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10/10/2011

HOMMAGE ET REMERCIEMENTS SINCERES A CEUX ET CELLES QUI ONT ETE PROCHES DE NOUS EN CE MOMENT DE PERTE DE SOI (EN FRANCE D’ABORD ET EN BELGIQUE ENSUITE)

HOMMAGE ET REMERCIEMENTS SINCERES A CEUX ET CELLES QUI ONT ETE PROCHES DE NOUS EN CE MOMENT DE PERTE DE SOI (EN FRANCE D’ABORD ET EN BELGIQUE ENSUITE)

 

Je voudrais au travers la pauvreté de ces mots remercier des personnes d’origines diverses, de races divergentes, de communautés religieuses multiples de toute sources et de tout cultes -, en tout cas c’est comme cela que ça se passe en ce qui me concerne, sans doute en la faveur de ma plus grande ouverture d’esprit même à l’égard de ceux et celles qui peuvent même haïr mon ombre -, qui se sont données la peine, la souffrance, l’angoisse brûlante ou choquante d’y venir m’assister dans la détresse qui est la mienne et me traverse l’esprit, la pensée, et le physique en ce moment précis où je viens de perdre la personne la plus chère de ma vie : ma vénérable maman. Moins que votre assistance financière, matérielle, consumériste, c’est leur présence à la fois nombreuse, personnalisée, privative, presque incognito pour certaines d’entre elles, qui tenaient coûte que coûte à conserver un certain anonymat, tout ça parce qu’elles tenaient à ne jamais y rencontrer Untel ou Untel, pour éviter tout clash motivé ou non motivé au moment où le peuple congolais, non pas de la diaspora abonnée aux spirings de porc, déclara avec dédain l’une des personnes dont évidemment je ne dirai qui c’était, se prépare à élire ses nouveaux dirigeants en République Démocratique du Congo ! Bien sûr qu’un tel jeu de cache-cache avait pu me fatiguer voire m’ennuyer. Dans la mesure où le téléphone n’arrêtait pas de sonner tant pour prévenir chaque fois les mauvaises têtes qu’un groupe de personnes ne souhaitait pas pour le moins du monde rencontrer à mon deuil qu’à un autre groupe qui voulait l’inverse, c’est-à-dire qu’on lui rassure que ceux qui s’y trouvaient avaient fini et étaient surtout partis ! Navrant. Et, pourtant, « Nous ne prenons conscience d’être une personne, déclarait avec subtilité EVELY L, que par la rencontre avec des personnes. Nous ne devenons humains que par la compagnie de nos semblables. Autrui nous confirme dans notre existence et nous invite à étendre le champ de nos découvertes en nous-mêmes par la proposition de nos découvertes en nous-mêmes par la proposition de ses découvertes à lui ». Alors que, ajoutait également Roger GARAUDY, « Sur tous les plans nous sommes ramenés à cette vérité fondamentale de la vie : ce qu’il y a de plus intime et d’essentiel en moi : ce qu’il y a de plus l’amour des autres. L’autre, les autres, c’est ma transcendance, ce qui m’appelle au-delà de mes limites individuelles, ce qui me constitue comme homme ». A méditer.

Pour en revenir à l’essentiel, voici deux jours et deux nuits, depuis le samedi 08 octobre 2011, que ma mère bien adorée et beaucoup adorable y repose à plus de deux mètres sous terre, et que je m’interroge sans cesse, au point d’y plonger insomniaque, si elle n’y suffoquait pas par manque de respiration ? Par manque d’eau à boire ? Elle qui aimait si bien l’eau de source de Nsengele logeant le village natal où elle et son mari de mon père Paul Lukadi régnèrent sur le peuple d’Oshing’Untu au nord de la zone urbaine de Lubefu bien ancré au centre de l’ex Congo/Belge ?

