Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Avertir le modérateur

02/01/2012

CONGO/KINSHASA : LE SABRE ET LA SOUTANE

LE SABRE ET LA SOUTANE

 

Au nom de l'équipe politique et culturelle du blog Kilimandjero.blogs.dhnet.be et à mon nom propre, l'honneur m'échoit de vous remercier très sincèrement et infiniment pour la confiance que vous nous avez faite pendant ces deux ans 10 janvier 2010 et 10 janvier 2012, et plus  particulièrement lors de l'année 2011 qui vient de s'achever. Riche ou pas riche en évènements, vous avez été une vingtaine de milliers à nous écrire pour confirmer ou infirmer telle information, ou telle autre information, et cela de la Belgique au Congo/Kinshasa, en passant par le Canada, la France, les USA, l'Australie, l'Asie, l'Afrique.

Notre pays le Congo/Kinshasa a été et sera encore les années à venir au centre de toute notre attention. C'est un grand malade qui en a besoin. Dans deux précieux ouvrages intitulés "Le déshonneur noir. Quelques pistes pour en sortir", et "La république des Sans culotte",que je viens d'achever et inspirés de l'actualité sociale, politique, culturelle, économique de notre pays, je tente d’expliquer les malheurs de l’homme noir, et de l’homme congolais plus particulièrement. Dans ces deux livres, je m'attaque plus particulièrement à l'inconstance et à l'inconsistance politique de l'homme congolais. Et, dont, on dirait qu'il ne sait jamais ce qu'il veut. A titre d’illustration, n’était-ce pas lui-même qui a chanté et dansé pour Mobutu depuis la nuit des temps pendant que, nous pendant ce temps-là nous étions emprisonnés pour délit d'opinion ou tribal, et que la ferveur populaire pour le dictateur de Kawele n'était pas prête de s'éteindre, que du contraire ? N’était-ce pas le même homme congolais qui, à l'entrée des troupes de l'AFDL sous commandement rwandais (encouragé par l'administration Clinton époux/épouse), qui fût le premier peuple au monde à y laisser entrer des envahisseurs sur son territoire, là où les patriotes donnent de leur vie pour les en empêcher ? Même si il lui fallait coûte que coûte se débarrasser du dictateur vieillissant ? N’était-ce pas lui, l’homme congolais, qui se distinguât par la célèbre prière selon laquelle "Que Kabila entre d'abord, après on verra" ? Alors que pendant ce temps-là, nous, bien que très confortablement placé pour nous enrichir à notre tour, après les Ngbanda et compagnies, nous nous mîmes à réfléchir (comme toujours) pour comprendre si il n'y avait pas arnaque derrière cette soi-disant libération que l'Amérique capitaliste, hégémoniste, impérialiste, jusqu-au-boutiste nous miroitait ? Le malheur de l’homme congolais, soit dit en passant, y consiste dans son incapacité à anticiper les événements. De telle sorte qu’il n’y a pas pire bourrique que les soi-disant diplômés des grandes universités occidentales, et professeurs des universités, ceux qui croient anarchiquement que le papier lui accordé à Harvard, par exemple, lui donnait toutes les compétences pour diriger tous les brebies, alors qu’il n’en était rien. Car une chose était être sage, et une autre intelligent. Et puis, ah mon Dieu, quelle est cette idiotie de devoir à tout moment rappeler aux gens le lieu de ses études, heu tu sais pas à qui tu as à faire, j’ai été dans telle ou telle université ? Au pays, on n’a pas besoin de connaître le nombre de tes diplômes, mais de montrer en quoi es-tu différent du kuluna, car au final on n’en a remarqué aucune différence.

