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15/09/2011

CONGO/KINSHASA : COMME JE N'AI CESSE DE LE DIRE : JOSEPH KABILA KABANGE MET EN AVANT SON BILAN ACCOMPLI EN 5 ANS SEULEMENT ! RAISON DE VOTER POUR LUI N'EST-CE PAS ?

Candidat à la présidentielle : J. Kabila s’engage à faire du Congo un pays émergent
(Le Potentiel 15/09/2011)


Le président Joseph Kabila, candidat à sa propre succession, a exprimé hier mercredi à Kinshasa sa ferme conviction de rempiler le 28 novembre 2011. « Mon ambition est l’émergence du Congo », a-t-il déclaré dans son discours-bilan devant quelque 4.000 partisans représentant 200 partis politiques et 286 associations membres de la Majorité présidentielle (MP) dans sa ferme de Kingakati (commune de Maluku).

« Père de la démocratie congolaise, artisan de la paix et de la modernisation de la République démocratique du Congo », tel que l’a présenté dans son introduction Aubin Minaku, secrétaire exécutif de la Majorité présidentielle (MP) ayant endossé sa candidature, Joseph Kabila a rassuré les 4.000 représentants des partis et associations constituant sa famille politique sur ses chances de succès à la présidentielle du 28 novembre 2011.

« En 5 ans, nous avons ensemble fait avancer le Congo. Il n’y a plus d’incendie à l’Est, sinon des brasiers. La dette extérieure est allégée, il y a la relance des investissements, plusieurs projets ont démarré dans le cadre des Cinq chantiers. Les fondations solides ont été lancées. Mon ambition n’est plus ou moins que l’émergence du Congo comme un pays de référence », a-t-il déclaré.

Voulant d’un Congo émergent qui doit « accéder au statut de puissance agricole », compte tenu de ses 80 millions d’hectares de terres arables dont seuls 11 millions sont à ce jour mis en valeur, il a aussi promis la modernisation du monde rural « pour réduire la fracture avec le monde urbain » et le regroupement des villages ayant accès à l’eau et à l’électricité.

« Le bien-être des Congolais » étant la « finalité » de son programme, il projette la création d’une banque de l’habitat, une diplomatie de paix et d’émergence, la maximisation de la plus value en évitant le surendettement bancaire.

« Ensemble et comme le démontre l’expérience des dix dernières années, je réaffirme qu’ensemble, mobilisés et déterminés, nous allons gagner le défi de la modernisation et de la construction de notre pays », a-t-il souligné. Il s’est engagé à « faire du Congo ce don béni du ciel, un grenier agricole, un pool économique et industriel, une terre de paix, une puissance régionale au cœur de l’Afrique ».

Dans son programme 2011-2016, « l’éducation, facteur de la modernisation, sera la priorité » en même temps que sera réhabilité le cours de civisme. En outre, un accent sera mis sur le développement de la classe moyenne, la formation aux valeurs en faisant de la rigueur dans la lutte contre l’impunité, la jeunesse, la Fonction publique, l’économie informelle, les exploitants agricoles, une saine concurrence, un meilleur accès au crédit et à l’habitat.

Kabila « accepte » l’appel du peuple

« Il est des appels qui interpellent, notamment celui que m’ont adressé mes compatriotes m’invitant à présenter ma candidature à l’élection présidentielle. Par-delà d’être élu, je suis d’abord conscient de la charge à laquelle le peuple m’avait convié en 2006. J’en connais les exigences et je mesure votre confiance », a-t-il déclaré en guise d’introduction.

Après avoir dit sa « détermination » à se montrer « digne de cette confiance », Joseph Kabila a « accepté » d’être candidat à la prochaine présidentielle avec « humilité et en toute responsabilité ». C’est ainsi qu’il a rempli les formalités d’usage. « Dieu aidant, je suis convaincu que nous allons gagner. Je suis convaincu que vous et moi, nous avons une passion, une vision, un objectif », s’est-il réjoui.

