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16/09/2011

CONGO/KINSHASA : PAS CERTAIN QUE TSHISEKEDI Y FIGURE ! SA PLACE EST AU SENAT ET NON A LA PRESIDENCE IL N'A PLUS L'ÂGE POUR CA ADIEU VEAUX VACHES COMME ON DIT AÏE !

Présidentielle 2011/Kabila -Tshisekedi au sprint final
(Le Potentiel 16/09/2011)


Les candidats à la présidentielle de novembre 2001 sont connus. Ils sont onze à solliciter les suffrages du souverain primaire. Une vraie gageure. Raison pour laquelle certains analystes se perdent en conjectures. Mais de tous les cas de figure, le plus évident est celui d’un sprint final entre Joseph Kabila (Majorité présidentielle) et Etienne Tshisekedi (Opposition). B>


Veillée d’armes. Stratégies électorales. Les états-majors des partis et regroupements politiques sont ébullition. Surtout ceux qui sont engagés dans la course à la présidentielle. Ils sont certes rangés en ordre de bataille mais quelles sont les chances de chacun des candidats à ce niveau des scrutins ?

Les analystes ont du pain sur la planche. Ils font savoir que l’enjeu de certains candidats pourrait se limiter à exprimer leurs ambitions, conformément à la Constitution. Pour d’autres, l’enjeu ne consisterait pas en une simple partie de plaisir. Au contraire, il s’agirait, soit de conserver le pouvoir, soit de le conquérir. Ce qui justifierait leur détermination à aller jusqu’au bout en mettant à contribution tous les atouts.

Le scrutin présidentiel étant réduit à un seul tour, aux termes de la dernière révision constitutionnelle, la partie s’annonce très difficile pour les candidats non rodés et moins outillés en arguments de campagne électorale. Car, les négociations qui se font d’habitude entre les deux tours de la présidentielle afin de former des coalitions et obtenir d’éventuels désistements au second tour doivent être menées avant la date fatidique du 28 novembre 2011. Autrement dit, tout doit se jouer maintenant. Ce qui suppose une ‘’mort subite’’ pour les non professionnels, à l’instar du football.

Il s’ensuit que seuls les candidats vertébrés pourraient, dans ces conditions, relever la tête. Et, à l’analyse, seuls Joseph Kabila et Etienne Tshisekedi pourraient s’affronter au sprint final. Les faits sur le terrain et maints arguments soutiennent cette analyse. Doublement investi par le PPRD et la Majorité présidentielle (MP) au scrutin présidentiel, le premier a pourtant déposé sa candidature en tant qu’indépendant. Président élu en 2006, il en sait un bon bout sur cette stratégie qui consiste à ratisser large et indiquer qu’il n’est pas esclave d’un parti ou regroupement politique. Bref, Joseph Kabila se veut toujours ouvert à toute adhésion, d’où qu’elle vienne.

Le second a été, lui aussi, plébiscité d’abord par son parti l’UDPS, ensuite comme candidat commun de l’Opposition à la présidentielle. Cela malgré les réserves exprimées au départ par quelques membres. Raison pour laquelle, il a été enregistré d’autres candidatures de l’Opposition, notamment, celles de Vital Kamerhe et Kengo wa Dondo.

Ce qui est vrai, c’est qu’Etienne Tshisekedi et Joseph Kabila se présentent comme des « candidats du peuple congolais ». Des candidats derrière lesquels toutes les autres forces politiques devraient se ranger, se rallier sans rougir du tout.

C’est dans cet ordre d’idées que d’aucuns sont tentés de supputer que dans les deux camps, un consensus reste toujours possible de manière à laisser l’arène politique à deux poids lourds qui incarnent l’un, la majorité au pouvoir et l’autre l’Opposition.

Par ailleurs, la donne « Est de la RDC » n’est pas à négliger dans tous les calculs. C’est trois provinces essentiellement, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu et le Maniema. Elle devra être négociée avec les candidats qui en ont la maîtrise, à l’instar de Vital Kamerhe de l’UNC et de Mbusa Nyamwisi du RCD-K-ML. Ce dernier, doit-on le rappeler, a claqué la porte de la MP en dernière minute, plusieurs mois après Mobutu Nzanga de l’UDEMO.

Tout pourrait se jouer sur une consigne de vote ou le report des voix en faveur de l’un ou l’autre candidat poids lourd. En clair, les coalitions sont toujours possibles du moment que l’on intègre la capacité de certains partis politiques à obtenir un nombre important de sièges à l’Assemblée nationale et au Sénat. La répartition des postes de responsabilités dans les institutions n’en serait que facilitée.

 

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