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12/10/2011

CÔTE D'IVOIRE : OUATTARA N'A QU'UNE LEGITIMITE INTERNATIONALE MAIS L'HOMME DU TERRAIN C'EST SORO AINSI CHERCHER A LE BOUSCULER REPLONGERAIT DE NOUVEAU LE PAYS DANS LA GUERRE

11/10/2011 à 18h:15 Par Jeune Afrique
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La question du maintien de Guillaume Soro à la primature fait débat. La question du maintien de Guillaume Soro à la primature fait débat. © Vincent Fournier pour J.A.

La question du maintien de Guillaume Soro à la primature ivoirienne fait débat.

À deux mois des législatives ivoiriennes du 11 décembre, la question du maintien de Guillaume Soro à la primature fait débat. Le président Alassane Ouattara envisagerait de prolonger son mandat après le scrutin pour une période de six mois, voire de un an, afin que le Premier ministre, également titulaire du portefeuille de la Défense, poursuive la refonte de l’armée et la sécurisation du territoire.

Pour de nombreuses chancelleries, il est le plus apte à faire rentrer dans le rang les anciens militaires des Forces nouvelles (FN) qui sont en cours d’intégration dans la nouvelle armée. Mais l’ex-président Bédié, très attaché aux accords qu’il a passés avec le chef de l’État entre les deux tours de la présidentielle, estime qu’il revient à sa formation, le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), de diriger le gouvernement. Plusieurs émissaires devraient aller à la rencontre du Sphinx de Daoukro pour lui demander, une nouvelle fois, de patienter. Quant à Guillaume Soro, il se dit prêt à servir son pays « là où l’on aura besoin de lui ».

12/10/2011 à 15h:45 Par AFP
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Le camp de réfugiés ivoiriens d'Ampain, au Ghana le 10 octobre 2011. Le camp de réfugiés ivoiriens d'Ampain, au Ghana le 10 octobre 2011. © Sia Kambou/AFP

"Il y a des infiltrés partout!", s'écrie Charly: la paranoïa règne chez les Ivoiriens réfugiés dans des camps au Ghana, qui se recrutent essentiellement parmi les partisans du président déchu Laurent Gbagbo.

Gardé par une dizaine de policiers ghanéens, le camp d'Ampain est à une centaine de km de la frontière. Des tentes frappées du sigle du Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) y sont dressées sur 10 hectares de terrain entourés de broussailles.

Avec quelque 8.000 pensionnaires, il est le plus important des cinq sites abritant, selon le HCR, près de 20.000 Ivoiriens accueillis au Ghana après la sanglante crise post-électorale qui a déchiré la Côte d'Ivoire jusqu'en avril-mai.

"Ici les réfugiés sont très méfiants et en ont gros sur le coeur", explique à l'AFP, sous couvert d'anonymat, un responsable du HCR sur place. Est suspecte toute personne perçue comme proche du régime du nouveau président Alassane Ouattara, tombeur de Laurent Gbagbo. "Il suffit d'être un nouvel arrivant, tu es indexé comme un pro-Ouattara venu espionner", raconte-t-il.

"L'atmosphère est toujours tendue. Cela peut avoir des conséquences dramatiques quand tu n'es pas reconnu comme faisant partie du groupe", ajoute un autre responsable HCR. Militant pro-Gbagbo pur et dur à Abidjan et l'un des représentants des réfugiés, Charly acquiesce.

En septembre, deux personnes ont été tuées dans le camp de transit d'Elubo, à la frontière. Elles étaient soupçonnées d'être des "espions" pro-Ouattara. Des rumeurs d'attaque des Forces républicaines (FRCI), la nouvelle armée ivoirienne, entretiennent aussi la psychose. La simple vue de soldats passant la frontière - après avoir laissé leurs armes - pour quelques emplettes en terre ghanéenne alimente les craintes les plus folles.

Si, dans le camp d'Ampain, les Ivoiriens ont peur, c'est aussi que certains d'entre eux ont été impliqués dans les violences post-électorales.

"Certaines personnes sont ici pour avoir commis de mauvaises choses au pays", explique Marcel, un enseignant. "Ici on dit: +chacun a son délit+". Dans les allées, il n'est pas rare de reconnaître des "jeunes patriotes" pro-Gbagbo ou des membres de la naguère redoutable Fesci, syndicat étudiant aux airs de milice. Il y a encore quelques mois, ils faisaient la loi dans certains quartiers d'Abidjan, spécialement dans leur bastion de Yopougon.

"Nostalgie" du pays

Des jeunes gens au visage fermé regardent le visiteur d'un air inquisiteur. La presse, internationale qui plus est, n'est pas la bienvenue. Ces jeunes côtoient dans le camp policiers, militaires, médecins ou encore magistrats, dans des conditions précaires. On s'entasse à cinq sous une tente, l'air est saturé d'humidité et de moustiques.

