaient demandé mardi au bateau de secours de ne pas accoster en raison des conditions précaires de sécurité. Selon l'OIM, plus de 5.000 personnes, essentiellement des Philippins, Bangladais et Egyptiens, ont demandé à être secourus. La difficulté sera d'amener les étrangers jusqu'au port et de les faire passer à bord en toute sécurité. Le navire, d'une capacité de 300 places, devrait embarquer des Philippins et des Egyptiens, qui seront conduits de leur ambassade respective ou récupérés par des véhicules de l'OIM. L'ambassade des Philippines est à 15 km du port. Un deuxième bateau pouvant accueillir 1.000 passagers pourrait arriver vendredi. L'OIM a évacué 10.000 étrangers de Libye depuis le début du conflit armé il y a six mois.

13h05: 17 corps de civils retrouvés dans le QG de Kadhafi
Un hôpital de Tripoli a reçu les corps de 17 civils qui auraient été exécutés par des soldats kadhafistes dans le complexe de Bab al Aziziah, a déclaré un médecin britannique. «Mercredi, un camion est arrivé à l'hôpital avec 17 corps», a indiqué Kirsty Campbell, de l'International Medical Corps (IMC). «Ces gens avaient été arrêtés il y a dix jours. Ils ont été trouvés à Bab al Aziziah quand les insurgés sont entrés à l'intérieur. Ils ont été tués lors d'une exécution», a-t-elle dit.

12h23: Des rebelles de Misrata viennent en renfort à Tripoli, par l'AFP

 

12h11: Libération des quatre journalistes italiens enlevés mercredi
Quatre journalistes italiens enlevés mercredi près de la ville libyenne de Zaouïah, à 50 km à l'ouest de Tripoli, ont été libérés, rapporte le Corriere della Sera. Deux de ces journalistes travaillent pour le Corriere della Sera, un pour La Stampa et le quatrième pour Avvenire, le journal de l'épiscopat italien. Ils avaient été attaqués mercredi matin sur la route côtière par des hommes armés qui avaient tué leur chauffeur. Ils avaient ensuite été remis à un autre groupe, probablement des partisans de Mouammar Kadhafi, et conduits dans un appartement de Tripoli.

12h03: La Ligue arabe reconnaît le Conseil national de transition (CNT) comme le représentant légitime du peuple libyen
«Nous sommes convenus que le moment est venu pour la Libye de reprendre son siège et sa place légitime au sein de la Ligue arabe. Le CNT sera le représentant légitime de l'Etat libyen», a déclaré le secrétaire général de la ligue Nabil Elaraby. Le représentant du CNT, Abdelmomein el Houni, a indiqué que la Libye reprendrait sa place de membre de la Ligue à l'occasion d'une réunion ministérielle samedi.

11h48: La libération de Tripoli se poursuit, par France 24

 

11h21: Les insurgés ont manqué Mouammar Kadhafi de peu mercredi matin
Les insurgés ont été à deux doigts de mettre la main sur le dirigeant libyen mercredi matin, rapporte Paris Match ce jeudi. Une source fiable leur a permis de localiser «une maison discrète, sans ostentation ni confort, située en plein cœur de Tripoli où Mouammar Khadafi a passé au moins une nuit», indique le site de l'hebdomadaire. Manque de chance, lorsque le commando rebelle investit la maison, Mouammar Kadhafi n'y était plus mais «des preuves attestant du passage de l'ancien tyran y ont été retrouvées».

9h28: Kadhafi va-t-il utiliser son or pour semer la pagaille?
C'est ce que prédit l'ancien gouverneur de la banque centrale libyenne dans le Corriere della Sera, cité par la BBC. Mouammar Kadhafi pourrait tenter de vendre ses réserves d'or afin de s'assurer une protection et semer le chaos parmi les tribus locales. Farhat Bengdara a raconté au quotidien italien que, récemment, un allié du dirigeant libyen avait reçu 25 tonnes d'or en cadeau.

