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23/01/2012

LIBYE/OTAN/CNT : CES RENEGATS ISLAMISTES ENNEMIS JURES DE L'ETAT D'ISRAËL ET DU MONDE LIBRE PAYERONT DUREMENT L'ASSASSINAT HUMILIANT DU COLONEL MAMOUAR KADHAFI QUI N'A JAMAIS FAIT DE MAL MÊME A UNE MOUCHE SAUF SI ON L'A PROVOQUE

Les défis sécuritaires de l'après-Kadhafi

Mots clés : MilicesReconstructionLibye

Lawrence, William
04/01/2012 | Mise à jour : 17:45

TRIBUNE - William Lawrence, directeur du projet Afrique du Nord du centre d'études International Crisis Group, met en garde contre la constitution de milices qui menace la reconstruction du pays.

 

 Deux mois après la mort de Kadhafi, les divisions persistent en Libye. Comme l'illustre la recrudescence de violence, les milices locales contestent la transition politique actuelle. Tant qu'un gouvernement plus légitime ne sera pas formé, ces brigades armées, qui ont...

 

L'ancien général Al Mankouch prend la tête de l'armée libyenne

TRIPOLI (Reuters) - Le président du Conseil national de transition (CNT) au pouvoir en Libye, Moustapha Abdeljalil, a nommé Youssef al Mankouch commandant en chef des forces armées libyennes, a annoncé mardi à Reuters un responsable des nouvelles autorités de Tripoli.

Mankouch, un général qui était à la retraite, est originaire de la ville de Misrata, l'un des bastions de la révolte l'an dernier contre le régime de Mouammar Kadhafi.

Il a participé très tôt au soulèvement qui a conduit à la chute et à la mort de Kadhafi le 20 octobre et occupe actuellement le poste de vice-ministre de la Défense, a précisé ce responsable qui a requis l'anonymat.

"Il avait choisi de quitter le service actif et avait rejoint les insurgés dès le début de la révolution. Arrêté par les forces de Kadhafi, il avait ensuite été libéré par les révolutionnaires", a-t-il poursuivi.

Il s'agit de la première mesure d'importance que prend le CNT pour mettre sur pied une nouvelle armée nationale. Celle-ci aura la rude tâche de ramener dans le rang les milices rivales qui continuent de s'affronter plus de deux mois après la mort de Kadhafi.

Mardi, des miliciens locaux ont affronté pendant plus d'une heure, dans l'une des rues les plus fréquentées de la capitale, d'autres miliciens originaires de Misrata qui tentaient d'emmener des prisonniers, ont rapporté des témoins.

Les tirs ont fait quatre morts et onze membres de la milice de Misrata ont été capturés, a dit un combattant.

La capitale libyenne est toujours contrôlée par les différentes milices qui ont contribué au renversement de l'ancien "guide".

Le 11 décembre dernier, ce sont des soldats de l'armée régulière qui avaient dû affronter des miliciens pour reprendre le contrôle de l'aéroport international de Tripoli.

Mahmoud Habbouch et Taha Zargoun; Guy Kerivel pour le service français


Tripoli défie ses nouveaux maîtres

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Par Pierre PrierMis à jour le 23/01/2012 à 22:33 | publié le 23/01/2012 à 22:30 Réagir
À Tripoli, le 19 janvier, des membres du ministère de l'Intérieur procèdent à l'enregistrement d'anciens rebelles en vue de leur intégration dans les forces de l'ordre.
À Tripoli, le 19 janvier, des membres du ministère de l'Intérieur procèdent à l'enregistrement d'anciens rebelles en vue de leur intégration dans les forces de l'ordre. Crédits photo : MAHMUD TURKIA/AFP
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REPORTAGE - Le Conseil local de la capitale libyenne est contesté par la rue et se dit abandonné par le gouvernement.

Comme tous les jours depuis un mois, un groupe de Tripolitains campe au centre de la place d'Alger, devant la poste de Tripoli, un bâtiment mussolinien qui porte encore sur sa façade trois barres verticales, les restes du symbole fasciste. Aujourd'hui, la poste est le siège du Conseil local de la capitale. Pour les manifestants, qui ont planté une tente au centre de la place, la bâtisse monumentale abrite un nouveau pouvoir honni. Sur une banderole, une échelle barrée d'un trait rouge dénonce les «moutasaliquin», littéralement les «grimpeurs». Un jeune avocat, Najub Abou Salim, explique: «Ce sont les anciens du régime qui veulent reprendre le pouvoir.»

