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26/12/2011

CONGO/KINSHASA : LES ULTIMS GESTICULATIONS D'UNE CECITE POLITIQUE CHRONIQUE DOMMAGE CAR JAMAIS IL NE GOUVERNERA SON PAYS ... MAIS SANS DOUTE SON PEUPLE QUI LE SUIT COMME UN AVEUGLE SUIT PAR SIMPLE FLAIR SON MAÎTRE ?

Tshisekedi contraint de "prêter serment" à domicile, des échauffourées
(Le Nouvel Observateur 24/12/2011) 

La police a dispersé des manifestants vendredi près du domicile d'Etienne Tshisekedi et du stade des Martyrs à Kinshasa, où les autorités ont interdit le rassemblement prévu pour la "prestation de serment" de l'opposant qui rejette la réélection du président de la RD Congo Joseph Kabila.

L'opposant Etienne Tshisekedi, qui a rejeté la réélection de Joseph Kabila et s'est autoproclamé président "élu" de la République Démocratique du Congo, a prêté "serment" vendredi chez lui à Kinshasa, après que la police a réprimé toute tentative de rassemblement de ses partisans en public.

Tôt le matin les autorités ont déclaré interdite la manifestation prévue au stade de Martyrs à partir de 10H00 (09H00 GMT) lors de laquelle l'opposant de 79 ans devait "prêter serment" devant "le peuple congolais", comme il l'avait annoncé lui-même dès dimanche.

"Il n'y a pas de manifestation, elle est interdite. Il y a déjà un président élu qui a prêté serment. On ne peut pas prêter serment à nouveau, c'est un acte de subversion. On doit empêcher cet acte contraire à la Constitution", a déclaré à l'AFP une source policière.

Les forces de l'ordre ont rapidement bouclé le quartier Limete, dans l'est de la capitale, où M. Tshisekedi a sa maison non loin du siège de son parti, l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS). Les regroupements de ses partisans y ont été dispersés à coup de gaz lacrymogène par la police.

En milieu d'après-midi, devant l'impossibilité de se rendre devant l'imposant stade des Martyrs, M. Tshisekedi a prêté serment dans sa modeste maison, dehors sous un abri, en présence de plusieurs dizaines de ses partisans et de responsables politiques de l'opposition, a constaté une journaliste de l'AFP.

"Je jure solennellement de respecter la Constitution et les lois de la République et de défendre son unité nationale et l'intégrité de son territoire", a énoncé M. Tshisekedi, chemise blanche, costume et cravate sombre et portant son éternelle casquette, la main droite levée et la gauche sur une bible. Un tapis rouge avait été déroulé jusqu'à l'endroit il se tenait debout.

"Ce jour du 23 décembre 2011 représente pour le peuple congolais l'aboutissement de 30 ans de lutte pour la démocratie et l'Etat de droit", a-t-il ensuite assuré dans une courte déclaration.

"Votre confiance ne sera pas déçue. Nous allons construire un pays, notre pays, plus beau qu'avant", a-t-il promis avant d'annoncer la publication dans les prochains jours d'un "programme de gouvernement".

La cérémonie a été qualifiée de "farce" par le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende.

"Le chef de l'Etat ne prête serment que devant la Cour suprême, vous avez vu un juge de la Cour suprême ? C'est de la farce! C'est un événement qui est nul et de nul effet. Pour nous, c'est un non événement", a-t-il déclaré à l'AFP.

Dans la matinée, les forces de l'ordre s'étaient massivement déployées aux abords du stade des Martyrs, empêchant les partisans du leader de l'UDPS de se rassembler et arrêtant plusieurs dizaines de manifestants.

"Le Congo n'a pas voté pour Kabila. Le président légitime c'est Etienne Tshisekedi, c'est pour lui que nous avons voté, c'est lui qui doit diriger le pays", a expliqué un opposant.

Ailleurs la ville est restée calme, les commerces étaient ouverts et les taxis ont circulé.

Par ailleurs, le signal de Radio France internationale (RFI) est soumis à des coupures irrégulières depuis jeudi soir liées, selon le ministre de la Communication, à la diffusion d'informations sur la "prestation de serment" de M. Tshisekedi.

"RFI est devenu pratiquement le porte-voix de l'UDPS", le parti de l'opposant, a déclaré à l'AFP Lambert Mende.

"On n'a pas coupé", a-t-il cependant affirmé, tout en reconnaissant qu'il est "possible que des mesures conservatoires aient été prises par les autorités".

Etienne Tshisekedi s'est autoproclamé "président élu" après avoir rejeté les résultats de la présidentielle à un tour du 28 novembre, entachée de nombreuses irrégularités que des missions d'observation et plusieurs pays ont notamment dénoncées.

Joseph Kabila a été réélu pour un second quinquennat avec 48,95% des suffrages, contre 32,33% à son rival, arrivé deuxième devant neuf autres candidats. Il a été officiellement investi et a prêté serment mardi à Kinshasa.