9h25: Les insurgés ont installé leur QG dans celui repris à Kadhafi, par Al-Jazira

9h18: Les insurgés libyens traquent Mouammar Kadhafi, par l'AFP

 

9h17: Les journalistes «otages» de l'hôtel Rixos ont été libérés, par l'AFP

 

8h59: L'Otan aide les insurgés dans la traque de Kadhafi
L'Otan apporte son aide en matière de renseignement et de reconnaissance aux rebelles libyens pour mettre la main sur Mouammar Kadhafi et ses fils, a indiqué jeudi le ministre britannique de la Défense. «Je peux confirmer que l'Otan apporte une aide en terme de renseignements et de reconnaissance au Conseil national de transition (CNT) afin de les aider à capturer le colonel Kadhafi et ce qui reste du régime», a déclaré Liam Fox à la chaîne Sky News. Il a en revanche refusé de commenter une information parue dans le Daily Telegraph faisant état de la présence de forces spéciales britanniques sur le sol libyen pour participer à la traque du «Guide» libyen. Mouammar Kadhafi est toujours introuvable et les insurgés ont promis une récompense de 1,3 million de dollars pour sa capture mort ou vif.

8h36: Le CNT réclame cinq milliards de dollars immédiatement
Le Conseil national de transition (CNT) en Libye souhaite obtenir d'ici fin août le versement de cinq milliards de dollars d'avoirs libyens gelés à l'étranger afin de relancer l'économie du pays, a déclaré mercredi un représentant des insurgés. Cette somme est le double de la précédente estimation des besoins des insurgés, évalués à 2,5 milliards de dollars (1,73 milliard d'euros). «Nous allons demander que cinq milliards de dollars soient débloqués afin de lancer la reconstruction du pays. Il nous faudra plus à l'avenir mais nous avons un besoin urgent de cette somme afin de soutenir l'économie et afin de fournir des crédits», a déclaré l'ambassadeur libyen aux Emirats arabes unis, Aref al Nayed, après une rencontre à Doha, au Qatar, avec des alliés arabes et occidentaux des insurgés. Cet argent servira notamment à reconstruire des hôpitaux et des écoles détruits, selon lui, car les forces de Mouammar Kadhafi les ont utilisés pour leurs opérations militaires. On estime que le montant des avoirs libyens bloqués à l'étranger est compris entre 160 et 170 milliards de dollars.

8h34: Un fils de Kadhafi traqué dans un hôtel de Tripoli
Des fusillades ont éclaté mercredi soir près de l'hôtel Corinthia, dans le centre de Tripoli. Auparavant, des rebelles fortement armés étaient arrivés dans l'établissement, ayant entendu dire que l'un des fils de Mouammar Kadhafi, Saadi, s'y trouvait. Ils avaient dit vouloir fouiller toutes les chambres et avaient bloqué les accès aux ascenseurs. Libérés mercredi après-midi, les journalistes étrangers qui avaient été bloqués pendant cinq jours à l'hôtel Rixos par les hommes de Kadhafi ont été conduits dans la journée à l'hôtel Corinthia.

La bataille de Tripoli n'est pas terminée. Des fusillades ont opposé mercredi des fidèles de Mouammar Kadhafi et des insurgés traquant ses proches et ses partisans.

Les rebelles livrent notamment une féroce bataille avec le chef d'état-major des forces armées de Mouammar Kadhafi, Abdoul Rahmane Al Sid, aux abords de sa ferme dans le secteur de Tripoli, a déclaré un porte-parole des insurgés sur Al Arabiya.

Ce dernier a par ailleurs affirmé que les insurgés avaient capturé Bachir Saleh, un proche collaborateur de Mouammar Kadhafi, et ses quatre enfants dans une propriété à Tripoli. Bachir Saleh a tenté de dissimuler son identité en revêtant des habits habituellement portés par les Soudanais, a ajouté ce porte-parole. Mouammar Kadhafi est toujours introuvable et les insurgés ont promis une récompense de 1,3 million de dollars pour sa capture mort ou vif.

