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09/11/2011

CONGO/KINSHASA : APRES LES ELECTIONS UNE PLAINTE SERA DEPOSEE CONTRE TSHISEKEDI A LA HAYE POUR CRIMES DE GUERRE ET CRIMES CONTRE L'HUMANITE A CAUSE DE SES DICOURS BASES SUR LA HAINE ETHNIQUE, CLANIQUE ET TRIBALE QUI VIVRA VERRA

Processus électoral / CSAC : Tshisekedi mis en garde !
(La Prospérité 09/11/2011)


Le Bureau du CSAC a réagi hier, mardi 8 novembre, à ce qu’il a qualifié des manquements graves de la part de la chaîne de télévision RLTV et du Candidat à la présidentielle, Etienne Tshisekedi. Les propos sulfureux tenus par le sphinx de Limeté, diffusés en direct, le dimanche dernier sur la RLTV et relayés par certains médias dont Top Congo FM et Télé 50, ont provoqué la colère de l’instance de régulation des médias, à savoir : le CSAC qui, à l’issue de la plénière du lundi 7 novembre, distribué une série de cartons jaunes aux ‘‘désobéissants’’. Ainsi, le candidat n°11, Etienne Tshisekedi, écope d’une mise en garde sévère alors que la Chaîne de télévision RLTV est suspendue pour une durée de 7 jours, soit du 7 au 14 novembre prochain. Quant au journaliste et Directeur des Programmes de la RLTV, Eliezer Ntambwe, il écope d’une suspension de 10 jours et son émission, «SET», ne sera diffusé que si ce dernier présente au CSAC son cahier de charges. Le promoteur de la RLTV, l’Honorable Roger Lumbala a vu son embargo dans les médias levé ce, après des séances pédagogiques avec le CSAC. Top Congo FM et Télé 50 s’en tirent, en ce qui les concerne, d’une sévère mise en garde. La tranche « Tôt gaieté » de la RTNC mise sous surveillance. Les sanctions du CSAC ne concernent pas seulement les médias privés. La RTNC, média public a vu sa tranche d’animation « Tôt gaieté » placée sous surveillance. Ce, suite aux dérapages observés dans le chef de ses animateurs M. Lushima et Madame Nathalie. Il est reproché au premier de tenir des propos incitant à la haine et tendant à dénigrer la dignité humaine. A Nathalie, le CSAC reproche le port d’une camisole avec l’effigie d’un candidat à la présidentielle du 28 novembre prochain au cours de cette tranche d’animation. Ces journalistes de la RTNC sont donc mis en garde. Lisez, ci-après, décision du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication du 7 novembre n°CSAC/AP/008/2011 du 7 novembre 2011 à l’encontre de RLTV, TELE 50, TOP CONGO FM, SET 7 et d’un candidat à la présidentielle. REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication INSTANCE DE REGULATION DES MEDIAS DECISION DU CONSEIL SUPERIEUR DE L’AUDIOVISUEL ET DE LA COMMUNICATION DU 7 NOVEMBRE N°CSAC/AP/008/2011 DU 7 NOVEMBRE 2011 A L’ENCONTRE DE RLTV, TELE 50, TOP CONGO FM, SET 7 ET D’UN CANDIDAT A LA PRESIDENTIELLE. L’ASSEMBLEE PLENIERE DU CONSEIL SUPERIEUR DE L’AUDIOVISUEL ET DE LA COMMUNICATION siégeant en sa 5° session extraordinaire le 7 novembre 2011, à Kinshasa, Capitale de la République Démocratique du Congo, Vu la Constitution de la République Démocratique du Congo spécialement en ses articles 23,24 et 212 ; Vu la Loi n° 11/001 du 10 janvier portant composition, attributions et fonctionnement du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication, notamment ses articles 9,point 18,34 et 59 ; Vu la Loi n° 96/002 du 22 juin 1996 fixant les modalités de l’exercice de la liberté de la presse, notamment ses articles 8 et 10 ; Vu la Loi n° 06/006 du 9 mars 2006 portant organisation des élections présidentielle, législatives, provinciales, urbaines, municipales, et locales en République Démocratique du Congo telle que modifiée par la loi n° 11/003 du 27 octobre ; Vu la Directive