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06/09/2011

AL-QUAIDA N'EST PAS MORTE VOICI SES NOUVEAUX CHAMPS SELON LE JOURNAL LE FIGARO ! SURTOUT QU'ELLE VIENT DE METTRE PIED EN LIBYE ON VERRA CE QU'ON VERRA !

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La nébuleuse al-Qaida à la merci de ses chefs locaux

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Par Georges Malbrunot Publié le 02/05/2011 à 21:00 Réactions (67)
L'Égyptien Ayman al-Zawahiri, est le favori pour remplacer Oussama Ben Laden.
L'Égyptien Ayman al-Zawahiri, est le favori pour remplacer Oussama Ben Laden. Crédits photo : Anonymous/AP

Les branches régionales du réseau terroriste pourraient bénéficier d'une plus grande marge de manœuvre. Des tensions risquent aussi de naître autour de la succession de Ben Laden.

Al-Qaida a perdu son chef emblématique. À travers le monde, les djihadistes, qui avaient fini par le croire invincible, sont «catastrophés». Mais, de l'avis général, la disparition d'Oussama Ben Laden n'aura qu'un impact limité sur la nébuleuse terroriste, si ce n'est un renforcement de son autonomisation.

«Symboliquement, sa mort est une perte énorme pour la mouvance djihadiste», nous affirme depuis le Yémen Nasser al-Bahri, son ancien garde du corps. «Mais ce n'est pas pour autant la fin d'al-Qaida, ajoute-t-il. Ben Laden savait qu'il pouvait mourir à tout instant. C'est pourquoi il nous demandait souvent d'être autonomes là où nous serions positionnés, après l'Afghanistan.»

Même si les attentats du 11 Septembre ont surpris Ben Laden par leur ampleur, la fragmentation de son organisation, qui a suivi, avait été voulue par celui qui était alors en fuite dans les montagnes afghanes. Quelques jours après les premiers bombardements américains sur l'Afghanistan, à l'automne 2001, Ben Laden ordonna la dispersion de ses troupes. Les petites mains rentrèrent chez eux en Europe ou au Maghreb. Certains cadres, comme Mohammed Attef, le chef militaire d'al-Qaida, furent abattus. D'autres, comme Saïf al-Adel, en charge de la sécurité, trouvèrent refuge auprès des gardiens de la révolution en Iran. D'autres encore, comme son secrétaire Nasser al-Wahishi, revinrent chez eux au Yémen, pour y fonder, quelques années plus tard, al-Qaida dans la Péninsule arabique (Aqpa), résultat de la fusion entre les branches saoudienne et yéménite.

Désormais, ce sont les succursales en Irak, au Yémen, en Somalie et au Maghreb qui vont faire parler d'elles, al-Qaida central n'étant plus en mesure de perpétrer une opération sur le sol occidental depuis les attentats de Londres en juillet 2005.

Al-Qaida se transforme peu à peu en une idéologie fondée sur un principe très simple: «Celui qui veut lutter contre les Américains doit rejoindre les branches d'al-Qaida sur le terrain», explique un autre ancien djihadiste repenti.

Pourchassé par les forces spéciales américaines, Ben Laden n'a plus que le pouvoir des mots. Il concentre désormais ses efforts sur ses messages vidéo, qui deviendront ensuite de simples enregistrements audio. Sa capacité de transmettre des ordres à l'étranger devient quasi nulle. «Dans ces conditions, sa disparition ne changera pas grand-chose à l'idéologie qui sous-tend aujourd'hui al-Qaida», constate al-Bahri. D'autant moins que la plupart des dirigeants des branches locales ont personnellement prêté serment à Ben Laden. Dans l'immédiat se pose, toutefois, l'épineux problème de la succession à la tête d'al-Qaida. Son numéro 2, l'Égyptien Ayman al-Zawahiri, est le favori pour remplacer son compagnon de djihad. Mais al-Zawahiri n'est pas Ben Laden. Ce dernier, sans être charismatique, en imposait par son passé entièrement dévoué à la guerre sainte, et son sens de l'écoute était apprécié des djihadistes, qui affluaient dans les camps afghans jusqu'en 2001. «Zawahiri ne possède pas les qualités requises pour diriger al-Qaida», affirme al-Bahri, qui l'a très bien connu. «De nombreux membres d'al-Qaida, notamment ceux originaires de la Péninsule arabique, n'accepteront pas sa tutelle», ajoute-t-il, se rappelant les fréquentes disputes entre les Saoudiens et les Égyptiens autour d'al-Zawahiri qui voulaient «contrôler» le chef d'al-Qaida.

Ces incertitudes sur l'après-Ben Laden suggèrent un risque d'éclatement de la mouvance, voire de renforcement de l'autonomisation des succursales d'al-Qaida, comme c'est déjà le cas en Irak, où l'entité locale est composée essentiellement de nationaux. «Est-ce plus dangereux? Chacun faisant ce qu'il veut dans son coin, il faut attendre pour le savoir», estime le juge antiterroriste Marc Trévidic. Mais déjà certains experts s'attendent à ce que, sans Ben Laden, al-Qaida renforce son action contre Israël.

La principale menace vient de la filiale yéménite

Pour les États-Unis et l'Occident plus généralement, à moyen terme, la principale menace vient de la filiale yéménite et des «home grown terrorists», ces terroristes maison qui s'inspirent de la mouvance globale. Ces derniers mois, des mouvements ont été repérés entre les zones afghano-pakistanaises et le Yémen, où les membres d'Aqpa sont à la recherche d'«experts» leur permettant d'améliorer la qualité de leurs actions, qui ont avorté jusque-là. À Sanaa, la fin prévisible du régime d'Ali Abdallah Saleh, allié des États-Unis contre al-Qaida, peut également offrir une respiration à Apqa.