© Copyright Le Nouvel Observateur

Visiter le site de: Le Nouvel Observateur

En contradiction avec la Constitution qu’il reconnaît: Tshisekedi prête « serment » à domicile
(Le Potentiel 24/12/2011) 

La prestation de « serment » prévue hier vendredi au stade des Martyrs n’a pas eu lieu. Le saladier de la commune de Kinshasa a été transformé en forteresse infranchissable. Toutefois, Etienne Tshisekedi, «président auto-proclamé»se serait contenté de sa résidence de Limete pour procéder à ladite cérémonie. La saga «Pouvoir-Opposition» ne fait que commencer.

Projetée par l’Opposition et en particulier l’UDPS en signe de contestation des résultats de l’élection présidentielle du 28 novembre 2011, la prestation de « serment » d’Etienne Tshisekedi prévue au stade des Martyrs hier vendredi a été empêchée par un déploiement musclé des militaires et policiers qui ont quadrillé le périmètre concerné. La foule a été dispersée à coups de grenades lacrymogènes et tirs de balle en l’air.

En revanche, selon des agences de presse internationales, le président national de l’UDPS se serait contenté de sa résidence de Limete pour prêter « serment » devant ses partisans. Etienne Tshisekedi conteste la victoire du candidat Joseph Kabila Kabange proclamé président élu par la CENI le 9 décembre et confirmé par la Cour suprême de justice le 16 décembre. Ce qui n’a empêché ce dernier de prêter serment le 20 décembre.

Au cours d’un point de presse animé dimanche 18 décembre, Etienne Tshisekedi avait annoncé sa prestation de serment le vendredi 23 décembre au stade des Martyrs devant le «peuple congolais». Depuis cette date, la ville de Kinshasa a été quadrillée et tous les points stratégiques mis sous haute surveillance militaire et policière.

Jeudi 22 décembre, personnel et usagers de l’infrastructure ont été priés d’évacuer les lieux.

Vendredi matin, les forces de l’ordre se sont déployées dans un périmètre bien déterminé pour empêcher la population d’approcher le saladier chinois. Elles ont usé de bombes lacrymogènes et procédé à des tirs de sommation pour disperser la foule. On a ainsi assisté à une partie du chat et de la souris, les manifestants fuyaient et revenaient, tout en demeurant dans la zone. Cela a duré quelques heures. Et comme si un mot d’ordre était venu de quelque part, la foule a commencé à se replier. Pour l’instant, il est difficile d’établir le bilan de ce face-à-face.

ENCADRE

TSHISEKEDI EMPECHE DE SORTIR

Du côté de Limete, Etienne Tshisekedi n’a pas pu sortir de sa résidence, des dispositions particulières ayant été prises pour l’empêcher de se rendre au stade des Martyrs. Toute entrée et sortie qui conduisent vers sa résidence faisaient l’objet d’une fouille systématique.

En dernière minute, Etienne Tshisekedi aurait prêté serment en sa résidence, la main sur la Bible et devant un drapeau, en présence des têtes couronnées de l’Opposition et de quelques militants de son parti.

QUESTION DE DROIT

Chacun interprétera à sa manière cette journée du 23 décembre. Tout cela dépend de quel côté de la barrière il se trouve. Le fait que Tshisekedi n’ait pas prêté serment au stade des Martyrs, constitue aux yeux du pouvoir une victoire qui laisse entendre qu’il combattra toute «imposture».

Mais au-delà de ce yoyo politique légitimité-légalité, il se pose un problème de droit. Quelle est la valeur juridique de l’acte posé ce vendredi par Etienne Tshisekedi ? D’autant que dans la formule de prestation de serment, il jure d’observer et défendre la Constitution et les lois de la République. Au vu des positions tranchées des uns et des autres, il serait de bon aloi d’interroger la Constitution de la République qu’aucune partie n’a encore reniée à ce jour.

Texte de prestation de serment prononcé par Etienne Tshisekedi

« Moi Etienne Tshisekedi wa Mulumba élu Président de la République Démocratique du Congo, je jure solennellement devant Dieu et la Nation :

-D’observer et défendre la Constitution et les lois de la République ;

-De maintenir son indépendance et l’intégrité de son territoire ;

-De sauvegarder l’unité nationale ;

-De ne me guider que par l’intérêt général et le respect des droits de la personne humaine ;

-De consacrer toutes mes forces à la promotion du bien commun et de la paix ;

-De remplir loyalement et en fidèle serviteur du peuple, les hautes fonctions qui me sont confiées ».

© Copyright Le Potentiel

Visiter le site de: Le Potentiel

Au RD-Congo, l’opposant Etienne Tshisekedi défie le pouvoir
(La Croix 23/12/2011) 

Vendredi 23 décembre, Étienne Tshisekedi doit s’auto-investir président de la RD-Congo. 

