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15/09/2011

USA/PALESTINE : ALORS QU'ON ATTENDAIT DE LUI LA CREATION D'UN ETAT POUR LE PEUPLE MARTYR DE LA PALESTINE EH BIEN NON SEULEMENT IL A TRAHI ET FINI KADHAFI QUI A FINANCE L'ANC DE MANDELA CONTRE L'APARTHEID BLANC EN RSA EH BIEN IL RENIE LA PALESTINE!

Etat palestinien : pourquoi Paris ne se prononce pas

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INTERVIEW - Sébastien Boussois, spécialiste du conflit israélo-palestinien, explique la position prudente de la France vis-à-vis de la demande d'adhésion d'un Etat palestinien à l'ONU.

Le 20 septembre prochain, les Etats membres de l'ONU seront amenés à se prononcer sur l'éventuelle adhésion d'un Etat palestinien. Alors qu'Israël y est opposé et que les Etats-Unis ont menacé d'opposer leur veto, la France, par la voix d'Alain Juppé, est restée très prudente à propos de son vote. «C'est en fonction de ce qui va se passer que nous déterminerons notre position», s'est contenté de déclarer le ministre des Affaires étrangères.

Sébastien Boussois, enseignant en relations internationales, spécialiste du conflit israélo-palestinien et fondateur du Cercle des Chercheurs sur le Moyen-Orient, livre son sentiment sur la situation délicate dans laquelle se trouve la France.

LE FIGARO Pourquoi la France n'annonce-t-elle pas directement sa position concernant la demande d'adhésion d'un Etat Palestinien à l'ONU ?

La France ne prend pas de position car elle attend de voir comment le vent va tourner. Le «oui» pour le vote du 20 septembre n'est pas acquis. Paris préfèrerait sans doute une reprise des négociations entre Israël et la Palestine, qui est, il faut le savoir, reconnu par plus d'Etats de la communauté internationale que le Kosovo.

Ces hésitations sont-elles dues à la volonté de ne pas se mettre à dos Israël et les Etats-Unis ?

Evidemment. Se mettre à dos Israël serait risqué car il s'agit d'un allié fort qui est très isolé dans sa région, entouré de nations qui ne lui sont pas favorables. Du côté américain, ce vote tombe mal. L'élection présidentielle approche et il s'agit de ne pas contrarier la forte communauté juive présente aux Etats-Unis.

Il faut aussi penser au problème posé par l'Union Européenne. Les Etats membres ne sont pas d'accord sur la décision à prendre. Faut-il adopter une position commune ? Et, si oui, laquelle ?

Dans ce contexte, la France soutient-elle autant les Palestiniens que par le passé ?

La politique «pro-arabe» menée par Jacques Chirac s'est terminée avec l'arrivée de Nicolas Sarkozy, plus atlantiste et plus sioniste. Néanmoins, il ne faut pas oublier que le Président a déjà critiqué la politique israélienne, notamment sur le problème de la colonisation.

Mais je ne pense pas que soutenir la création d'un Etat palestinien revienne à remettre en cause l'existence et la légitimité d'Israël. Tout le monde Benyamin Netanyahou compris est conscient de la nécessité d'un Etat palestinien. Si les négociations se poursuivent, je pense qu'un accord est possible.


Palestine : Obama tente une solution de la dernière chance

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Par Laure Mandeville Publié le 14/09/2011 à 23:19 Réagir
Le président Obama a, depuis des mois, affirmé que la démarche palestinienne à l'ONU constituerait une «diversion» qui «ne résoudrait pas le problème».
Le président Obama a, depuis des mois, affirmé que la démarche palestinienne à l'ONU constituerait une «diversion» qui «ne résoudrait pas le problème». Crédits photo : Pablo Martinez Monsivais/AP
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L'Administration américaine redouble d'efforts pour éviter un revers diplomatique majeur à l'ONU.

