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23/12/2011

FRANCE : J'EN AI CURE CAR CA LUI APPRENDRA DE NE PAS SERVIR DE PANTIN DE L4IMPERISALISME ET SURTOUT DE S'EN PRENDERTE A MAMOUAR KADHAFI QUI A SOUTENU QUE PERSONNE NE LE FIT MANDELA

 

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Politiques Hier à 17h24

Radiation de Rama Yade: ouverture d'une enquête préliminaire

L'ex-secrétaire d'Etat est en conflit avec le maire socialiste de Colombes, qui affirme qu'elle n'habite pas dans la ville où elle est élue.

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Rama Yade, le 30 octobre 2010 à Saint-Malo (© AFP Cyril Folliot)
 
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Jusque-là cantonnée à la sphère politique, la radiation des listes électorales de Rama Yade (Parti radical) à Colombes (Hauts-de-Seine) où elle est élue, a pris un tournant judiciaire jeudi avec l'ouverture d'une enquête préliminaire consécutive à un signalement du maire PS.

Sollicitée par l'AFP, Rama Yade n'avait pas réagi jeudi en milieu d'après-midi. Le maire Philippe Sarre a transmis mercredi «l'ensemble des faits relatifs à cette affaire» au parquet de Nanterre, saisi six jours après la «radiation d'office» de l'ancienne secrétaire d'Etat, en raison d'une irrégularité sur sa domiciliation.

A l'origine de ce signalement, «aucun complot mais la mise en lumière d'une irrégularité», a expliqué dans un communiqué M. Sarre, qui entend ne pas se laisser «impressionner» ni «traîner dans la boue» par l'ex-secrétaire d'Etat qui l'a accusé de comploter contre elle. «Rama Yade tente de sortir d'une situation délicate en faisant des déclarations fracassantes sur de prétendus complots ou cabales dont elle serait victime. Mais elle n'est pas victime. Elle ment aux électeurs de Colombes en prétendant avoir un domicile réel sur la commune», a estimé le maire socialiste, qui a saisi la justice sur le fondement de l'article 40 du code de procédure pénale. Cet article dispose que «tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l'exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d'un crime ou d'un délit est tenu d'en donner avis sans délai au procureur de la République».

Candidature «légitime»

L'ex chouchou des sondages, conseillère municipale et régionale, qui veut briguer en juin la circonscription d'Asnières-Colombes-sud, actuellement aux mains du député UMP Manuel Aeschlimann, avait été radiée «d'office» le 15 décembre par la commission des listes électorales du bureau n°1 de Colombes.

Le Parti radical avait affiché lundi son soutien à la candidature «totalement légitime» de Rama Yade, en déplorant «les polémiques et attaques personnelles» dont elle a fait l'objet, les jugeant pas «dignes d'élus».

Quelques jours avant sa radiation du bureau n°1, l'ex-secrétaire d'Etat avait engagé les démarches nécessaires pour être inscrite dans un autre bureau de vote de la ville. La commission doit se prononcer le 5 janvier sur cette réinscription qui ne devrait pas poser de difficultés. La vice-présidente du Parti radical a nié toute radiation, invoquant un «simple changement de bureau de vote consécutif à un changement d'adresse».

Pourtant, le 15 décembre, c'est une «radiation d'office» des listes électorales qui a été décidée par la commission de révision car elle ne justifiait pas de son attache avec la ville de Colombes, ont expliqué des sources proches du dossier.

Selon ces sources, cette commission administrative constatait que l'adresse fournie était celle de son association «Agir pour Colombes» et non son lieu d'habitation et qu'il avait été impossible de localiser une boîte aux lettres à son nom.

De plus, la commission constatait que Rama Yade n'apparaissait pas au rôle des contributions directes communales au titre des cinq dernières années.

Dénonçant dans la presse «un quarteron de comploteurs», elle s'en était pris outre à Philippe Sarre, à des élus UMP dont son concurrent Manuel Aeschlimann, qui l'avaient accusé de ne pas vivre à Colombes et de privilégier son domicile parisien.

Politiques Vendredi dernier à 12h55

Le maire de Colombes: «Yade ment avec un toupet incroyable»

InterviewRadiée des listes électorales de Colombes où elle est élue et où elle envisage de se présenter aux législatives, Rama Yade dénonce une «cabale». Le maire PS Philippe Sarre lui répond.