Des origines douloureuses, certes, à cause de la colonisation, mais dont les anciens aimeraient de nouveau y revivre ! Car, disent-ils, au moins à cette époque-là, ils ne mourraient pas d’une simple toux, et ne marchaient pas des centaines de kilomètres en camion pendant six mois (reportage France5). Une nostalgie, on comprend bien qui n’est ni révisionniste, ni faiblesse, mais le reflet de la dure réalité du pays au moment où son peuple n’a plus que ses yeux pour pleurer ! Ma maman était de ces anciennes et anciens qui n’étaient pas, loin s’en faut d’être fatalistes, mais toujours réalistes que du contraire. Parce que selon elle l’homme noir était un incapable sur tous les plans pour pouvoir s’autogérer seul, sans le fouet colonialiste au cul ! Ah maman, ne cessai-je de l’implorer ! Ou encore dis-moi que tu as assez vieillie pour te mêler de politique, et je m’en vais te dire qui tu es, la rayai-je souvent. Elle me répondait alors en Tshiluba sa langue maternelle : « udiu pota anyi ? » (traduction du Tshiluba en français : « te joues-tu de moi » ?). Eh oui ma mère était une politique avertie. On discutait souvent politique avec elle. Surtout avec moi ! Malheureusement elle ne savait ni lire, ni écrire. Une véritable analphabète, donc ! Et, pourtant, elle ne m’en donnât à aucune fois l’air d’y être handicapée ? Au point d’y faire même un effort considérable pour s’exprimer en français ! Et quel fût ce français oh my God ? Chaque fois que je perdais mon temps à la corriger, elle me rétorquait pour savoir si l’on ne l’avait pas entendu dans ce qu’elle disait ou réclamait ? Une tête dure comme une mule. Il est probable autant que je lui ressemble de faciès que j’aie hérité d’elle l’intelligence académique et scientifique, qui m’a mis jusque-là et en ce moment au-dessus de tant de collègues blancs, noirs, jaunes, ou rouges, mais également cette force de caractère qui est la mienne à toute épreuve.

Maman ! Maman ! Maman ! je serai toujours fier de toi. Toi la politicienne endurcie, convaincue et convaincante. Parce qu’à l’époque tu fus lumumbiste et communiste de première heure. Et que tu as voté pour le MNC au moment de l’accession de ton pays à la souveraineté internationale, c’est-à-dire le Mouvement National Congolais fondé par Patrice-Emery Lumumba que tu côtoyât à ce moment-là, ton cher époux en ce compris, et dont tu étais si proche par ta date de naissance, ton combat pour la liberté. Pendant que ton mari fût, lui, allier à l’héros national congolais par le sang des Uduku.

Dans le même ordre des idées, tu m’as confié devant quelques témoins -, mais que je ne nommerai pas cette fois-ci, tu m’excuseras maman, et qui vinrent de te saluer quand je t’ai fait venir en Belgique afin de te donner la possibilité de venir visiter tes petits enfants -, ton admiration d’abord pour Mzee Laurent-Désiré Kabila, et pour son fils Joseph Kabila Kabange qui lui a succédé. Tu vantais la « capabilité » du père, mais aussi la discrétion du fils qui en faisait, nous disais-tu devant l’assistance médusée, deux caractères, deux tempéraments différents, mais essentiels pour construire un pays comme le Congo. Un pays où il y avait, selon toi, plus d’affairistes, de consuméristes, de mafieux, de voleurs, de détournements de deniers publics, de corrompus que des hommes compétents, responsables, volontaires susceptibles de rendre la vie facile aux millions de congolais vivant dans la pauvreté.

Tout de suite, je me rappelai comment ton discours face à cette assistance médusée se classait dans la suite logique où tu débarquât le 11 février 2001 à Zaventem/Bruxelles national sous un froid hivernal hors du commun, et où tu demandas dès ta descente d’avion à l’homme qui te tenait la main de vouloir embrasser le sol où ton ami et frère Patrice-Emery Lumumba et ses compatriotes indépendantistes vinrent négocier l’indépendance du pays ! Tu ne vins nous rejoindre de l’autre côté de la passerelle que lorsque les policiers belges y accédèrent à ta requête. Ceux-ci me le confièrent avec un si grand étonnement !