C.C. avec Reuters

Libye: La tête de Kadhafi mise à prix, les rebelles avancent vers Syrte

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Créé le 24/08/2011 à 20h30 -- Mis à jour le 24/08/2011 à 20h37
Un rebelle libyen s'en prend à la statue de Mouammar Kadhafi, le 24 août 2011 à Bab al-Aziziya (Tripoli).

Un rebelle libyen s'en prend à la statue de Mouammar Kadhafi, le 24 août 2011 à Bab al-Aziziya (Tripoli). Francois Mori/AP/SIPA

CONFLIT - La France et le Royaume-Uni ont décidé d'organiser une conférence internationale le 1er septembre à Paris...

Le Conseil national de transition (CNT) formé à Benghazi par les rebelles libyens a promis ce mercredi une récompense de 1,3 million de dollars et une amnistie à quiconque lui livrerait Mouammar Kadhafi mort ou vif.

Les insurgés, qui disent contrôler désormais 95% du territoire libyen, traquent le «guide» qui a dirigé le pays pendant 42 ans et dont le quartier général de Tripoli, la caserne Bab al Aziziah, a été pris d'assaut et pillé.

Des combats se déroulaient cependant ce mercredi dans certains quartiers de la capitale.

Une conférence internationale à Paris

Face à l'effondrement du régime de Kadhafi, la France et le Royaume-Uni ont décidé d'organiser le 1er septembre à Paris une conférence internationale sur l'avenir de la Libye, a annoncé le président français Nicolas Sarkozy, qui venait de recevoir Mahmoud Djibril, Premier ministre du CNT.

La France, a-t-il ajouté, est prête à poursuivre ses opérations militaires contre les forces militaires de Mouammar Kadhafi aussi longtemps que le CNT le jugera nécessaire.

Kadhafi promet de se battre jusqu'à la mort

Dans un message sonore relayé par la chaîne de télévision loyaliste Al Orouba, le «guide» libyen a promis pour sa part de continuer à se battre jusqu'à la mort. Sa fille unique Aïcha a appelé tous les Libyens à s'unir contre l'Otan.

Malgré la chute de Bab al Aziziah, la victoire des rebelles n'est pas totale.

Mouammar Kadhafi reste introuvable et a présenté son départ de son QG comme un repli tactique, jurant de se battre s'il le faut jusqu'à la mort.

Syrte: nouvel objectif des rebelles

Certains rebelles le croient toujours à Tripoli, d'autres se demandent s'il n'a pas gagné sa ville natale de Syrte, à 450 km à l'est de la capitale, dont les insurgés se rapprochent.

Mouammar Kadhafi a envoyé un message aux habitants de Syrte les appelant à se battre jusqu'à la mort, a dit à Reuters Hassan Droy, représentant du CNT, mais les rebelles vont tenter de négocier une reddition à leur arrivée dans les faubourgs de cette ville de 100.000 habitants.

Les rebelles se rapprochent de Syrte en provenance de Misrata, plus à l'est, et de Ras Lanouf, plus à l'ouest.

Les combats continuent

Selon la chaîne de télévision Al Arabia, les rebelles ont pris mercredi le contrôle d'une importante base de l'armée gouvernementale à Zouara, à une centaine de kilomètres à l'ouest de Tripoli. La base de Mazrak al Chams est tombée entre leurs mains alors que les insurgés ont toujours affaire à des poches de résistance dans la capitale.

D'après Abdel Salam Djalloud, ex-bras droit du dirigeant libyen rallié à la rébellion, Kadhafi est convaincu qu'il pourra retrouver le pouvoir lorsque la campagne de bombardement de l'Otan cessera. "Kadhafi se fait des illusions parce qu'il pense pouvoir disparaître quelque part en en Libye et rassembler ses partisans quand l'Otan partira", dit-il dans un entretien accordé à la chaîne de télévision qatarie Al Djazira.