Parenthèse ouverte, appelé à rejoindre le gouvernement de salut public de Mzee Laurent-Désiré Kabila (dont je ne soutins pas l'action immédiatement pour les raisons que je viens d'évoquer légitimement-prudence révolutionnaire obligeait), après que mes deux camarades Me.Moreno Kinkela Vi Kansy et Dr. Jean-Baptiste Sondji aient rejoint, eux, Mzee, je choisis, quant à ma modeste personne de rester dans l'opposition critique. Mais où je continuais d'assurer la représentation politique du Front Patriotique au BENELUX. Trop critique peut-être, mon attitude irritât monsieur Sakombi Inongo Dominique pasteur et conseiller à la communication de Mzee, qui ira jusqu’à convaincre celui-ci (paix à son âme) que j'étais son opposant. Heureusement pour moi, Laurent-Désiré Kabila n'était pas l'inculte Mobutu qui n'écoutait que ses sbires. Il demandât sur le champ le journal en question dans lequel je publiai l'article soi-disant à son encontre. Après en avoir pris connaissance, et surtout compris que ce n'était pas à lui, ni au changement politique qu'il venait d'insuffler dans le pays que je m'en prenais, mais au contraire à son entourage mobutiste, et donc machiavélique, Mzee fit venir mes deux patrons qui étaient Sondji et Kinkela pour leur parler de moi. A l'époque, tout le monde craignait Mzee. C'est, donc, en tremblant jusqu'au cul que les deux ministres furent introduits dans son bureau. Connaissez-vous le camarade Osongo, leur demandât-il ? Sondji nia tout rapport voire tout contact avec moi. Parce qu'il voulait conserver son poste. Quant à Kinkela, il se comportât différemment, en reconnaissant des contacts réguliers avec ma personne. Et surtout de chercher à convaincre son patron sur mes aptitudes révolutionnaires.

Mais Mzee en grand patriote et nationaliste, et à la surprise de Dominique Sakombi, félicitât ce dernier. Il fait du bon travail au BENELUX, confiât-il au camarade Kinkela. Pourquoi reste-t-il toujours en Belgique, alors qu'on a besoin des camarades comme lui, poursuivît-il ? Kinkela n'eût jamais le temps de lui répondre, car il lui dit "tu entreprends dès ce moment toutes les démarches nécessaires pour le faire venir au pays, il y sera chez lui, c'est un ordre". La suite, on le sait car, malgré l'ultime contact avec son aide de camp en novembre 2000 sur le même sujet, - deux mois plus tard Mzee fut lâchement assassiné par l'impérialisme occidental, dont certains croques morts, alors que le gouvernement congolais, sans doute pour des raisons d'assurer une transition pacifique du pouvoir au fils Joseph Kabila Kabange, se permirent d'annoncer eux-mêmes, sans la moindre gêne, la nouvelle macabre. Le très brave YERODIA NDOMBASI eût d'ailleurs une escalade verbale mémorable, que je soutins avec courage à mon tour, avec l'un d'entre eux -, je ne pus jamais rejoindre le grand camarade et Mzee Laurent-Désiré Kabila.

Parenthèse fermée, dans "Le déshonneur noir", le coupable du retard de l'homme noir sur tous les aspects de la vie, en dépit des manies de l'homme blanc, c'est l'homme noir lui-même, affirme-je comme principale cause. Dans "La république de Sans culotte", je réponds aux inquiétudes, critiques, reproches de la part des admirateurs du couple Tshisekedi-Monsengwo sur le soutien que j'apportai à Joseph Kabila Kabange lors des dernières élections présidentielles du 28/11/2011. Tshisekedi est l'incarnation même d'un conquérant qui à chaque fois qu’il atteint l'objectif, s'y refuse à passer à l'acte sexuel par exemple soit par impuissance, soit par inaptitude, soit encore par confusion. Quant à Monsengwo, il est le type même de conquérant qui reste éternellement à sa place, mais pourvu qu'il y tire satisfaction de la quête d'un autre qui reçoit son onction. Comme un exhibitionniste, donc, y tire satisfaction en montrant simplement son sexe à une femme n'importe laquelle. J'en publierai quelques extraits dans le courant de cette année si Dieu nous prête vie. Il en sera de même de mes deux manuscrits intitulés "Ceux qui conçoivent des génocides et ceux qui leur résistent. Réponse à Ch. Onana dans la stigmatisation exclusive tutsie dans la tragédie congolaise", et "Hegel et l'Afrique. L'im-possible "dialogue" et réponse à B. Okolo", et qui devront pouvoir paraître cette année-Dieu ou pas. Parce que c'est fait.

