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03/12/2011

CONGO/KINSHASA : JOSEPH KABILA KABANGE ET ETIENNE TSHISEKEDI LARGEMENT EN TÊTE SUR 15 % DE BUREAUX DE VOTE DEPOUILLES MAIS SELON MOI LA VICTOIRE DE KABILA NE FERAIT L'OMBRE D'AUCUN DOUTE

02/12/2011 à 20h:25 Par Jeune Afrique
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Le président sortant, Joseph Kabila, le 26 novembre 2011 à l'aéoport de Kinshasa, en RDC. Le président sortant, Joseph Kabila, le 26 novembre 2011 à l'aéoport de Kinshasa, en RDC. © AFP

La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) a annoncé les résultats de 15 % des bureaux de vote, le 2 décembre dans la soirée. Le président sortant, Joseph Kabila, et son principal opposant, Étienne Tshisekedi, devancent nettement les autres candidats.

Les résultats de l’élection présidentielle du 28 novembre annoncés par la Ceni portent sur 9 746 bureaux de vote (env. 15% des 64 000 bureaux), répartis dans tout le pays. Selon ces premiers dépouillements, le président sortant de RDC, Joseph Kabila devancerait son adversaire, Etienne Tshisekedi. Mais les bureaux de la capitale, Kinshasa, où ce dernier compte de nombreux soutiens, n'ont pas encore été comptabilisés.

Selon les chiffres donnés par le président de la Céni, le pasteur Daniel Ngoy Mulunda, Kabila est notamment en tête dans les provinces du Katanga, Bandundu, Maniema, Province Orientale, au Nord et au Sud Kivu, des régions qui lui sont traditionnellement favorables.

Tshisekedi, lui, mène au Bas Congo, dans l'Equateur, les Kasaï occidental et oriental.

Dans l'attente de résultats plus complets, personne n'a voulu s'exprimer.

Alors qu'aucun chiffre ne devait être diffusé avant le début de la semaine prochaine, la Commission électorale nationale indépendante a finalement décidé d'annoncer les premiers résultats partiels dès ce vendredi 2 décembre. Selon son rapporteur Matthieu Mpita, « il fallait couper court aux rumeurs (sur les résultats) qui circulent sur Internet, propagées par des personnes non autorisées. » Dès jeudi 1er décembre, plusieurs sites web avaient rapporté des résultats partiels de l’élection, non vérifiés.

18 morts entre le 26 et 28 novembre

Par ailleurs, l’ONG Human Right Watch (HRW) a affirmé que 18 personnes avaient péri dans les violences qui ont entaché les élections. Selon l'ONG, le plus grave incident s'est déroulé le 26 novembre, au dernier jour de la campagne électorale, lorsque des partisans du candidat d'opposition Étienne Tshisekedi rassemblés à l'aéroport international Ndjili de Kinshasa, voulaient accompagner leur leader pour son dernier grand meeting au centre de la capitale. Ils se sont alors retrouvés face aux partisans de Joseph Kabila, qui attendaient eux aussi attendaient leur candidat.

C'est à ce moment que la situation a dégénéré selon HRW. Lorsque la garde républicaine est arrivée sur les lieux avec le convoi présidentiel, certains soldats, pour séparer les partisans, ont alors directement ouvert le feu sur la foule des opposants. Au moins 12 d'entre eux et des passants ont été atteints mortellement, et 41 autres ont été blessés par balles, précise HRW.

(Avec AFP)



Lire l'article sur Jeuneafrique.com : Présidentielle en RDC : Kabila et Tshisekedi largement en tête (résultats de 15% des bureaux) | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique

03/12/2011 à 10h:08 Par Jeune Afrique
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Des agents de la Ceni rassemblent les urnes pour le comptage des bulletins de vote, le 2 décembre. Des agents de la Ceni rassemblent les urnes pour le comptage des bulletins de vote, le 2 décembre. © AFP

Le président sortant Joseph Kabila et l'opposant Etienne Tshisekedi devancent nettement les neuf autres candidats à la présidentielle du 28 novembre en RDC, selon les résultats partiels annoncés vendredi par la Commission électorale (Ceni) et portant sur 15% des quelque 64.000 bureaux de vote.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a appelé vendredi les candidats rivaux à rester calmes, tout en notant "avec inquiétude" des "difficultés logistiques et techniques" rencontrées pendant l'élection en RDC.