du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication n° CSAC/AP/0002/2011 du 28 septembre 2011 relative à la campagne électorale à travers les médias notamment son article 60 ; Considérant le Rapport de Monitoring du 7 novembre 2011 émanant de la Commission Technique du CSAC Attendu que dans la nuit du 6 novembre 2011, la RLTV a diffusé et rediffusé en boucle jusqu'à une heure du matin du 7 novembre 2011 dans une tranche intitulée « SET7 » animée par Monsieur Eliezer TAMBWE, une interview de Monsieur Etienne TSHISEKEDI, candidat président de la République, à téléphone ouvert, violant ainsi l’article 4 de la Directive sus évoquée, Attendu que ladite intervention contenait des propos d’incitation à la violence et aux troubles, des menaces à l’égard de l’Autorité établie et des appels à l’insurrection, énervant les articles 23 de la Constitution de la République, 8 et 10 de la Loi n°96/002 du 22 juin 1996 et 6 de la Loi n° 11/001 du 10 janvier 2011 Attendu qu’au cours de l’entretien, le candidat précité s’est autoproclamé Chef de l’Etat en violation de la Constitution de la République Démocratique du Congo, de la Loi électorale et de la Directive relative à la campagne électorale à travers les médias ; Attendu que les propos dérapant ont été relayés dans la journée du 7 novembre 2011 par Top Congo FM dans ses journaux parlés de 9 h00 et 10h00 et par Télé 50 dans son journal télévisé de 13h00, péchant ainsi contre l’éthique de l’information par l’indécence et par la quête du sensationnel ; Attendu que Monsieur Eliezer TAMBWE, présentateur de l’émission « SET 7 », a déjà été invité auprès de l’instance de régulation pour présenter ses moyens de défense sur des dérapages constatés dans cette émission et qu’il a bénéficie d’un encadrement pédagogique ; Attendu que malgré l’encadrement évoqué ci- avant l’acteur social précité, agissant en qualité de Directeur des programmes, a persisté dans la production et la diffusion d’une émission contenant des manquements aux lois de la République et à l’éthique ; Considérant la nécessité d’amener les médias ainsi que des ainsi que des acteurs politiques et sociaux y intervenant à respecter scrupuleusement les prescrits des lois et autres normes régissant la campagne électorale à travers les médias ; Vu l’urgence et l’opportunité, DECIDE : Article 1 : Est suspendu pour une durée de 7 jours à dater du 7 jusqu’au 14 novembre 2011 inclus la chaîne RLTV. Article 2 : Est infligée à TOP Congo FM et Télé 50 une mise en garde sévère. Article 3 : Est infligé à l’acteur social Eliezer TAMBWE un embargo de 10 jours sur tous les médias opérant en République Démocratique du Congo. Article 4 : Est suspendue l’émission « SET 7 » ; et ce jusqu'à la production auprès de l’Institution de régulation des médias d’un cahier de charges conforme à la législation et à la règlementation en vigueur en République Démocratique du Congo. Article 5 : Est infligé contre l’acteur politique Etienne TSHISEKEDI une mise en garde de ne plus s’illustrer par des appels à la violence, aux troubles et à l’insurrection à travers les médias, sous peine des sanctions plus rigoureuses. Article 6 : Le Procureur Général de la République est prié de concourir à l’observance de la présente Décision qui entre en vigueur à la date de son adoption. Fait à Kinshasa, le 7 novembre 2011 Chantal Kanyimbo Rapporteur Abbé Jean Bosco BAHALA OKW’IBALE Président Ont siégé : -Abbé Bahala Jean Bosco -Alain Nkoy Nsasies -Chantal Kanyimbo -Luemba Lu Masanga -Thaddée Onokoko -Pétronille Musaka -Banza Tiefolo -Tito Ndombi -Maguy Kinkela -Luboya Mvidié -Kambale Juakili -Jean-Pierre Eale -François Atufuka -Primo Mukambilwa

La Pros.



