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19/11/2011

LIBYE:KILIMANDJERO A UNE "TRES BONNE ET HEUREUSE NOUVELLE" A ANNONCER A SES VISITEURS :Saïf al Islam Kadhafi arrêté dans le sud de la Libye! LE GUIDE MORT VIVE LE GUIDE CAR LA REPLIQUE ET LA VENGEANCE SERONT FOUDROYANTES

Saïf al Islam Kadhafi capturé sans coup férir

ZENTANE, Libye (Reuters) - Saïf al Islam Kadhafi, fils le plus engagé en politique de Mouammar Kadhafi, a été arrêté dans la nuit de vendredi à samedi dans le sud de la Libye par des combattants de Zentane, qui ont décidé de le placer en détention dans leur ville jusqu'à ce qu'ils puissent le livrer au gouvernement libyen en cours de formation.

Saïf al Islam sera jugé dans son pays plutôt que d'être transféré devant la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye, qui a lancé contre lui un mandat d'arrêt pour crimes contre l'humanité, a déclaré samedi le ministre libyen de l'Information Mahmoud Chammam.

A La Haye, le procureur de la CPI Luis Moreno-Ocampo a annoncé qu'il allait se rendre en Libye dans une semaine pour évoquer le sort de Saïf al Islam. "Je vais me rendre en Libye pour parler de la façon dont nous gérerons le dossier. Mais la nouvelle, c'est que Saïf sera jugé. Où et comment, c'est ce dont nous discuterons", a-t-il dit à la presse.

L'Otan a déclaré faire confiance aux autorités libyennes et à la CPI pour que Saïf al Islam soit jugé. "Nous prenons note de l'arrestation de Saïf al Islam. Nous faisons confiance aux autorités libyennes et à la CPI pour faire en sorte que la justice suive son cours et que la Libye nouvelle puisse se construire sur l'Etat de droit et le respect des droits de l'homme", a dit Oana Lungescu, porte-parole de l'Otan.

L'Union européenne a exhorté pour sa part Tripoli à faire en sorte que Saïf al Islam soit traduit devant la justice en coopération avec la CPI.

DES ARMES ET DES DOLLARS SAISIS

Des scènes de liesse dans toute la Libye ont accompagné l'annonce de la capture de celui qui fit un temps figure de réformateur et de dauphin de son père, mais qui jura de combattre jusqu'au bout sur le sol libyen après le début de l'insurrection en février dernier.

Celui qui jurait de périr l'arme à la main a été arrêté sans coup férir, dans la nuit de vendredi à samedi, et il n'a ainsi pas été blessé pendant l'opération, contrairement à son père qui fut tué voici près d'un mois, le 20 octobre, après avoir été capturé près de Syrte.

"Au début, il était paniqué. Il pensait que nous allions le tuer", a déclaré à Reuters l'un des hommes qui l'ont capturé, Ahmed Ammar.

Une quinzaine de combattants originaires de Zentane, circulant à bord de trois véhicules, sont intervenus sur la foi d'un renseignement faisant mention d'un fugitif de haut rang, et ont intercepté deux voitures transportant Saïf al Islam, âgé de 39 ans, et quatre autres personnes.

L'arrestation s'est déroulée vendredi à 23h30 GMT, soit 01h30 heure locale, en plein désert, à 70 km de la petite ville pétrolière d'Obari, au sud-ouest de l'oasis de Sebha.

Les combattants ont tiré en l'air et au sol pour faire stopper les véhicules suspects. Puis ils ont demandé l'identité des voyageurs. L'homme qui semblait être leur chef a répondu qu'il était "Abdelsalam" - nom qui désigne généralement un "messager de paix". Mais les combattants l'ont vite reconnu et l'ont maîtrisé sans le moindre heurt.

Des armes à feu et plusieurs milliers de dollars en espèces ont été saisis à bord des véhicules des fugitifs. Selon Ahmed Ammar, Saïf al Islam se cachait sans doute depuis un certain temps dans le désert entre Bani Walid, où il avait été vu pour la dernière fois, et Obari. Il cherchait vraisemblablement à passer au Niger voisin, ont déclaré les combattants.

CAMERON DEMANDE UN PROCÈS ÉQUITABLE

Dans l'avion-cargo qui le conduisait à Zentane, Saïf al Islam, qui n'avait pas été menotté, a dit à Reuters être bien portant et a précisé que les bandages qu'il portait à trois doigts étaient dus à une blessure subie lors d'un raid de l'Otan voici un mois.

La chaîne de télévision Free Libya a diffusé une photo montrant Saïf al Islam après son arrestation. On le voit une main bandée, les jambes sous une couverture, allongé sur un canapé.

A l'arrivée de l'appareil à Zentane, le captif n'a pu descendre, à cause de la présence sur la piste d'une foule le menaçant. Certains manifestants ont même tenté de monter à bord de l'avion mais ils ont été refoulés par les combattants.

C'est en tout cas à Zentane que les combattants entendent garder prisonnier Saïf al Islam, jusqu'à ce qu'ils puissent le livrer au gouvernement que doit former, théoriquement d'ici mardi, le Premier ministre désigné Abdel Rahim al Kib.

Premier chef de gouvernement occidental à réagir à la capture de Saïf al Islam, le Premier ministre britannique David Cameron a demandé à ce qu'il bénéficie d'un procès équitable, conforme aux normes internationales. Cameron a parlé d'une "victoire pour la justice internationale".

