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17/12/2011

CONGO/KINSHASA : LA COUR SUPREME DE JUSTICE LEGITIME LA REELECTION DU FILS DE L'HOMME AUTREMENT DIT JOSEPH KABILA KABANGE

17/12/2011 à 17h:30 Par AFP
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La victoire de Joseph Kabila a été confirmée par la CSJ. La victoire de Joseph Kabila a été confirmée par la CSJ. © AFP

La situation était calme samedi en République démocratique du Congo, au lendemain de la réélection du président Joseph Kabila, validée par la Cour suprême en dépit de multiples irrégularités dénoncées par l'opposition qui appelle à faire "échec à ce hold-up électoral".

Dans la capitale Kinshasa, où la police est moins visible que ces derniers jours, les violences qui avaient suivi l'annonce des résultats provisoires le 9 décembre par la Commission électorale (Céni) ne se sont pas reproduites vendredi soir.

Les commerces étaient ouverts et les taxis circulaient comme habituellement le samedi.

La cérémonie de la Céni s'était déroulée en direct à la télévision d'Etat (RTNC). La Cour suprême de justice (CSJ) a discrètement rendu son arrêt en début de soirée, avec un jour d'avance, et la RTNC a seulement affiché tardivement un bandeau déroulant donnant le nom du vainqueur du scrutin du 28 novembre.

Malgré les multiples irrégularités ayant entaché le processus électoral, dénoncées par l'opposition mais aussi par des observateurs internationaux, la CSJ a confirmé à la virgule près les résultats de la Céni.

Elle a confirmé la victoire de M. Kabila avec 48,95% des suffrages, devant dix autres candidats, dont l'opposant de 78 ans Etienne Tshisekedi (32,33%), arrivé deuxième. Celui-ci avait rejeté les résultats de la Céni et s'était autoproclamé "président élu" de la RDC.

Recours en annulation rejeté

La CSJ a aussi rejeté le recours en annulation du candidat et opposant Vital Kamerhe (3e avec 7,74%) qui dénonçait des "violations intentionnelles" de la loi électorale par Céni, la "circulation illégale" de bulletins de vote avant le scrutin ou encore des différences entre des résultats de la Céni et ceux publiés dans les bureaux de vote.

Le chef de la diplomatie belge Didier Reynders a regretté samedi dans un communiqué l'absence d'"examen plus approfondi, critique et indépendant des résultats" par la CSJ. Il a renoncé à se rendre à Kinshasa pour la prestation de serment du président Kabila prévue mardi. L'ancienne puissance coloniale sera représentée par son ambassadeur en RDC.

La décision de la CSJ "n'est pas surprenante. Au Congo les gens votent mais n'élisent pas", a déclaré à l'AFP Albert Moleka, le directeur de cabinet de M. Tshisekedi, lequel avait qualifié la cour d'"institution privée de M. Kabila", excluant d'y avoir recours.

La parti de l'opposant, l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), a annoncé des manifestations "lundi ou mardi" dans le pays pour "faire échec à ce hold-up électoral".

Des opposants arrêtés

Trois marches ont déjà eu lieu récemment dans des villes de l'est, mais onty vite été dispersées par les forces de l'ordre. Des opposants ont été arrêtés. A Kinshasa, la police a aussi procédé à de nombreuses arrestations depuis le 9 décembre.

"L'appareil sécuritaire est encore trop fort, avec un système d'arrestations qui paraît difficilement supportable pour la population", relève Thierry Vircoulon, directeur du programme Afrique centrale à l'ONG International crisis group (ICG), sceptique sur une mobilisation de masse.

"L'enjeu maintenant, ce sont les législatives", couplées à la présidentielle, ajoute-il. La compilation des résultats de ce scrutin se poursuit, les chiffres provisoires doivent être annoncés mi-janvier.

"Il faut une mission de vérification qui mette son nez dans les centres locaux de compilation. Les Américains ont fait une offre d'+aide technique+, il faudrait que les bailleurs se mobilisent rapidement", estime M. Vircoulon. "Les enjeux sont locaux et nationaux, c'est difficile de contrôler les forces locales", ajoute-il.

Des cas d'interpellations momentanées d'agents de la Céni ont été déjà signalés. "Très souvent il s'agit de manoeuvres pour les intimider" venant d'autorités "politiques ou judiciaires" locales, a regretté le vice-président de la Céni, Jacques Djoli, interrogé par l'AFP.



