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29/11/2011

CONGO/KINSHASA : C'EST UNE HONTE POUR LE POUVOIR ET L'OPPOSITION

28/11/2011 à 19h:43 Par Camille Belsoeur
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De nombreux Congolais n'ont pas retrouvé leur nom dans les listes électorales. De nombreux Congolais n'ont pas retrouvé leur nom dans les listes électorales. © AFP

Après une matinée marquée par des incidents violents en République démocratique du Congo (RDC), les élections législatives et présidentielle du lundi 28 novembre se sont déroulées dans un climat plus serein l’après-midi. Mais de nombreuses rumeurs de fraudes soulèvent déjà les mécontentements. Quant à l’opposant Étienne Tshisekedi, d’abord bloqué par les forces de l’ordre, il a finalement pu voter en fin de journée.

Les violences de début de journée ont fait craindre le pire en RDC. À Lubumbashi, capitale de la province du Katanga dans le sud du pays et dans la région centrale du Kasaï, plusieurs troubles violents ont entraîné la mort de plusieurs électeurs et de membres des forces de l'ordre. De nombreux bureaux de votes ont également été incendiés. La faute au mouvement des indépendantistes du Katanga, qui refuse que leur région participe à l’élection présidentielle, mais aussi à des mouvements de foule consécutifs à des tentatives de fraude présumée.

Mais après ces incidents qui ont éclaté dès l’aube, la situation s’est apaisée au fil de la journée. L’opposant Étienne Tshisekedi, qui avait d’abord dû renoncer à déposer son bulletin dans l’urne à cause d’un barrage de police l’ayant bloqué sur la route, a même pu voter en début de soirée, juste avant l'heure limite de fermeture des bureaux.

Problèmes techniques

De multiples problèmes techniques ont cependant grippé le processus électoral tout au long de la journée. Nombreux ont été les bureaux de vote, comme à Lubumbashi, n'ayant pas pu ouvrir avant 13 heures, faute d’avoir reçu les bulletins de vote à temps. Selon France 24, des files d’électeurs s’étalaient encore à la nuit tombée dans de nombreuses régions du pays.

Autre problème notable, des milliers de citoyens congolais à travers le pays n’ont pas trouvé leur nom sur les listes électorales. Fatigués de se déplacer de bureaux de vote en bureaux de vote pour trouver trace de leur nom, beaucoup ont renoncé à participer au scrutin, selon le média congolais Radio Okapi.

Plus inquiétant encore, de très nombreuses tentatives de fraudes ont été signalées aux quatre coins du RDC. À Kananga, dans la province du Kasaï-Oriental, des violences ont éclaté lorsque les électeurs se sont aperçus que des bulletins de vote avaient été pré-remplis. Dans la ville voisine de Mbuji Mayi, des bulletins de vote de la présidentielle ne portaient pas le candidat N°11 (Étienne Tshisekedi) en bas de page : « problème de découpe », dit-on à la Commission électorale nationale indépendant (Ceni), chargée de l'organisation du scrutin.

Mais comme l’affirme un électeur, interrogé par l’AFP, ce que craignent pour le moment le plus les Congolais, « ce sont les éventuelles violences qui éclateraient lors de la proclamation des résultats ». En attendant, certains d'entre eux, malgré la tombée de la nuit, ne désespèraient pas en fin de journée de pouvoir accomplir leur devoir de citoyen.



Lire l'article sur Jeuneafrique.com : Élections en RDC : bilan d'une journée entre violences, fraudes présumées et retour au calme | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique

29/11/2011 à 09h:20 Par Jeune Afrique
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Beaucoup d'électeurs, pourtant enregistrés, n'ont pas trouvé leurs noms sur les listes pour voter Beaucoup d'électeurs, pourtant enregistrés, n'ont pas trouvé leurs noms sur les listes pour voter © Simon Maina/AFP

Les élections se sont-elles bien passée en RDC, pays grand comme quatre fois la France ? Si la Ceni se déclare "satisfaite" du scrutin, les problèmes logistiques et les violences meurtrières incitent les observateurs à réserver leur jugement. D'autant que le pire est peut-être à venir, après la proclamation des résultats de la présidentielle.

C'est bien souvent à la lumière de lampe à piles, sans courant électrique, comme dans de nombreux quartiers de Kinshasa, que les Congolais ont commencé le dépouillement des bulletins de vote du scrutin du 28 novembre. Une opération qui, si tout se passe bien, doit conduire à la promulgation par la Ceni des résultats provisoires de la présidentielle, le 6 décembre, et de ceux définitifs par la Cour suprême de justice, le 17 décembre, soit trois jours avant la prestation de serment du président élu. Quant aux résultats provisoires des législatives, ils ne sont pas attendus pas avant la mi-janvier.

La journée de vote a été marquée par de nombreux problèmes logistique dus à l'absence de matériel électoral conduisant à des retards dans de nombreux centres de vote, mais aussi par plusieurs incidents meurtriers. Selon un porte-parole militaire, le capitaine Katchong Mbav, au moins dix personnes ont été tuées lors d'une attaque par des hommes armés d'un bureau de vote du quartier Njanja de Lubumbashi, capitale de la province du Katanga (sud-est). Les victimes sont sept assaillants, deux policiers et une civile venu voter, qui a reçu une balle perdue. « Sept autres assaillants ont été arrêtés et au moins un policier a été blessé », a ajouté l'officier. De son côté, le gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi, donne un bilan légèrement différent : huit assaillants auraient été tués et 11 arrêtés.

