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05/12/2011

CONGO/KINSHASA : SI IL Y A MORT D'HOMMES POST-ELECTIONS TSHISEKEDI ET L'ARCHEVE CATHOLIQUE DE KINSHASA SERONT RETENUS POUR COUPOABLES EN EFFET L'ARCHEVE EST SOUPCONNE D'AVOIR FINANCE LA CAMPAGNE DU PREMIER

03/12/2011 à 16h:58 Par AFP
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Des agents de la Ceni empilent des bulletins de vote dans un hangar le 2 décembre 2011 à Goma. Des agents de la Ceni empilent des bulletins de vote dans un hangar le 2 décembre 2011 à Goma. © AFP

La situation restait tendue samedi en République démocratique du Congo où la Commission électorale (Céni) devait livrer de nouveaux résultats de la présidentielle, après un premier décompte très partiel donnant le président Joseph Kabila et l'opposant Etienne Tshisekedi loin en tête.

Les résultats n'ont été donnés province par province que pour un total de 15% des quelque 64.000 bureaux de vote et avec un pourcentage de bureaux différents selon les provinces.

Ainsi, au Katanga, une région traditionnellement favorable au président sortant Kabila et qui compte le plus grand nombre d'électeurs inscrits (4,6 millions), la Céni a donné les résultats pour 27% des bureaux.

En revanche, à Kinshasa (près 3,3 millions d'inscrits), province qui penche pour l'opposant Etienne Tshisekedi, les résultats partiels ne couvrent que 0,02% des bureaux.

Kabila et Tshisekedi en tête

Il n'est donc pas étonnant à ce stade de voir Kabila être en tête avec 52% des voix, devant Tshisekedi (34%). La seule certitude est que les deux rivaux ont nettement devancé les neuf autres candidats, le premier d'entre eux, l'opposant et ex-président de l'Assemblée nationale Vital Kamerhe, ne totalisant qu'environ 5%.

"C'est de l'irresponsabilité, de la provocation. On ne peut que critiquer ces chiffres", donnés par la Céni, a commenté à l'AFP Jacquemin Shabani, secrétaire général de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), le parti de M. Tshisekedi.

"Pourquoi seulement 0,02% des bureaux de vote à Kinshasa, alors qu'on sait, et nous avons des témoins, que dans 90% des centres de vote le résultat est connu ?", s'est-il interrogé.

Le son de cloche est évidemment différent du côté de la coalition de partis de la Majorité présidentielle (MP), son secrétaire général Aubin Minaku saluant l'attitude "responsable" de la Céni.

La totalité des résultats ne devait être annoncée que mardi, mais la Céni a décidé d'en donner de très partiels, après avoir été victime d'un piratage de son site internet où un tableau complet des résultats de la présidentielle avait été publié un court moment, et alors que des chiffres fantaisistes circulaient également à Kinshasa depuis le lendemain du vote de lundi.

De nouveaux chiffres partiels devaient être donnés samedi par le pasteur Daniel Ngoy Mulunda, président de la Céni.

Tensions

L'annonce de ces résultats intervient dans un contexte tendu et la crainte de nouvelles violences, après celles qui avaient marqué la fin de la campagne jusqu'au vote du 28 novembre.

Pendant ces trois jours, du 26 au 28 novembre, au moins 18 civils, dont 12 près de l'aéroport de Kinshasa, ont été tués, principalement par la Garde républicaine (ex-garde présidentielle), selon un rapport publié vendredi par l'ONG Human Rights Watch (HRW).

"Il n'y a eu aucun mort, ni aucun blessé" près de l'aéroport, a affirmé à l'AFP le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende.

"Il y a des informations qui sont réelles dans ce rapport", a-t-il reconnu avant d'accuser HRW de vouloir "mettre de l'huile sur le feu", en avançant des "accusations gratuites" contre la Garde républicaine qui a "tiré en l'air pour disperser une foule hostile", a-t-il assuré.

Vendredi, les quinze pays membres du Conseil de sécurité de l'ONU "ont insisté pour que tous les candidats oeuvrent à maintenir un environnement calme et serein, observent de la retenue et attendent les résultats".

Ils ont "condamné la violence dans certaines parties du pays" et "exhorté toutes les candidats et leurs partisans à se garder de tout acte de violence".



