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27/12/2011

CONGO/KINSHASA : MA REACTION AU CURIEUX MESSAGE DE PAIX DU CARDINAL LAURENT MONSENGWO PASINYA

LE CURIEUX MESSAGE DE PAIX DE LAURENT MONSENGWO PASINYA UNE PURE MERVEILLE DE LA LANGUE DE BOIS

Je viens de lire avec attention le message de paix soi-disant de l’ancien archevêque de Kisangani Pasinya Monsengwo Laurent de son prénom chrétien. Sur l’intention, on ne peut que le saluer, mais pas sur le fond. Pourquoi ? Parce qu’il est philosophique au lieu d’être humain. Il parle aux fidèles dans un langage que ceux-ci ne comprennent pas. Parce que depuis la nuit des temps, il a toujours cru qu’il est au-dessus des analphabètes, que ceux-ci doivent faire un effort pour s’élever à lui. Dites-moi combien de kuluna de Kinshasa et d’ailleurs sont capables de comprendre l’extrait de son message ci-dessous ? Pourquoi n’aurait-il pas dit plutôt ceci : « chers frères et sœurs, après les élections controversées, discutées, mais remportées haut la main par le président sortant Joseph Kabila Kabange, j’en appelle à l’union, à la fraternité autour de notre idéal qui est Jésus-Christ notre Dieu, sauveur, et du président élu, car il est écrit que « toute autorité vient de Dieu » pour poursuivre notre travail de reconstruction du pays. Parce que le temps révèle la vérité. Parce que la vie est un éternel recommencement du Même. Parce que les uns pour les autres nous recouvrons la liberté … » ?

Noël : Mgr Monsengwo adresse un message de paix aux Congolais

décembre 25, 2011, | Denière mise à jour le 26 décembre, 2011 à 3:29 | sous En bref.

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De nombreux chrétiens se sont rendus à l’église pour célébrer la nativité de Jésus-Christ. Au cours de la messe de réveillon  de Noël à la cathédrale notre Dame du Congo, l’archevêque de Kinshasa, le cardinal Laurent Monsengwo a adressé un message de paix à tous les fidèles catholiques et au peuple congolais.

«Le cardinal est revenu sur cet aspect de la paix pour dire que la paix des hommes qui ne prend pas sa source dans la réconciliation par la vérité de l’amour demeure inachevée,» indique l’abbé Santedi, secrétaire général delà Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) commentant l’adresse de Mosengwo.

L’Archevêque  de  Bukavu  monseigneur François  Xavier  Maroy  a, dans son homélie, mis  l’accent  sur  la  consolidation  de  la paix durable en RDC. Il a demandé aux fidèles d’être acteurs et activistes de la paix

Si l’Eglise catholique du Congo/Kinshasa est très divisée qu’elle ne l’était sous Joseph Malula, Frédéric Etsou Nzabi Bamunguabi, c’est à cause de Monsengwo -, non pas en tant que personne, parce qu’on l’aime ou qu’on ne l’aime pas l’homme est pétri d’une intelligence supérieure, et d’un parler exceptionnel -, mais à cause de ses ambitions politiques, qui le met constamment du côté des mercenaires.

Personnellement, je n’ai jamais compris son soutien à Tshisekedi, celui qui lui échappa déjà entre 1990-1997 au nom du même virus : aradjical et de la pensée unique. Avant de devenir lui-même Monsengwo candidat déclaré à la présidence de l’ex république du Zaïre « Si on me donne des garanties, disait-il ». Il est, pourtant, de l’obligation du clérical de conserver sa neutralité au milieu du village. Il n’appartient pas, Cardinal fût-il, de s’immiscer dans la politique politicienne, voire de contester l’élection du président sortant. Car, à l'occurrence seules la CENI et la Cour suprême de justice ont le pouvoir de s’y prononcer. C’est dans cette idée-là que le vainqueur des élections en Côte d’Ivoire est et restera Laurent Gbagbo. Car il n’appartient pas à la communauté internationale, ni à l’ONU de lui contester sa victoire. Ici le vainqueur est et restera JOSEPH KABILA KABANGE. Et non le prêteur de serment dans sa toilette devant femme et enfants. La démence n’a pas de tempérament.