"Nous venons vous libérer"

Selon le représentant de la Ceni à Njanja, des civils armés, le front ceint d'un bandeau rouge, ont fait irruption dans le bureau, demandant aux officiels et aux électeurs de sortir. « Nous venons vous libérer, ont-ils lancé, et ils ont abattu deux policiers en faction qui voulaient s'interposer, avant que des forces se sécurité n'interviennent », explique-t-il. Un peu plus tôt, un indépendantiste du Katanga présumé avait revendiqué une attaque contre un convoi de huit jeeps chargées de matériel électoral, sous escorte policière.

Plus à l'ouest, dans la province du Kasaï occidental qui est l'un des  l'un des fiefs de l'opposant Étienne Tshisekedi, une douzaine de bureaux de vote ont été incendiés à Kananga par des opposants à cause de la découverte, avant le début du vote, d'urnes contenant déjà des bulletins pro-Kabila.

Enfin, à Kinshasa, la tension restait également vive à la nuit tombée. La police était déployée en nombre dans les rues et des coups de feu ont même retenti dans certains quartiers populaires. Une ambiance que les manœuvres policières pour empêcher Étienne Tshisekedi de voter n'ont pas aider à détendre. Accompagné de plusieurs milliers de partisans, l'opposant a d'abord été bloqué par un barrage des forces de l'ordre sur la route entre l'aéroport et la capitale, il s'est finalement rabattu sur un autre bureau, ouvert dans l'institut Lubumba, où il a pu voter juste avant la fermeture officielle des centes de vote (16H00 GMT, là où aucun incident n'a eu lieu).

Réaction américaine

Les réactions internationales face aux nombreux incidents du scrutin sont cependant discrètes, sauf du côté américain. Les États-Unis ont déploré « dans les termes les plus forts la violence liée à l'élection », a déclaré Mark Toner, un porte-parole du département d'État. Faisant allusion à d'éventueles fraudes à grande échelle, Toner a ajouté qu'il espérait que « les informations faisant état d'anomalies » lors du scrutin vont s'avérer « isolées ».

De fait, certains récits sont troublants, comme celui de Nadine, 19 ans, venue au bureau du collège kinois Saint-Pierre. « Je n'ai pas trouvé mon nom sur la liste. J'étais là hier, et il y était. Je suis déçue, tellement déçue ! » a-t-elle lancé. Un témoignage similaire à celui de nombreux électeurs.

(Avec AFP)



Lire l'article sur Jeuneafrique.com : Élections en RDC : après les violences, le dépouillement | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique

Présidentielle et législatives 2011 en RDC

28/11/2011 à 16h:01 Par Camille Belsoeur
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Trente-deux millions de Congolais sont appelés à voter pour l'élection présidentielle. Trente-deux millions de Congolais sont appelés à voter pour l'élection présidentielle. © AFP

Alors que 32 millions d’électeurs congolais sont invités à se déplacer dans les bureaux de vote pour élire leurs président et députés lundi 28 novembre, de sérieux troubles ont provoqué la mort de plusieurs personnes dans les régions du Kasaï et du Katanga. Plusieurs bureaux de vote ont également été incendiés dans la ville de Kananga, fief de Tshisekedi. Le bilan des événements à la mi-journée.

En ce lundi 28 novembre, jour de double scrutin présidentiel et législatif en République démocratique du Congo (RDC), la situation est aussi explosive à Lubumbashi dans le sud, que le calme règne dans les bureaux de vote de Kinshasa.

Dans les rues de la capitale, théâtre ces dernières semaines de fortes tensions pré-électorales, les observateurs internationaux se félicitent pour le moment du calme qui entoure les élections.

Trois morts et une attaque de convoi à Lubumbashi

Tout l’inverse du centre et du sud du pays, où les incidents violents et les rumeurs de fraude se multiplient. À Lubumbashi, déjà épicentre de violents affrontements lors de la campagne électorale, les hostilités ont commencé dès l’aube lorsqu’un convoi de huit jeeps transportant des milliers de bulletins de vote a été attaqué par des hommes armés se revendiquant du mouvement des indépendantistes du Katanga. Deux des véhicules et près de 1 000 bulletins de vote ont brûlé, selon des observateurs de l’ONU présents sur place.

Toujours dans la capitale du Katanga, l’attaque d’un bureau de vote par des hommes armés s’est terminée dans le sang. Deux policiers ayant tenté de s’interposer et une électrice sont décédés suite à un échange de tirs. Les autorités congolaises ont annoncé, en début d’après-midi, avoir tué trois assaillants et en avoir arrêté sept autres.

Nombreux incidents à Kananga

Autre nœud de tension, la province du Kasaï-occidental et plus particulièrement la ville de Kananga où près de 15 bureaux de vote ont été incendiés dans la matinée par des milliers d’électeurs mécontents. Dans cette région, fief de l'opposant et candidat à la présidentielle Étienne Tshisekedi, des centaines de bulletins ont également été dérobés et des bourrages d’urnes ont dénoncés par des membres de partis politiques. Selon Radio Okapi, le matériel électoral n’est arrivé que vers 13 heures dans de nombreux bureaux de vote de Kananga et le scrutin n’a débuté qu’à 14 heures.

Excepté dans le centre de la RDC, où l’attaque d’un convoi acheminant des bulletins de vote a entraîné le décès de cinq personnes, aucun autre incident grave n’avait été signalé à la mi-journée dans le reste du pays.



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