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24/11/2011

CONGO/KINSHASA : RDC : 11 candidats à la présidentielle

Kinshasa en colère contre Tshisekedi

Dernière mise à jour: 8 novembre, 2011 - 14:37 GMT
Etienne Tshisekedi est considéré comme le principal challengeur du président sortant Joseph Kabila

Etienne Tshisekedi est considéré comme le principal challengeur du président sortant Joseph Kabila

L’opposant congolais Etienne Tshisekedi a provoqué la colère des autorités de Kinshasa pour avoir menacé de défoncer des prisons pour libérer certains de ses partisans arrêtés lors de récentes manifestations dans le pays.

Pour le gouvernement, de telles menaces pourraient constituer un acte de trahison.

 

Etienne Tshisekedi a exhorté ses militants à s’organiser pour défoncer les prisons où sont détenus ses partisans, si ces derniers ne sont pas libérés ce mardi.

Lors d’une intervention téléphonique en direct sur la chaîne de télévision RLTV proche de l’opposition, Tshisekedi, 78 ans, s’est déclaré dépositaire de la confiance de la majorité du peuple congolais, soutenant que pour le reste du processus électoral, les autorités devraient se référer à lui.

« Je donne un ultimatum de 48 heures pour la libération de tous les prisonniers de l’opposition » a martelé Tshisekedi qui s’exprimait en Lingala lors de son intervention téléphonique.

« A l’échéance de l’ultimatum, poursuit-il, je demanderai à la population d’attaquer les prisons et de les libérer, et en tant que président, j’ordonne aux gardiens de prisons de ne pas leur résister. »

Les défenseurs des droits humains se disent préoccupés par la détérioration de la sécurité au Congo-Kinshasa à l’approche des élections du 28 novembre.

En réponse a ces propos, le ministre congolais de l’information Lambert Mende a ferme la chaîne RLTV, dans l’attente d’une enquête de l’autorité de régulation des media.

Monsieur Mende a déclaré à la BBC que Tshisekedi pourrait être passible de poursuites pour trahison, mettant en doute la santé mentale de l’opposant.

Etienne Tshisekedi est considéré comme le principal challengeur du président sortant Joseph Kabila


 

RDC : 11 candidats à la présidentielle

Dernière mise à jour: 19 novembre, 2011 - 15:10 GMT
Joseph Kabila

Les rebelles de la LRA continuent à semer la désolation dans le nord-est de la RDC en toute impunité.

Plus de 32 millions d’électeurs se rendront aux urnes le 28 novembre pour élire leur président et leurs députés. Aucune femme ne figure parmi les 11 candidats en lice pour la présidentielle.

Le président sortant, Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001, est candidat à sa propre succession.

 

Il affronte notamment Etienne Tshisekedi, le chef de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), l’un des principaux partis de l’opposition congolaise, Léon Kengo, l’actuel président du Sénat qui se présente sous la bannière de l’Union des forces du changement, et Vital Kamerhe, le dirigeant de l’Union pour la nation congolaise (UNC).

François Nzanga Mobutu et Oscar Kashala, candidats malheureux à l’élection présidentielle de 2006, se présentent à nouveau.

En revanche, Jean-Pierre Bemba, le leader du Mouvement de libération du Congo (MLC), battu au deuxième tour il y a cinq ans, n’est pas candidat : il est détenu et jugé à La Haye, devant la Cour pénale internationale pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

Joseph Kabila, qui avait fait campagne sur le thème des ''cinq chantiers'' il y a 5 ans, affirme solliciter un second mandat pour poursuivre ses réformes.

Il cite, parmi ses réalisations, le rétablissement de la paix, la construction de routes et l’assainissement des finances publiques.

Ses adversaires, qui lui reprochent de forcer le trait, notent que l’insécurité règne dans l’est du pays où rebelles rwandais et milices de tout poil imposent leur loi.

Une poignée de localités du Kivu en proie à l’instabilité, échappe au contrôle du gouvernement de Kinshasa.

Les rebelles ougandais de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) continuent à semer la désolation dans certains villages du nord-est du pays, en toute impunité.

Les auteurs présumés de viols sont, pour la plupart, en liberté, malgré les appels répétés de plusieurs organisations de défense des droits de l’Homme en faveur de leur jugement.

La formation d’une nouvelle armée républicaine, respectée et respectable, capable de défendre l’intégrité territoriale, traîne en longueur.

Etienne Tshisekedi, qui aura 80 ans l’an prochain, joue sans doute l’une de ses dernières cartes politiques majeures.

Cet opposant de longue date, qui avait combattu Mobutu Sese Seko, puis Laurent-Désiré Kabila - deux des trois prédécesseurs de Joseph Kabila à la tête du pays - avait boycotté les élections de 2006, estimant que le processus n’était pas transparent.

En réalité, le dirigeant de l’UDPS soupçonnait la commission électorale de partialité.

S’agissant des législatives, un peu moins de 19.000 candidats sont sur la ligne de départ – ils étaient un peu plus de 9.000 il y a cinq ans.

Mais au final, 500 seulement seront élus députés.

 
 
 
 
 
 

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