Lire l'article sur Jeuneafrique.com : RDC : samedi calme après la réélection confirmée mais contestée de Kabila | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique
17/12/2011 à 10h:19 Par AFP
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Le président de la République démocratique du Congo Joseph Kabila le 24 octobre 2010 à Montreux Le président de la République démocratique du Congo Joseph Kabila le 24 octobre 2010 à Montreux © AFP

Le président sortant de la RDC, Joseph Kabila, 40 ans, a été proclamé vainqueur de la présidentielle à un tour du 28 novembre, vendredi par la Cour suprême de justice (CSJ) malgré des semaines de contestation du scrutin au plan national et international.

La CSJ a confirmé la totalité des résultats provisoires annoncés le 9 décembre par la Commission électorale (Céni) et rejetés par l'opposition, qui attribuaient la victoire à M. Kabila, avec 48,95% des suffrages, devant dix autres candidats, dont l'opposant de 78 ans Etienne Tshisekedi (32,33%), arrivé second.

Ce dernier avait rejeté ces résultats et s'était autoproclamé "président élu" de la RDC.

Vendredi soir, son parti, l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), a annoncé l'organisation de manifestations "lundi ou mardi" en RD Congo pour "faire échec à ce hold-up électoral", a déclaré à l'AFP Jacquemin Shabani, secrétaire général du parti.

La Cour "proclame élu à la majorité simple président de la République démocratique du Congo Monsieur Joseph Kabila", a déclaré vendredi soir le premier président de la CSJ Jérôme Kitoko, juste après avoir rejeté pour "manque de preuves" le recours du candidat et opposant Vital Kamerhe (3e avec 7,74%), qui dénonçait de nombreuses irrégularités lors du scrutin.

Sans attendre la proclamation de la CSJ, initialement prévue samedi, six pays voisins - Ouganda, Kenya, Zambie, Tanzanie, Burundi et la République centrafricaine - avaient "félicité" vendredi le président Kabila pour sa réélection. La veille, l'Afrique du Sud avait jugé "globalement OK" les élections.

"Circulation illégale"

M. Kamerhe dénonçait notamment des "violations intentionnelles" de la loi électorale par Céni, "la circulation illégale" de bulletins de vote avant le scrutin, des différences entre des résultats de la Céni et ceux publiés dans les bureaux de vote ou encore des scores de 100% obtenus par M. Kabila dans plusieurs bureaux de vote.

Des rapports d'observateurs nationaux et internationaux, notamment de l'Union européenne, du Centre Carter et ses Etats-Unis, ont aussi déploré le "manque de transparence" ou de "crédibilité" du processus électoral et dénoncé aussi de nombreuses "irrégularités".

Etienne Tshisekedi avait d'emblée écarté toute idée de contester les résultats devant la Cour suprême, en la qualifiant "d'institution privée de Kabila".

Le chef de l'Etat, qui ne s'est pas encore adressé à la nation depuis le 9 décembre, a reconnu des "erreurs" lors de la présidentielle tout en estimant qu'elles n'invalidaient pas les résultats, lors d'une conférence de presse en anglais lundi pour des médias anglophones principalement.

Il doit prêter serment mardi.

"Comme le peuple souverain a voté, il faut respecter le choix du peuple et ensuite dialoguer", avec l'opposition, a déclaré à l'AFP le secrétaire général de la Majorité présidentielle, Aubin Munaku, en faisant part de sa "joie" après la réélection du chef de l'Etat

Héritier du pouvoir à 30 ans après l'assassinat en 2001 de son père Laurent-Désiré Kabila - le tombeur de Mobutu -, élu une première fois en 2006 en promettant le retour à la paix et la reconstruction d'un pays ruiné par deux guerres (1996-1997, 1998-2003), Joseph Kabila s'était déclaré "sûr" de ne pas perdre lors de sa campagne, après avoir opportunément fait réviser la Constitution en janvier pour faire passer la présidentielle de deux à un seul tour.

En 2006, il avait largement devancé (58,05%) au second tour le vice-président Jean-Pierre Bemba, devenant alors le premier président de RDC élu au suffrage universel direct.

"Marches pacifiques"

La fin de campagne électorale et le scrutin du 28 novembre dernier avaient été émaillés de violences dans le pays, où au moins 18 civils ont été tués par les forces de sécurité, selon l'ONG Human Rights Watch.