 

 

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Sous tension, la République démocratique du Congo s'apprête à voter
(Le Monde 09/11/2011)


A moins de trois semaines de l'élection présidentielle congolaise, l'ONG Human Rights Watch a fait part de son inquiétude, après avoir repéré "des dizaines de cas de discours haineux manifestement basés sur des critères ethniques, ainsi que d'incitation à la violence, de la part de candidats politiques et de leurs partisans". Depuis le 28 octobre, lancement officiel de la campagne présidentielle, la course au palais de la Nation de Kinshasa a provoqué un regain de violences. Dans plusieurs provinces, notamment à l'est où des groupes armés sont toujours actifs, de violents affrontements ont éclaté entre des militants de camps opposés. Au total, un mort, plusieurs dizaines de blessés, et d'importants dégâts matériels dans les principales villes du pays.
Dans cet immense pays africain – quatre fois la superficie de la France métropolitaine – l'organisation d'un scrutin pour près de 32 millions d'électeurs est une "opération de la plus haute complexité", rappelle Pierre Jacquemot, ancien ambassadeur de la France en RDC, d'autant que le scrutin sera couplé avec des élections législatives. Dans un contexte social tendu, la tenue d'une élection présente des risques majeurs. Alors que "les scènes de violence sont déjà quotidiennes en cette période pré-électorale", selon le président de l'association africaine de défense des droits de l'homme en RDC, Jean-Claude Katende, "la situation va empirer, car il n'y a aucune tentative d'apaisement de la part des politiques".

KABILA FACE À UNE OPPOSITION ÉCLATÉE

Onze candidats sont officiellement en lice pour accéder à la plus haute fonction de l'Etat. Parmi eux, le président sortant, à la tête du pays depuis dix ans, Joseph Kabila. Celui qui a succédé à son père semble en bonne position pour être réélu, bénéficiant notamment des faveurs de l'appareil administratif, du soutien des onze gouverneurs de province tous acquis à sa cause, et d'un appui tacite de la communauté internationale. Mais Joseph Kabila, dépourvu du charisme de son père, ne jouit pas d'une forte popularité, et son mandat "a été globalement peu convaincant par rapport aux réformes promises lors de son élection en 2006", estime Pierre Jacquemot, chercheur à l'IRIS.

Face à lui, l'opposition reste extrêmement divisée. Le leader de l'union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Etienne Tshisekedi, reste le plus à même de battre le président sortant. Figure historique de l'opposition depuis le régime de Mobutu, il est extrêmement populaire parmi les Congolais, notamment dans la capitale. Mais celui qui semblait s'imposer comme le chef de file de l'opposition a multiplié les maladresses. Dimanche 6 novembre, dans un entretien à la Radio Lisanga Télévision (RLTV), M. Tshisekedi s'est autoproclamé "président de la République" et a lancé au "gouvernement un ultimatum de 48 heures" pour relâcher ses "combattants" arrêtés lors de manifestations récentes. Des propos qui ont suscité de vives critiques de la part des autres candidats à l'élection, repoussant l'hypothèse de voir émerger une coalition pour faire échouer Kabila.

RISQUE DE "PARALYSIE DRAMATIQUE"

L'actuel président a mis toutes les chances de son côté. Grâce à une modification constitutionnelle adoptée en janvier, l'élection du président se fait désormais à la majorité simple, à l'issue d'un seul tour de scrutin. Si l'opposition ne parvient pas à s'entendre pour présenter un seul candidat, l'éclatement des votes devrait favoriser une réélection à Kabila.

Mais quel que soit le vainqueur du scrutin du 28 novembre, le prochain président sera élu, du fait de ce nouveau mode de scrutin, avec moins de 50 % des suffrages. Condamné à négocier une majorité parlementaire sur laquelle s'appuyer pour gouverner, le futur président aura de toute façon du mal à asseoir sa légitimité. L'historien spécialiste de la RDC, Alain Bishoff, craint même un risque de "conflit permanent entre le pouvoir législatif et le pouvoir exécutif". Si un tel scénario se dessine, le "charivari politique de la RDC n'est pas prêt de se démêler, et le pays va plonger dans une paralysie dramatique pour l'avenir", estime Pierre Jacquemot.