Pour clore, une année s’achève, une autre commence, luttons chacun avec ses armes. Votre humble serviteur n'est ni policier, ni militaire, ni général, ni colonel, ni non plus sbire, ni mouchard, ni barbouze, lui c'est un professeur, un chercheur de renom, et un analyste politique de référence internationale, écrivain et romancier. Cependant, qu'on ne se trompe pas d'adversaire. Car l'enseignant qu'il est pourrait aussi être pire du pire si l'on touche à son être, parce qu'il ne connaît pas la peur. Plusieurs fois, il a échappé, refusant la compromission et les courbettes, aux sbires de Mobutu à l'Université de Lubumbashi, à Mbandaka, et à Kinshasa. Ce ne sont pas les mangeurs des spirings de porc qui me dicteront ma façon de voir les choses pour mon pays. A chacun son travail. Mois je fais, par écrit, le mien. Je ne m'attaque pas aux combattants qui se combattent entre eux. Mais à eux de nous montrer de quoi ils sont capables, mais à Kinshasa, Lubumbashi, Kisangani, Goma, etc., et pas ici en Europe. Car, c’est à Kinshasa qu’on prend le pouvoir politique, et non chez nos hébergeurs qui nous font manger de leur pain.

Enfin, je poserai juste une question : de quoi le Congo/Kinshasa sera-t-il fait demain si un mobutiste revenait de nouveau au pouvoir ? Si je me le demande, c'est parce que beaucoup de compatriotes ont déjà oublié que c'est Mobutu et le mobutisme qui sont à l'origine de la déliquescence actuelle sociale, politique, économique que connaît notre peuple ? C’est Mobutu qui nous promit le déluge après sa mort et son départ : « après moi ce sera le déluge », arguait-il, ou encore « ma tête je la vendrai trop chère ». N’était-ce pas lui qui fit entrer les interhamwes hutus rwandais chez moi au Kivu, et cela en dépit de l’opposition du premier ministre Kengo wa Dondo ? Comment on peut être si amnésique, si prenable, si immature, si ridicule comme ça ? Beaucoup ont oublié qu'ils étaient à l'UDPS du même Tshisekedi, et qu'ils combattaient Mobutu qu'ils traitaient de togolais, c'est-à-dire de non congolais ? CHERS COMPATRIOTES, PRENONS LE TEMPS SUFFISAMMENT DE REFLECHIR AVANT D'AGIR. La plupart d'entre nous nous nous retrouvons avec sur nos dos des nationalités étrangères. On a sans doute régler beaucoup de nos manques, mais avons-nous régler le problème du futur de nos rejetons au pays ? Savons-nous ce que demain sera fait pour eux ? Car il arrivera certainement à l’allure où vont les choses que des immigrés soient soit chassés chez eux, soit refroidits physiquement. En prenant les naturalisations européenne, américaines asiatique n'avons-nous pas tout perdu, car sans avoir la moindre chance d'y travailler pour X raisons, nous n'avons pas non plus aucune chance d'y être intégrés dans nos pays respectifs, et donc en courant le risque d’y devenir des bâtards à vie ?

Mais, attention, la vie n’est pas que souffrance. Elle est courte, mais elle est très belle, la vie. PROFITONS-EN avant nos enterrements vifs ou morts. Oh qu’il fait trop chaud là-bas sous terre ? En attendant la fermeture de la dalle en béton pour tout un chacun – comme Socrate est mortel, et un homme, et donc mortel - BONNE ANNEE A TOUTES ET A TOUS.

 

Antoine-Dover OSONGO-LUKADI

Directeur-Administrateur du Blog « Kilimandjero.blogs.dhnet.be »

Président National du Mouvement Réformateur

Chrétien pour la Libération de la Conscience Congolaise (MRLC°

 

Les commentaires sont fermés.