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Recueilli par LAURE EQUY

Rama Yade en juin 2010. (Charles Platiau. Reuters)
 
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Dure semaine pour les deux ex-égéries du sarkozysme version 2007. Alors que Rachida Dati, en conflit avec François Fillon sur «sa» 2e circonscription de Paris, se plaint des «commentaires des héritiers» qui la réduisent «à des talons aiguille et du rouge à lèvres», Rama Yade dépose des plaintes à la chaîne pour diffamation, dénonciation calomnieuse et atteinte à la vie privée.

La responsable du Parti radical, qui dénonce une «cabale politicienne», porte plainte contre des élus PS et UMP d’Asnières et de Colombes (Hauts-de-Seine) où elle compte se présenter en juin 2012. La commission de révision des listes de Colombes (PS) a décidé, jeudi, de la radier des listes électorales. Yade, qui a annoncé dimanche son intention de briguer la 2e circonscription des Hauts-de-Seine, y voit un «acharnement» et le signe que sa candidature fait «peur»: «Ma candidature a décidément provoqué beaucoup d’agitation», ironise-t-elle sur son blog. Assurant qu’elle a un logement à Colombes et y paie des impôts, l’ex-ministre dit aussi faire l’objet d’une «surveillance politique» par des «agents municipaux».

Le maire (PS) de Colombes, Philippe Sarre, lui répond.

Rama Yade porte plainte contre vous pour dénonciation calomnieuse. Comment réagissez-vous?

Je suis sûr qu'elle ne portera pas plainte. Ce n’est pas moi qui l’attaque, je n’ai pas fait de conférence de presse sur sa situation, il y a seulement des faits et une procédure administrative. La commission de révision des listes électorales, qui se réunit chaque année, a considéré que Mme Yade ne rassemblait plus les éléments pour être inscrite.

Pour quelles raisons Yade, qui est pourtant conseillère municipale d’opposition, a-t-elle été radiée?

Elle ne remplit pas la condition de la résidence principale sur la ville, puisqu’elle a déclaré, en 2009, le local de son association, et elle ne paie pas de taxe d’habitation, foncière ou professionnelle. Jeudi, le ministère des Finances a indiqué qu’elle a payé des impôts locaux en 2009 pour le bail de 2008. Elle n'est donc plus asujettie depuis deux ans. Cette affaire dure depuis un mois, mais Mme Yade n'avait qu'à dire dès le départ à la presse «voici mon appartement, ma quittance ou ma feuille d’impôt» et c'était terminé. Qu’elle apporte les preuves dans ce cas, mais elle est totalement erratique et contradictoire.

Elle dit avoir changé d’adresse. Cette nouvelle domiciliation sera-t-elle examinée?

En effet, elle a dit à l’administration qu’elle a un nouveau logement à Colombes depuis le 7 décembre. Au passage, si elle nous rapporte cette adresse, la troisième, c’est bien qu’elle n’avait pas de domicile sur la ville. Il est donc possible qu’elle soit réintégrée en janvier sur les listes, même si Mme Yade a fourni auparavant des documents non valables.

Manuel Aeschlimann, député UMP sortant de la circonscription que brigue Yade, et vous-même, avez repris les mêmes accusations sur sa domiciliation. D’où l’impression d’un tir groupé au moment où elle officialise sa candidature aux législatives.

J’ai une confession à vous faire, je ne roule pas pour Aeschlimann! Je suis maire socialiste, elle se présente sur une des deux circonscriptions de la ville. Quel intérêt aurais-je à ce qu’il n’y ait qu’un seul candidat de droite, et non pas deux, face au candidat PS? Plus ils sont nombreux à droite, plus ça nous arrange. Et même si elle est radiée, rien ne l’empêche de s’inscrire sur des listes de Paris, où elle habite, et de se présenter quand même aux législatives à Colombes.

Elle va plus loin en évoquant une «surveillance politique» par la municipalité. Que lui répondez-vous?