Quelle ingratitude, donc, de la part de celui qui, il y a quelques temps battait campagne en faveur de Joseph Kabila Kabange pour obtenir ses faveurs auprès du Saint Père Benoît XVI pour sa création comme Cardinal ? Quand serions-nous cohérents, reconnaissants dans ce pays-là ? Les mêmes virus du mobutisme toujours plus forts, plus vivaces que jamais ? Comment nous en guéririons-nous pour bâtir un pays plus fort que jamais pour nos frères et sœurs congolais si nous ne pouvions pas mettre de côté des attitudes claniques, tribales, ethniques ? A supposer même que l’actuel locataire de la présidence congolaise ne soit pas de souche (comme on le prétend, et je n’en fais nullement partie), ne faut-il pas le juger sur sa capacité créatrice, productrice, inventrice, et sur un temps aussi long que celui engrangé par le couple MOBUTU/TSHISEKEDI-MONSENGWO ? C’est pourquoi, se poser tout un chacun la question de savoir comment un soi-disant Rwandais peut-il SEUL vernir coloniser une armée de 60.000.0000 de congolais n’en est-il pas moins un bon pas dans la bonne direction ?

Parce que autour de Joseph Kabila Kabange, on trouve des universitaires des grandes universités du pays et du monde. Tous sont partis pour aider le Chef de l’Etat dans son travail de reconstruction du Congo/Kinshasa. Arrivés sur place, ils s’y sont mis à une vitesse record dans le vole, la gabegie, la corruption, la prostitution plus que ne l’ont fait les mobutistes en 32 ans de règne sans partage !!! A qui la faute ? A Kabila ? Non. Mais aux irresponsables petits consuméristes congolais et analphabètes-intellectuels soi-disant universitaires, et qui au lieu de se battre – même en apostolat – pour le bien-être de leur peuple, se font concurrence dans les détournements des deniers publics, dans la falsification et la profanation du sol et du sous-sol de leur propre pays. Une façon – si il en était le cas – de changer, mieux, de rendre "nationaliste", patriote le soi-disant rwandais Joseph Kabila Kabange n’y consisterait-il pas chez ses collaborateurs va-nu-pied à prêcher eux-mêmes par l’exemple, par exemple dans l’abandon de leurs privilèges à l’instar de leurs salaires mirobolants, leurs voitures de fonctions, leurs titres de voyages aller-retour Kinshasa-Bruxelles-Paris-Londres-New York-Tokyo-Melbourne-Kinshasa, les gaspillages de spermatozoïdes dans les culs des femmes au Congo et à travers le monde, car c'est déjà connu ils ont la réputation de BFM = Bières, Femmes, Musiques ?

Si un tel effort n’était pas fourni par ceux qui se targuent du statut des vrais congolais comment veut-on en appeler aux étrangers qui habitent notre pays, et les libanais, les sénégalais, les français, les belges, les rwandais et consorts au pareil effort, c'est-à-dire à s'intégrer et à respecter le pays et son peuple ? Sans un tel effort voire sans une telle prise de conscience chez les soi-disant VRAIS Con-Congolais, n'est-il pas vrai qu'aucun miracle n'y vaudra la peine d’y être rêvé, encore que tout rêve n’est qu’éphémère ? Et, en conséquence le risque de voir notre pays continuer SANS FIN à servir de vache à lait aux néo-colonialiste, impérialistes occidentaux-le NEGRO OBAMA en tête - et, donc, mon soutien dès lors à JOSEPH KABILA KABANGE plus ferme, plus fort, bref plus« aradjical » que jamais.

 

Antoine-Dover OSONGO-LUKADI

Président National du Mouvement Réformateur Religieux

pour la Libération de la Conscience Congolaise (MRLC en sigle)

Le Cardinal Monsengwo et ses allégations sur le scrutin presidential contredits par un expert

Kinshasa, 15/12/2011 / Politique

Un expert vient de contredire et de battre en brèche les allégations du Cardinal Monsengwo se démenant lors du dernier point de presse au Centre Lindonge à démontrer ce qu’il a considéré comme de faux résultats publiés par la CENI sur la présidentielle du 28 novembre

Lors de son dernier point de presse, le président de la commission électorale nationale indépendante le pasteur goy Mulunda, a contesté les chiffres avancés par le cardinal  Laurent Monsengwo Pasina archevêque métropolitain de Kinshasa.

1. Selon le président de la CENI, le cardinal Mosengwo s’est appuyé sur quelques dates et chiffres pour étayer cette grave accusation. A l’examen, ces chiffres et dates sont sujets à caution. Des éléments suivants de réponse contredisent l’archevêque de Kinshasa.

