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16/12/2011

CONGO/KINSHASA : KAMERHE SE CROIT-IL CHEZ LUI AU BURUNDI ?

16/12/2011 à 11h:05 Par Jeune Afrique
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Vital Kamerhe, candidat à la présidentielle, lors d'une audience de la Cour suprême de justice.Vital Kamerhe, candidat à la présidentielle, lors d'une audience de la Cour suprême de justice. © AFP
L’audience publique qui devait voir la Cour suprême de justice examiner la demande d’annulation des résultats de l’élection présidentielle en RDC pour fraudes a tourné court jeudi 15 décembre. Les avocats du plaignant, l’opposant Vital Kamerhe, ont quitté l'audience avant son terme en dénonçant une "parodie de justice".
« Une parodie de justice ». Les avocats de l’opposant Vital Kamerhe, ex-président de l'Assemblée nationale congolaise, n’ont pas mâché leurs mots à l’issue de l’audience publique de la Cour suprême de justice (CSJ). Celle-ci devait examiner la requête en annulation de l’élection présidentielle du 28 novembre déposée par le candidat. Ouverte avec quatre heures de retard, l’audience a d’abord vu les avocats de Kamerhe réagir avec colère devant la demande de reformulation de leur recours émise par le président de la CSJ. « Nous constatons qu'il n'y a pas une volonté de respecter la loi et (...) les avocats ne sont pas prêts à assister à une parodie de justice », ont-ils rétorqué.
La présence de Vital Kamerhe a également été requise par le président de la CSJ. Les avocats de l’opposant ont alors exigé la présence de Joseph Kabila et du président de la Commission élecotale (Ceni), le Pasteur Daniel Ngoy Mulunda. Une demande refusée par la CSJ.
La Ceni mise pointée du doigt par Kamerhe
Le bras de fer entre les deux parties s’est alors achevé avec le départ des avocats de Vital Kamerhe, qui après avoir bataillé pendant trois heures sur des questions de procédure ont décidé de couper court au débat. « Nous étions venus tester le peu de crédibilité qui restait à la Cour suprême de justice », a regretté Vital Kamerhe.
Dans sa requête, le candidat, arrivé en troisième position à l’élection présidentielle (7,54% des voix), dénonce notamment des « violations intentionnelles » de la loi électorale par la Ceni, comme le non-respect du délai d'affichage des listes d'électeurs, ou encore la publication de la cartographie des bureaux de vote.
Le camp présidentiel a assisté à l'intégralité de l'audience. Aubin Minaku, secrétaire général de la majorité a affirmé au micro de la radio RFI qu'« au lieu de poursuivre la procédure, ils ont préféré sortir. Mais cela n’empêche pas la Cour de poursuivre l’instruction ».
La CSJ doit proclamer officiellement le vainqueur de la présidentielle samedi 17 décembre.
(Avec agences)

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