À cinq jours de l'arrivée de Barack Obama à New York pour la session annuelle de l'ONU, que les Palestiniens veulent utiliser pour arracher une reconnaissance unilatérale de leur État à l'Assemblée générale ou au Conseil de sécurité, l'Administration américaine redouble d'efforts en coulisses pour prévenir un scénario qui constituerait un revers diplomatique majeur. Mercredi, ses émissaires Dennis Ross et David Hale étaient à nouveau au Proche-Orient pour rencontrer les dirigeants israéliens et tenter de leur soutirer des concessions susceptibles de convaincre les Palestiniens de revenir à la table de négociation et de renoncer à leur projet. Il était prévu qu'ils fassent un nouveau passage en ­Cisjordanie ce jeudi. Mais n'est-il pas trop tard ?

«En diplomatie, il n'est jamais trop tard. La onzième heure est précisément le moment où, confrontées à l'imminence d'une décision dont le coût serait très lourd, les parties peuvent décider de se mettre d'accord», confie au Figaro Aaron Miller, spécialiste de la région au Woodrow Wilson Center, qui juge toutefois cette probabilité très faible. «Le fait que le Congrès américain menace de couper les 500 millions de dollars d'aide qu'il verse annuellement à l'Autorité palestinienne est un argument qui devrait les faire réfléchir, car cela va nuire terriblement à l'économie», dit-il. Mais vu la publicité que Mahmoud Abbas a donnée à son intention, il faudrait «arracher aux Israéliens quelque chose de vraiment significatif pour le faire changer d'avis», estime Miller. Quelque chose comme «un gel de la colonisation israélienne» et «un accord de principe sur la reconnaissance des frontières de 1967 avec échange mutuel de territoires».

Le président Obama a, depuis des mois, affirmé que la démarche palestinienne à l'ONU constituerait une «diversion» qui «ne résoudrait pas le problème». Au risque de s'isoler et de dilapider le capital de popularité qu'il a acquis en soutenant les printemps arabes, il a clairement indiqué que l'Amérique opposerait son veto à cette demande, si celle-ci est portée au Conseil de sécurité de l'ONU. Aaron Miller explique que toute autre politique est impossible. «Les Américains ont toujours refusé que l'ONU soit le lieu où se décide le statut permanent d'un État», note-t-il. Surtout quand il s'agit de l'avenir du partenaire stratégique israélien. Obama n'a nulle envie de s'aliéner les communautés ­juives à l'approche de la présidentielle. L'avertissement envoyé mardi par les électeurs dans la neuvième circonscription de New York, où un républicain a été élu dans un fief démocrate avec 54 % des voix, a sans doute été reçu cinq sur cinq. «Il est clair que de larges pans de l'électorat juif new-yorkais ne sont pas contents de la politique d'Obama, qu'ils jugent anti-israélienne, même si ce n'est pas vrai», dit Aaron Miller.

Aucune bonne option 

L'expert souligne que, pour avancer sur le dossier israélo-palestinien, comme ce fut le cas sous Carter ou Clinton, «il faut être prêt à batailler avec les Israéliens». «Obama a essayé, et le ferait encore s'il pensait que la bataille puisse produire un accord. Mais il est frustré par le dossier et ne veut pas risquer un échec qui permettrait à ses adversaires de l'accuser de faiblesse.»

Pris entre ces soucis intérieurs et les risques de se mettre à dos le monde arabe, l'Administration n'a donc pas de bonne option, à moins d'une surprise de dernière minute. Dans une tribune publiée mardi par le New York Times, le prince Turki al-Faysal avertit que, si l'Amérique appose son veto, elle «perdra» son allié saoudien, ce partenaire crucial de l'Amérique au Moyen-Orient. La Turquie, autre alliée de plus en plus récalcitrant, a également fait monter la pression en affirmant que reconnaître la demande palestinienne n'était «pas un choix mais une obligation». Mercredi, la représentante républicaine Kay Granger comparait la perspective de la déclaration palestinienne à un «train en train de dérailler qui déboule».

ACTUALITÉ International

  • L'État palestinien, un casse-tête pour les États-Unis

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    Par Laure Mandeville Publié le 06/09/2011 à 11:42 Réactions (38)
    Obama, qui a affirmé dès le départ qu'il n'accepterait pas de soutenir une démarche unilatérale palestinienne, ne peut courir le risque de s'aliéner les lobbys pro-Israël.
    Obama, qui a affirmé dès le départ qu'il n'accepterait pas de soutenir une démarche unilatérale palestinienne, ne peut courir le risque de s'aliéner les lobbys pro-Israël. Crédits photo : MANDEL NGAN/AFP
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    L'Amérique est isolée sur ce dossier clé de sa politique étrangère.

