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28/09/2011

CONGO/KINSHASA : JOSEPH KABILA KABANGE EST BEL ET BIEN LE MOÏSE LE MESSIE QU'ON ATTENDAIT DEPUIS LA FUITE ET LA MORT DU MARECHAL MOBUTU A RABAT

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Dans un point de presse : La MP pour des élections apaisées
(L'Avenir Quotidien 28/09/2011)


Revenant sur le bilan dressé par Joseph Kabila Kabange à Kingakati, l’Honorable Aubin Minaku a retenu une chose : au regard de n’importe quel paramètre pris en compte, la Rd Congo est aujourd’hui mieux qu’il y a cinq ans et encore mieux qu’il y a dix ou trente ans. Et dans tous les secteurs, des progrès ont été réalisés, même si le niveau général de dégradation était tel qu’il reste encore beaucoup à faire. *Il pense aussi que le problème n’est pas de dire que Joseph Kabila n’a rien fait, ou qu’il a trop fait, mais celui de savoir, à partir de quoi a-t-il amorcé la reconstruction et la modernisation du pays. Et ce, avant de répondre que le Chef de l’Etat est parti de rien, pour ramener par exemple le taux d’inflation de plus de 9000% en 1996 à 18,8% en 2010.

Après le discours du Chef de l’Etat à Kingakati, dont l’interprétation a provoqué une grève au sein de la magistrature congolaise, le temps était venu pour la Majorité présidentielle de taper du poing sur la table et fixer les mots dans leur contexte approprié. L’occasion était aussi indiquée pour la MP de fustiger le comportement d’une certaine opposition, par manque d’un véritable projet de société et d’un discours politique, veut utiliser le discours du Chef de l’Etat comme son vrai message de la campagne électorale qui pointe à l’horizon. C’est la raison pour laquelle, le Secrétaire Général de la Majorité Présidentielle (MP), Aubin Minaku a tenu hier un important point de presse à l’Hôtel Venus à la Gombe. Thème principal développé : « La MP pour des élections apaisées ».

Dans un langage clair, il a confirmé la volonté de la majorité pour des élections réellement apaisées. De même, il a tenu à dissiper quelques malentendus dans l’opinion et couper court à toutes les rumeurs débitées à la suite du discours du Président de la République. Pour ce faire, il a énuméré les bonnes dispositions de la MP pour des élections apaisées. Elle a la conviction pour la victoire au mois de novembre 2011 et se prépare pour cette date. Quant à l’audit du fichier électoral, la MP n’a pas envoyé des experts, parce qu’elle n’est pas convaincue de la démarche.

Dissiper les malentendus

Evoluant dans un monde où la communication et l’information exercent une grande influence sur la définition des enjeux sociaux, le SG Aubin Minaku a dégagé l’objet de sa première conférence de presse que c’est l’une des formes supérieures de la communication avec le public. La presse était invitée pour dissiper quelques malentendus dans l’opinion et couper court à ce qu’il a qualifié « d’une récurrente déformation de l’information, orchestrée et propagée par certains leaders de l’opposition qui l’utilisent désormais comme une stratégie de précampagne ». Aussi, estima-t-il, en dépit de l’actualité marquée par le brillant discours du Chef de l’Etat à la 66ème Assemblée générale des Nations Unies, il a tenu à clarifier certaines zones d’ombre intentionnellement entretenues par des discours composites d’une certaine opposition en mal d’observation.

En effet, en date du dimanche 11 septembre 2011, poursuit-il, répondant à l’appel des partis politiques et des forces vives de la nation, bref du peuple congolais tout entier, le Président de la République, Joseph Kabila Kabange, avait fini par déposer sa candidature à la magistrature suprême de notre pays. A cette occasion-là, note-t-il, l’opinion tant nationale qu’internationale et particulièrement les habitants de la Ville de Kinshasa, étaient témoins de la liesse populaire qui avait accompagné le président de la République Joseph Kabila Kabange tout au long du parcours l’ayant conduit jusqu’au bureau de la Commission Electorale et Indépendante « Céni », situé beaucoup plus loin sur le Boulevard du 30 juin où il a déposé sa candidature.