Selon le Cardinal Archevêque, le 6 décembre 2011 la Ceni aurait, crédité le candidat Tshisekedi de 5.927.728 voix sur 17.329.137 suffrages exprimés alors que le 9 décembre 2011, ce candidat se serait retrouvé avec 5.863.745 voix sûr 18.144.151 suffrages.

Faux : Au 6 décembre 2011 la Ceni avait comptabilisé 5.693.528 voix en faveur de Monsieur Tshisekedi et non 5.927.728 voix.

2. Le Cardinal a estimé que Monsieur Tshisekedi avait perdu par conséquent 64.000 voix entre le 6 et le 9 décembre 2011.

Faux : Avec 5.864.775 voix proclamées in fine le 9 décembre 2011 contre 5.693.528 le 6 décembre, le candidat Tshisekedi a, au contraire, gagné 171 247 voix sur les 11% de compilation traitées du 6 au 9 décembre 2011. Il n’a donc rien perdu.

3. Pour le Cardinal Monsengwo, il a été compile 34.000 bureaux de vote entre le 6 et le 9 décembre 2011, ce qui devait apporter plus de voix pour le candidat Tshisekedi.

Faux : Au 6 décembre 2011, la compilation effectuée par le bureau de la Ceni qui portait sur 89% de l’ensemble de 63.865 bureaux de vote disséminés à travers la République concernait 57,019 bureaux de vote lorsqu’on ajoute à ce nombre les 3.449 bureaux non compilés pour diverses raisons le reste à compiler était de 3.397 bureaux de vote et non 34.000 bureaux de vote comme l’affirme le Cardinal. Il a été manifestement ajouté un zéro au nombre des bureaux restants à compiler à la date du 6 décembre 2011 soit 3.397 arrondi  3400. Erreur ou mauvaise foi ?

4. Fondant son analyse le seul rapport du Centre Carter, invoquant quelques irrégularités dans l’organisation des élections le Cardinal s’y appuie pour disqualifier les résultats publiés par la Ceni.

Faux : Selon Madame Bayakara, Directrice du Centre Carter, les irrégularités relevées par les observateurs de son organisation ne remettent pas en cause l’ordre des résultats tel qu’annoncés par la CENI. « Parce que l’écart entre les deux premiers candidats est important ». Cette partie substantielle du rapport du Centre Carter a été purement et simplement escamotée par le Cardinal.

Dans les milieux proches de la CENI, on affirme que le Cardinal Monsengwo n’a pris que des « données fragmentaires et manipulées du rapport du Centre Carter pour induire l’opinion nationale et internationale en erreur ». Ils considèrent qu’il s’agit là d’une calomnie que lance l’archevêque de Kinshasa aux animateurs des institutions de la République issues des élections 2006.

Mgr Marini Bodho contredit aussi le Cardinal Monsengwo

Mgr Marini Bodho a pris à contre-pied les propos du Cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, en rapport avec la proclamation des résultats provisoires de la CENI. Alors que le prélat catholique a jeté le discrédit sur les chiffres avancés par le Pasteur Ngoy Mulunda, le Président national et Représentant légal de l’Eglise du Christ au Congo (ECC) constate que les résultats provisoires de la Présidentielle du 28 novembre dernier sont bien conformes à la justice et à la vérité.

« Ces élections sont conformes à la justice et à la vérité ». Cette affirmation est tirée de la négation. Ces résultats ne sont pas conformes à la vérité ni à la justice prononcée par le Cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, lors de sa déclaration du lundi 12 décembre dernier, au Centre catholique Lindonge à Limete. Cette réplique vient du Président national et Représentant légal de l’Eglise du Christ au Congo (ECC), Monseigneur. Marin Bodho qui s’est félicité des résultats provisoires de l’élection présidentielle publiés par la CENI. C’était au cours d’une interview qu’il a accordé à Radio France Internationale (RFI), le mardi 13 décembre dernier.

Sans ambages, ni faux fouillant, l’ancien président du Sénat congolais (2003-2006) lors de la période de transition issue des accords le Sun City a dit avoir vu un peuple décidé qui a investi sa confiance en Joseph Kabila. «  J’ai voté en milieu rural « j’ai vu des congolais en grand nombre qui se sont levés tôt le matin et pressés pour aller voter, s’est-il exprimé tout en saluant, par ricochet, l’attitude du peuple congolais le 28 novembre dernier. De facto, Monseigneur Marini Bodho a profité de l’occasion pour inviter ceux qui ne veulent pas suivre le chemin légal à ne pas créer des antivaleurs pour détruire le tissu social. Le peuple congolais est décidé et attend la paix, raison pour laquelle il a placé sa confiance en Joseph Kabila Kabange, a-t-il déclaré sur les antennes de la Radio France Internationale.

