Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Avertir le modérateur

15/09/2011

CONGO/KINSHASA : ITURI LE PROCHAIN LEITMOTIV OCCIDENTAL ET DE SES CIGOGNES ?

Pétrole de lIturi : le premier baril projeté à l’horizon 2015

L’exploitation du pétrole du lac Albert peut débuter en 2015. L’annonce a été faite le 19 aout 2011 par les responsables d’Oil of DR Congo. C’était au cours d’une rencontre avec  les représentants de communautés de base et de la presse de l’Ituri. Cette société de droit congolais, qui s’est vue confier les travaux d’exploration des blocs 1 et 2 du lac Albert du coté congolais, se propose d’entamer les études  sismiques sur ce lac Albert au début du mois de septembre 2011. Ceci, en vue de localiser les cuvettes renfermant cet or noir et en déterminer les potentialités de ses réserves en termes de baril. C’est la société ougandaise TESLA-IMC qui a gagné le marché pour ce sondage sismique.  Ces travaux vont couter deux millions 700 milles dollars pendant 18 mois.
Quant aux travaux de forage, Oil of DR Congo les a situés à 18 mois après cette campagne sismique.
Oil of DR Congo s’est félicité d’avoir, dans un temps record, réalisé ce que  d’autres entreprises ayant signé le CCP avec la RDC n’ont pas pu faire jusqu'à ce jour.  Dans l’espace d’un an et demi d’existence Oil of DR Congo est déjà à l’étape de l’étude sismique après avoir effectué le rassemblement des données géologiques et sismiques disponibles, la production d’une étude d’interprétation détaillée et la détermination des potentialités, le rassemblement des données gravimétriques et magnétométriques nécessaire à  l’identification de la grille sismique, le bornage des blocs 1 et 2 en mars 2011 par IRAGI et l’étude d’impacts environnemental en mars 2011 en pars 2011 par OEMS.
Ces étapes, à en croire les hommes de OIl of DR Congo,  prennent généralement entre cinq et six ans aux autres entreprises. Ils attribuent leur prouesses  au fait que plusieurs données leur ont été  fournies par des sociétés qui ont travaillé du coté ougandais  sur le même lac.
Oil of DR Congo est une société mise en place par l’association Caprikat-Foxwelp de connivence avec le gouvernement congolais. L’association Caprikat-Foxwelp a signé le contrat de partage de production (CPP) avec la RDC le 5 mai 2010. Ce contrat a été approuvé par le décret présidentiel du 18 juin 2010.

Total n’a pas racheté les actions.
Plusieurs intellectuels de l’Ituri considèrent que l’association Caprikat-Foxwelp  n’est pas du tout crédible puisque non répertoriée parmi les géants pétroliers du monde.  Beaucoup craignent que cette entreprise ne soit une « aventure » qui n’attend que le moment venu pour revendre ses actions aux « majeurs ». Déjà, à Bunia, des bruits persistants font état de l’achat d’OIL Of DR Congo par Total.
Faux, ont rétorqué les responsables d’Oil of DR Congo. Pour eux, généralement, les majeurs craignent de prendre des risques dans l’exploration du pétrole. Cette étape qui englouti  beaucoup des millions de dollars ne garanti rien s’agissant de trouver le pétrole. Plusieurs sociétés ont parfois englouti des sommes d’argent pour des puits de pétrole qui ont été refermés faute de l’existence de cet or noire.  La coutume est donc de partager ces risques entre plusieurs sociétés. Comme pour dire qu’Oil of DR Congo n’exclu pas la possibilité de vendre certaines actions aux autres. Pour l’instant Oil of DR Congo n’a pas encore vendu des actions aux tiers, ont soutenu ses responsables.
Dans sa dernière livraison, le journal le Pacificateur  croit savoir que l’association Caprikat-Foxwelp serait coincée par le gouvernement de Kinshasa. Pour ce mensuel qui paraît en Ituri , Kinshasa serait dans un dilemme entre les propositions lui faite par Total et les fonds déjà versés par Caprikat-Foxwelp.  Total aurait, selon ce confrère,  déjà proposé au gouvernement congolais 80 millions de dollars pour reprendre le bloc 1  du bloc 1 du lac Albert des mains de Caprikat-Foxwelp. Ce qui est de loin supérieur aux 20 millions de dollars que Caprikat avait versé aux instances de la RDC. Comme pour dire que dans cette période électorale où le pouvoir cherche du cash, tout peut arriver.