Lire l'article sur Jeuneafrique.com : RDC : tensions avant le résultat de la présidentielle mardi | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique

04/12/2011 à 16h:26 Par AFP
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Des agents de la Ceni comptent les sacs contenant des bulletins de vote, le 3 décembre 2011 à Kins Des agents de la Ceni comptent les sacs contenant des bulletins de vote, le 3 décembre 2011 à Kins © AFP

A 48 heures de l'annonce du résultat complet de la présidentielle en RD Congo, la Commission électorale (Céni) devait livrer dimanche de nouveaux chiffres partiels dans un climat de crispation croissante après le rejet par l'opposition du décompte plaçant le sortant Joseph Kabila devant son rival Etienne Tshisekedi.

Sans attendre les résultats totaux provisoires prévus le 6 décembre, Tshisekedi a lancé samedi une mise en garde à Joseph Kabila et dénoncé les premiers décomptes portant sur 33,3% des quelque 64.000 bureaux de vote.

Samedi soir Kabila était crédité de 3.275.125 voix (51%) et Tshisekedi de 2.233.447 (34%), mais quasiment sans Kinshasa où le décompte ne porte que sur 3,33% des bureaux.

Kinshasa, l'inconnu de l'équation

Or, avec ses 3,3 millions d'électeurs inscrits, la capitale, favorable à Tshisekedi, pourrait prendre des allures de "swing state" à l'américaine, ces états qui font basculer une élection.

Dans le détail, Kabila est en tête dans 6 provinces (Bandundu, Katanga, Maniema, Province orientale, Nord et Sud Kivu) et Tshisekedi dans les 5 autres (Bas Congo, Equateur, Kasaï Occidental et Oriental, et Kinshasa).

Si la Majorité présidentielle (MP) a rapidement salué l'attitude "responsable" de la Céni, M. Tshisekedi a incendié le pouvoir : "l'UDPS (Union pour la démocratie et le progrès social, son parti) rejette ces résultats, et met en garde M. Ngoy Mulunda (le président de la Céni) et (le président) Kabila pour qu'ils respectent la volonté du peuple congolais".

"Dans le cas contraire, ils (Mulunda et Kabila) risquent de commettre des actes suicidaires", a averti le dirigeant de l'UDPS depuis son son domicile, sous les applaudissements de cadres et militants de son parti.

Tshisekedi menaçant

M. Tshisekedi, 78 ans, a appelé les Congolais à "rester vigilants" et annoncé qu'"en cas de besoin" il lancera un "mot d'ordre", sans toutefois donner davantage de précisions.

Face à cette dramatisation et ce raidissement, la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) s'est alarmée dimanche: "l'image que nous avons c'est celle d'un train à grande vitesse qui va tout droit contre le mur", a déclaré Mgr Nicolas Djombo, le président de la Cenco, lors d'une conférence de presse.

Malgré des "irrégularités, des tentatives de fraudes et des scènes de violences", relevés lors des scrutins présidentiel et législatif, "globalement, nous pouvons accepter comme crédibles" ces élections, a estimé la Cenco, qui avait déployé 30.000 observateurs présents dans 24% des bureaux de vote.

Samedi, un autre candidat d'opposition, Vital Kamerhe, a apporté clairement son soutien à Tshisekedi, et n'a pas mâché ses mots pour dénoncer le camp présidentiel.

"Cette blague a trop duré et nous devons mettre fin à cette prédation des ressources de notre pays. Le peuple d'abord!", a lâché le président du parti UNC (Union pour la nation congolaise), reprenant le slogan de campagne d'Etienne Tshisekedi.

"Nous avons vu ce qui s'est passé au Kenya, au Zimbabwe, en Côte d'Ivoire", a-t-il encore déclaré, en référence aux violences post-électorales qui ont secoué ces pays.

Dans une déclaration commune lue dans un hôtel de la capitale par M. Kamerhe, "l'opposition politique congolaise", qui regroupe aussi l'UDPS et le parti du président du Sénat Léon Kengo, autre candidat à la présidence, a rejeté "tout résultat partiel" et le considère comme "nul".

Dimanche en fin de journée, la Céni devait donner de nouveaux résultats partiels de la présidentielle, qui pourraient porter cette fois sur environ 50% des bureaux de vote.
 



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