A son avis, « l’élection présidentielle a pour objectif de permettre à la jeunesse de choisir ce qu’elle veut devenir, de choisir les voies et moyens pour y parvenir, de choisir celle ou celui qui va l’y conduire ». Il a mis en évidence le fait que les Congolais sont « aguerris » et savent qu’il est un « homme de parole » en toutes circonstances.

« Je n’ai pas pour habitude de promettre ce que je ne peux pas réaliser. Je vous ai promis de pacifier le pays, je l’ai fait. Pour 2005-2006, j’avais promis d’organiser les élections, l’engagement a été tenu. J’avais promis la reconstruction du pays, cette reconstruction a bien commencé. Aujourd’hui, je vous promets que je ferai du Congo un pays émergent, et ce sera fait », a insisté le président de la République.

Et pour que les prochaines soient transparentes, crédibles, démocratiques et organisées dans un climat apaisé, Joseph Kabila en a appelé au « sens de responsabilité les responsables de la CENI, les acteurs politiques de l’Opposition et du pouvoir ». Soulignant que « le peuple a toujours fait montre de dignité et de maturité ».

Un bilan positif

Joseph Kabila fonde sa « vision pour le Congo » sur le bilan « positif » de son quinquennat 2006-2011 obtenu grâce, ainsi qu’il l’a souligné, à « une équipe rôdée, déterminée et performante ». Ainsi, s’est-il félicité, « mon bilan est, pour le moins, positif ».

A l’élection présidentielle du 28 novembre 2011, « la décision appartient à un arbitre expérimenté et objectif » qu’est le souverain primaire. « Au bout de 50 ans d’indépendance, le peuple a tout entendu, tout vu, tout connu. Il sait qui est qui dans notre pays. Il sait aussi qui a fait quoi et pour quels résultats. Notre peuple sait qui a la parole, qui a quelle parole, qui n’a que la parole », a-t-il fait remarquer. Il a rappelé qu’aux termes de la Constitution, les élections sont organisées tous les cinq ans pour permettre au peuple de se déterminer.

« De mon mandat d’il y a cinq ans, je rends compte », a-t-il indiqué, s’appesantissant sur sa vision, son programme destiné à restaurer un Etat de droit et à développer le Congo après son accession en janvier 2001 à la magistrature suprême dans des conditions dramatiques, l’assassinat de son père à qui il a succédé.

Il a rappelé la situation dans laquelle l’AFDL a trouvé le Congo le 17 mai 1997. « Le pays était en banqueroute, le territoire morcelé. Le pays était affaibli par la guerre, miné par les rébellions », a rappelé Joseph Kabila. Quant à l’économie qu’il fallait réhabiliter, elle était caractérisée par une « gestion patrimoniale et prédatrice », la disparition progressive des industries, l’arrêt des investissements majeurs tandis que la Gecamines était pratiquement en faillite, entraînant dans sa chute d’autres entreprises telles la SNCC et l’ex-Onatra), la disparition de 50% des emplois.

Le chef de l’Etat a stigmatisé l’état de délabrement dans lequel se trouvaient les infrastructures sociales et sanitaires, l’énormité de la dette publique évaluée à plus 10 milliards USD, l’hyperinflation, les difficultés des ménages, le chômage élevé, la pauvreté, la rupture totale de la coopération ainsi que la destruction des routes « indispensables au développement ».

C’est de cette situation qu’a héritée Joseph Kabila début 2001, période au cours de laquelle « la route Matadi-Kinshasa était une succession de bourbiers » et les principaux axes routiers (Kisangani-Nyanya, Nyanya-Beni, Kinshasa-Kikwit, notamment) étaient dans un très mauvais état.

Aujourd’hui, la reconstruction de la RDC se remarque dans tous les secteurs de la vie nationale, particulièrement dans les infrastructures de base.

 

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