De l’appui social
Pour les responsables de Oil of DR Congo, leur société est allé au delà ce qui est prévu dans le contrat de partage s’agissant de l’appui social. 450 000 dollars ont été investi s dans le social alors que le CPP avait prévu 250 000 dollars par an.
De cet argent, 5 jeeps et 20 motos ont été remises  à la Police de Bunia. Un centre médical a été réhabilité à Kasenyi dans le territoire d’Irumu. Ce centre est approvisionné mensuellement en médicament (500 kgs) et supervisé par un médecin engagé par OIL of DR Congo.  Des études pour la réhabilitation de la centrale hydroélectrique de Budana on t été réalisées en vue de doubler sa capacité de livraison en plus qu’un million de dollars ont été versés dans le « basket found » initié par le chef de l’Etat congolais pour les travaux d’amélioration de la desserte en eau et électricité dans le district de l’Ituri. Les études s de faisabilité pour le forage des puis d’eau à  Kasenyi sont déjà terminées et les travaux seront entamés incessamment. Le projet de l’amélioration de l’usine de captage d’eau de Saio à Bunia est en cours. Ce qui pourra faire passer la production de 100 à 200 mètres cubes. Sur le plan sportif,  Oil of DR Congo s’engage à sponsoriser, dès la saison sportive prochaine,  trois clubs de football de l’Ituri. Il s’agit de FC salongo, FC Gambela et de CS Eldorado.
Les blocs 1 et 2 s’étalant sur trois territoires du district de l’Ituri (Irumu, Djugu et Mahagi), l’assistance a déploré que ces premières actions sociales de Oil of DR Congo ne soient concentrées qu’en territoire d’Irumu.  Les représentants des communautés de base ont aussi plaidé pour le recrutement de la main d’œuvre locale.
Dans une région où avait sévi une guerre interethnique, il est souhaitable de poser des actes palpables partout en vue d’éviter des interprétations tendancieuses dans cette région où certaines langues faisaient passer le pétrole pour l’une des sources de ce conflit.
Joska

Ituri : Bras de fer entre operateurs économiques et FONER

Après la grève des commerçants de Bunia, ceux du territoire d’Aru leur ont emboité les pas. Robert Amasi, le président de la FEC en territoire d’Aru a annoncé, le jeudi 26 août 2010, la décision prise par les hommes d’affaires d’Aru de ne plus payer des redevances à FONER et au service d’hygiène. Comme ce fut le cas pour les commerçants de Bunia, ceux d’Aru déplorent   le manque d’entretien des tronçons routiers Ngote-Aru et Ariwara-Kengezi base par FONER alors même que des fonds sont perçus à différentes barrières pour ce faire. Robert Amasi a aussi annoncé l’éventualité d’une grève de commerçants au cas où un véhicule arrivait à être bloqué sur une barrière par FONER ou le service d’hygiène. Robert Amasi à  aussi déploré le fait que les commerçants sont obligés de faire le cabotage par l’Ouganda pour se rendre à  Bunia, chef lieu du district occasionnant des dépenses supplémentaires fautes des bonnes routes du coté congolais.
Déjà, le vendredi 27 août 2011, un arrêt d’activité a été observé à Aru, les commerçants exigeant la libération d’un vehicule bloqué à une barrière de Foner. Cette grève a pris des allures inquiétantes au point de paralyser toutes les activités à  Aru centre, à  Ariwara et Imbokolo. Les biens de premières nécessités se font de plus en plus rares, de même que le carburant. Le commissaire de district Assistant de l’Ituri, Avo Eka, a fait le déplacement d’Aru pour tenter de calmer cette situation.
C’est clair que la grève des commerçants de Bunia doit avoir faits des émules. Les jours de grève observée par des commerçants de Bunia leur ont valu une attention particulière des dirigeants politiques congolais. Le mardi 23 août 2011,  le président de la FEC Ituri, monsieur Constant Bubu Lenga est rentré de Kinshasa avec le Ministre provincial en charge des travaux publics, Raymond Tchedya. Dans leur gibecière, ils ont ramené une somme de 500.000 dollars  remis au gouvernorat de la province Orientale par FONER pour financer les travaux d’entretien de la route Bunia-Mahagi par l’Office de Route. Les gèles des  nouvelles tarifications de la DGDA et du service de l’hygiène ont été annoncés aux commerçants à  cette occasion. Ce qui avait poussé les commerçants de Bunia à mettre fin à leur grève.
Le même 23 août, le président de la société civile de l’Ituri, Jean Bosco Lalo a enjoint Foner à financer, sans délai, les travaux de réhabilitation des routes de l’Ituri.  Selon lui cette structure étatique a perçu, auprès des usagers des routes de l’Ituri, plus de 9 millions de dollars pour la seule période allant de janvier à juin 2011. De quoi financer l’Office de Route pour l’entretien des routes de l’Ituri.


