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06/09/2011

USA : OBAMA A ETE ELU PAR DEFAUT ET SURTOUT PAR EXHOTISME QU'IL DEGAGE COMME NOS LEADERS A NOUS QU'IL VIENT DE DEGAGER !

Août 2011 : Obama fait-il "sa" crise ?

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Agacé ? Blessé ? Depuis son arrivée à Martha's Vineyard, pour un séjour critiqué par les Républicains entre autres, 44th semble plutôt renfermé sur lui-même et vivre reclus dans Blue Heron Farm. Ce n'est pas le titre du Daily Beast "Obama burries himself in books" -s'enterre dans les bouquins- qui va le retaper. Depuis plusieurs semaines, c'est un Obama solitaire, grave et sourcilleux que les médias suivent. Pas sûr que ce soit une bonne stratégie pour le candidat 2012.
110821_barack_obama_605_ap.jpgCrédit photo AP

Les derniers mois éprouvants de Washington et les sondages Gallup de popularité à 42% ont de quoi fâcher Obama. Il a de plus en plus de mal à convaincre les Américains qui, à 73%, disent que leur pays n'est pas sur la bonne voie. Raison de plus pour afficher son plaisir d'être en famille à pratiquer de multiples activités. On attendait les vacances de Martha's Vineyard pour voir resurgir le baigneur, cycliste bon vivant avec les siens. Et le voir récupérer sa bonne humeur. Mais il en fait un minimum. Assaisonné de maigres commentaires de la presse comme Politico qui parle de ses vacances à feu d'or (ritzy vacation) en signalant qu'il mène une existence "d'ermite", même s'il va acheter deux bouquins dont un polar avec ses filles. Les autres médias font de même. À croire que le service de presse a bien fait son boulot et suggéré qu'on en parle le moins possible.
Mais il ne s'agit pas que des vacances. Depuis des mois, on entend moins et on a perdu de vue Michelle, Malia et Sasha, les femmes de sa vie, très présentes jusqu'à peu. Où sont-elles passées ? Elles humanisaient la fonction. Michelle et ses combats contre la malbouffe et l'obésité des enfants, la campagne Let's move avec Beyoncé ou encore les voyages où toute la famille se déplaçait pour voir le pape ou la reine d'Angleterre avaient installé l'image d'une présidence pas comme les autres, humaine et chaleureuse à laquelle les first daughters étaient associées.
Autour de lui, cool, "normales" et sympa elles incarnent la first family décontractée et curieuse du reste du monde. Lors des deux premiers étés de Martha's Vineyard, on avait compris qu'il faisait partie d'une génération qui traite en plein été les problèmes -même les plus ardus- en bermuda tout en s'occupant de sa famille. Et ça le rendait plutôt sympa. Peut-être nous réserve-t-il une débauche d'apparitions avec sa tribu avant son retour à Washington ? On peut craindre que les 150 personnes de l'administration qui sont sur l'île pour travailler ne gâchent un peu la "fête" avec leur stratégie d'isolement. Et leurs convois "mortuaires". C'est dommage.
Stratégie dont on a déjà vu le contour, avec son déplacement en bus noir dans le Midwest en août. Le New York Times avait montré la caravane sillonnant les routes. Et cela avait un caractère sinistre et inhumain. Pour un rural tour -tournée rurale- c'était très Washington aux champs. Si c'est le schéma de la campagne 2012, cela fait un peu peur. Les vrais gens vont peu apprécier.
Revenons aux vacances : à quand le retour de ce qui a fait le succès de cette first family : leur plaisir visible d''être ensemble et d'incarner un bon vieux rêve américain ?
 
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Crédits : NYT/AP - La caravane  quittant Heron Blue Farm vendredi 19 aout


Obamazoom est le blog, au jour le jour, de la présidence de Barack Obama. Observateur engagé, ce blog analyse son action, celle de son administration et son influence sur la société américaine. A partir d’une multitude de sources, il observe également les mouvements de la société américaine depuis l’élection de son quarante-quatrième président en novembre 2008. Ecrit à deux, il se veut un décrypteur subjectif de la présidence d’Obama, en fixant les petits et les grands faits de ce président vraiment pas comme les autres.

Washington pète les plombs

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Washington touche chaque jour un peu plus le fond. Jamais, dans toute l'histoire des Etats-Unis, un président n'avait eu à déplacer la date de son discours au Congrès, discours sur le sujet qui concerne le plus les Américains, le seul, même: l'emploi. 
Il est vrai que la Maison Blanche a fait preuve d'un amateurisme de classe mondiale en annonçant le discours de POTUS en même temps que le débat entre les candidats Républicains à l'investiture de leur parti. Il a donc fallu remettre le speech de Barack Obama au lendemain 19 heures, heure de Washington, comme le souhaitait John Boehner, le leader des Républicains à la Chambre des Représentants. 
44th a-t-il eu raison de céder ? 
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Certains critiques voient dans la décision de la Maison Blanche de déplacer de 24 heures l'allocution de 44th, un signe supplémentaire qu'Obama est incapable de résister au GOP, qu'il est toujours prêt à accepter les conditions de ses adversaires, sans aucun gain politiqueau bout du compte. 
Mais, en dehors de l'énorme bourde de choisir une date sans s'assurer avant qu'elle n'est pas déjà occupée par un événement de portée nationale, l'attitude de BO est intelligente, comme le soulignait le Washington Post. S'il avait persisté, les médias ne se seraient intéressés qu'aux histoires de processus et non au discours lui-même. En laissant les Républicains mener leur affaire avant de prendre la parole, il s'assure qu'il n'y aura pas de parasitage. 
Obama aurait tout à fait pu s'adresser aux Américains du Bureau Oval. Mais il veut lancer le message que la création d'emplois n'est pas une affaire qui concerne la seule Maison Blanche, mais tout autant le Congrès. 
Ce qui est exaspérant dans cette histoire, c'est qu'elle révèle l'incapacité d'Obama à confronter ses adversaires politiques. Selon son porte-parole, 44th espérait que, revenus de leurs vacances, les membres du Congrès seraient "emplis de bonne volonté bi-partisane". C'est à pleurer ou à rire. Il n'y a et il n'y aura aucune "bonne volonté bi-partisane" de la part des Républicains dont le seul objectif est de faire d'Obama un "one term président", l'homme d'un seul mandat. 
Chaque jour apporte son lot de déception pour les partisans du président. Ce vendredi, la Maison Blanche a annoncé qu'elle abandonnait le projet de faire voter par le Congrès un plan qui aurait réduit de manière drastique les émissions de CO2 dans l'atmosphère, ce qui avait été recommandé par l'Environmental Protection Agency ainsi que la communauté scientifique. Les millions de dollars dépensés par les lobbies des entreprises les plus polluantes ont eu raison de ce projet de loi. Mais les Démocrates eux-mêmes redoutaient que la réglementation beaucoup plus stricte sur les émissions toxiques coûte très cher politiquement au président et à son parti qui n'en a pas besoin au moment où les économistes révèlent que le nombre d'emplois créés le dernier mois a été égal à zéro. 

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