Mercredi en millieu de journée, les forces loyalistes ont bombardé plusieurs secteurs du centre de Tripoli, dont la caserne Bab al Aziziah.

Un journaliste français blessé à Tripoli

Des combats ont également eu lieu près de l'hôtel Rixos, d'où les journalistes étrangers, qui étaient bloqués depuis cinq jours par les hommes de Kadhafi, ont finalement pu sortir en fin d'après-midi.

Un journaliste de France 2 a été blessé par balles dans le secteur de la caserne Bab al Aziziah. L'état de Bruno Girodon «n'inspire plus d'inquiétude et il va être rapatrié sous peu», a précisé la chaîne française.

D'après les insurgés, les combats pour le contrôle de Tripoli ont fait plus de 400 morts et au moins 2.200 blessés.

Les Nations unies veulent dégeler les avoirs libyens

Mouammar Kadhafi est capable de résister pendant des années face aux insurgés, a déclaré Moussa Ibrahim, l'un de ses porte-parole. «Nous allons transformer la Libye en un volcan de lave et de flammes sous les pieds des envahisseurs et de leurs perfides agents», a-t-il dit , s'exprimant par téléphone sur les chaînes de télévision Al Orouba et Al Rai. Moussa Ibrahim a affirmé que les dirigeants de l'insurrection ne connaîtraient aucun répit s'ils quittaient leur fief de Benghazi, dans l'est de la Libye, pour s'installer à Tripoli, comme ils en ont exprimé l'intention.

Les représentants des rebelles multiplient les rendez-vous diplomatiques. Mercredi, ils se sont entretenus au Qatar avec des émissaires venus des Etats-Unis, de Grande-Bretagne, de France, de Turquie et des Emirats arabes unis. Une autre réunion est prévue jeudi à Istanbul.

Aux Nations unies, la France et plusieurs de ses alliés travaillent à une nouvelle résolution sur la Libye pour permettre la levée de sanctions prises contre le régime Kadhafi et assurer le dégel d'avoirs libyens, a-t-on appris de source diplomatique française.

Reuters

Libye: «Personne ne peut se battre contre l'Otan en étant fou et obstiné comme Kadhafi»

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Créé le 25/08/2011 à 16h53 -- Mis à jour le 25/08/2011 à 16h53
Des soldats pro-Kadhafi près d'Ajdabiyah (Libye), le 16 mars 2011

Des soldats pro-Kadhafi près d'Ajdabiyah (Libye), le 16 mars 2011 A.JADALLAH / REUTERS

CONFLIT - D'anciens mercenaires du dirigeant libyen témoignent...

Alors que les dernières forces armées pro-Kadhafi sont peu à peu éliminées par les insurgés libyens, la plupart des mercenaires étrangers embauchés par le «Guide» de la révolution ont eux déjà déserté quand ils n’ont pas été tués ou faits prisonniers.

Parmi ces déserteurs, Time Magazine a rencontré Mario, un Bosnien de 41 ans d’origine croate, vétéran de la guerre en ex-Yougoslavie et expert en artillerie. «Dès le début, il se doutait bien qu’il s’agissait d’une cause perdue», a rapporté l’hebdomadaire mercredi.

«Ils étaient trop stupides pour apprendre quoi que ce soit»

«Mes hommes venaient en majorité du sud de la Libye et du Tchad, la discipline était mauvaise et ils étaient trop stupides pour apprendre quoi que ce soit», raconte Mario qui estime cependant que «Kadhafi aurait écrasé les rebelles si l’Otan n’était pas intervenue».