FONER s’y prend mal.
Bien qu’applaudi par une frange de la population, l’annonce de 500.000 dollars décaissés par Foner pour l’entretien du tronçon Bunia-Mahagi suscite plusieurs interrogations dans les milieux des intellectuels de l’Ituri.
Cet argent suffit-il pour l’entretien de cette route en cette période pluvieuse ? Est-il décaissé en fonction d’un état de besoins chiffré établi par l’Office de Route de l’ITURI ? Pourquoi cette somme a  transité entre les mains des politiques en lieu et place d’être versée directement à l’Office de route ?  Faudra-il attendre une autre grève de commerçants pour que FONER libère une autre somme d’argent en faveur de l’entretien des routes de l’Ituri ?
Toutes ses questions sans réponses sont une preuve que FONER s’y prend mal.
Les 500.000 dollars décaissés semblent être une solution ponctuelle au problème des routes de l’Ituri. Certes, cette somme va permettre le bouchage de quelques bourbiers pour rendre la circulation facile pendant un laps de temps. Mais, dans cette période pluvieuse, l’état de route ne tardera pas à se dégrader aussi vite.  Faudra-t-il attendre la prochaine grève pour penser au prochain décaissement ? Non, Foner doit travailler de connivence avec l’Office de Route de l’Ituri. Recevoir de lui des états de besoins et planifier les financements des travaux d’entretien selon les priorités.
Beaucoup pensent qu’il serait aisé de décentraliser la tâche de FONER. Des fonds perçus dans les entités administratives devraient en principe, d’abord être affectés aux financements des travaux d’entretien des routes de ces entités et seuls les surplus pouvaient être acheminés à Kinshasa.  La machine devient très lourde quand tout l’argent doit avant tout être envoyé à Kinshasa et que tout soit décidé à  partir de cette capitale de la RDC.
Cette révolte de commerçants de l’Ituri  témoigne un certain degré de maturité politique atteint par le peuple congolais. Ce peuple comprend, petit à  petit, qu’il doit s’approprier la gestion de la chose publique. Le temps de subi r le diktat des dirigeants politiques est révolu. Au contraire, ces derniers doivent être redevables au peuple.
Seulement, bafouer une loi déjà promulguée par les institutions de la RDC n’est pas très loin d’une rébellion.
Lors de son passage à Bunia le lundi 29 août 2011, le vice-ministre des finances de la RDC a réuni les commerçants pour leur faire voir la nécessité de respecter les lois de la République et de se mettre en ordre avec l’Etat s’agissant notamment des licences d’exportations pour les importateurs. Pour lui, la nouvelle tarification douanière est applicable sur l’ensemble du territoire congolais, l’Ituri ne doit pas faire exception.
Par la bouche de leur président Constant Bubu lenga, les commerçants de l’Ituri attendent plutôt une révision à  la baisse des tarifs douanière en vue de faciliter la tâche aux consommateurs. La nouvelle tarification douanière a pour effet l’augmentation des prix sur les marchés. Avec des maigres salaires que l’Etat Congolais alloue aux travailleurs, les commerçants éprouvent d’énormes difficultés pour écouler leurs marchandises. Les commerçants de Bunia ont demandé plutôt au Vice-Ministre de ramener leurs doléances au gouvernement central. Dialogue des sourds ?
Joska

Ituri : troupes en alerte à l’annonce de l’arrivée d’Etienne Tshisekedi

Le président  fédéral de l’UDPS Ituri a annoncé publiquement l’arrivée prochaine d’Etienne Tshisekedi dans le district de l’Ituri.  Il a même précisé qu’Etienne Tshisekedi visitera Bunia, Djugu et Mahagi.  Cette annonce relayée par les radios locale à  la mi-août 2011 a, selon des sources concordantes,  créé une panique dans les rangs des services de sécurités de ce district post conflit. Ces hommes et femmes au service du pouvoir en place chercheraient quoi faire pour que l’arrivée du leader de l’UDPS ne face pas écran au président Joseph Kabila à  l’approche des élections. L’armée aurait même été mis en alerte pour empêcher aux miliciens FPJC encore actifs dans le territoire de Irumu de profiter de l’arrivée d’Etienne Tshisekedi pour se manifester. Les positions de ces milices auraient même été encerclées.
Des toutes les façons, les esprits sont surchauffés en Ituri et de nombreux curieux n’attendent que voir, de leurs propres yeux, cet homme mythique qui a braver toutes les dictatures de la RDC. Hélas, la venue à Bunia du leader de l’UDPS se fait toujours attendre.

Joska

Les commentaires sont fermés.