Des tirs croisés

C’est donc deux grosses pointures de l’église traditionnelle au Congo qui s’opposent devant cette question cruciale concernant le pays tout entier. Le prélat catholique porte des allégations contre les résultats publiés par la CENI qui selon lui, ne sont pas conformes à la vérité, ni à la justice alors que le numéro un de l’Eglise protestante les rejette en bloc. Les catholiques étaient impliqués positivement au processus électoral en déployant plus de 30.000 observateurs électoraux à travers le territoire national. Ce qui n’a pas été le cas pour l’église protestante. Qu’à cela ne tienne. Seul la Cour suprême de Justice va couper court à cette balle de chauves et même une guerre d’église qui se trame. Notons qu’hormis l’église catholique, plusieurs missions d’observation notamment le Centre Carter ont estimé que ces élections ont souffert de beaucoup d’irrégularités graves.

Kin-Kiey Mulumba et Bernadette Tokwaulu crient haro sur le Cardinal Monsengwo !

L’intervention, le lundi dernier, de l’Archevêque de Kinshasa le Cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, en rapport avec les résultats provisoires de la CENI à l’élection présidentielle, continue à faire couler beaucoup d’encres et de salives dans le camp de la Majorité Présidentielle. Après l’intervention du Secrétaire Général de cette plate-forme politique, c’est maintenant le tour du Professeur Kin-Kiey Mulumba et de Bernadette Tokwaulu.

«  Comment est-ce que lui, qui n’a pas été dans des provinces a pu dire ça ? Comment est-ce que ses observateurs qui n’ont pas d’ailleurs été partout ont pu dire ça ? Comment est-ce que la CENCO, dont il n’est président ni porte-parole a  pu dire autres choses que lui ? « Telle est la litanie d’interrogations qui témoignent l’indignation du Professeur Kin-Kiey Mulumba.

Au cours d’une interview télévisée sur une chaîne locale, le natif de Masimanimba s’est dit déçu des propos tenus par le prélat catholique notamment sur la RTBF où le Cardinal Laurent Monsengwo dit que c’est Etienne Tshisekedi qui a remporté les élections. De ce fait, il s’est dit extrêmement déçu de propos « extraordinaires » de l’autorité de l’église catholique congolaise.

Le même ressentiment est aussi sorti des propos de Bernadette Tokwaulu, cadre du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD). L’ancien DGA de la Société Nationale d’Electricité reproche au prélat catholique une substitution d’homme de l’église en homme politique.

« Je suis profondément blessée de constater que le Cardinal Monsengwo, prêtre de l’église catholique, enlève sa soutane de Cardinal pour entrer dans l’arène politique. Cette déclaration est celle d’un homme politique qui veut créer la confusion. Laurent Monsengwo est archevêque de Kinshasa. Si l’église catholique à un point de vue à émettre, elle doit le faire à travers la CENCO et non par le biais du Cardinal  a-t-elle fait savoir.

C’est un feuilleton qui s’ouvre entre le Cardinal Laurent Monsengwo Pasinya et la Majorité Présidentielle, qui n’est qu’à son début.

Le Potentiel/La Prospérité

Présidentielle : l’UE prend acte de l’arrêt de la CSJ et promet son expertise à la suite du processus électoral

Kinshasa, 23/12/2011 / Politique

L’Union Européenne a prévenu qu’elle pourrait réévaluer son soutien à la Rdc si des progrès n'étaient pas réalisés dans le dépouillement des votes des législatives.

L’Union européenne a pris note, au nom des 27 états membres, des résultats annoncés par la Cour suprême de justice lesquels résultats, confirme elle-t-elle, sont similaires à ceux annoncés par  la Commission électorale nationale indépendante (Ceni).

Toutefois, l’Union a reconnu qu’il y avait des défaillances.

Sur le plan diplomatique, l'Union européenne se dit une nouvelle fois préoccupée « quant aux graves déficiences et l'absence de transparence dans la compilation et la publication des résultats » des élections.

C’est le chef de la diplomatie de l'Union Européenne, Mme Catherine Ashton, qui l’a déclaré. Celle-ci a prévenu que l'Union pourrait réévaluer son soutien à la Rdc si des progrès n'étaient pas réalisés dans le dépouillement des votes des législatives, qui se sont aussi tenues le 28 novembre dernier.