    De notre correspondante à Washington.

    La perspective de voir les Palestiniens venir chercher à l'ONU la reconnaissance formelle de leur État est un sacré casse-tête diplomatique pour l'Amérique d'Obama. S'il ne parvient à convaincre le président Mahmoud Abbas de renoncer à ce projet d'ici au 20 septembre, date d'ouverture de l'Assemblée générale des Nations unies, le président américain sans doute le plus pro-palestinien de ces dernières décennies se retrouvera dans la situation paradoxale de devoir opposer son veto à une éventuelle résolution palestinienne au Conseil de sécurité pour protéger les intérêts de son allié stratégique israélien.

    Les États-Unis seront de plus incapables d'empêcher la demande de reconnaissance étatique d'être approuvée dans l'hypothèse où elle serait présentée à l'Assemblée générale, ce qui apparaît comme le scénario le plus probable. Malgré les messages officiels que le département d'État a envoyés à plus de 70 pays pour les convaincre du danger d'appuyer une reconnaissance unilatérale, Washington n'a pas les voix dont elle aurait besoin pour bloquer l'initiative. Autant dire que l'Administration Obama risque de se retrouver isolée et impuissante sur l'un des dossiers clés de la politique moyen-orientale. Un échec qui viendrait alourdir le climat de désarroi et de paralysie qui flotte à la Maison-Blanche, plombée par les chiffres du chômage et la chute libre d'Obama dans les sondages.

    Tentatives de dernière minute

    Selon le New York Times, Washington craint en outre de déclencher, en brandissant son veto, une nouvelle vague d'anti-américanisme susceptible d'enflammer un Proche-Orient tout juste sorti du printemps arabe, mais dont l'avenir est plus que brouillé. L'équipe présidentielle redoute enfin les tensions intra-européennes et transatlantiques que le sujet ne manquera pas de susciter, alors que les Occidentaux ont tant de raisons de serrer les rangs face à la crise économique.

    Toutes ces peurs expliquent les tentatives de dernière minute que mène Washington pour convaincre Abbas de renoncer à son projet. L'idée, bien tardive et peu susceptible de réussir vu la proximité des échéances, vise à tenter de relancer une dynamique de négociation israélo-palestinienne en arrachant aux deux parties des propositions suffisamment alléchantes. Le représentant du Quartet (États-Unis, UE, Russie et ONU), Tony Blair, est sur le terrain pour tenter de sonder les protagonistes. Jeudi, l'envoyé spécial américain David Hale, qui a remplacé au printemps George Mitchell à ce poste, rencontrera Abbas à cette même fin. C'est «l'ultime tentative américaine pour sauver ce qui peut l'être», a confié Yasser Abed Rabbo, l'un des dirigeants palestiniens qui dit s'attendre à ce que Hale émette des «menaces et mises en garde allant du boycott financier à des mesures concernant la représentation de l'OLP aux Nations unies».

    Une relation singulière

    Les experts soulignent que l'Amérique n'a pas vraiment d'autre choix que celui de se ranger aux côtés de son allié israélien, vu la relation singulière qui lie les deux pays. Obama, qui a affirmé dès le départ qu'il n'accepterait pas de soutenir une démarche unilatérale palestinienne, ne peut courir le risque de s'aliéner les lobbys pro-Israël, très écoutés au Congrès, qui définissent traditionnellement la politique israélienne des États-Unis.

    Certains intellectuels juifs libéraux comme Roger Cohen s'en affligent. Dans le New York Times, celui-ci dénonçait mardi «le cul-de-sac rempli de tabous de la politique américaine vis-à-vis d'Israël, une politique étrangère qui dans une large mesure est une politique intérieure». Et d'ajouter que le choix de l'isolement diplomatique par Nétanyahou «non seulement affaiblissait Israël mais bafouait les intérêts de son allié stratégique le plus proche, les États-Unis». L'expert Joel Rubin, qui représente un groupe de pression pro-israélien libéral, s'inquiète quant à lui des effets que cette situation aura sur «la capacité des États-Unis à influencer les nouveaux pouvoirs issus du printemps arabe». «Si nous opposons un veto sur la Palestine, même si nous avons raison sur les dangers d'une approche unilatérale, nous aurons du mal à être audibles et crédibles sur la question de l'autodétermination des peuples et de la démocratie», dit-il, prévoyant «une position rhétorique très inconfortable».