ACTUALITÉ International

  • Les nouveaux champs de bataille d'al-Qaida 

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    Par Georges Malbrunot Mis à jour le 05/09/2011 à 12:28 | publié le 04/09/2011 à 12:09 Réactions (17)
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    INFOGRAPHIE - La nébuleuse djihadiste a été contrainte de changer ses modes d'action, mais elle n'a pas rendu les armes.


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    » La montée en puissance de la branche sahélienne

    » L'Iran, un allié de circonstance

    Il y a quelques années, les services de renseignements marocains et français réussirent à démanteler une cellule d'al-Qaida implantée à Tanger, qui devait commette un attentat à l'explosif. Ses commanditaires ne venaient pas du Pakistan, où se cachait Oussama Ben Laden, mais d'Arabie saoudite. Et au Maroc, ses agents opérationnels avaient recruté, comme couverture, un proxénète qu'ils rétribuaient grassement.

    «Les terroristes sont prêts à s'allier avec des gens à l'opposé de leurs supposés principes», rappelle un maître espion. Et dix ans après la tragédie du 11 Septembre, poursuit un de ses collègues policiers, «le monde est désormais confronté à une dynamique de menaces régionales posées par les succursales d'al-Qaida à travers la planète». Traquée par les drones américains à la frontière afghano-pakistanaise, la direction d'al-Qaida, autour d'Ayman al-Zawahiri, qui a succédé à Ben Laden après son élimination, en mai, ne constitue plus la menace principale pour l'Occident.

    Diffuse, celle-ci est aujourd'hui portée par les branches d'al-Qaida dans la péninsule arabique (Aqpa), au Maghreb (Aqmi), et plus généralement en Afrique, où «elle se métisse avec de la criminalité organisée et des trafics en tout genre».

    Un «second Afghanistan»

    Sous la contrainte, les modes d'action aussi ont évolué. Ben Laden rêvait de rééditer un attentat d'envergure comme ceux du 11 septembre 2001. Souvent à court d'argent, les terroristes privilégient désormais l'attentat-suicide en solitaire, plus facile à réaliser, ou encore l'empoisonnement à partir d'une recette dénichée sur Internet, sans oublier les prises d'otages, appelées encore à se développer, en Afrique en particulier.

    Parmi les filiales de l'organisation terroriste ayant vu le jour ces dernières années, al-Qaida dans la Péninsule arabique est la plus dangereuse, pour les Américains surtout. À la fois pour des raisons historiques et géographiques. Le Yémen, où Aqpa s'est sanctuarisée depuis 2009, est la patrie ancestrale de Ben Laden. Ses chefs - Nasser al-Wahishi et Qassem al-Rahimi - furent respectivement le secrétaire de Ben Laden et un cadre militaire d'al-Qaida en Afghanistan dans les années 1990. En outre, le Yémen est un «second Afghanistan», avec ses grottes pour se cacher et ses tribus qui prospèrent.

    Ces dernières années, Aqpa a planifié deux attaques contre des villes américaines, qui échouèrent, et inspiré un jeune soldat américain d'origine musulmane qui réussit, lui, à tuer 13 militaires sur leur base. Aujourd'hui, Aqpa voudrait produire du ricin, un poison destiné à être dissimulé dans de petites bombes. La plus imaginative des filiales d'al-Qaida cherche ainsi à «monter» des attaques de moindre envergure, mais qui doivent susciter la panique au sein de la société américaine et l'hémorragie au sein d'une économie qui se trouverait contrainte de dépenser d'importantes sommes d'argent pour sécuriser le trafic aérien, notamment.

    Pour l'exécution de ses sales besognes par des «terroristes maison», Aqpa et son prédicateur américain d'origine yéménite, Anwar al-Awlaqi, mise sur Inspire, son magazine en anglais sur le Net. Aqpa a également noué des contacts avec les Chebabs somaliens de l'autre côté de la mer Rouge, où affluent des apprentis djihadistes venus d'Europe et des États-Unis. Une éventuelle jonction entre Apqa et les pirates qui opèrent dans le détroit d'Aden inquiète aussi l'Occident. Mais ce sont surtout les conditions de la lutte antiterroriste à mener au Yémen qui viennent de conduire les Américains à un certain désengagement au profit de l'Arabie saoudite voisine, la seconde cible d'Aqpa. L'armée américaine construit actuellement un aéroport dédié aux drones dans le sud du territoire saoudien, non loin de la frontière yéménite, pour de futures opérations coups de poing chez le turbulent voisin, secoué depuis six mois par une révolte à l'issue encore incertaine.

    Banditisme et rançons

    Si al-Qaida en Irak a été très sévèrement affaiblie - grâce à l'appui des tribus -, en Afrique, en revanche, Aqmi se nourrit du terreau du banditisme, des rançons payées pour libérer les otages et, dernièrement, grâce aux canons et aux missiles sol-air récupérés dans les casernes du colonel Kadhafi.

    Encore loin des feux de l'actualité, une autre de ces menaces sévit plus au sud : celle de la secte Boko Haram, dans le nord-est du Nigeria. Une secte intégriste qui refuse non seulement les valeurs du christianisme, majoritaire au Nigeria, mais aussi toutes les autres valeurs occidentales. Comme au Yémen ou en Afghanistan, Boko Haram se nourrit de la décomposition de l'État nigérian. C'est elle qui vient de revendiquer l'attentat contre le siège des Nations unies, à Abouja, qui a tué 18 personnes il y a une semaine.

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