"QUELS QUE SOIENT LES RÉSULTATS, ILS NE SERONT PAS ACCEPTÉS"

Si la campagne présidentielle provoque déjà "de très fortes tensions", selon un travailleur humanitaire présent sur place, c'est davantage la période post-électorale qui inquiète les spécialistes du pays. Alors qu'"en Afrique, les élections sont souvent l'occasion de régler des comptes", les soupçons de fraude qui entachent déjà le scrutin font craindre un embrasement. Le Commission électorale nationale indépendante, chargée d'organiser et de valider les élections, est en effet la cible de vives attaques de l'opposition. Certains candidats ont notamment pointé les quelque 7 millions d'électeurs supplémentaires inscrits sur les listes par rapport à celles de 2006, et la présence de nombreux mineurs dans les fichiers électoraux.

Dans un pays bouleversé par des années de crise et de conflits non résolus, "quels que soient les résultats de l'élection, ils ne seront pas acceptés", affirme Pierre Jacquemot. Selon lui, les perdants "trouveront de toute façon des motifs pour invalider les élections". Pour Jean-Claude Katende, "si les politiques n'appellent pas au calme avant le scrutin et conservent une ligne violente comme on l'a vu jusqu'à présent, les affrontements vont s'intensifier après la proclamation des résultats électoraux, et le risque d'embrasement est réel". A Kinshasa, véritable "poudrière" de plus de 10 millions d'habitants, les difficultés socio-économiques "risquent d'attiser le sentiment d'injustice", affirme le défenseur des droits de l'homme. A moins d'un mois de l'élection, un "fort sentiment d'inquiétude" a gagné la population congolaise, selon lui.

Charlotte Chabas
LEMONDE.FR

 

 

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Le Conseil de sécurité appelle à une campagne électorale pacifique à l'approche des élections générales en RDC
(Xinhuanet 09/11/2011)


 

NEW YORK (Nations Unies)-- Le Conseil de sécurité de l'ONU a exhorté mardi toutes les parties en République démocratique du Congo (RDC) à faire campagne de manière pacifique, et a exprimé sa "profonde inquiétude" concernant des violences électorales à l'approche des élections présidentielles et législatives prévues le 28 novembre.

"Les membres du Conseil de sécurité ont réitéré leur appel à des élections crédibles et pacifiques, pour lesquelles le gouvernement de la RDC assume la principale responsabilité", selon un communiqué de presse rendu public par le Conseil.

Les membres du Conseil de sécurité "ont réitéré leur profonde inquiétude provoquée par les informations faisant état de violences électorales et ont appelé toutes les parties à faire campagne de façon pacifique", indique le communiqué.

"Les membres du Conseil de sécurité ont rappelé à tous les dirigeants politiques qu'ils étaient chargés d'assurer un processus électoral pacifique et ont appelé à toutes les parties prenantes à la retenue, à soutenir le travail de la Commission électorale nationale et indépendante (CENI) et à régler leurs différends de manière pacifique", souligne le communiqué.

Le Conseil de sécurité a également "demandé à tous les candidats d'éviter toute provocation et de tout recours à la violence durant le processus électoral".

Le Conseil de sécurité a exprimé sa "profonde inquiétude" quand à la vague de violences pré-électorales dans le pays, rapporte le document.

Ces dernières semaines, l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS, parti d'opposition) a organisé des manifestations dans la capitale Kinshasa et dans d'autres villes, durant lesquelles des affrontements ont éclaté entre les manifestants et la police.

Onze candidats, dont le chef de l'Etat sortant Joseph Kabila, se présentent à la présidentielle prévue le 28 novembre, et 18 855 candidats vont se disputer 500 sièges de députés.

 

 

 

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Violences pré-électorales en RDC: la communauté internationale inquiète
(RTBF 09/11/2011)



 

La Belgique, ancienne puissance coloniale, l'Union européenne, la France et la Grande-Bretagne ont exprimé leur inquiétude mardi après de récents heurts en République démocratique du Congo (RDC) à trois semaines des élections, et un appel à la violence de l'opposant Etienne Tshisekedi, candidat à la présidentielle.