  • Les Palestiniens à la conquête de l'ONU

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    Par Alain Barluet Publié le 06/09/2011 à 09:01 Réactions (462)
    Le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, lors d'un discours à l'ONU, en 2006.
    Le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, lors d'un discours à l'ONU, en 2006. Crédits photo : © Keith Bedford / Reuters/REUTERS
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    Aux Nations unies, Mahmoud Abbas s'apprête à demander la reconnaissance de son pays en tant qu'État. 

    Certains, en Israël notamment, agitent le spectre d'un «tsunami diplomatique», d'autres estiment nécessaire un passage en force, le processus de paix restant désespérément au point mort, tous s'interrogent sur les enjeux d'une initiative qui promet de résonner comme un coup de tonnerre. Le 20 septembre, Mahmoud Abbas va demander aux Nations unies la reconnaissance de la Palestine en tant qu'État, à l'occasion de la prochaine Assemblée générale à New York. Le président de l'Autorité palestinienne a expliqué à plusieurs reprises être «contraint» de demander à l'ONU un État de Palestine. Cela, répète-t-il, à cause du refus d'Israël d'arrêter la colonisation - le feu vert à la construction de 1600 nouveaux logements vient d'être donné à Jérusalem-Est - et de négocier sur la base des frontières de 1967, comme l'avait pourtant souhaité Barack Obama dans son discours du 19 mai. L'ambition est claire: devenir membre de l'ONU et voir l'État palestinien reconnu dans les frontières évoquées par la résolution 242 de novembre 1967, englobant la Cisjordanie, Gaza et Jérusalem-Est.

    Avant le rendez-vous de New York, les grandes manœuvres battent leur plein: outre sa dimension symbolique, l'onction onusienne comporte des implications politiques et financières lourdes mais aussi le risque d'un regain de fièvre sur le terrain. Une large incertitude prévaut. Au Conseil de sécurité, tous n'ont pas encore abattu leurs cartes et s'activent, France et Grande-Bretagne en tête, pour que la démarche unilatérale des Palestiniens ne creuse encore le fossé avec Israël. L'Autorité palestinienne, elle, n'a pas encore dévoilé sa stratégie. Juridiquement, deux pistes s'offrent aux Palestiniens qui ne disposent actuellement que d'un statut d'«entité», lequel leur permet seulement d'assister en observateur aux travaux de l'Assemblée générale.

    Le Vatican pour modèle

    Première option, un vote du Conseil de sécurité (avec au moins neuf voix et pas de droit de veto) reconnaissant un État à part entière. Une perspective qui, côté Palestiniens, pourrait avoir la faveur des jusqu'au-boutistes. Mais un projet que la certitude d'un veto américain hypothèque pourtant d'emblée. «Choisir la voie de l'ONU plutôt que de s'asseoir à la table des négociations est une erreur», a dit Barack Obama, en mai. «Les Palestiniens n'iront pas au Conseil de sécurité, ce serait se tirer une balle dans le pied, ils préféreront l'Assemblée générale», anticipe un diplomate.

    Une deuxième option existe en effet: avec une majorité des 193 membres de l'Assemblée générale, les Palestiniens peuvent espérer obtenir un statut amélioré, celui de pays non membre de l'ONU observateur permanent, tel le Vatican. Ils auraient alors un droit de parole et de vote dans les conférences de l'ONU, soit une capacité d'objection non négligeable au royaume du consensus. Ils seraient également à même, s'ils adhèrent au traité de Rome, de porter avec succès des requêtes devant la Cour pénale internationale (CPI). Les procédures contre les dirigeants israéliens ne manqueraient pas alors de se multiplier. Un scénario que les Occidentaux aimeraient à tout prix éviter.

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