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01/01/2012

CONGO/KINSHASA : QUEL AVENIR POUR 2012 ? BILAN ETABLI PAR PRESSE INTERPOSEE A PRENDRE OU A LAISSER

Après les élections controversées de 2011 : Les grands défis de 2012
(Le Potentiel 31/12/2011) 


Adieu 2011 ! Vive 2012 ! La fin d’une année, le début d’une autre. Mais la nature des choses fait qu’en RDC, 2012 sera avant tout le prolongement de 2011 avec l’organisation des élections controversées de 2011. Le compte n’étant pas encore bon, il y a des défis à relever. C’est sous ce signe qu’est placée l’année 2012.

Dans quelques heures, le monde entier dira adieu à l’année 2011. Et les regards seront désormais tournés vers 2012. Une année encore inconnue tant il faudra compter avec ses impondérables. Nature oblige. 

Une évidence qui ne peut échapper à la République démocratique du Congo. Le contraire surprendrait, car, à l’inverse d’autres nations, la RDC traverse une période à la fois cruciale et critique. 

Cruciale tant dans la suite des événements, l’an 2012 se présente comme le prolongement de 2011 avec l’organisation des élections présidentielle et législatives. Elles précédent ainsi les élections provinciales, communales, urbaines et locales prévues en mars 2012. Des élections déterminantes pour l’existence de la République démocratique du Congo en tant qu’Etat et Nation. 

Malheureusement, ces élections sont si controversées qu’elles soulèvent un nombre impressionnant de contestations. Elles portent sur l’organisation des élections, la crédibilité et la fiabilité du scrutin. Elles touchent au bien à la nature du vote qu’à la personnalité des élus. L’image du pays risque d’être écornée si un réajustement d’attitude n’est pas du tout fait. Pour preuve, la coopération internationale reste suspendue aux résultats des législatives 2011 à la suite des déficiences sérieuses qui ont entaché les opérations électorales. C’est le côté critique de l’an 2012 appelé d’abord à «vider» le dossier 2011 pour la suite des événements. 

LES «4» DEFIS

La suite des événements s’exprime en termes de défis. Et non des moindres. En effet, la controverse autour des élections a engendré la «crise politique», premier défi, qui sévit déjà dans le pays. Qu’on le veuille ou pas, elle est là avec toutes ces incertitudes aux conséquences imprévisibles. 

Certes, l’étape présidentielle est officiellement close. Joseph Kabila Kabange a été confirmé président de la République par la Cour suprême de justice après que la CENI l’a proclamé vainqueur avec 48,95% des suffrages exprimés. Mais son adversaire, Etienne Tshisekedi, avec 33,32% des suffrages, rejette ces résultats, évoquant un «hold up électoral» avant de s’auto- proclamer président élu. Tout ce qu’il fallait pour confirmer cette crise politique, jusqu’à susciter l’intervention de la communauté internationale. Bien qu’encore discrète, elle s’y active déjà. Pour preuve, cette menace de l’Union européenne de «réévaluer» la coopération avec la RDC si les causes des déficiences ou irrégularités ne sont pas identifiées. 

Quant au Comité national de médiation pour le processus électoral, CNMPE, il a aussi pris la mesure de la gravité de cette crise politique. Aussi, s’est-il investi en contactant toutes le parties, tant la Mouvance présidentielle que l’Opposition, sans oublier les indépendants et la Société civile pour préserver la paix et la cohésion nationale. Le CNMPE a également fait part au bureau de la CENI de différentes préoccupations en ce qui concerne les irrégularités constatées lors du processus électoral. 

C’est dire que le bras de fer est réel. L’épreuve de force est perceptible. La crise risque de prendre racine, de perdurer jusqu’à mettre en péril les institutions nationales, la cohésion interne et pourquoi pas l’intégrité territoriale. En effet, l’échec des élections 2011 servirait de prétexte aux ennemis de la RDC de balkaniser la République démocratique du Congo, avec comme fallacieux argument l’incapacité de la classe politique congolaise à trouver une solution politique à ses différends. Il y a péril en la demeure. 

Mais quelle que soit la solution politique, même si les acteurs congolais faisaient un sursaut d’orgueil, le deuxième défi demeure la lutte contre la «pauvreté». Comment réduire la pauvreté d’ici 2015 ? La réponse c’es avoir des «institutions fortes et dépersonnalisées». Celles qui sont capables de rétablir l’autorité de l’Etat (parlement, cours et tribunaux), de remettre la population au travail, le gouvernement. D’où l’obligation de disposer d’un programme réalisable et qui est à même de susciter l’adhésion populaire. 