"La journée est ennuyante et sans distraction", résume un réfugié.

On passe le temps en reconstituant la vie au pays. Sur un marché de fortune, on vend de l'attiéké (semoule de manioc) avec du poisson braisé. Les femmes se retrouvent dans un salon de coiffure improvisé. Non loin, c'est la sortie des classes pour les enfants.

Six mois après la fin de la crise, le nouveau pouvoir à Abidjan veut hâter le retour de ces Ivoiriens. Il a signé la semaine dernière avec le Ghana et le HCR un accord de rapatriement, lors de la visite de M. Ouattara à Accra.

Fonctionnaire se disant proche de l'ex-Première dame Simone Gbagbo, Jean-Paul, vêtu d'un T-shirt aux couleurs ivoiriennes orange-blanc-vert, est prêt à sauter le pas. "J'ai la nostalgie de mon pays", confie-t-il, souhaitant "aller occuper le terrain politique".

Ancien de la Fesci au visage mangé par une épaisse barbe, Maxime rejette "toute option de retourner".

Au pays "les FRCI sont partout", "à la recherche des pro-Gbagbo", croit-il savoir: "dans un tel climat, on ne peut pas rentrer pour se faire prendre comme des agoutis", ces rongeurs très appréciés dans les ragoûts ivoiriens.

12/10/2011 à 15h:45 Par AFP
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Le camp de réfugiés ivoiriens d'Ampain, au Ghana le 10 octobre 2011. Le camp de réfugiés ivoiriens d'Ampain, au Ghana le 10 octobre 2011. © Sia Kambou/AFP

"Il y a des infiltrés partout!", s'écrie Charly: la paranoïa règne chez les Ivoiriens réfugiés dans des camps au Ghana, qui se recrutent essentiellement parmi les partisans du président déchu Laurent Gbagbo.

Gardé par une dizaine de policiers ghanéens, le camp d'Ampain est à une centaine de km de la frontière. Des tentes frappées du sigle du Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) y sont dressées sur 10 hectares de terrain entourés de broussailles.

Avec quelque 8.000 pensionnaires, il est le plus important des cinq sites abritant, selon le HCR, près de 20.000 Ivoiriens accueillis au Ghana après la sanglante crise post-électorale qui a déchiré la Côte d'Ivoire jusqu'en avril-mai.

"Ici les réfugiés sont très méfiants et en ont gros sur le coeur", explique à l'AFP, sous couvert d'anonymat, un responsable du HCR sur place. Est suspecte toute personne perçue comme proche du régime du nouveau président Alassane Ouattara, tombeur de Laurent Gbagbo. "Il suffit d'être un nouvel arrivant, tu es indexé comme un pro-Ouattara venu espionner", raconte-t-il.

"L'atmosphère est toujours tendue. Cela peut avoir des conséquences dramatiques quand tu n'es pas reconnu comme faisant partie du groupe", ajoute un autre responsable HCR. Militant pro-Gbagbo pur et dur à Abidjan et l'un des représentants des réfugiés, Charly acquiesce.

En septembre, deux personnes ont été tuées dans le camp de transit d'Elubo, à la frontière. Elles étaient soupçonnées d'être des "espions" pro-Ouattara. Des rumeurs d'attaque des Forces républicaines (FRCI), la nouvelle armée ivoirienne, entretiennent aussi la psychose. La simple vue de soldats passant la frontière - après avoir laissé leurs armes - pour quelques emplettes en terre ghanéenne alimente les craintes les plus folles.

Si, dans le camp d'Ampain, les Ivoiriens ont peur, c'est aussi que certains d'entre eux ont été impliqués dans les violences post-électorales.

"Certaines personnes sont ici pour avoir commis de mauvaises choses au pays", explique Marcel, un enseignant. "Ici on dit: +chacun a son délit+". Dans les allées, il n'est pas rare de reconnaître des "jeunes patriotes" pro-Gbagbo ou des membres de la naguère redoutable Fesci, syndicat étudiant aux airs de milice. Il y a encore quelques mois, ils faisaient la loi dans certains quartiers d'Abidjan, spécialement dans leur bastion de Yopougon.

"Nostalgie" du pays

Des jeunes gens au visage fermé regardent le visiteur d'un air inquisiteur. La presse, internationale qui plus est, n'est pas la bienvenue. Ces jeunes côtoient dans le camp policiers, militaires, médecins ou encore magistrats, dans des conditions précaires. On s'entasse à cinq sous une tente, l'air est saturé d'humidité et de moustiques.

"La journée est ennuyante et sans distraction", résume un réfugié.

