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16/10/2011

CÔTE D'IVOIRE : LAISSONS-LUI RÊVER CAR C'EST REVOLU LE TEMPS OU SEULS LES CRIMINELS DE GUERRE ETAIENT NOIRS ON ATTEND QU'ON LIVRE BILL CLINTON ET G.W. BUSH A LAHAYE

16/10/2011 à 11h:01 Par AFP
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Luis Moreno-Campo était à Abidjan le 15 octobre 2011. Luis Moreno-Campo était à Abidjan le 15 octobre 2011. © AFP

Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) était à Abidjan samedi pour y rencontrer le président Ouattara ainsi que le camp Gbagbo. Il a promis une enquête "impartiale" sur les crimes commis durant la crise post-électorale.

 Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) a promis samedi à Abidjan une enquête "impartiale" sur les crimes commis durant la crise post-électorale ivoirienne, qui devrait viser entre trois et six responsables. "Nous serons totalement impartiaux", a martelé Luis Moreno-Ocampo, arrivé vendredi soir pour une visite de 24 heures, six mois après une crise qui a fait quelque 3.000 morts.

"Trois à six personnes feront l'objet d'enquêtes", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse. Une "estimation", a-t-il précisé, ajoutant: "nous ne savons pas de qui il s'agit".

Ses enquêteurs, déjà déployés sur le territoire, "se concentreront sur les crimes les plus odieux et les personnes qui ont les plus grandes responsabilités", a-t-il expliqué, les autres crimes devant être traités par la justice ivoirienne, une collaboration selon lui inédite.

Moreno-Campo a rencontré une délégation du FPI

Après le ministre de la Justice Jeannot Ahoussou Kouadio et le président de la Commission dialogue, vérité et réconciliation (CDVR), l'ex-Premier ministre Charles Konan Banny, M. Moreno-Ocampo s'est entretenu avec le président Alassane Ouattara, qui en mai avait appelé la CPI à enquêter.

Le procureur a aussi rencontré une délégation du Front populaire ivoirien (FPI), parti de Laurent Gbagbo, président déchu détenu dans le Nord depuis avril."Nous sommes amenés à avoir plus confiance en cette justice qu'en notre justice", a déclaré devant la presse le président du FPI, Sylvain Miaka Oureto, souhaitant que la CPI remonte au coup d'Etat manqué de 2002 contre M. Gbagbo, voire au putsch de 1999.

Née du refus de Laurent Gbagbo de céder le pouvoir après sa défaite à la présidentielle du 28 novembre 2010, la crise, conclue en avril par deux semaines de guerre, a fait quelque 3.000 morts, épilogue d'une décennie de soubresauts dans cette ex-colonie française naguère stable et prospère.

Les juges de la CPI ont autorisé le 3 octobre Luis Moreno-Ocampo à enquêter sur des crimes contre l'humanité et des crimes de guerre commis durant les troubles les plus récents, tout en laissant ouverte la porte pour une enquête remontant à 2002.

La justice ivoirienne a placé en détention préventive et inculpé - pour atteinte à la sûreté de l'Etat, crimes économiques ou crimes de sang - l'ex-président, son épouse Simone et une centaine de personnalités de leur bord, civiles ou militaires. Hasard du calendrier, un proche de Simone Gbagbo, le commandant Anselme Séka Yapo, en fuite et accusé de graves exactions sous l'ancien pouvoir, a été arrêté samedi à l'aéroport d'Abidjan, selon des sources concordantes.

Une "justice des vainqueurs"?

Aucune figure du camp Ouattara n'a encore été poursuivie, alimentant le soupçon d'une "justice des vainqueurs". Or, pour les juges de la CPI, il y a "une base raisonnable" pour croire que les forces pro-Gbagbo et pro-Ouattara ont commis des "attaques contre la population civile", en particulier dans la capitale économique Abidjan et dans l'Ouest, où selon l'ONU un millier de personnes ont péri.

Le nouveau régime a promis de jouer le jeu, même si des ex-rebelles ayant combattu pour M. Ouattara dans les rangs des Forces républicaines (FRCI) pourraient être inquiétés. Guillaume Soro, Premier ministre et chef de l'ancienne rébellion, a affirmé le 7 octobre que la Côte d'Ivoire était prête à livrer à la CPI des militaires en cas de "crimes de sang". Dans un rapport publié début octobre et intitulé "Ils les ont tués comme si de rien n'était", l'ONG Human Rights Watch (HRW) a visé 12 personnalités des deux camps "impliquées" selon elle dans "de graves exactions".

A Abidjan, une certaine tension persiste en tout cas avant les législatives du 11 décembre. Sous la pression du gouvernement qui redoutait des débordements, le FPI a renoncé samedi à un meeting. Un rassemblement avait été émaillé de violences la semaine dernière.



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14/10/2011 à 17h:40 Par Jeune Afrique
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Côte d'Ivoire : treize hommes en sursis Côte d'Ivoire : treize hommes en sursis

Dans son n°2649 en kiosques du 16 au 22 octobre, Jeune Afrique dresse le portrait des treize personnalités de tous bords épinglées par le dernier rapport de Human Rights Watch, publié le 6 octobre. D’un côté l’ancien président Laurent Gbagbo et sept de ses alliés… De l’autre, cinq membres des forces pro-Ouattara.