Mais, selon Michael Mann, porte-parole de Catherine Ashton, on n'en est pas encore là. C’est ainsi qu’elle invite la Ceni à tirer les leçons de ce processus parce qu’il y a aussi les élections législatives en cours.

« A court terme, je peux dire que l’union européenne va évaluer comment elle peut encore contribuer à ce que la suite du processus électorale se passe d’une façon plus crédible », a dit Mme la porte-parole.

Si l’UE constate qu’il n’y a pas aucun progrès, va-t-elle réévaluer son soutien à la RDC ?

A ce sujet, d’après Mme Michael Mann, c’est encore tôt de dire maintenant ce que l’UE pourrait faire dans une situation qui n’est pas encore arrivée.

« Nous sommes là pour aider le pays. Pour nous, ce qui est important, c’est d’encourager que de faire des menaces. On dit qu’on va réévaluer. Mais la réévaluation veut dire différentes choses. Cela dépend de la situation sur terrain », a-t-elle conclu.

Célestin Lutete/MMC


(CL/Yes)

Last edited: 23/12/2011 11:57:20


(DN/Milor/GW/Yes)

Last edited: 15/12/2011 14:28:50

Revue de la presse congolaise de ce mardi 27 décembre 2011

Kinshasa, 27/12/2011 / Politique

L’actualité est dominée en RDC par la fête de nativité et les législatives de 2011 dont les travaux de compilation des résultats ont été suspendus par la Ceni en attendant l’arrivée des experts de la communauté internationale.

« Le couple présidentiel passe la Noël dans le Bas-Congo ». C’est ce qu’annonce à la Une l’Agence de presse congolaise (Acp).Selon cette agence de presse, avant d’atteindre Boma, le Chef de l’Etat a eu des entretiens avec le gouverneur du Bas-Congo, Foribert Mbatshi Batsia, notamment sur la situation politique, sécuritaire, économique et sociale dans cette partie du pays.

l’Acp signale que le Bas-Congo constitue la première sortie du président de la République Joseph Kabila, depuis sa réélection à la magistrature suprême au terme du scrutin du 28 novembre dernier.

« Paix et réconciliation : Revoici Monsengwo ! », titre en manchette le quotidien LA PROSPERITE.


Le journal de Mont fleuri rapporte que les chrétiens du monde entier ont célébré, le dimanche 25 décembre dernier, la fête de nativité. A Kinshasa, différentes églises catholiques et protestantes ont commémoré cette venue du Messie avec faste.

Dans son homélie à la Cathédrale Notre-Dame du Congo, l’Archevêque de Kinshasa, le Cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, s’est voulu très contextuel. Le Prélat catholique a exhorté le peuple de Dieu de la RDC à entretenir ‘‘la paix au quotidien’’. Une paix, souligne-t-il, qui est un héritage que le Christ a légué au monde après avoir accompli, par son sacrifice rédempteur, la réconciliation de l’homme avec Dieu et des hommes entre eux. Cette paix, renchéri le Cardinal, n’est possible que s’il y a la justice, l’amour et la vérité.

Dans le même registre, LA REFERENCE PLUS note qu’en implorant tous les jours la paix de Dieu, a dit le cardinal Monsengwo, l’Eglise nous apprend aussi que la paix est une valeur qui doit accompagner l’humanité tout au long de son pèlerinage sur la terre, car elle est toujours menacée.

La paix est une valeur eschatologique, un don de Dieu qui est déjà là, mais doit encore venir, toujours perfectible. « Le Christ a donné à tout être humain une dignité incomparable, une dignité divine », a ajouté le cardinal.

LE POTENTIEL consacre sa manchette aux législatives 2011. Le quotidien de l’avenue Bas-Congo note que le compte n’est pas bon pour les élections 2011. Elles n’ont pas encore livré entièrement leurs secrets, jusqu’ici. L’on se bute maintenant à la proclamation des résultats des législatives 2011. La crédibilité de ce scrutin est désormais entre les mains des experts internationaux.

LE PALMARES signale sur le même sujet alors que la Ceni a donné son quitus pour la contre expertise électorale internationale, les pays prometteurs d’experts ne semblent plus pressés de tenir leur promesse.

On apprend que les experts internationaux courent encore après l’autorisation et l’orientation de leurs pays. La Ceni prévient que toute prolongation pourrait entraîner l’altération ou la perte des documents sensibles.

Sous le titre : « Législatives nationales : correctifs impossibles ! », LE PHARE se demande s’il est encore matériellement possible de réparer les graves irrégularités enregistrées aux quatre coins de la République, même dans un travail de synergie entre les agents de la Ceni et les experts de la communauté internationale.