Saïf al Islam n'avait plus été vu en public depuis le 23 août dernier alors que les forces du Conseil national de transition libyen (CNT) étaient sur le point de prendre le contrôle total de la capitale, Tripoli.

Selon des informations confirmées partiellement par la CPI, il avait pris indirectement contact avec l'institution judiciaire internationale à la fin du mois dernier pour préparer semble-t-il sa reddition.

Des huit enfants qu'a eus Mouammar Kadhafi, trois sont morts (dont Mouatassim, tué le même jour que son père, lui aussi à Syrte) ou considérés comme tels. Quatre autres se sont exilés, Saadi au Niger, et Hannibal, Mohamed et Aïcha en Algérie, qu'ils ont gagnée avec leur mère dès le mois d'août.

Henri-Pierre André et Eric Faye pour le service français


 

Saïf al Islam Kadhafi arrêté dans le sud de la Libye

TRIPOLI (Reuters) - Saïf al Islam Kadhafi, fils le plus engagé en politique de Mouammar Kadhafi, a été arrêté dans la nuit de vendredi à samedi dans le sud de la Libye puis transféré dans la ville de Zentane, plus au nord, ont annoncé samedi le ministre de la Justice du gouvernement provisoire et d'autres responsables libyens.

La chaîne de télévision Free Libya a diffusé une photo montrant Saïf al Islam après son arrestation. On le voit une main bandée, les jambes sous une couverture, assis sur un canapé.

Une foule de plusieurs centaines de personnes en colère s'est massée à l'aérodrome de Zentane, empêchant les gardiens de Saïf al Islam d'évacuer de l'appareil celui-ci ainsi que ses quatre gardes du corps arrêtés. Certains manifestants ont même tenté de monter à bord de l'avion mais ils ont été refoulés par les combattants. A l'intérieur de l'avion, un journaliste de Reuters a vu l'homme arrêté, qui ressemblait fort à Saïf al Islam, malgré la longue barbe qui lui a poussé.

A La Haye, la Cour pénale internationale (CPI), qui a inculpé Saïf al Islam de crimes contre l'humanité, a déclaré avoir reçu confirmation des autorités libyennes de la capture de celui-ci.

"Nous nous coordonnons avec le ministère libyen de la Justice pour faire en sorte que toute solution retenue concernant l'arrestation de Saïf al Islam soit conforme au droit", a déclaré Florence Olara, porte-parole de la CPI.

Le ministre de la Justice Mohamed Al Alagui a dit être en contact avec la CPI sur le traitement à réserver au captif, que soit en Libye ou à La Haye.

"Nous autres, Libyens, ne nous opposons pas à ce que des observateurs internationaux viennent superviser les procédures pénales qui viseront les emblèmes de l'ancien régime", a-t-il dit à la chaîne qatarie d'information en continu Al Djazira.

Les combattants de Zentane, l'une des puissantes factions qui détiennent le pouvoir en Libye actuellement, ont déclaré qu'ils comptaient détenir Saïf al Islam dans la ville de Zentane jusqu'à ce qu'un gouvernement libyen soit constitué, auquel ils pourront le livrer.

GRÂCE À UN RENSEIGNEMENT

Le Premier ministre désigné Abdel Rahim al Kib doit former un gouvernement d'ici mardi, et le sort de Saïf al Islam, que les Libyens veulent juger eux-mêmes avant de le transférer éventuellement à la CPI, sera l'un des premiers tests de son aptitude à se faire obéir.

Longtemps considéré comme l'héritier politique de son père, Saïf al Islam, qui est âgé de 39 ans, a été capturé près d'Obari, petite ville pétrolière au sud-ouest de l'oasis de Sebha, sur une piste menant vers la frontière algérienne.

"Nous avons arrêté Saïf al Islam Kadhafi dans la région d'Obari", a confirmé Mohamed al Alagui à Reuters, précisant qu'il n'avait pas été blessé.

Plusieurs gardes du corps se trouvaient avec lui, mais pas d'autres responsables de l'ancien régime.

Selon un combattant de la brigade anti-Kadhafi Khaled bin al Walid, Saïf al Islam, âgé de 39 ans, a été capturé sur la foi d'un renseignement indiquant qu'il se trouvait dans le secteur d'Obari depuis un mois.

"Ils (lui et ses hommes) ne pouvaient pas partir de là parce que nous avions pris nos dispositions", a dit ce combattant, Wissam Doughali, ajoutant que Saïf al Islam circulait à bord d'un 4x4.

Saïf al Islam n'a plus été vu en public depuis le 23 août dernier alors que les forces du Conseil national de transition libyen (CNT) étaient sur le point de prendre le contrôle total de la capitale, Tripoli.

Après s'être probablement replié sur Syrte, où son père a été capturé puis tué le 20 octobre, il aurait fui vers le sud, se rapprochant de la frontière avec le Niger.

Selon des informations confirmées partiellement par la CPI, il avait pris indirectement contact avec l'institution judiciaire internationale à la fin du mois dernier pour préparer semble-t-il sa reddition.

On ignore le sort de l'ancien chef du renseignement libyen, Abdallah al Senoussi, lui aussi visé par un mandat d'arrêt de la CPI. Des huit enfants qu'avaient eus Mouammar Kadhafi, trois sont morts, dont Mouatassim, tué le même jour que son père, lui aussi à Syrte, ou considérés comme tels. Quatre autres se sont exilés, Saadi au Niger, et Hannibal, Mohamed et Aïcha en Algérie, qu'ils ont gagnée avec leur mère dès le mois d'août.

Henri-Pierre André et Eric Faye pour le service français

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