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27/10/2011

CONGO/KINSHASA : LES COLLABOS AFRICAINS DE L FRANCE EN ACTION

MERCREDI 26 OCTOBRE 2011
A la Une: la lutte antiterrorisme au Sahel
 

Le séjour du président malien Amadou Toumani Touré en Algérie relance deux débats, expliqueLe Républicain, à Bamako. D'abord celui du paiement de rançons - une « manne financière »pour al-Qaïda au Maghreb islamique, « estimée par certains à 50 millions d’euros et par d’autres à plus de 100 millions ». Autre débat celui de « l’utilisation du territoire malien comme base arrière par les terroristes ». « La situation devient de plus en plus préoccupante, admet Amadou Toumani Touré, et je pense qu'en pays voisins, nous partageons la même vision sur cette question ». Des propos rapportés par El Moudjahid à Alger.

Assainir un contentieux

Cela n'a pourtant pas toujours été le cas rappelle la presse. Jusqu'ici, explique L'Observateur au Burkina Faso, « Bamako reprochait à Alger d’offrir le gîte et le couvert aux rebelles touaregs qui écument le Nord malien tandis que les autorités algériennes rendaient la pareille (...) en les accusant de laxisme dans la lutte contre AQMI »Le Républicain au Mali, ajoute qu'après la libération de quatre islamistes en échange d'un otage français des camps d'AQMI, Alger avait rappelé son ambassadeur début 2009.

Mais les deux pays se sont retrouvés à la faveur de la crise en Libye. Alors « ATT va-t-il donner des assurances pour que son territoire ne soit plus jamais utilisé comme base arrière par les terroristes, avec lesquels aucun dialogue ne sera permis ? » s'interroge El Watan « Difficile d’y croire, répond le journal, d’autant que les négociations avec AQMI pour libérer les quatre travailleurs d’Areva sont toujours en cours [et qu'] ATT est à la fin de son deuxième mandat. Comment expliquer la passivité du président malien ? » Question posée là encore par El Watan. Réponse des analystes interrogés : « Soit [ATT] veut laisser pourrir la situation pour décréter la région en zone de guerre et (...) repousser l’échéance électorale jusqu’au retour du calme, soit il veut simplement léguer le contentieux à son successeur ».

De la difficulté du retour des Maliens de Libye

Une crise libyenne qui, pour la presse locale, va coûter cher au Mali. Le Combat  évoque la colère de l'Association des Maliens rapatriés de Libye et du Maghreb. Elle dénonce « la discrimination de l’État malien dans la prise en charge et le soutien des Maliens venus de Libye ». Elle demande à l’État de ne « pas se soucier seulement de ceux qui ont des armes », mais aussi des migrants économiques, qui « contribuaient au développement » du pays. Des hommes et des femmes qui depuis leur retour « sont désœuvrés, souffrent du chômage, de la pauvreté et du manque de logement ».

Treize Ivoiriens dans le viseur

Jeune Afrique nous informe que 13 Ivoiriens sont dans le viseur de la justice internationale. « Dirigeants politiques, chefs militaires, patron de presse ou miliciens (…), ils sont treize pro-Gbagbo ou pro-Ouattara » accusés d'avoir commis des atrocités au cours de la crise post-électorale. C'est à lire dans un rapport de Human Rights Watch sur la Côte d'Ivoire, que Jeune Afrique a épluché. Et ce rapport, selon le journal, « mâche le travail de la Cour pénale internationale, dont les magistrats enquêtent [avant de] lancer des mandats d’arrêt internationaux ». Parmi ces hommes, il y a l'ancien président Gbagbo, Charles Blé Goudé -le chef des Jeunes patriotes - ou encore l'ancien chef de l'armée Philippe Mangou. Mais aussi du côté de la présidence actuelle : Losseni Fofana, l'un des hommes forts de l'ex-rébellion nommé vice-commandant des Forces spéciales et soupçonné d’avoir participé au massacre de centaines de personnes dans le quartier Carrefour. Ou le Burkinabè Amadé Ouérémi, qui dirige un groupe de miliciens dans la région du mont Péko, à l’extrême ouest du pays. Ils sont soupçonnés d’être les principaux auteurs du massacre de Duékoué...

On a retrouvé les Gbagbo

Toujours en Côte d’Ivoire, des nouvelles du couple Gbagbo. Deux photos sont publiées en une de plusieurs journaux ivoiriens  ce mercredi. Elles dateraient d'il y a quelques semaines seulement précise Soir Info . On y voit Laurent Gbagbo, dans une chemise bleue rayée, les mains des poches, entouré de ses avocats et d'amis. Plus inédit, une photo de Simone Gbagbo, présentée comme la première diffusée depuis son arrestation. Elle y apparaît souriante mais très amaigrie et les cheveux courts. On aperçoit à ses pieds un jeu de Scrabble, qui serait devenu l'un des passe-temps favoris de l'ancienne première dame, selon Soir Info. Bref, « ils se portent bien », conclut Le Patriote, pour qui ces images prouvent qu'ils sont bien traités.

Un serveur racine à Dakar

Pour finir, un pas de plus vers la démocratisation dans la gouvernance d'internet. C’est un article à lire dans le quotidien sénégalais Sud Quotidien. Il évoque les « serveurs racines », qui gèrent au niveau mondial le trafic du réseau. Au départ, tous ces serveurs étaient implantés aux États-Unis, en Europe et au Japon. Mais le protocole a évolué et a permis d'avoir des copies de ces serveurs racines. L'un est implanté au Kenya et le Sénégal va bientôt en abriter un autre. C'est le président Wade qui l'a annoncé et cela « cela conforte, selon lui, le pays dans son rôle de leadership. » Ramener une copie de ces serveurs dans un espace africain : c'est à la fois un pas dans « l'internationalisation de la gouvernance d'internet » et permet une « optimisation de la bande passante ».

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