Quand je te revus de nouveau le vendredi 09/04/2010 ce fut à Kinshasa, et  non à Louvain-La-Neuve-Université, quelques années après ton retour à Kinshasa où tu vécus en dehors d’aucun besoin chez l’un de mes grands frères monsieur Pierre Lukadi-Omasumbu Inspecteur Principal de l’Enseignement Primaire et Secondaire et Professionnel de la ville de Kinshasa, homme d’affaires et fondateur d’écoles, tu voulais me porter sur toi même très affaiblie à la suite de la disparition inopinée de maman Owandji Thérèse Ndjoka-Lukadi le 4 mars 2009 ta fille aînée, ton amie, ta confidence -, comme tu le fis dès ton arrivée quelques années plutôt en Belgique chez moi même si je refusai - tu me confias et m'encouragea, entre autres, de continuer le combat que je menais en France contre le racisme scientifique dont j’y étais victime, de toujours être le bon père modèle et câlin que j’étais et que tu me découvris par des témoignages des gens ouverts ou indiscrets, et dont tu me disais ton étonnement de m’en avoir découvert !, mais également et surtout d’apporter mon soutien à Joseph Kabila Kabange le président sortant de la RDC !

Pour ceux qui étaient surpris voire indignés par mon soutien, non au régime, mais à la personne de Joseph Kabila Kabange, en voici la cause ou la raison. Ma mère était une divine créature. Difficile de lui dire non, sans m’en a vouloir par la suite.

Elle me dit que je devais le faire pour la mémoire de Patrice-Emery Lumumba ! C’est pourquoi, je le fais désormais, et le ferai aussi longtemps que Joseph Kabila Kabange se représentera dans ce pays-là. Car, il est de mon devoir d’honorer ta mémoire. Parce qu’il n’y en a de mère que toi.

Enfin, je dois une fière chandelle à plusieurs compatriotes qui n’ont pas été avertis soit par inadvertance d’esprit, soit par oubli, mais qui n’ayant pas cherché à polémiquer, car ce disant que l’important s’y trouvait ailleurs, sont venus me consoler. Je leur en serai, plus qu’à beaucoup d’autres peut-être, une éternelle reconnaissance. Même si parmi ces « autres » avertis, il me sera très difficile voire quasi impossible d’y passer sous silence le dévouement, la permanente consolation dont la famille de Tatu NDAYE JEAN-PIERRE FIDELE et sa jolie femme VERONIQUE ont fait montre à mon égard et à celui de la famille OSONGO dans son ensemble ? Et, pourtant, il s’agit d’une famille BALUBA !!! Comme quoi les apparences sont toujours trompeuses, autant qu’il faudra toujours s’en méfier. Et la preuve absolue, irréfutable qu’on ne devait toujours pas porter oreille à tout ce qui se colporte, et se dit ci et là. La vie est belle, mais trop courte, que d’y passer l’essentiel de son temps à nous insulter, à nous éviter, et à nous combattre comme des vulgaires chiffonniers. Personne n’y sera éternel. Tous, nous y passerons, et à tour de rôle s’il vous plaît, sinon par un tsunami « à radjical » (les congolais comprendront à qui je fais allusion par le « mot « à radjical »). Profitons de la vie. Et, surtout, pardonnons-nous les uns les autres.

C’est pourquoi, je voudrais remercier les téléphones planétaires provenant des amis, frères et connaissances reçus des USA, du Royaume-Uni, du Canada, d’Allemagne, de France, de la RDC, du Bénin, de la Côte d’Ivoire, du Cameroun pour me consoler. A aucun moment, je ne me suis jamais senti seul. Car si le téléphone ne sonnait pas, FIDELE ou VERONIQUE était là pour y assurer ma consolation, et ma « garde ». Sans doute, parce qu’ils se disaient qu’il ne fallait surtout pas que je déprime. Avec recule, je me dis qu’ils avaient raison lui et sa chère, belle, et magnifique femme, ma jeune sœur.