Le troisième défi est celui de la «santé» afin de disposer d’une population «active» en tant qu’agent de développement. Ce qui sous-entend l’élaboration d’un «Programme social national» qui porte sur un programme sanitaire pour un accès facile aux soins de santé, une politique salariale en tant que pilier de toute politique nationale développement. Il va de soi que ce volet comporte également la rubrique de l’éducation pour éloigner les frontières de l’ignorance, avec comme dénominateur commun la croissance de la production nationale. D’où le volet économique doublé de ses mesures incitatives pour attirer des investissements tant nationaux qu’étrangers. 

Enfin, le quatrième défi est celui de la «sécurité» afin de sauvegarder les attributs de la souveraineté nationale : préserver l’intégrité territoriale, protéger les personnes et leurs biens dans cet élan de renforcement de la cohésion nationale, du respect des droits de l’Homme. Un point lié aux exigences du temps moderne face à tous ces enjeux régionaux et mondiaux. En témoignent toutes ces mutations et changements qui caractérisent actuellement l’environnement international. Or, la République démocratique du Congo demeure au centre de multiples convoitises. De par sa position géostratégique dans la dimension géopolitique ; potentielle au regard de ses ressources qui font naturellement d’elle un réservoir de matières premières encore inexploitées et à même de sauver l’humanité. Allusion faite à cette forêt dense devant ce phénomène de perturbation des écosystèmes, du changement climatique. 

Au demeurant, les faits parlent d’eux-mêmes. L’année 2012 est effectivement celle de tous les défis. Même cette apocalypse annoncée par les voyeurs constitue également un autre défi qu’il faut anticiper et bien gérer. Les Congolais n’ont pas le choix. Vivre ou disparaître. 

Par Le Potentiel




 

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L’UDPS dénonce « l’insécurité autour de la résidence de Tshisekedi »
(Le Potentiel 31/12/2011) 


Au cours d’une conférence de presse animée, hier vendredi 31 décembre, à la paroisse Notre-Dame de Fatima, le secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Jacquemain Shabani, a dénoncé ce qu’il qualifie « d’insécurité autour de la résidence d’Etienne Tshisekedi » à la 10ème rue, quartier résidentiel à Limete. 

« Il est donc clair que le président élu est privé de sa liberté en dépit de tous les démentis fantaisistes des membres du pouvoir… Selon des sources concordantes et crédibles, l’insécurité créée autour de la résidence du président élu a pour objectif caché l’isolement de ce dernier avec intention soit de l’éliminer physiquement, soit de le déporter vers une destination inconnue », a dit en substance Jacquemain Shabani Lukoo. 

L’UDPS déplore le fait que non seulement son président soit privé de liberté de mouvement, mais aussi, reste privé selon elle, de toutes les visites, voire familiales. 

Répondant à une question sur la séance de travail entre le vice-Premier ministre et ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité et une délégation de l’Opposition au sujet de l’allégement du dispositif sécuritaire mis en place dans le cadre de l’élection présidentielle, autour de la résidence d’Etienne Tshisekedi, Jacquemain Shabani se montre désintéresser. « En aucun moment, l’UDPS ne peut se permettre de négocier l’état du président Tshisekedi avec quiconque », rétorque- t-il. 

Par ailleurs, Jacquemain Shabani s’est dit surpris de voir la CENI s’obstiner à poursuivre les compilations en l’absence des experts internationaux attendus : « Nous, nous encourageons les partenaires, les pays d’où proviennent les experts qui doivent venir aider la CENI à mieux faire le travail. Et le travail doit être fait comme il se doit. C'est-à-dire que le scrutin du 28 novembre a connu deux élections. La présidentielle et les législatives nationales. Et nous restons convaincus que s’il y a des difficultés pour les législatives, parce que le scrutin concerne aussi la présidentielle, nous invitons ces experts à aider la RDC à la vérité et la justice pour que la volonté du peuple exprimée aux urnes soit respectée». 

Appelé à éclairer sur la dernière rencontre de l’UDPS avec les diplomates occidentales accrédités à Kinshasa, le secrétaire général de l’UDPS s’explique : « Nous avons eu un entretien avec les ambassadeurs de la Grande-Bretagne, de la Belgique et des Etats-Unis. Nous avons échangé avec eux sur la situation de l’heure, qui concerne non seulement l’insécurité créée autour de la résidence du président Tshisekedi. Nous avons débattu des questions électorales avec l’arrivée des experts qui doivent aider le peuple congolais. Notre entretien s’est bien passé. Nous avons donné des détails sur les différentes violations des droits de l’homme dont le peuple congolais est victime ». 

Enfin, à l’occasion des festivités de fin d’année, le secrétaire général de l’UDPS a demandé au peuple d’aller comme à l’accoutumée présenter ses vœux de nouvel an à Etienne Tshisekedi, ce samedi 31 décembre 2011 à partir de 11 heures à sa résidence sur 10ème rue à Limete. 

Pitshou Mulumba 

 

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