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11/10/2011

CONGO/KINSHASA : LES JOURS VIENNENT PASSENT MAIS NE SE RESSEMBLENT JAMAIS

Un candidat député reçoit les assurances d’un féticheur: « Tu seras élu même par des mouches, des fourmis… »



Certains candidats à la députation nationale cherchent par tous les moyens à se faire élire. Pour ce faire, toutes les voies sont bonnes. Certains choisissent des églises afin de faire les yeux doux aux fidèles. D’autres par contre ne trouvent  pas mieux que de se rabattre auprès des féticheurs. Tel un candidat qui a reçu des assurances d’un féticheur qu’il sera élu même par des mouches, des fourmis et des punaises.    

Pour bien des Congolais quand on est  ministre, député ou sénateur, c’est synonyme d’opulence. Donc pour se taper de l’argent, il faut embrasser la  politique parce que celle-ci paie mieux. Voilà qui explique l’engouement des certaines personnes vers   des partis politiques.    

Certains, mêmes sans moyens, sans maturité politique, sans un plan d’action,   ne caressent qu’un seul rêve : siéger un jour à l’hémicycle. « Un jour je serai député et je roulerai aussi carrosse », lance un candidat député qui se fait appeler déjà « Monsieur le député » dans son quartier. Certains candidats député rêvent de voir leur vie changée un jour.    

En perspectives des élections du 28  novembre prochain, certains futurs députés comptent sur les voix des fidèles. Ils passent d’une église à une autre. Et les pasteurs en font même l’objet de prédication. C’est ainsi que des messages, comme cela s’est passé dans une église de réveil de la place,  tels que : « Celui-ci (candidat député) est votre frère. Dieu l’a envoyé pour vous servir sont légion ». A la fin du culte, c’est la carte de visite  du frère candidat député qui est distribuée avec un transport (l’argent) aux membres. Les femmes reçoivent un capital pour commencer une activité commerciale.    

Pour ceux qui ne peuvent pas prendre patience car dit-on,  la réponse de Dieu vient  tard, vont tout droit chez le marabout. Tel un candidat qui est allé poser la question à un féticheur : «Nganga bakopona ngai? » (Serai-je élu). Et ce dernier de répondre : «Ba kopana. Na banzinzi, na binsueka bakopona yo» (Bien sur que oui. Les mouches, et les fourmis, et les punaises vont t’élire).

 



Dina BUHAKE
Kinshasa, 22/09/2011 (Forum des As, via mediacongo.net)

Un phénomène nouveau: des réfugiés africains, dont des congolais , en Amazonie



Wilson Nicolas, originaire de la République démocratique du Congo (RDC), a été le premier réfugié africain à trouver son chemin vers la région de la jungle amazonienne, au Brésil et semble avoir lancé une tendance.

Nicolas (un nom d’emprunt), 56 ans, s’est échappé de la province de l'Equateur dans le nord-ouest de la RDC, en Afrique centrale, fuyant les affrontements entre des groupes ethniques rivaux sur les droits de pêche.

Selon les chiffres des Nations Unies, depuis 2010, quelque 30 réfugiés d'Afrique qui ont demandé l'asile auprès du gouvernement brésilien vivent dans des Etats de la jungle amazonienne. Les demandeurs d'asile viennent de Côte d'Ivoire, du Ghana, de Guinée-Bissau, du Nigeria et de la Sierra Leone, en Afrique de l'ouest, du Kenya, en Afrique orientale, du Zimbabwe, en Afrique australe, et de la RDC.

Nicolas est venu à São Paulo à la fin 2009, suivant un contact qui lui avait promis un emploi quand il fuyait la RDC. De là, il a continué vers Boa Vista, la capitale de l'Etat de Roraima, dans l'extrême nord, où il s’est retrouvé seul, et a découvert que c'était une fausse promesse.

Avec l'aide, il s’est rendu à Manaus, la capitale de l'Etat d'Amazonas, dans le nord, la plus grande ville en Amazonie, et avec l'aide de la 'Pastoral do Migrante', une organisation catholique qui assiste les migrants et les réfugiés, il a déposé une demande d'asile auprès de la police fédérale et du Comité national brésilien pour les réfugiés.

Sa demande a été acceptée en février et il est devenu le premier réfugié africain vivant dans la forêt tropicale du Brésil.

"Nous voyons maintenant un nouveau type de réfugiés en Amazonie", a déclaré à IPS, Luiz Fernando Godinho, porte-parole du bureau local du Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR). "Cette région, qui accueille généralement davantage de personnes venues d'Amérique du sud, comme des Colombiens et des Boliviens, a commencé à voir un afflux d'Afrique.

"C'est un changement petit et discret, mais nous avons commencé à le remarquer il y a deux ans", a-t-il ajouté.

Au téléphone, Nicolas a dit à IPS dans des phrases courtes et saccadées qu'il a quitté la RDC "à cause de la guerre. Même après l'accord de paix (de 2003), il y avait des zones en conflit. A l'endroit où j'étais, il y avait un combat entre deux tribus rivales qui vivaient dans la région".

En 2009, Nicolas avait été envoyé en tant que spécialiste en géologie par le gouvernement vers la ville de Dongo, dans le nord, près du fleuve frontalier Oubangui, dans la province de l’Equateur, pour organiser la répartition des terres et des vivres.

"Quand nous y sommes arrivés, nous avons essayé d'amener la réconciliation entre les tribus, mais une guerre sur la répartition des terres a éclaté", a-t-il indiqué. Le conflit s’est intensifié rapidement, impliquant des groupes lourdement armés, et Nicolas a été accusé d'être un espion du gouvernement.

