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25/01/2012

CONGO/KINSHASA : AINSI COMME SI VOUS ETIEZ VOICI LES SEPT PERILS QUI MENACENT L'EQUILIBRE GEO-POLITIQUE ET SOCIO-ECONOMIQUE

 

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Autour de l’imbroglio électoral : Les « 7 périls » qui menacent la RDC
(Le Potentiel 25/01/2012) 


Le temps est à la réflexion profonde, à une réelle prise de conscience nationale pour sortir de cet imbroglio électoral. Cela est d’autant plus vrai parce qu’il y a péril en la demeure. Non, des périls. 7 au total, mais aux conséquences néfastes. 

Trêve de naïveté. Non à la surdité et à la cécité politiques. Cris d’indignation ? Cela passe pour ne plus se complaire en des réactions superficielles et épidermiques alors que la République démocratique du Congo est en train de courir un vrai et réel danger. Toute la contestation autour des élections 2011 ne constitue nullement un fait divers. 

Moins encore une distraction pour tourner le peuple congolais en dérision afin que les vrais problèmes qui concourent à la mise en place d’un Etat de droit, fort, uni et prospère ne soient pas abordés. Il s’agit bel et bien des signaux forts qui caricaturent la classe politique et cernent la réalité en République démocratique du Congo. Telle image suscite de l’indignation et appelle à une reconversion de mentalités susceptible d’éveiller la conscience nationale, d’entretenir le courage politique indispensable à la gestion d’un pays aux grandes ambitions légitimes. 

L’heure n’est donc plus aux louanges rébarbatives. Mais à l’appréciation des faits, sans complaisance, pour faire face aux grands défis auxquels sont toujours confrontés des Etats. Cependant, dans l’immédiat, en ce qui concerne la République démocratique du Congo, prendre la mesure réelle des «7» périls qui menacent ce pays. 

En effet, il est un fait indéniable que ces périls hypothèquent l’existence de la République démocratique du Congo en tant qu’Etat et Nation. Telle est la conséquence immédiate, aux effets à long terme, de cet imbroglio électoral que la classe politique en général refuse de regarder en face et de prendre sa juste mesure. Qu’en est-il ? 

1.- Institutions fragiles : si la CENI n’arrive pas à corriger les erreurs, administratives soient-elles, dans le seul but de rétablir la vérité des urnes ; et qu’en plus la Cour suprême de justice ne se contente que de la forme sans aller au fond des choses pour apprécier les accusations de fraude et de tricherie, il va sans dire que les futures institutions nationales souffriraient des aléas de ce traitement expéditif. Elles seront fragiles, dépendantes et malléables à souhait. Allusion faite aux Assemblées nationale et provinciales, au Sénat, aux gouvernements central et provinciaux, aux Cours et tribunaux. 

Ainsi, les lois seront sur mesure, les accords léonins adoptés, la justice faite à la tête du client et en toute iniquité. 

Une telle éventualité rendrait l’Etat congolais non viable, non crédible sur le plan international. Difficile dans ce cas d’avoir un Etat de droit, d’être un interlocuteur valable, d’attirer des investisseurs, surtout étrangers. 

2.- Impasse politique : cette situation découlerait de l’examen des contentieux électoraux. Le fait qu’Etienne Tshisekedi ne reconnaît pas les résultats publiés par la CENI, confirmés par la Cour suprême, a créé effectivement cette crise politique qui pourrait affecter les institutions nationales. Ce qui déboucherait sur une confrontation multiforme, des dérapages significatifs aux conséquences imprévisibles. Ceux-ci entraîneraient certainement un isolement diplomatique et la perte du rôle de leadership au sein de la sous-région de l’Afrique centrale et celle des Grands Lacs. 

3.- Administration inefficace et inefficiente : au plan interne, il faudra s’attendre à des effets négatifs d’entraînement sur le fonctionnement des structures de l’Etat. Notamment l’Administration publique de laquelle on attend la mise en œuvre de grandes réformes. Les services de l’Etat fonctionneront en ces instants à plusieurs vitesses et seront caractérisés par l’incurie, l’indiscipline, la corruption. Une administration inefficace et inefficiente qui n’apportera aucune contribution positive dans cette quête de disposer d’un Etat crédible. 

4.- Absence d’une armée nationale : il va de soi que la mise en œuvre de grandes réformes tarderait à venir, le secteur des services de sécurité en souffrirait manifestement. Or, aujourd’hui, l’existence d’une armée nationale en tant que socle des institutions républicaines demeure une priorité et une nécessité. Elle a pour rôle et objectifs de préserver les attributs de l’indépendance. C'est-à-dire, assurer la paix et la sécurité des biens et des personnes, sauvegarder l’intégrité territoriale pour soutenir un développement durable. 

Il se fait que l’imbroglio électoral, s’il persistait est à même de ralentir considérablement l’élan pris. Alors que la réforme de l’Armée, de la Police et des services de sécurité devrait bénéficier d’un nouveau coup de pouce au moment où le spectre de la balkanisation plane encore. 

5.- Désarticulation du circuit économique : une administration inefficace et inefficiente ne peut qu’avoir des répercussions négatives sur le secteur économique. D’abord sur le plan de la production nationale brute. On continuera à rêver en termes de croissance, de pouvoir d’achat pendant que l’inflation ira galopante. Entre-temps, la confiance s’effrite au niveau des institutions bancaires, la monnaie perdra progressivement de sa valeur et les investisseurs tant nationaux qu’étrangers deviendront réticents pour prendre des risques. Le boom économique que l’on attend de ce pays si riche ne viendra plus jamais. 

6.- Désintégration politique : évidemment, la désarticulation du circuit économique entraînera la désintégration politique pour autant que c’est l’économie qui sous-tend la politique. L’atomisation des partis politiques, les errances politiques, les alliances contre nature, la floraison des personnalités politiques indépendantes, l’absence de partis politiques classiques… seront là les réalités saillantes de cette désintégration politique. Pas du tout surprenant que le débat politique accuse un niveau très bas et qu’il soit émaillé de querelles byzantines sur le sexe des anges. L’essentiel sera relégué au second plan, ouvrant progressivement la brèche à la balkanisation. 

7.- La déshumanisation : la suite de ces précédents périls ne sera rien d’autre que la paupérisation de la population, son aliénation mentale pour qu’elle soit chosifiée, perde toute son humanité, sa dignité et demeure sans repères. C’est la déshumanisation. La pauvreté vue au sens large du terme. Il sera difficile à cette même population congolaise de s’offrir le minimum vital, d’accéder aux soins primaires de santé, de bénéficier de l’eau potable, de disposer d’un logement décent, d’éloigner les frontières de l’ignorance… D’où cette interrogation pertinente : Quel sens exact donner à une candidature politique ?... 




Par Freddy Monsa Iyaka Duku


 

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