Mme Yade ment avec un aplomb fantastique et un toupet incroyable. Sur ce point, je me réserve la possibilité de répondre sur le plan juridique. Au lieu de multiplier les déclarations à la presse, elle ferait mieux de travailler sur ses domaines. Quelle intervention pertinente a-t-elle faite en conseil municipal depuis trois ans? Elle butine, elle survole. Et du haut de sa superbe, elle m’agresse sur la sécurité et va jusqu’à me rendre personnellement responsable des fusillades qui ont eu lieu à Colombes parce que j’aurais désarmé la police municipale. Je respecte mes opposants mais s’ils travaillent et ne s’enfoncent pas dans leurs mensonges.

Politiques Le 15 décembre à 15h30 (Mis à jour à 16:22)

Embouteillage judiciaire pour Rama Yade

L'ex-secrétaire d'Etat attaque le maire PS de Colombes, qui l'accuse de ne pas payer d'impôts locaux dans la ville. Elle a aussi pris à partie le député UMP Manuel Aeschlimann, qui entend à son tour l'attaquer en justice.

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Rama Yade le 30 octobre 2010 à Saint-Malo (AFP Cyril Folliot)
 
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Rama Yade (Parti Radical) a indiqué jeudi qu'elle allait porter plainte pour "dénonciation calomnieuse" contre Philippe Sarre (PS), maire de Colombes, où elle est conseillère municipale, qui l'accuse de ne pas avoir payé d'impôts locaux locaux depuis deux ans.

Sur RTL, l'ancienne secrétaire d'Etat a évoqué "un mensonge" émanant de "quelqu'un qui a envie de détourner l'attention de ses échecs en s'en prenant à un opposant politique".

"C'est pour ça que je vais porter plainte pour dénonciation calomnieuse et atteinte à la vie privée", a poursuivi l'élue proche de Jean-Louis Borloo.

«Rama Yade est une menteuse»

Mme Yade est en butte à plusieurs attaques venant notamment de l'UMP des Hauts-de-Seine, dont le député Manuel Aeschlimann, qui réclament sa démission de ses mandats de conseillère régionale et d'élue municipale de Colombes en l'accusant de ne pas rééllement habiter cette ville.

Conseillère municipale d'opposition à Colombes (Hauts-de-Seine) depuis 2008, l'enfant chérie des sondages avait annoncé dimanche à l'AFP sa candidature aux législatives dans la circonscription de M. Aeschlimann.

Aux accusations de l'UMP, s'est ajoutée mardi soir celle du maire socialiste de Colombes. "Rama Yade est une menteuse. Elle bluffe en permanence". "Elle n'habite pas à Colombes et n'a pas payé d'impôts locaux en 2010 et en 2011", avait affirmé M. Sarre.

Yade se sent «surveillée»

"Comme beaucoup d'élus qui ont un double engagement, à la fois national et local, j'ai deux logements, ce qui me permet de passer de l'un à l'autre en fonction de l'agenda", a expliqué Mme Yade.

Sur France 2, elle a assuré faire "l'objet d'une surveillance politique constante depuis trois ans par la municipalité socialiste de Colombes, à laquelle se sont ajoutés des élus UMP isolés et aigris qui ont peur de ma candidature".

"Je n'ai aucune leçon à recevoir d'un député UMP sortant qui a été condamné en justice" ou d'"un maire socialiste dont la ville s'est transformée en Far West", a-t-elle encore assuré. Elle a dit que sa plainte viserait "tous ceux qui ont monté cette cabale politicienne".

«L'aigri» contre-attaque

Ces propos n'ont pas manqué de faire réagir le député UMP en question, Manuel Aeschlimann, qui a annoncé qu'il allait déposer deux plaintes contre Rama Yade pour diffamation et "atteinte à la présomption d'innocence".

"Ce matin, la candidate (aux élections législatives, ndlr) a franchi une nouvelle étape en prétendant dans une émission de télévision que je serais, parmi d'autres, auteur d'un harcèlement politico-judiciaire à son encontre. Ces propos sont évidemment diffamatoires. Elle en répondra devant les tribunaux", a-t-il affirmé.

"Elle s'est permis d'annoncer ma condamnation par les tribunaux, alors que celle-ci n'est nullement acquise dès lors qu'un pourvoi en cassation est en cours. Pour cela, je vais donc l'assigner pour atteinte à la présomption d'innoncence", a-t-il ajouté dans le communiqué.

(AFP)

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