Les violences entre les clans Boba et Lobala se sont répandues dans l’Equateur, et plus de 100.000 personnes ont fui vers les pays voisins, selon le Comité international de la Croix-Rouge.

"Nous avons fui dans la jungle", a-t-il déclaré. "J'ai marché pendant des jours et des semaines, mes pieds étaient tous gonflés. Il y avait tellement de gens qui fuyaient, des enfants et des mères avec des bébés".

Ce conflit particulier était juste l’une des nombreuses guerres en RDC, au cours desquelles quatre à cinq millions de personnes ont été tuées depuis le milieu des années 1990.

Les guerres dans plusieurs pays de la région des Grands Lacs en Afrique ont pris la forme d'affrontements ethniques et de génocide, mais ont des racines dans les multiples intérêts internationaux luttant pour le contrôle stratégique des énormes gisements minéraux.

Pendant qu'il se cachait dans la forêt près de la frontière avec la République du Congo, Nicolas a perdu la notion du temps. Et il n'a plus revu sa famille - sa femme, ses enfants et ses frères et sœurs – bien qu’il reçoive de petites sommes d'argent de leur part, afin de l'aider à survivre.

Nicolas parle plusieurs langues: le lingala - une langue bantoue parlée dans le nord-ouest de la RDC - le français, le swahili, l’anglais et le portugais. Mais le mot "saudade" (envie ou nostalgie en portugais) prend un nouveau sens pour lui quand il parle de combien ses proches lui manquent.

"J'ai beaucoup souffert d'être séparé de ma famille", souligne-t-il. Mais il n'a pas les moyens de voyager, et rien à leur offrir à Manaus.

Il vit avec de l'argent emprunté et avec ce qu'il arrive à gagner en enseignant le français. Et il profite de tout travail temporaire qu'il trouve. Mais comme il n'a pas ses diplômes, pour valider ses études universitaires au Brésil, il n’arrive pas à trouver du travail dans son domaine d'expertise: la géo-informatique et la détection à distance.

"J'espère trouver un emploi et gagner la stabilité dans ma vie", dit-il.

La région de la jungle amazonienne au Brésil abrite actuellement 140 réfugiés, venus notamment de la Bolivie, et 700 autres demandeurs d’asile de différentes nationalités qui attendent une réponse du gouvernement par rapport à leurs demandes. Le processus dure jusqu’à six mois.



Fabíola Ortiz
Rio de Janeiro, 19/09/2011 (IPS / MCN, via mediacongo.net

 

Vol d’une cloche à l’Eglise catholique « Yezu Mwana » à Kananga



Des  personnes non autrement identifiées ont volé nuitamment la cloche  de la paroisse « Yezu Mwana » de l’Eglise catholique située à la localité de Kambote dans la commune de Lukunga à Kananga  a-t-on appris lundi des sources religieuses. Les premiers éléments d’enquête  en cours mettent les investigateurs sur la piste des forgerons et des vendeurs des mitrailles. Les fidèles de cette paroisse qui ne sont plus attirés par les sons de la cloche surtout pour des messes matinales  appellent à sévir les coupables après leurs arrestations afin de mettre fin à ce genre d’actes de vandalisme contre les biens sacrés de  l’église.

 


Kananga, 6/09/2011 (ACP/ MCN, via mediacongo.net)

Bas-Congo: un septuagénaire se proclame maire de Boma


Théophile Bakalusu Kongo Kalunga, un septuagénaire de nationalité congolaise domicilié dans la commune de Kabondo à Boma, s’est proclamé  mardi maire de cette ville, a constaté  un journaliste de l’ACP.
Célibataire de son état, Bakalusu a affirmé être le véritable maire de   Boma par la volonté du roi Mizele Nsemi qui l’a placé à la tête de cette ville faisant partie, selon lui, du royaume « Union de Kongo ». Une perquisition de son domicile par les inspecteurs du paquet de Boma appuyés par des éléments de la police nationale, a révélé l’existence de documents et autres insignes « officiels » de ce royaume, notamment une constitution datée de 1997, des cartes d’identité vierges, des cartes de résidence pour étrangers, un emblème national à trois couleurs (bleu, blanc et jaune), le texte de l’hymne du royaume ainsi que plusieurs autres documents.  Le faux maire de Boma, qui se dit gradué en sciences commerciales et financières, a été appréhendé mardi par des éléments de l’Agence nationale de renseignements (ANR), au moment où il  a réclamé la carte d’identité d’un de ses sujets, qui avait été saisie par un agent de ce service. 
M. Bakalusu a été mis à la disposition de l’ANR pour enquête sur sa personne et celle de son chef, le roi Mizele Nsemi, qui résiderait à Kinshasa,  afin de connaître les véritables intentions de ce personnage à la veille des élections.

 


Boma, 1/09/2011 (ACP / MCN, via mediacongo.net)

Une femme de 6O ans accouche d’un garçon à Feshi au Bandundu



Mme Balakaze, la soixantaine révolue, a accouché d’un garçon dans le territoire de Feshi au Bandundu, a-t-on appris, jeudi, des sources familiales.  Mère de dix enfants dont le dernier a 16 ans, Mme Balakaze avait cru pendant la grossesse qu’elle  souffrait d’un kyste dans l’utérus. Elle attendait réunir les moyens pour subir une intervention chirurgicale. Mais lorsque les douleurs d’enfantement ont commencé, elle a été conduite à l’hôpital de Pondi où elle a du donner naissance à un petit garçon, contre toute attente.


Bandundu, 2/09/2011 (ACP/MCN, via mediacongo.net)

 

 

11:00 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

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