Comme Mario, beaucoup d’anciens combattants d’ex-Yougoslavie, Serbes en majorité, sont venus apporter leur expérience au camp Kadhafi, mais ils ont fini, au fur et à mesure de l’avancée des rebelles, par quitter Tripoli les uns après les autres. Début juillet, plus de 30% des hommes sous le commandement de Mario avaient déserté ou rejoint l’autre camp. Lui a trouvé refuge dans le sud du pays il y a deux semaines.

«J’ai remarqué que beaucoup de Libyens étaient fidèles au régime uniquement par peur et qu’ils cherchaient un moyen de s’en sortir», ajoute encore le Bosnien. Les frappes aériennes ont également causé de grosses pertes parmi ses hommes qui ne pouvaient plus utiliser de matériel militaire lourd. «On s’est alors camouflé, évitant les espaces ouverts», précise Mario.

«Des fêtes, des femmes, de l’alcool et des drogues» dans le QG de Kadhafi

Par ailleurs, le mercenaire témoigne du décalage conséquent entre le front et le centre du pouvoir, dans le QG de Mouammar Kadhafi, à Tripoli. «La vie dans son QG était surréaliste, avec des fêtes, des femmes, de l’alcool et des drogues», décrit Mario. «J’ai entendu des histoires de personnes tuées pour le plaisir ou forcées à jouer à la roulette russe tandis que les spectateurs faisaient des paris», ajoute-t-il.

Pour le mercenaire, la profonde rivalité entre Mohammed et Saïf al Islam Kadhafi, deux des fils du dirigeant libyen, n’a pas aidé non plus à consolider le pouvoir du régime. Il rapporte notamment une scène où chacun des deux frères et leurs hommes se sont retrouvés face à face, armes au poing, prêts à s’entretuer après une dispute.

«Le régime s’est effondré, je savais que cela viendrait»

Time Magazine a rencontré un autre soldat issu de l’armée d’ex-Yougoslavie qui conseillait Mouammar Kadhafi depuis plusieurs années et a attendu dimanche dernier pour fuir en Tunisie. «Le régime s’est effondré, je savais que cela viendrait. Je n’ai pas parlé à Kadhafi depuis quatre semaines, il ne voulait écouter personne», témoigne-t-il.

L’ancien général yougoslave compare alors le «stupide» dirigeant libyen à Slobodan Milosevic qui avait affronté l’Otan durant la guerre du Kosovo en 1999 et terminé dans une cellule du Tribunal pénal international de La Haye. Et le mercenaire de conclure: «Personne ne peut se battre contre l’Otan en étant fou et obstiné comme Kadhafi».

Corentin Chauvel
 

Libye: Kadhafi convaincu de pouvoir revenir au pouvoir, selon un ancien bras droit du «Guide»

Mis à jour le 24.08.11 à 18h11

Mouammar Kadhafi est convaincu qu'il pourra retrouver le pouvoir lorsque la campagne de bombardement de l'Otan cessera, a déclaré mercredi Abdel Salam Djalloud, ex-bras droit du dirigeant libyen rallié à la rébellion.

«Kadhafi se fait des illusions parce qu'il pense pouvoir disparaître en Libye et rassembler ses partisans quand l'Otan partira», a-t-il déclaré dans un entretien accordé à Al Jazira, dont la chaîne de télévision qatarie a diffusé des extraits.

«Les rebelles doivent rouvrir les routes. Une fois les routes rouvertes, il pourrait se déguiser en femme et quitter Tripoli pour gagner la frontière algérienne ou tchadienne. Il est ivre de pouvoir», ajoute-t-il.

Reuters

Libye: La fille de Kadhafi demande aux Libyens de s'unir contre l'Otan

Mis à jour le 24.08.11 à 18h07

Les Libyens doivent s'unir contre l'Otan et soutenir Mouammar Kadhafi, a déclaré mercredi une femme qui dit être Aïcha Kadhafi, fille unique du «Guide» libyen, à la télévision loyaliste Al Orouba.

«Je demande au peuple libyen de ne pas avoir peur des forces armées. Le leader est dans son droit», a-t-elle dit, interrogée par téléphone.

