Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Avertir le modérateur

24/11/2011

FRANCE 2012 : C'EST NON AVEC QUELLE MAJORITE AU SENAT SE CROIT-IL EN 1933 OU UN SEUL IDIOT DECIDAIT DE L'AVENIR DU MONDE ET DE SON PAYS L'ALLEMAGNE

Vote des étrangers: Ce sera finalement non, tranche Nicolas Sarkozy

53 commentaires
Créé le 24/11/2011 à 08h34 -- Mis à jour le 24/11/2011 à 18h26
Nicolas Sarkozy lors de son discours aux maires, à l'Elysée, le 23 novembre 2011.

Nicolas Sarkozy lors de son discours aux maires, à l'Elysée, le 23 novembre 2011. Philippe Wojazer/ REUTERS

POLITIQUE - Le chef de l'Etat, qui s'était prononcé en faveur du droit de vote des étrangers en 2005, estime désormais que le «droit de voter et d'être élu doit demeurer un droit attaché à la nationalité française»...

Nicolas Sarkozy n'est plus d'accord avec lui-même. Après l'avoir soutenue en 2005, le chef de l'Etat a qualifié d'«hasardeuse» la proposition d'accorder des droits électoraux aux étrangers. Le Président s'est ainsi prononcé contre le droit de vote et d'éligibilité des ressortissants de pays non membres de l'Union européenne résidant en France aux élections municipales, proposé par la nouvelle majorité sénatoriale socialiste.

Le Sénat, qui a basculé à gauche lors des sénatoriales de septembre, examinera le 8 décembre une proposition de loi constitutionnelle du PS en ce sens, déjà votée par l'Assemblée nationale le 3 mai 2000 sous le gouvernement du Premier ministre socialiste Lionel Jospin.

«Besoin de rassembler les Français»

«Une telle proposition me semble hasardeuse (...) parce que cette proposition risque de diviser profondément les Français au moment où, plus que jamais, nous avons besoin de les rassembler», a déclaré le président de la République devant quelque 2.000 maires reçus au Palais de l'Elysée à l'occasion de leur congrès annuel à Paris.

«Chacun peut avoir ses convictions (...) mais dans la crise que nous avons à affronter il y a une nécessité, qui est celle de rassembler», a-t-il insisté.

La Droite populaire, aile sécuritaire de l'UMP, a lancé le mois dernier une pétition contre cette proposition de loi dans laquelle elle voit une «imposture idéologique» et une «manœuvre électoraliste». Sans aller jusque-là, Nicolas Sarkozy a rappelé que les citoyens de l'UE résidant en France pouvaient participer aux élections municipales et européennes et s'est dit «très attaché» à ce que la Constitution française n'aille pas au-delà.

Il y était favorable en 2005

«Je crois depuis longtemps que le droit de voter et le droit d'être élu, dans nos territoires, doit demeurer un droit attaché à la nationalité française, étendu pour les élections municipales et européennes aux citoyens européens qui partagent avec nous une communauté de destin», a poursuivi le chef de l'Etat.

La seule façon pour un ressortissant d'un pays non membre de l'UE de participer aux choix politiques de la France est de prendre la nationalité française, à condition d'en remplir les conditions, a-t-il ajouté. Arno Klarsfeld, le président de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii) a justifié ce refus par le fait que l'intégration était loin d'être une réussite et qu'existait le risque de voir apparaître des listes fondamentalistes aux scrutins locaux.

En 2005, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, s’était pourtant montré favorable au droit de vote des étrangers. «A titre personnel, je considère qu'il ne serait pas anormal qu'un étranger en situation régulière, qui travaille, paie des impôts et réside depuis au moins dix ans en France, puisse voter aux élections municipales», indiquait à l’époque le chef de l’Etat, dans Le Monde.

E.O., avec Reuters

Les commentaires sont fermés.