Selon les chiffres donnés par le président de la Ceni, le pasteur Daniel Ngoy Mulunda, Kabila est notamment en tête dans les provinces du Katanga, Bandundu, Maniema, Province Orientale, et au Sud Kivu, des régions traditionnellement favorables.

Tshisekedi mène au Bas Congo et dans les Kasaï occidental et oriental, a-t-il poursuivi en donnant uniquement le nombre de voix des candidats dans chacune des 11 provinces.

Le président du Sénat et opposant Léon Kengo est en tête dans l'Equateur, et l'ancien chef rebelle Antipas Mbusa Nyamwisi, déjà candidat en 2006, l'est au Nord-Kivu, d'où il est originaire.

Seuls les résultats de 9.746 des 63.835 bureaux sont connus, a précisé le pasteur Mulunda, et le taux des bureaux de vote dépouillés varie en fonction des provinces (de 0,02% à Kinshasa à 44,71% pour le Bas-Congo).

Ces résultats partiels ne prennent pas en compte Kinshasa, une ville plutôt favorable à Tshisekedi avec 3,3 millions d'électeurs et où moins de 1% des bureaux ont été compilés.

Selon un décompte établi par l'AFP en additionnant les voix des provinces données par la Ceni, Joseph Kabila obtient jusque-là près de 52% des voix, Etienne Tshisekedi près de 34%, Vital Kamerhe près de 4,5%, Léon Kengo près de 3%. MM. Mobutu et Mbusa recueillent chacun environ 2%.

"Rumeurs sur l'Internet"

La Ceni a justifié cette anticipation de 4 jours des premiers résultats sur son calendrier originel par des "rumeurs sur l'internet, propagées par des personnes non autorisées".

"On ne pouvait pas garder le silence", a déclaré à l'AFP le rapporteur de la Ceni Matthieu Mpita.

Initialement la Ceni ne devait donner que le 6 décembre les résultats provisoires de ce scrutin à tour unique, mais elle est confrontée depuis lundi à des critiques incessantes sur les opérations de collecte et de dépouillement, alimentant de dangereuses rumeurs de fraude en faveur du président sortant.

L'Union européenne a insisté vendredi sur la nécessité de mener "dans la transparence" dépouillement et publication.

Dans une déclaration lue par le président en exercice du Conseil, l'ambassadeur russe à l'ONU Vitali Tchourkine, le Conseil "a rappelé à tous les dirigeants politiques et candidats en RDC qu'ils sont responsables du caractère équitable et pacifique du processus électoral".

Le président de la Ceni avait rappelé jeudi que seule la Commission est "habilitée" à donner des résultats.

La Cour suprême doit annoncer les résultats définitifs le 17 décembre et le nouveau président prêtera serment le 20.

Violences électorales

La décision de la Ceni d'accélérer son calendrier témoigne d'une inquiétude grandissante, accentuée vendredi par un rapport de l'ONG Human Rights Watch (HRW) selon lequel au moins 18 civils ont été tués et une centaine grièvement blessés principalement par les forces de sécurité entre le 26 et le 28 novembre, jour du vote.

Le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, a indiqué à l'AFP qu'il devait "prendre connaissance du rapport" avant de le commenter. Selon HRW, la plupart des victimes, dont 14 à Kinshasa, ont été tuées "par des soldats de la Garde Républicaine", l'ex-garde présidentielle.

"Les forces de sécurité devraient protéger les populations et non attiser la violence", a déclaré Anneke van Woudenberg, chef analyste Afrique à Human Rights Watch.

Selon l'ONG, le plus grave incident s'est déroulé au dernier jour de la campagne électorale, lorsque des partisans de Tshisekedi rassemblés à l'aéroport international Ndjili de Kinshasa ont voulu accompagner leur leader pour son dernier grand meeting au centre-ville.

La police a tenté de séparer ces militants et ceux de Kabila, qui attendaient aussi leur candidat. Mais ensuite, selon HRW, la Garde républicaine est arrivée pour venir chercher M. Kabila, "certains soldats ont tiré en l'air, d'autres directement sur la foule des opposants".

Selon HRW, "au moins 12 partisans de l'opposition et des passants" ont été tués et 41 autres ont été blessés par balles".

HRW précise toutefois que, selon des témoins, des partisans du candidat de l'UDPS (Union pour la démocratie et le progrès social) ont "provoqué" la Garde républicaine en jetant des pierres.



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