Aïcha Kadhafi a porté plainte en juin contre l'Otan devant la justice belge pour «crimes de guerre».  Avocate de formation, elle a participé au collectif qui a défendu en 2004 l'ancien président irakien Saddam Hussein et dirigeait l'ONG libyenne Waatassimou.

Reuters

Libye: Le pétrole de l'après-Kadhafi, une ressource hautement disputée

8 commentaires
Créé le 24/08/2011 à 17h23 -- Mis à jour le 24/08/2011 à 17h25
Des rebels libyens à proximité d'un puit de pétrole, à Brega, en Libye, le 15 aout2011

Des rebels libyens à proximité d'un puit de pétrole, à Brega, en Libye, le 15 aout2011 AFP PHOTO/GIANLUIGI GUERCIA

ECONOMIE - La chute de Mouammar Kadhafi pourrait laisser la place à de nouvelles entreprises...

Les combats font encore rage à Bab al Aziziah, le quartier général de Mouammar Kadhafi, et le dictateur libyen reste introuvable. Mais dans toutes les têtes se posent déjà la question de l’exploitation de la principale ressource du pays: le pétrole. Car la Libye avait, avant le début du conflit, une capacité de production d’1,6 millions de barils par jour, selon l’AIE, et les cartes pourraient être redistribuées.

Les contrats seront honorés

A la suite de déclarations un peu énigmatiques du CNT (Conseil national de transition) plusieurs observateurs ont craint que l’ensemble des contrats pétroliers signés sous le régime Kadhafi soient remis en cause à la chute du dictateur. Ce ne sera pas le cas, comme l’a confirmé mardi Ahmed Djehani, un haut représentant des opposants. «Les contrats dans le domaine pétrolier sont absolument sacro-saints», a déclaré Ahmed Djehani dans un entretien accordé à Reuters TV mardi soir.

Les entreprises étrangères installées dans le pays ont du pousser un «ouf» de soulagement. L’Italien Eni, dont le patron a reconnu mercredi avoir été «http://www.lefigaro.fr/icones/coeur-.gifen contact quasi-quotidien avec la rébellion libyenne depuis avril», a déjà envoyé plusieurs de ses dirigeants dans l’est du pays pour étudier une reprise de l’activité. Ils estiment un retour progressif de l’exploitation en 2012, et un retour à la normal en 2013.

Avantages aux pays qui ont combattu

Mais les cartes pourraient bien être redistribuées. Les rebelles ont déjà mis la main sur plusieurs puits et entreprises, notamment l’Arabian Gulf Oil Company (Agoco), d’une capacité de plus de 440.000 barils par jour. Plusieurs candidats sont sur le coup. Les analystes et les spécialistes du secteurs estiment que le français Total et l’italien Eni pourraient émerger comme les grands gagnants de la redistribution des cartes en Libye. Parce que les deux pays sont déjà les deux plus gros importateurs de pétrole libyen, avec respectivement 376 et 205 millions de barils importés chaque année, mais surtout du fait du fort soutien dont ont fait preuve Paris et Rome à l'égard des rebelles. L’Italie aurait là un petit avantage, comme l’a rappelé le ministre italien des affaires étrangère Franco Frattini: «Les installations ont été construites par des Italiens, (par la société de services pétroliers Saipem), et par conséquent il est clair qu'Eni jouera le premier rôle en Libye à l'avenir».

Mais la compagnie nationale du Qatar ou la société de négoce Vitol, pas encore présents dans le pays, seraient également sur les rangs (la première grâce à l’appui militaire du Qatar et la seconde grâce à son appui logistique au cours du conflit). Tout comme l’autrichien OMV, l'allemand Wintershall, déjà présents, mais qui ont reconnu ne pas avoir entamé de négociation à ce jour avec les rebelles. Shell et BP, qui ne produisent pas encore dans le pays,  pourraient aussi mener des explorations mais n’ont pas encore fixé de calendrier.