L'annonce de la réélection de Kabila par la Céni le 9 décembre avait aussi déclenché des violences, principalement à Kinshasa où au moins cinq personnes sont mortes, d'après les autorités.

Les forces de l'ordre ont procédé à plusieurs arrestations, notamment dans le quartier de Limete (est), où le parti de M. Tshisekedi -l'Union pour la démocratie et le progrès social, UDPS- a son siège.

Après avoir fait appel à l'ONU, à l'UE et l'Union africaine notamment, "en vue de solliciter leur médiation", l'UDPS a demandé au "peuple de protéger" sa victoire à travers des "manifestations pacifiques".

En province, des première "marches pacifiques" de l'opposition ont rassemblé quelques centaines de personnes à Goma, Bukavu (est) et Lubumbashi (sud-est) mardi et mercredi, très vite été dispersées par la police ou l'armée.

A Lubumbashi, les soldats de la Garde républicaine ont violemment stoppé la marche, et à Goma des opposants ont été arrêtés.

Le résultat provisoire des législatives, qui se sont déroulées avec la présidentielle, est attendu mi-janvier. Le double scrutin a débuté un cycle d'élections (provinciales, sénatoriales, locales) qui doit se poursuivre jusqu'à l'été 2013.



Lire l'article sur Jeuneafrique.com : RDC : Joseph Kabila déclaré vainqueur de la présidentielle, l'opposition va manifester | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique
17/12/2011 à 11h:12 Par Jeune Afrique
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Joseph Kabila le 18 octobre 2011 à Kinshasa. Joseph Kabila le 18 octobre 2011 à Kinshasa. © AFP

Rwanda, Congo-Brazza, Angola, Afrique du Sud… Pour mieux durer, le président congolais Jospeh Kabila soigne ses relations avec les pays de la région.

À la différence de son père, Joseph Kabila a compris que, pour durer, mieux vaut s’entendre avec ses voisins. À commencer par le Rwanda. L’accord Kabila-Kagamé de janvier 2009 est significatif. Après des années de lutte contre la guérilla de Laurent Nkunda, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), Kinshasa a négocié avec Kigali la mise à l’écart de ce rebelle trop remuant. Son mouvement, le Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), continue de siphonner les richesses minières des deux Kivus, mais il fait officiellement allégeance au régime de Kinshasa. Les apparences sont sauves…

Avec le Congo-Brazzaville, l’entente est cordiale, sans plus. Depuis longtemps, Kinshasa réclame à Brazzaville l’extradition de deux opposants, le général Munene et Udjani, le chef présumé des insurgés Enyele de la province de l’Équateur. Mais, comme tous les Brazzavillois, Denis Sassou Nguesso garde en mémoire ce jour de 1968 où Pierre Mulele fut livré à Mobutu en échange d’une promesse publique d’amnistie. Quelques jours plus tard, Mulele fut sauvagement assassiné. Aujourd’hui en première ligne si la situation dégénérait en RDC, Denis Sassou Nguesso a fait part ces derniers jours de sa vive préoccupation à Ban Ki-moon, le secrétaire général de l’ONU, et à Jean Ping, le président de la Commission de l’Union africaine (UA).

Avec l’Angola, les sujets de discorde ne manquent pas. Notamment sur le partage des gisements de pétrole au large des côtes congolaise et cabindaise. Mais, depuis son arrivée au pouvoir, Joseph Kabila aide le régime dos Santos à isoler les indépendantistes cabindais. Pour Luanda, c’est l’essentiel.

"Bien voter"

Aujourd’hui, on peut même parler d’un axe Kabila-dos Santos-Zuma. Le 12 novembre, le président sud-africain est venu voir Kabila à Lubumbashi, officiellement pour relancer le projet de barrage Grand Inga, sur le fleuve Congo. En réalité, Zuma et Kabila ont surtout parlé des élections congolaises. Le Sud-Africain s’est engagé à prêter au Congo une demi-douzaine d’avions gros-porteurs pour acheminer in extremis les quelque 64 millions de bulletins de vote imprimés en Afrique du Sud. Ne semblant pas douter de la réélection de son hôte, Zuma lui a demandé de « bien voter », le mois prochain, lors de la bataille entre la Sud-Africaine Dlamini-Zuma et le Gabonais Ping pour la présidence de la Commission de l’UA.



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