Dans un communiqué, les ministres belges des Affaires étrangères et de la Coopération au développement, Steven Vanackere et Olivier Chastel, ont jugé "inacceptable qu'un candidat se proclame lui-même président légitime et appelle à la violence, mettant ainsi en question les principes fondamentaux de la démocratie elle-même" - sans citer nommément M. Tshisekedi.

"Il est essentiel, pour la Belgique, que tous les candidats participent pacifiquement au processus électoral et acceptent le verdict de l'électeur. Dans ce contexte, les ministres trouvent inacceptable qu'un candidat se proclame lui-même président légitime et appelle à la violence, mettant ainsi en question les principes fondamentaux de la démocratie elle-même", ont ajouté les deux ministres dans un communiqué.

Dimanche, dans une interview à la télévision d'opposition Radio Lisanga TV (RLTV), M. Tshisekedi, avait appelé ses partisans à "casser les portes des prisons" si le gouvernement ne libérait pas dans les "48 heures" des militants arrêtés lors manifestations. Il s'est également proclamé "président de la République".

Samedi et lundi à Lubumbashi (sud-est), plusieurs personnes ont été blessées lors d'affrontements entre militants du parti de M. Tshisekedi, l'Union pour la Démocratie et le Progrès social (UDPS) d'un côté, et du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD, au pouvoir) et de l'Union nationale des fédéralistes du Congo (Unafec) de l'autre.

Se disant "inquiète" de ces développements à l'approche de la présidentielle et des législatives du 28 novembre, l'Union européenne dit avoir "pris note avec préoccupation des actes de violence et des propos tenus en public ces derniers jours appelant au non respect de la loi, et susceptibles de conduire à un climat de violence et de tensions politiques, sociales et ethniques", selon un texte publié à Kinshasa.

L'UE appelle "encore une fois tous les acteurs politiques en RDC à s'engager sans réserve sur un processus électoral apaisé, respectueux de tous, et permettant des élections libres, transparentes et crédibles". De même, Paris a appelé les autorités congolaises comme l'opposition "à éviter toute déclaration ou action qui seraient de nature à envenimer une situation déjà tendue", a déclaré le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Bernard Valero.

"Tout appel à des actions violentes doit être proscrit", a ajouté M. Valero.

L'ambassadeur britannique à Kinshasa, Neil Wigan, a également appelé dans un communiqué les candidats "à faire preuve de retenue durant la campagne électorale" et à "éviter de faire usage d'un langage susceptible d'exacerber les tensions entre les communautés ou de nature à occasionner des affrontements avec les forces de sécurité".

Les forces de sécurité doivent "s'assurer qu'elles remplissent leurs devoirs avec professionnalisme", a-t-il ajouté.

Les propos de M. Tshisekedi ont conduit le Conseil supérieur de l'audiovisuel et de la communication (CSAC) à suspendre la RLTV jusqu'au 14 novembre.

Mardi en fin de journée à Kinshasa, un policier a été "agressé" par des militants de l'UDPS qui ont aussi incendié un véhicule de chantier, selon la police qui a arrêté sept personnes.

Onze candidats, dont le chef de l'Etat sortant Joseph Kabila, se présentent à la présidentielle, et 18.855 candidats vont se disputer 500 sièges de députés. Quelque 32 millions d'électeurs sont appelés aux urnes pour ces deux scrutins à un tour.


Belga

 

 

 

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Kinshasa en colère contre Tshisekedi
(BBC Afrique 09/11/2011)



 

L’opposant congolais Etienne Tshisekedi a provoqué la colère des autorités de Kinshasa pour avoir menacé de défoncer des prisons pour libérer certains de ses partisans arrêtés lors de récentes manifestations dans le pays.

Pour le gouvernement, de telles menaces pourraient constituer un acte de trahison.

Etienne Tshisekedi a exhorté ses militants à s’organiser pour défoncer les prisons où sont détenus ses partisans, si ces derniers ne sont pas libérés ce mardi.

