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17/10/2011

CONGO/KINSHASA : CONFLIT LARVE DANS L'EQUIPE DIRIGEANTE DE LA CHAMBRE HAUTE JE SOUTIENS EVIDEMMENT LA MAJORITE PRESIDNTIELLE

Léon Kengo échappe à une motion de méfiance de Joseph Kabila
(Direct.cd 17/10/2011)


Léon Kengo wa Dondo va-t-il terminer son mandat à la tête du Sénat? Cette question vaut son pesant d’or dans la mesure où les échos en provenance de la chambre haute du Parlement indiquent une «guerre» qui ne dit pas encore son nom vient de commencer entre Léon Kengo, président du Sénat et candidat déclaré à l’élection présidentielle, et la Majorité Présidentielle (MP) incarnée par Joseph Kabila.
A quelques semaines du début de la campagne électorale, mais surtout de la tenue des élections législatives et présidentielle, le bureau du Sénat que dirige Léon Kengo wa Dondo risque de traverser des moments difficiles. En effet, des sources proches de la chambre haute du Parlement renseignent que la tête de son président est mise à prix. «Les tenants du pouvoir en place ne veulent plus voir l‘ancien Premier ministre de Mobutu continuer à diriger le Sénat», indiquent certaines indiscrétions.

Pour chasser Léon Kengo du Bureau du Sénat, la Majorité Présidentielle qui compte plus de 100 sénateurs sur les 120, a choisi de recourir à une motion, de méfiance. A ce sujet, il nous revient d’apprendre que celle-ci (motion) plane déjà sur le Pilais du Peuple «La motion de méfiance devait être lue la semaine passée par un sénateur de la Majorité Présidentielle, révèle un proche de Léon Kengo. Mais, elle n ‘a pas été rendue publique parce que le président du Sénat, informé par ses sources, avait levé la séance au moment où le sénateur kamiikaze était sur le point de prendre la parole».
Que reproche-t-on à Léon Kengo a Dondo? La plupart des sénateurs interrogés s’étonnent sur les mobiles évoqués par leurs collègues de la Majorité Présidentielle pour demander le départ de leur président du bureau de leur institution. Selon certains sénateurs, le pouvoir n’apprécie pas le fait que Léon Kengo ait postulé à l’élection présidentielle. «Les amis de la Majorité Présidentielle estiment que la candidature du président du Sénat gêne celle de leur champion», fait remarquer un cadre de l’Union des Forces du Changement (UFC).

Candidat des Occidentaux ?

Il semble que le silence gardé pendant près de cinq ans par Léon Kengo a fait croire aux tenants du pouvoir que ce dernier avait oublié qu’il était opposant et qu’il pouvait, comme tout citoyen congolais, concourir pour la magistrature suprême. Bien plus, plusieurs sources rappellent qu’au mois de février2011, un journal de la place avait un article dans lequel il indiquait clairement que «les Occidentaux préparaient un outsider en République Démocratique du Congo pour la course à l‘élection présidentielle et que ce dernier sera le Ouattara congolais».

Dans les officines des tenants du pouvoir, le portrait dressé par ce journal correspondrait au profil de Léon Kengo. Neuf mois après la publication de cet article, certains analystes du camp présidentiel commencent à faire un lien entre l’insistance du président du Sénat de briguer la magistrature suprême et les révélations faites par le tabloïd kinois évoqué ci-haut.

L’homme de surprise

A l’annonce de la candidature de Léon Kengo à l’élection présidentielle, notre confrère Le Soft, comparait le président du Sénat au léopard qui ne réveille que lorsqu’ il est sûr de capturer sa proie. Reste donc à savoir si l’ancien Premier ministre de Mobutu insiste-t- il, au point de vouloir mettre -Etienne Tshisekedi, considéré comme le favori de la présidentielle de 2011, parce qu’il es sûr que son heure a sonné.

De toutes les façons, Léon Kengo est devenue une légende pour certaines personnes. L’on se souviendra qu’en 2006, il a réussi à se faire élire président du Sénat dans une institution où le camp présidentiel comptait au moins 80 sénateurs sur 120. Ici aussi, plusieurs analystes croient que «l’homme de la rigueur» doit avoir bénéficié du coup de pouce de l’Occident pour occuper ce poste.

L’histoire va-t-elle se répéter avec Léon Kengo wa Dondo lors de la prochaine élection présidentielle? C’est là toute la question.
Thomas NABOR

Publié par La Rédaction, le 17 octobre 2011

 

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