Je voudrais enfin de fin, car c’est dans les difficultés qu’on reconnaît ses meilleurs amis, faire voir ma gratitude infinie à mes anciens professeurs et encadreurs de l’Institut supérieur de philosophie de l’Université Catholique de Louvain pour leurs messages d’encouragement, de consolation, et de condoléance ; qu’il sache combien cela a été pour moi presque un grand moment de partage, pourtant interrompu de manière aussi inexpliquée qu'étrange voici onze ans après ma défense et soutenance de thèse doctorale le 22 décembre 1998. Merci pour tout ce qu’ils ont fait pour ma modeste personne pendant que j’étais sous leurs ordres de l’aide académique, scientifique, humaniste au parrainage à la naturalisation belge en passant par l’invitation à ma femme et à mon unique fils de l’époque à venir me rejoindre à mon séjour d’études doctorales en Belgique. Si cette naturalisation belge ne m’a rien apportée au plan professionnel, sinon en a-t-elle été par la suite un vrai obstacle, elle a permis néanmoins à ma famille d’y être à l’abri des guerres tribales, ethniques de mon pays de souche, et surtout à mes enfants d’étudier dans des conditions humaines et civilisées. Bien sûr que j’en suis très déçu, mais pas au point de m’étrangler, ni encore moins d’y aller en hôpital psychiatrique (comme quelques-uns de deux de mes collègues de France) parce que n’ayant pas obtenu, loin s’en faut, un poste scientifique ou académique en Belgique, et à l’Université Catholique de Louvain en particulier. Non ! j’ai des nerfs solides et une croyance aveugle et absolue en Jésus-Christ pour tomber aussi bas dans mon propre déni. Souvenez-en de ma mère, dont je viens d’épingler quelques-uns des aspects de son trait de caractère, et dont avec recule on pourrait penser que j’en ai été l’héritier fidèle. « L’humanité, déclarait Roger Garaudy, n’est pas une aventure solitaire. C’est une conquête de la communauté. Une communion. La seule médiation possible avec le tout autre ».

Maman ! repose en Paix. Je te rejoindrai centenaire. Car nul, même le souverain pontife, n’est éternel sur cette terre des hommes. Tout passe, tout couler, et rien n’y demeure, écrivait aux temps immémoriaux Héraclite l’Ephésien, dont le pays, la Grèce, est aujourd’hui le damné de la terre entière ! Car ce fût la promesse que je t’ai faite tout récemment à Kinshasa, le tout avec des éclats de rire infinis.

Pour répondre aux questions que l’on me pose, dont celle sur une messe de requiem, je porterai le deuil de ma maman pendant un an. Autrement si une telle messe il y aura, ce sera l’année suivante à la date de mon anniversaire le 01/10/2012.

MAMAN JE VOUDRAIS TE DIRE MAMAN COMBIEN JE T’AIME MAMAN. NE M’ABANDONNE JAMAIS. SOIS AU CONTRAIRE MON INTERPRETE AUPRES DU PERE SAINT ET TOUJOURS PLUS HAUT. DEMANDE LUI DE TUER PAR LA FOUDRE ET DE BRÛLER VIFS CALCINES MES DETRACTEURS DE TOUS BORDS QUI M’EN VEULENT DU MAL

AMEN.

 

LA LUTTA CONTINUA ET VICTORIA ES CERTAIN

(Fidèle Castro et Che Guevara mes modèles sur terre).

 

Prof.Hdr./Dr.Antoine-Dover OSONGO-LUKADI

15:01 Publié dans Passions | Lien permanent | Commentaires (1)

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Écrit par : achat maxosize en france | 08/10/2014

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