Thibaut Schepman
 

Libye: La Chine revoit son attitude vis-à-vis du CNT

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Créé le 24/08/2011 à 14h40 -- Mis à jour le 24/08/2011 à 17h25
La Chine cherche à préserver ses intérêts pétroliers en Libye

La Chine cherche à préserver ses intérêts pétroliers en Libye REUTERS/Bob Strong

ECONOMIE - Inquiète pour ses intérêts pétroliers, la Chine décide de faire de l'œil aux insurgés libyens...

Après avoir longuement hésité sur l’attitude à adopter face à la contestation libyenne, la Chine est maintenant en contact avec le Conseil national de transition formé par les insurgés. Ce mercredi, elle a même appelé à une «transition stable du pouvoir» en Libye.

Cette déclaration constitue jusqu'à présent le signe le plus clair que Pékin semble désormais prêt à considérer les insurgés libyens comme les représentants légitimes de leur pays au détriment de Mouammar Kadhafi. Un changement de position pour le moins surprenant car jusqu’à récemment, la Chine gardait ses distances avec la rébellion libyenne.

Premiers contacts

En mars 2011, alors que l’ONU décide d’une intervention militaire en Libye, la Chine (et avec elle, la Russie) refuse de voter la résolution 1973 qui autorise «toutes les mesures nécessaires» pour assurer la protection des civils contre Kadhafi mais n’appose pas son veto. Pendant plusieurs mois, Pékin va demander l’arrêt des opérations militaires en Libye et prôner une résolution «pacifique» du conflit.

Las. En juin, La Chine se résigne à entrer en contact avec le CNT, tout en insistant pour que le conflit se «résolve par des moyens politiques et que l'avenir de la Libye [soit] décidé par le peuple Libyen».

Pékin inquiet pour ses intérêts

En août et alors que le régime de Kadhafi s’effondre, la Chine passe à la vitesse supérieure. Dans un communiqué, le porte-parole chinois Ma Zhaoxu déclare: la Chine «respecte le choix du peuple libyen et espère une transition stable du pouvoir». […] «Nous avons toujours accordé de l'importance au rôle majeur joué par le Conseil national de transition dans la résolution des problèmes de la Libye et nous maintenons un contact avec lui.»

En réalité, Pékin craint que le changement de régime n’altère ses intérêts économiques et surtout pétroliers. Avant le conflit, la Chine, deuxième consommateur mondial d'hydrocarbures, importait environ 150.000 barils de brut libyen chaque jour, soit environ 3% de ses importations. Et peu de temps avant leur prise de pouvoir, les rebelles avaient mis en garde les pays qui ne les soutenaient qu’à moitié. «Nous n'avons pas de problème avec les entreprises des pays occidentaux comme l’Italie, la France et les Britanniques», avait déclaré Abdeljalil Mayouf, un porte-parole de la compagnie pétrolière pro-rebelles Jamahiriya Agoco. «Mais nous pouvons avoir quelques problèmes politiques avec la Russie, la Chine et le Brésil.» D’où les appels du pied de la Chine en direction du CNT.

La Chine disposée à œuvrer pour la reconstruction

Hormis la préservation de ses intérêts pétroliers en Libye, Pékin se dit prêt à œuvrer aux côtés des Nations Unies «pour promouvoir une rapide stabilisation en Libye et une évolution rapide vers la réconciliation et la reconstruction», a déclaré mardi le ministre chinois des Affaires étrangères, Yang Jiechi. La Chine a laissé entendre qu’elle ne souhaite pas voir les Occidentaux prendre une trop grande importance dans la coordination des efforts pour la Libye de l’après-Kadhafi. En revanche, elle a incité l’ONU à jouer «un rôle moteur» et pousse pour que les Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud), exercent une «influence active» en Libye.

Elisa Bertholomey

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