Alors qu’il vient de fêter son 79e anniversaire, Étienne Tshisekedi ne veut pas renoncer à la présidence de la République démocratique du Congo. Ce docteur en droit organise aujourd’hui sa propre cérémonie d’investiture au stade des Martyrs, à Kinshasa, trois jours après celle de Joseph Kabila.

Le 9 décembre, Étienne Tshisekedi s’était déjà autoproclamé président, après avoir rejeté les résultats provisoires de l’élection présidentielle à un tour du 28 novembre, annoncés par la commission électorale. Celle-ci donnait Joseph Kabila gagnant avec 48,95 %, Étienne Tshisekedi arrivant en deuxième position avec 32,33 % des suffrages.

L’élection avait été ponctuée par de nombreuses irrégularités relevées par les observateurs nationaux et internationaux. Ces critiques multiples jettent un doute sérieux sur la légitimité des résultats. Étienne Tshisekedi espère bien en tirer profit, lui qui a, dans le passé, construit sa notoriété en s’opposant au dictateur Mobutu Sese Seko.

«Cette figure d’opposant historique ne correspond pas exactement à la réalité»

« Cette figure d’opposant historique, diffusée par les partisans de Tshisekedi, ne correspond pas exactement à la réalité. On oublie qu’il a été un proche de Mobutu dans les années 1960 et 1970 » , prévient Cyril Musila, chercheur associé au programme Afrique subsaharienne de l’ Institut français des relations internationales (Ifri) et observateur international pour l’élection du 28 novembre. 

Il rappelle qu’en 1965, « lorsque Mobutu s’empare du pouvoir par un coup d’État, Tshisekedi est nommé ministre de l’intérieur. Deux ans plus tard, il participe à la rédaction de la Constitution congolaise et rédige, avec d’autres, le Manifeste de la Nsele, texte qui crée le Mouvement populaire de la révolution, le parti unique du Congo pendant des années. »

La rupture entre les deux hommes est consommée en 1980, après le refus de Mobutu de le nommer à la présidence de l’Assemblée nationale. Deux ans plus tard, Tshisekedi crée le premier parti d’opposition, l’Union pour le progrès et la démocratie sociale (UPDS). « Dans les années 1990, l’UPDS était le lieu de la contestation du régime Mobutu. Il démontait le système en place. Presque tous les étudiants avaient la carte de l’UPDS, rappelle Cyril Musila. Mais que reste-t-il de cette aura ? Pas grand-chose. Tous les cadres fondateurs, presque tous les militants des années 1990, ont quitté le parti. Étienne Tshisekedi est apparu trop autoritaire. »

«Aujourd’hui, les Congolais n’aspirent qu’à une chose: vivre en paix et en sécurité»

En organisant sa propre cérémonie d’investiture, a-t-il des chances de soulever les foules ? « Il n’a plus la même assise populaire que dans les années 1990 et il n’est pas soutenu par les puissances régionales et internationales, répond Cyril Musila. Aujourd’hui, les Congolais n’aspirent qu’à une chose : vivre en paix et en sécurité. »

Signe de cette impuissance ? Son appel à l’armée et à la police à arrêter Joseph Kabila, lancé dimanche 18 décembre , n’a été suivi d’aucun effet. Et il devra affronter des forces de sécurité bien décidées à défendre le régime en place. Selon l’ONG Human Rigths Watch, elles ont déjà tué 24 personnes et arrêté arbitrairement des dizaines de personnes issues de l’opposition depuis le 9 décembre.


LAURENT LARCHER

© Copyright La Croix

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  FOCUS SUR L'ACTUALITÉ

 

RDC: 1 mort et 1 blessé, bilan des affrontements entre les partisans de l'UDPS et la police
(Xinhuanet 24/12/2011) 

Des affrontements entre la police et les partisans de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), parti d'opposition en RDC, ont fait un mort et un blessé autour du stade des Martyrs, où était prévue la cérémonie de prestation de serment du leader de l'UDPS, Etienne Tshisekedi, autoproclamé président de la République, rapporte la radio onusienne.

La radio a précisé que la victime avait marché sur un fil électrique dénudé lorsqu'elle fuyait des policiers qui dispensaient les manifestants autour du stade.

La police tiré quelques balles rééelles et fait usage du gaz lacrymogène pour disperser les partisans de M. Tshisekedi.

M. Tshisekedi a prêté serment dans le jardin de sa résidence en présence de quelques militants de son parti.

Les activités étaient paralysées au niveau du rond point " Victoire" au centre-ville de Kinshasa ainsi que dans les environs du stade des Martyrs, où tous les magasins n'ont pas ouvert.

Tshisekedi s'était autoproclamé président de la République après avoir rejeté les résultats provisoires de l'élection présidentielle du 28 novembre, publiés par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) le 9 décembre 2011.

Ces résultats proclament Joseph Kabila vainqueur avec 48,95% des voix exprimés, contre 32,33% pour Tshisekedi.

Jeseph Kabila a prêté serment le 20 décembre après que les résultats fruent confirmés par la Cour Suprême de Justice (CSJ).

© Copyright Xinhuanet

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