Homme d'affaires prospère sous Kadhafi

Leur cible principale, c'est Abderrazek Abou Hajar, le président de ce conseil de dix membres «choisis» par les comités locaux apparus après la chute de Tripoli. Homme d'affaires prospère sous Kadhafi, il est soupçonné d'avoir bâti sa fortune grâce à ses relations avec l'ancien régime. Les protestataires veulent son départ. Ils approuvent la mise à sac du siège du gouvernement de transition samedi à Benghazi, qui a entraîné la démission du vice-président Abdelhafiz Ghoga, dénoncé lui aussi comme un ex-kadhafiste. Dès l'annonce de son départ, ils ont couvert la poste de Tripoli de graffitis clamant «Gogha, on t'a chassé».

Contrairement à Benghazi, les protestataires de Tripoli semblent presque exclusivement issus de la société civile. Ils sont juristes, fonctionnaires, ingénieurs. Ils réclament une loi codifiant la création de partis, qui n'est toujours pas sortie. Et ils dénoncent la présence des différentes milices qui font la loi à Tripoli.

Il y a les hommes en blouson de cuir noir et treillis bleu sombre qui montent la garde, supposés appartenir à un groupe armé dirigé par un neveu du président du Conseil local. Et surtout les agents en treillis camouflés à bord de 4 x 4 rouge et blanc marqués «police», qui stationnent autour de la place. Ce sont les hommes d'Abdelhakim Belhadj, ancien du groupe islamiste armé combattu par Kadhafi. Belhadj, ­financé par le Qatar, s'est proclamé «gouverneur militaire de Tripoli» à la tête de quelque 300 hommes. Lundi, certains des manifestants de la place se sont heurtés à eux devant l'hôtel Radisson, où Abderrazek Abou Hajar, le président du Conseil local, tenait une réunion. «Ils nous ont tapé dessus», affirme Mouna Omar Bakouche, une jeune fonctionnaire de l'Éducation nationale coiffée d'une casquette noire frappée du nouveau drapeau libyen. «C'est comme sous Kadhafi», proteste-t-elle.

Lundi soir, des affrontements à la mitrailleuse ont eu lieu vers 2 heures du matin dans le quartier central de Darha, après que des ex-combattants ont tenté d'arrêter Abdelhakim Belhadj, dit la rumeur tripolitaine.

« Retourner à nos affaires»

À l'intérieur du bâtiment, sous les hauts plafonds de Mussolini, on raconte une autre histoire. Le conseiller spécial du président, Mohammed Elgherwi, ancien chef d'entreprise, qui se présente comme l'un des organisateurs clandestins de la résistance armée de Tripoli pendant la révolution, reconnaît: «Oui, c'est le Conseil local qui est chargé de la sécurité.» Il cherchera à unifier les différentes milices, mais «c'est surtout un effort national». Un effort qui n'a pas produit de résultats jusqu'ici, les chefs de milice gardant leurs armes pour les monnayer contre une place dans les allées du pouvoir, le jour où la Libye aura un gouvernement stable. Mais le conseiller, au contraire, assure qu'il ne veut pas rester, ni lui ni ses collègues. «Nous demandons des élections locales le plus vite possible, pour retourner à nos affaires.»

En attendant, Mohammed Elgherwi en est de sa poche, affirme-t-il, comme les autres membres du conseil. «Aucun d'entre nous n'est payé. Nous faisons en outre des dons personnels aux gens qui n'arrêtent pas de venir nous solliciter.» Le Conseil local fonctionne sans budget, poursuit-il. «Le gouvernement nous a transmis 15 millions de dinars (8,5 millions d'euros environ) en octobre, et c'est tout. Nous avons pu donner 500 dinars (300 euros) à chaque ancien combattant.» Le conseiller s'indigne: «On me dit que la production de pétrole atteint maintenant 200.000 barils par jour. Où passe cet argent? Nous n'en savons rien. Pas chez nous, en tout cas.»

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