Pour le SG Aubin Minaku, cela n’est rien d’autre que l’expression de l’engouement populaire et de la grande appréciation de la population pour les travaux de la reconstruction et de la modernisation de notre pays à l’égard du président qui, tout au long de ces cinq dernières années, a plutôt privilégié des actes concrets sur le terrain aux discours pompeux, dont le seul mérite pour leurs auteurs est de donner l’illusion de la bonne conscience face aux difficultés.

Donnant encore plus de lumière, le S.G Aubin Minaku précise que le fait de commencer par telle priorité ne signifiait guère que les autres ne valaient pas la peine. Tout comme d’ailleurs, le fait de partir de la sécurité vers les infrastructures ne devrait point signifier qu’en ciblant maintenant l’éducation civique, on se soit départi des priorités antérieures. Loin de là, car il s’agit d’un processus cumulatif. Et d’ajouter que la projection vers le futur proche et lointain prend appui sur les Cinq chantiers, pour approfondir la réhabilitation de l’homme congolais à travers l’éducation en général et, en particulier, à travers l’éducation à la citoyenneté, la réhabilitation de la morale civique. Ce sera là le gage du succès de la modernisation par les infrastructures et de l’accès, pour la RDC, au statut de pays émergent.

Tirant la leçon du discours du Président Joseph Kabila tant à Kingakati, le 14 septembre 2011 qu’à la 66ème Assemblée générale des Nations-Unies le 22 septembre, le S .G estime que ce dernier ne manque pas de bilan qu’il juge du reste largement positif. Parmi les acquits, il a réinstauré les fondamentaux de la République et entend poursuivre et parachever cette œuvre exaltante. Ici, le S.G est d’avis que le débat devrait amener tout esprit objectif à ce constat. Le problème n’est pas tant qu’il n’a rien fait, ou qu’il a trop fait (ce qui est absurde). Le problème est plutôt celui de savoir : à partir de quoi a-t-il a amorcé la reconstruction et la modernisation ? Généralement, à partir de rien ou de presque rien. A titre d’exemple, un taux d’inflation de plus de 9000 % en 1996 ramené à 18,8 % en 2010, cela s’appelle réellement partir de rien.

Après Kingakati, qu’entend faire la M.P. ?

La MP entend poursuivre sa mission de sensibilisation, de mobilisation et de formation politique. Etant donné que les élections sont une compétition, elle a ses exigences. Il faut se préparer en conséquence. La formation des cadres, l’organisation des masses, ne peuvent être considérées comme des activités relevant de la campagne électorale proprement dite. C’est donc un démenti cinglant, pour ceux qui pensaient à tort que la MP était déjà en campagne. Et le S.G estime que le message de Kingakati a tracé les lignes maîtresses du discours de campagne de la Majorité présidentielle. De même, ses différentes activités entreprises relèvent de la vie ordinaire et normale d’une personne morale ayant pour raison sociale la compétition politique. La Majorité présidentielle doit rester éveillée, ne pas se satisfaire de ses positions du jour, garder vif l’élan de la reconstruction et de la modernisation, embrayée par son Autorité morale. La Majorité présidentielle ne s’inscrit guère dans une logique qui tendrait à brûler les étapes. Ses supports communicationnels, ses diverses rencontres, ses divers séminaires qu’elle organise, n’ont qu’un seul souci : informer sa base des différentes étapes de sa marche. En termes clairs, la M.P ne se départira pas de son engagement sacré : celui d’aller aux élections, surtout d’y aller de manière apaisée.