On passe le temps en reconstituant la vie au pays. Sur un marché de fortune, on vend de l'attiéké (semoule de manioc) avec du poisson braisé. Les femmes se retrouvent dans un salon de coiffure improvisé. Non loin, c'est la sortie des classes pour les enfants.

Six mois après la fin de la crise, le nouveau pouvoir à Abidjan veut hâter le retour de ces Ivoiriens. Il a signé la semaine dernière avec le Ghana et le HCR un accord de rapatriement, lors de la visite de M. Ouattara à Accra.

Fonctionnaire se disant proche de l'ex-Première dame Simone Gbagbo, Jean-Paul, vêtu d'un T-shirt aux couleurs ivoiriennes orange-blanc-vert, est prêt à sauter le pas. "J'ai la nostalgie de mon pays", confie-t-il, souhaitant "aller occuper le terrain politique".

Ancien de la Fesci au visage mangé par une épaisse barbe, Maxime rejette "toute option de retourner".

Au pays "les FRCI sont partout", "à la recherche des pro-Gbagbo", croit-il savoir: "dans un tel climat, on ne peut pas rentrer pour se faire prendre comme des agoutis", ces rongeurs très appréciés dans les ragoûts ivoiriens.

07/10/2011 à 10h:27 Par Jeune Afrique
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Alassane Outtara (C) et son homologue ghanéen John Atta Mills (D) le 6 septembre 2011 à Accra. Alassane Outtara (C) et son homologue ghanéen John Atta Mills (D) le 6 septembre 2011 à Accra. © AFP

Voyage éclair, mais efficace, pour le président ivoirien au Ghana. Arrivé le matin à Accra, Alassane Ouattara est reparti dans la soirée. Entre temps, il a rencontré la communauté ivoirienne ainsi que son homologue ghanéen John Atta-Mills, auquel il a demandé l'arrestation des exilés pro-Gbagbo recherchés par la justice.

Alassane Ouattara « a demandé au Ghana d'envisager la mise en œuvre du mandat (prévoyant) le gel des comptes et l'application des mandats d'arrêt émis contre des personnes présumées coupables d'actes criminels commis durant la crise poste-électorale ivoirienne », indique une déclaration conjointe des deux présidents. Une requête que le Ghana a donc accepté d'étudier, une réunion entre responsables de la sécurité des deux pays étant prévue prochainement à Abidjan.

Des milliers d'Ivoiriens se sont réfugiés au Ghana, parmi lesquels de nombreux partisans du président déchu Laurent Gbagbo. Un accord tripartite prévoyant leur rapatriement a été signé jeudi par le Atta-Mills, Ouattara et le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés.

"la Côte d'Ivoire est maintenant un État de droit"

S'adressant à quelque 1500 compatriotes, Alassane Ouattara a lancé un appel pour qu'ils « rentrent au pays » désormais « en paix ».

« Venez apporter votre contribution au développement de notre pays car c'est ce développement qui va accélérer la réconciliation et le pardon (...) N'ayez pas peur (...) la Côte d'Ivoire est maintenant un État de droit », a lancé Ouattara, devant quelques 1 500 compatriotes rassemblés dans un centre de conférence d'Accra. (...) Ceux qui ont commis des crimes de quelque nature que ce soit, la justice ne sera pas abusive », a-t-il promis.

Contrairement à ce qu'elle prévoyait, une délégation de personnalités pro-Gbagbo réfugiées au Ghana n'a pas eu d'entretien particulier avec le président. Elle est repartie peu après le discours de celui-ci. Il faut dire que la communauté des exilés ne le ménage pas. Le porte-parole de Laurent Gbagbo, Justin Koné Katinan, ex-ministre du Budget en pleine crise, signe régulièrement des communiqués virulents depuis Accra où une « Coordination du Front populaire ivoirien (FPI, parti de Laurent Gbagbo) en exil » a ainsi été montée, sous la direction d'Assoa Adou, un ancien ministre.

Pression sur Atta-Mills

Dans la matinée, Katinan avait estimé que la rencontre avec Ouattara serait « une occasion pour exposer nos souffrances et ce que nous attendons des nouvelles autorités ivoiriennes ». En réalité, le voyage de Ouattara n'avait pas pour but de recueillir les doléances de ses opposants, mais de « mettre la pression sur Atta-Mills », comme l'expliquait à l'AFP une source diplomatique occidentale.

« Ce qui irrite le pouvoir, c'est surtout le fait que des pro-Gbagbo se baladent à Accra alors que des mandats d'arrêt ont été émis par la justice ivoirienne à l'encontre de certains d'entre eux », avait-elle expliqué. Et Abidjan en veut particulièrement au toujours influent Jerry Rawlings, ex-président ghanéen proche de Laurent Gbagbo, soupçonné de jouer un jeu ambigu depuis la crise.

(Avec AFP)


 

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Côte d'Ivoire

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