Quel est le point commun entre Charles Blé Goudé et Eddie Médi ? Opposés politiquement, féroces adversaires, ils font tous deux partie des treize dirigeants ivoiriens, personnalités politiques, militaires, patron de presse ou chefs de milice, épinglés par le rapport de Human Rights Warch (HWR) sur la Côte d’Ivoire, rendu public le 6 octobre.

Accablant, le document témoigne des exactions commises par les deux camps depuis le début de la crise électorale, le 28 novembre 2010, et qui a provoqué la mort de plus de 3000 personnes. Reste à déterminer qui, dans la chaîne de commandement, a ordonné ou laissé faire des exactions qui pourraient être qualifiées de crimes de guerre ou de crimes contre l’humanité. Et envoyer leurs auteurs pour longtemps derrière les barreaux. Si ce n'est, au moins, en cavale.

À lire aussi dans J.A. n° 2649

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Après avoir défendu, envers et contre tous, Gbagbo et Kaddafi, Pretoria avance ses pions au sein de l’Union africaine avec une candidature contre Jean Ping. Une ambition assumée, un volontarisme affiché… Mais la cohérence n’est pas toujours au rendez-vous.

Maroc : pourquoi le PJD fait peur

À un mois des élections législatives, l’hypothèse d’une victoire du Parti de la justice et du développement cristallise l’attention de toute la classe politique. Et suscite l’inquiétude.

"Soupçonnés d’avoir commis ou permis l’indicible"

Parmi les personnalités ivoiriennes indexées par le rapport de HRW, « sept sont des fidèles du président déchu Laurent Gbagbo », lui-même suspecté d’être le « premier responsables des violences postélectorales. Il s’agit de Charles Blé Goudé, Philippe Mangou, Guiai Bi Poin, Bruno Dogbo Blé, "Bob Marley", Pierre Brou Amessan et Denis Maho Glofieï. Reste cinq personnes qui se son battues, elles, pour installer Alassane Ouattara au pouvoir : Eddi Médi, Losseni fofana, Chérif Ousmane, Ousmane Coulibaly et Amadé ouérémi.

Dans le n°2649, JA dresse le portrait de ces treize homme, « soupçonnés d’avoir commis ou permis l’indicible ». Qu’ils soient en exil, en prison ou occupant même actuellement d’importantes fonctions, ils risquent tous d’être inculpés par la Cour pénale internationale (CPI). Et, possiblement, transférés à la Haye pour y être jugés.

Lire "Côte d'Ivoire : Usual suspects" dans J.A. n° 2647, en kiosques du 16 au 22 ocotbre 2011.



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14/10/2011 à 11h:35 Par Stéphane Ballong
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La construction d'un complexe 5 étoiles à Abidjan est déjà annoncée. La construction d'un complexe 5 étoiles à Abidjan est déjà annoncée. © Vincent Fournier pour J.A.

Le programme quinquennal Vision 2015 a pour but de doubler le nombre de visiteurs en Côte d’Ivoire. Notamment en renforçant les capacités d’accueil.

« Nous sommes venus dire aux professionnels du tourisme que la Côte d’Ivoire est sortie de la crise et que la destination peut désormais être reprogrammée dans leur catalogue 2012. » Au salon Top Resa, du 20 au 23 septembre, à Paris, Charles Aké Atchimon, ministre ivoirien du Tourisme, n’a cessé de marteler ce message. Il faut dire que, en raison des multiples crises traversées depuis une décennie, le pays n’a jamais retrouvé le niveau atteint en 1999, avec 376 000 touristes (cliquez sur l'infographie pour l'aggrandir).

Pour relancer le secteur et porter le nombre de visiteurs à 500 000 par an, le ministère du Tourisme annonce un plan quinquennal, Vision 2015. Celui-ci repose notamment sur le renforcement des capacités d’accueil (25 000 lits aujourd’hui). D’ici à 2015, le gouvernement table sur la construction de dix à quinze nouveaux hôtels, via des partenariats avec des acteurs privés. Déjà, la construction de deux com­plexes cinq étoiles, l’un à Yamoussoukro, l’autre à Abidjan, avec l’appui d’investisseurs dont les noms n’ont pas encore été révélés, est annoncée. En outre, d’ici à la mi-2012, Onomo, groupe français d’hôtellerie moyen de gamme, ouvrira un établissement de 118 chambres, pour un investissement de près de 7 millions d’euros.

Formation

Vision 2015 entend aussi mettre l’accent sur la formation. « Nous manquons cruellement de gouvernantes, de garçons de chambre, mais aussi de gestionnaires », explique Charles Aké Atchimon. Le français Accor devrait apporter son expertise en la matière, à travers un audit et une remise à niveau des centres de formation locaux. De même, l’Office marocain de la formation professionnelle et de la promotion du travail devrait accueillir des étudiants ivoiriens. Pour atteindre ses objectifs, le gouvernement a mis en place le Fonds de développement touristique, qui sera financé par des prêts obtenus auprès d’institutions internationales. 



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