Lors d’une intervention téléphonique en direct sur la chaîne de télévision RLTV proche de l’opposition, Tshisekedi, 78 ans, s’est déclaré dépositaire de la confiance de la majorité du peuple congolais, soutenant que pour le reste du processus électoral, les autorités devraient se référer à lui.

« Je donne un ultimatum de 48 heures pour la libération de tous les prisonniers de l’opposition » a martelé Tshisekedi qui s’exprimait en Lingala lors de son intervention téléphonique.

« A l’échéance de l’ultimatum, poursuit-il, je demanderai à la population d’attaquer les prisons et de les libérer, et en tant que président, j’ordonne aux gardiens de prisons de ne pas leur résister. »

Les défenseurs des droits humains se disent préoccupés par la détérioration de la sécurité au Congo-Kinshasa à l’approche des élections du 28 novembre.

En réponse a ces propos, le ministre congolais de l’information Lambert Mende a ferme la chaîne RLTV, dans l’attente d’une enquête de l’autorité de régulation des media.

Monsieur Mende a déclaré à la BBC que Tshisekedi pourrait être passible de poursuites pour trahison, mettant en doute la santé mentale de l’opposant.

Etienne Tshisekedi est considéré comme le principal challengeur du président sortant Joseph Kabila

 

 

 

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EDITORIAL : Inquiétudes
(Le Potentiel 09/11/2011)



 

Dans un communiqué de presse publié le mardi 8 novembre 2011 à Kinshasa, l’Union européenne joint sa voix à celle de tous ceux qui, depuis plusieurs semaines, expriment des inquiétudes à l’analyse des propos et attitudes des leaders de partis politiques et de leurs partisans.

Elle « s’inquiète de derniers développements de la campagne électorale en République démocratique » et déclare avoir « pris note des actes de violence et des propos tenus en public ces derniers jours appelant au non respect de la loi, et susceptibles de conduire à un climat de violence et de tensions politiques, sociales et ethniques ».

Mais, sera-t-elle entendue par les acteurs politiques congolais qu’elle appelle à « s’engager sans réserve sur un processus électoral apaisé, respectueux de tous, et permettant des élections libres, transparentes et crédibles » ? Là, réside la gageure, parce que leurs « préoccupations majeures » sont ailleurs.

Avec une calculette figée sur un seul objectif, ils ne pensent qu’à « comment être élu président de la République ou député national » le 28 novembre 2011. Pour la plupart des leaders de partis politiques, les prochaines élections n’auraient pour finalité que « la victoire » de leur poulain à la présidentielle ou « le chaos ».

Et comme la présidentielle et les législatives sont couplées, il faut craindre que la tension continue à monter sur la scène politique, plutôt qu’à baisser.

Dans ce brouhaha, il y a tout de même quelques acteurs politiques qui modulent leurs ambitions, disant haut et fort que le véritable pouvoir réside surtout à l’Assemblée nationale où, aux termes des articles 101 et 78 de la Constitution, « le député national représente la Nation » et « le président nomme le Premier ministre au sein de la majorité parlementaire après consultation de celle-ci ».

Lorsque tout le monde aura intériorisé cette donne, ce sera alors sur la prochaine « majorité parlementaire » que vont porter les « calculs ». Ayant été établi que celle issue des législatives de 2006, avec ses 350 députés contre 150 de l’Opposition, est devenue fluctuante lors des votes relatifs à des questions ultrasensibles.

Tant et si bien qu’on a assisté à des affrontements entre partis de la Majorité présidentielle, notamment au Katanga. Durant la campagne électorale en cours, ce sont des partisans de deux autres partis de la même plate-forme politique qui se sont rentrés dedans dans le Maniema.

Sans donc une application stricte de la Loi électorale et de l’ensemble des dispositions réglementant le processus électoral en RDC, la violence ira crescendo. Les uns se sentant « sacrifiés » au bénéfice des « hommes du pouvoir ».

Ainsi, tant que les banderoles des « candidats du pouvoir » demeureront apposées sur les édifices publics et que celles des « candidats de l’Opposition » seront visiblement « interdites » d’affichage sur les places telles que celle du « rond-point Victoire » sans aucune sanction légale, les inquiétudes persisteront.

Par Le Potentiel




 

 

 

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