Poursuivant son speech, le S.G invite tout le monde de reconnaître et saluer les efforts fournis par le Gouvernement en place, qui a pu financer les opérations électorales à hauteur de 80 % sur les 147,8 millions de dollars américains, 20 % seulement représentant la contribution des partenaires extérieurs. De même qu’il a financé les infrastructures sur base essentiellement des fonds propres, auxquels sont venus s’ajouter des appuis budgétaires fournis par des partenaires bi et multi- latéraux. L’existence même de ces appuis démontre à quel point nous sommes devenus crédibles et respectables auprès des tiers. Il est des activistes qui caressent le doux rêve de voir le temps s’arrêter pour qu’ils puissent affiner les plans de déstabilisation de tel ou tel coin du pays et exploiter une telle situation aux fins d’ajourner les échéances électorales. Qu’on se le tienne pour dit, la Majorité présidentielle ira aux élections le lundi 28 novembre 2011. Et rien ne devrait l’en empêcher.

Pour ce faire, le SG invite les fauteurs de troubles de se souvenir du climat délétère qui régnait lors des élections de 1960, mais aussi des élections de 1964, quand Moïse Tshombe privilégia les zones fraîchement libérées, alors qu’il y avait encore des zones occupées par des rebelles. Et de conclure que la situation n’est plus ni celle de 1960, ni celle de 1964, car tout est mis en place pour que tout aille pour le mieux. La paix rétablie sur la totalité du territoire national, la réorganisation en cours au sein des FARDC, le renforcement de capacités au sein de la PNC, devraient rassurer les apprentis sorciers, qui persistent à entretenir un doute sur la tenue des élections à la date du 28 novembre 2011.

On prépare le peuple au boycott des élections

Au-delà des questions sécuritaires résiduelles, le SG estime que les querelles autour du nombre d’enrôlés, du serveur de la CENI et du nettoyage du fichier électoral, rappellent étrangement celles qui avaient monté en épingle le boycott des élections en 2006. Fustigeant ceux qui évoquent l’audit du fichier électoral, le SG estime que l’objectif latent ou réel consiste en des manœuvres dilatoires tendant à éviter les élections à la date du 28 novembre 2011. Toujours est-il que, poursuit le SG, le respect du cycle électoral aura obtenu un franc succès auprès de tous, même des plus incrédules. A titre illustratif, le nombre de candidats à la députation est passé de 6 000 à plus de 19.497. Tout montre que la démocratie est dynamique dans notre pays. Même ceux qui feignaient de ne pas y croire se mettent au pas de course en vue de rattraper le temps perdu, en tenant compte de leur espérance de vie politique qui, hélas, va s’amenuisant.

Quant à la fracture Est-Ouest, le Maniema, le Bandundu, le Bas-Congo et la Province Orientale n’ont pas jugé utile de présenter un candidat à la présidentielle. Tout comme le Katanga n’en a présenté qu’un seul. Répondant à ceux qui parlent d’un candidat prétendu unique, le SG rétorque que la Majorité présidentielle a aligné un candidat national, un candidat indépendant, un candidat de l’unité. C’est autour de ce candidat du peuple, que la MP poursuivra son action de sensibilisation et de mobilisation, tout en respectant les mesures d’ordre public que les autorités administratives auront prises, en attendant le lancement de la campagne électorale proprement dite. Et d’ajouter que le bilan de Joseph Kabila facilite la tâche de la MP. Car lui au moins a tenu ses promesses dans un contexte difficile. Quant aux autres politiciens, le SG pense qu’ils ne présentent aucune perspective crédible. Sinon, pour certains, faire du mimétisme sur les programmes des pays lointains... croyant encore être étudiants à l’université en pleins travaux pratiques, comme si comparaison était raison.

En conclusion, le SG affirme que l’alternance est un attribut essentiel en démocratie. Mais, pour qu’elle soit réelle et porteuse, elle doit s’accompagner d’une proposition alternative. Sinon, la recherche de l’alternance se réduit à la simple course au pouvoir pour le pouvoir (ôte-toi de là que je m’y mette). L’opposition congolaise n’a malheureusement point de perspective alternative. Apparemment, elle n’est pas prête à diriger, à assumer le pouvoir de vouloir et d’agir pour le peuple.

Antoine Bolia

 

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