Selon ce journal, l’une des difficultés à la quelle vont être confrontés les uns et les autres va se situer au niveau de la reconstitution des stocks des données. Les correctifs paraissent impossibles là où des « forces occultes » à la solde de certains candidats s’étaient permis de chasser les témoins de leurs adversaires politiques et de falsifier les procès-verbaux des résultats.

T.N./MMC


(TN/Yes)

Last edited: 27/12/2011 09:46:09

Résultats provisoires : Monsengwo remue le couteau dans la plaie

Kinshasa, 13/12/2011 / Politique

Cette déclaration aux allures de prise de position s’apparente à un appel visant à envenimer davantage la tension perceptible au sein de la classe politique.

En déclarant que les résultats des urnes rendus publics par la CENI ne sont pas conformes à la vérité ni à la justice, le Cardinal Laurent Monsengwo remue le couteau dans la plaie et pousse en même temps les Congolais à la violence. Et ce, pendant que le Centre Carter auquel il se réfère ne remet pas en cause l’ordre des résultats des candidats tel qu’annoncé par la CENI.

Ce comportement du prélat déçoit, même si in fine, il demande aux contestataires d’interjeter appel, de recourir aux voies de droit et de ne pas se livrer à la violence. Entre-temps, il entre en contradiction avec la déclaration de la CENCO dont lui-même est signataire et qui invitait le peuple congolais, les acteurs politiques et la CENI à s’en tenir impérativement à la vérité des urnes telle qu’exprimée et affichée au niveau des bureaux de vote.

Après les élections du 28 novembre dernier, plusieurs missions d’observation, sans oublier celle de l’Eglise catholique s’étaient exprimées pour dire que les élections présidentielles et législatives étaient une réussite. Et ce, en dépit de quelques irrégularités constatées çà et là qui n’auraient pas pour vocation d’entacher le processus.

Toutefois, ces missions d’observation, dont le Centre Carter, avaient promis de faire un rapport post-électoral de la compilation et annonce des résultats provisoires de l’élection présidentielle. C’est ce qui a été fait, depuis le 10 décembre dernier par le Centre Carter.

Mais déjà, des voix se lèvent non seulement pour dénoncer les irrégularités flagrantes dont le processus a été entachées, mais appellent à recourir aux mécanismes légaux établis pour contester les résultats des urnes. C’est au nombre de toutes ces voix que vient de se greffer celle de l’Eglise catholique, qui est quand même non de moindre en termes de popularité et son mot d’ordre peut toujours peser pour un camp comme pour l’autre. Surtout lorsqu’on sait le rôle que Mgr Laurent Monsegwo a joué dans ce pays.

Dans une déclaration faite hier devant la presse, le Cardinal Laurent Monsengwo indique qu’à l’analyse des résultats rendus publics par la CENI le vendredi 9 décembre 2011, il y a lieu de conclure que ces résultats ne sont pas conformes à la vérité ni à la justice. Et ce, avant de se poser la question de savoir : comment par exemple comprendre que le 6 décembre, Monsieur Tshisekedi qui avait 5.927.728 voix sur 17.329.137 suffrages exprimés, ait le 9 décembre 5.863.745 voix sur 18.144.154 suffrages ? Il perd par conséquent 64.000 voix alors qu’on venait d’ajouter 34.000 bureaux…

Il s’agit là des propos, à peine violée, qui mettent à nu le travail fait par la CENI et appellent implicitement la population à la violence. Car, un prélat de sa taille aurait bien fait d’appeler le peuple à la tolérance, à l’acceptation des résultats des urnes et à ne se référer qu’à la Cour suprême de justice.

Personne n’ignore aujourd’hui le rôle de l’Eglise catholique, un message qui risque de semer le trouble dans la tête de tous ceux qui avaient déjà accepté les élections. Une fois que ce peuple a douté des résultats, il peut facilement sortir dans la rue et contester ces élections par toutes les voies, un peu comme il a été le cas les jours qui ont suivis la publication des résultats provisoires.

Là où la déclaration du Cardinal sème le doute, c’est lorsqu’elle entre en contradiction avec le Comité permanent de la Conférence épiscopale du Congo (CENCO) du 03 décembre 2011, qui a invité instamment le peuple congolais, les acteurs politiques et la CENI à s’en tenir impérativement à la vérité des urnes telle qu’exprimée et affichée au niveau des bureaux de vote.

On se demande les raisons fondées de cette déclaration, pendant que le climat monté d’un cran au lendemain des élections était en train de baisser. La population qui a été empêché de sortir de chez elle durant une semaine n’est pas prête à rentrer encore dans la rue.

Qui dit vrai ?

C’est ici que les congolais veulent savoir : qui dit vrai entre Laurent Monsengwo et Nicolas Djomo ? Quel est le discours qui représente valablement la position de l’Eglise catholique ? Ce qui est vrai, Laurent Monsengwo aurait pu faire sa déclaration en s’appuyant sur la déclaration de la CENCO. Elle qui a reconnu qu’elle n’avait pas les moyens matériels nécessaires pour se déployer sur toute l’étendue du territoire national, ni l’institution habilitées pour rendre publics les résultats des urnes.

Qu’à cela ne tienne, disons que c’est la CENCO qui engage toute l’Eglise catholique, même s’il n’est pas exclu à un évêque, notamment celui de la ville de Kinshasa doublé de Cardinal, de ne pas s’exprimer par rapport aux résultats provisoires de la CENI. Au-delà de ce qui vient d’être dit, on ne trouve pas d’opportunité dans la déclaration du Cardinal Monsengwo, qui n’aurait pas pu le faire, pour la simple et bonne raison qu’il n’avait pas d’éléments solides entre ses mains.

Contrairement à 2006 où il y avait un prêtre à la tête de la CEI, l’Eglise catholique, à travers la CENCO, a refusé que les ecclésiastiques soient impliqués dans l’organisation des élections de 2011. Sinon, peut-être que les religieuses qui ont été molestées à Kananga seraient tuées, si et seulement si la population s’était rendue compte qu’elles occupaient des fonctions au sein de la CENI. Comme pour dire que cette position sage de la CENCO a sauvé l’Eglise, qui a préféré s’effacer au profit des laïcs.

Mais le Cardinal, après avoir rejeté en bloc les résultats de l’élection présidentielle du 28 novembre dernier, fait le malin de dire que « puisque les résultats sont provisoires et doivent être confirmés par la Cour suprême de justice, nous demandons aux contestataires d’interjeter appel, de recourir aux voies de droit et de ne pas se livrer à la violence ».

C’est dans ce cadre que l’Eglise est moralement tenu à offrir son aide à la justice pour établir la vérité des urnes là où ont été ses observateurs. Que la Cour suprême de justice se sente donc en conscience interpellé par le peuple congolais tout entier.

A travers cette déclaration, le Cardinal Monsengwo, à travers lui toute l’Eglise catholique relaye le message de l’Opposition. Elle qui a pensé qu’elle ne trouvait d’opportunité en saisissant la Cour suprême de justice, pour la simple raison qu’elle était acquise à la cause de Joseph Kabila Kabange.

Un message partagé par la mission d’observation de l’Union européenne. Et ce, lorsqu’on sait que certains candidats à la présidentielle ont non seulement reconnus les résultats, mais ont quand même déposé des recours. C’est le cas de Vital Kamerhe qui a déposé hier son recours au greffe de la Cour suprême de justice, au nom de tous les candidats président de la République. Une preuve que Joseph Kabila a instauré une démocratie qui permet à tout le monde de s’exprimer.

Le Centre Carter ne remet pas en cause les résultats

A lire Laurent Monsengwo, on est tenté de croire que ce prélat va en contradiction presque avec tout le monde. Dans sa déclaration, le Centre Carter ne remet pas en cause l’ordre des résultats des candidats tel qu’annoncé par la CENI, pendant que l’Eglise catholique conclut qu’ils ne sont pas conformes à la vérité ni à la justice.

Les observateurs de l’ONG de l’ex-président américain Jimmy Carter précisent par contre que le processus de compilation est non crédible. Et ce, même si une analyse plus détaillée des résultats préliminaires pourrait faire apparaître d’autres tendances et variations qui suggèrent un dépouillement et une compilation qui manquait d’application uniforme de procédures pour tous les électeurs congolais. C’est la tâche à laquelle va s’employer la Cour suprême de justice, si et seulement si elle est mise en musique par les contestateurs.

Dans son rapport, le Centre Carter indique par ailleurs que le matériel sensible est arrivé par différents moyens de transport, officiels et privés, et ont été gérés avec une très grande désorganisation, parfois avec des enveloppes de résultats ouvertes et entreposées à l’extérieur avec peu, voire aucune protection contre les éléments (après une tempête de pluie, des fiches de résultats ont été mise à sécher sur un étendoir), les chefs de centres de vote et de dépouillement ont été vus ouvrant des enveloppes scellées contenant des fiches de résultats et complétant ou altérant les documents électoraux en violation des procédures.

« Tout ceci couplé avec une désorganisation de ces centres a fait que certains résultats de bureaux de votes n’ont pas été trouvés. A Kinshasa, près de 2.000 plis des résultats des bureaux de vote ont été perdus (représentant à peu près 350.000 électeurs) et ne seront jamais comptés », indique le rapport, qui ajoute qu’à cela vient s’ajouter 1.000 autres plis qui ont été perdus dans le reste du pays (représentant 500.000 électeurs).

En plus, la déclaration post-électorale du Centre Carter mentionne que les résultats provisoires annoncés par la CENI révèlent plusieurs données qui manquent de crédibilité. « Dans la province du Katanga, deux résultats sont particulièrement remarquables : le CLCR de MalembaNkulu rapporte une participation de 99.46% avec 100% des voix, soit 2.666.886 pour Joseph Kabila et moins de 0.5% de votes nuls.

Le territoire de Kabongo est similaire avec un fort taux de participation et pratiquement 100% des suffrages avec 227.885 voix pour Joseph Kabila et seulement 3 voix pour les autres candidats », indique le rapport, qui ajoute qu’au Katanga, huit CLCR ont un taux de participation supérieur à 80%, bien au-dessus de la moyenne nationale de 58% avec un résultat d’au moins de 89% pour Kabila. Et pourtant, une certaine opinion estime qu’il était possible qu’une certaine franche de la population, composée essentiellement des témoins, observateurs et autres puissent voter dans un bureau de vote, alors qu’ils ne s’étaient pas fait enrôler dans le même bureau. Ce qui selon elle peut conduire à ce score paradisiaque.

Pour Jacques Djoli, vice-président de la Ceni, il a estimé sur Radio Okapi que le Centre Carter devait partager les éléments dont il disposait avant la publication des résultats provisoires « de manière à ce que ça puisse peser dans les débats parfois internes que nous avions ». « C’est très bien de faire des analyses post-opératoires, mais c’est aussi du devoir des uns et des autres de nous aider à mieux apprécier les événements lorsqu’ils se passent », indique-t-il.

Jacques Djoli affirme par ailleurs que la Ceni a approché les observateurs du Centre Carter déployés notamment au Katanga et à Kinshasa pour avoir « des éléments explicatifs de certains écarts, nous n’avons pas eu d’explications ». C’est ici que les observateurs du Centre Carter devront s’exprimer, pour affirmer à l’opinion qu’ils ont été contactés et qu’ils n’ont pas fournis des explications à la CENI. Qu’à cela ne tienne, la CENI qui avait ses propres agents ne devait-elle pas se contenter de leur version de faits ?

De son côté, le chef de l’Etat réélu Joseph Kabila Kabange, dans un point de presse organisé à l’intention de la presse étrangère, a reconnu hier lundi des « erreurs » lors de la présidentielle du 28 novembre, mais a estimé qu’elles n’invalidaient pas les résultats du scrutin, rejetés par l’opposition qui pourrait appeler à des « marches pacifiques » pour protester.

« Y a-t-il eu des fautes, des erreurs ? Bien sûr, comme lors des autres élections sur le continent ou ailleurs. Mais cela jette-t-il un doute sur la crédibilité de ces élections ? Je ne pense pas », a déclaré le président Kabila lors d’une conférence de presse à Kinshasa selon la BBC qui y assistait. Il s’agit de la première déclaration du chef de l’Etat sortant, depuis l’annonce vendredi de sa réélection, rejetée depuis par l’opposition.

L’Avenir


(TN/Ern./GW/Yes)

Last edited: 13/12/2011 15:33:07

Commentaires

bjr kilimanjaro,
le message du Cardinal est très simple à retenir:il n y a ps de paix sans justice et vérité.Ne disculper pas notre président ,il est aussi ,avec les rapaces ki l'entourent,responsable de nos misères.Quant à la crédibilité des élections,la honte tant nationale qu'internationale des législatives prouve à suffisance que le Cardinal, que vs avez décrié, a pleinement raison.Nous assistons péniblement à de guegeurre éhontée parmi les amis de la mangeoire,à de fraudes massives inédites et capables de ressusciter des saints.Je respecte votre choix pro pouvoir mais l'honnêteté scientifique exige une certaine rationalité dans ses écrits

Écrit par : deboul | 03/01/2012

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