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25/01/2012

CONGO/KINSHASA : QU'ATTENDD DONC L'ARCHEVÊQUE DE KINSHASA POUR FORMER UN NOUVEAU GOUVERNEMENT, LUI QUI SE MÊLE DE TOUT ?

RD Congo: Le processus électoral est fortement menacé
(Afrique en ligne 25/01/2012) 


Le pays s'est arrêté. Le processus électoral est fortement menacé. Faute d'une Assemblée nationale, le chef de l'Etat attendra longtemps pour former un nouveau gouvernement et se voit tout simplement bloqué. Pendant ce temps, le gouvernement en place ne se réunit rarement en conseil des ministres. Chacun joue sa partition comme bon lui semble. Dans un tel climat, c'est la cacophonie totale.

Plusieurs ministres étant candidats à la députation nationale, ils ont le coeur ailleurs. Au lieu de travailler pour la nation, ils passent le gros de leur temps à «suivre» l'évolution du traitement des résultats dans des centres de compilation. Entre-temps, la vie courante tourne au ralenti. Le peuple ne se sent plus gouverné. Ajouter à cela les «vacances» prises par le chef de l'Etat qui alimentent les rumeurs en sens divers puisque le peuple ne sait pas où séjourne leur garant de la Nation.

Comme le gouvernement est réputé «démissionnaire» depuis le 20 décembre 2011 - date de prestation de serment du président de la République réélu - et, expédiant les affaires courantes, les ministres semblent ne plus avoir des comptes à rendre à qui que ce soit. Déjà, à l'époque où le gouvernement se réunissait encore, certains membres de l'Exécutif se permettaient de lourder les ordres du Premier ministre, comment à plus forte raison il en est de cet instant où il manque de suivi ? La conséquence d'un tel comportement se paie cash : le pays tourne au ralenti. Au grand dam du peuple qui attend une amélioration du niveau de vie après de mielleuses promesses électorales.

De leur côté, les fonctionnaires attendent leur salaire du mois de décembre ; les enseignants (hormis ceux de Kinshasa) sont dans la même situation Depuis le début de cette année, une grève a été déclenchée à la Minière de Bakwanga (MIBA) où les agents réclament six mois d'arriérés de salaires. Plus grave, le service médical s'y est mêlé. Or, sans la MIBA à Mbuji-Mayi, il n'y a point de vie.

Que faire ? Il faut se doter d'une «vision économique» susceptible de sous-tendre toute organisation politique, administrative, judiciaire et sociale dans la perspective d'un meilleur devenir du pays. Mais à regarder la façon dont on a démarré le nouveau mandat, il y a lieu de se demander si le gouvernement - que ce soit l'actuel ou celui à venir - a une vision réelle devant sortir le pays du marasme économique dans lequel il est plongé depuis longtemps.

Pour rejoindre le voeu du président de la République qui veut faire de la RDC un «pays émergent», il faut relever les grands défis du développement et du progrès. Pour y parvenir, la RDC a maintenant besoin des «stratèges» et non des «politiciens d'opérette» dans les institutions de la République. S'il est établi qu'en démocratie, les élections constituent le moment le mieux indiqué de sortir un peuple des sentiers battus, il est clair que c'est au gouvernement qu'incombe la lourde responsabilité de transformer les promesses électorales en actes. Et, un gouvernement qui est déterminé à produire des fruits, ne perd pas son temps à se plaindre ; il agit.

Le Potentiel/25/01/2012

http://www.afriquejet.com/rd-congo-le-processus-electoral-est-fortement-menace-2012012532140.html

 

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La crise politique persiste après 2 mois de l'élections présidentielle et législative
(Casafree 25/01/2012) 


La crise politique monte d'un écran en République Démocratique du Congo (RDC) après la tenue de l'élection présidentielle et législative de 28 novembre 2011, exacerbée par la réélection du président Joseph Kabila et contesté par l'opposant Etienne Tshisekedi autoproclamé « président élu », a observé Xinhua. 

La Commission électorale nationale indépendante (CENI) avait proclamé vendredi 9 décembre 2011 Joseph Kabila vainqueur de cette élection avec 48% des voix suivi de l'opposant Etienne Tshisekedi 33%, résultats confirmés par la Cour Suprême de Justice (CSJ) après l'introduction d'une requête de Vital Kamerhe candidat malheureux à la présidentielle venu en troisième position avec 7% demandant l'annulation de la victoire de Joseph Kabila à cause de la tricherie.

L'élection présidentielle et législative « marquées par des fraudes et beaucoup d'irrégularités », selon les missions d' observation diplomatiques notamment la mission d'observation de l'Union Européenne et le Centre CARTER ainsi que l'Eglise catholique.

« Ces fraudes organisées par le pouvoir de Kabila ont poussées Tshisekedi à s'autoproclamer et à prêter serment comme président élu de la RDC étant donné que nous avons des procès-verbaux qui prouvent à suffisance que c'est notre candidat qui a gagné ces élections », a déclaré Jacquemin Shabani, secrétaire général de l' Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), parti de Tshisekedi.

Pour sa part Lambert Mende ministre de communication et médias explique que « l'auto proclamation de l'opposant Tshisekedi est un non événement il y a qu'un seul président proclamé par la CENI et la CSJ .

Les évêques membres de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO) réagissant dans leur mission prophétique ont estimé que « le processus électorale a été entaché de graves irrégularités qui remettent en question la crédibilité des résultats publiés.

Ils recommandent par ailleurs à la CSJ de dire le droit en conscience et en toute indépendance dans le traitement des contentieux électoraux et la CENI d'avoir le courage de se remettre en question, de corriger impérativement les graves erreurs fustigées qui ont entamé la confiance de la population en cette institution , sinon de démissionner.

Deux serments ont été prêtés par deux présidents en RD Congo, le 20 décembre 2011 Joseph Kabila a été investit par la CSJ et vendredi 23 décembre 2011 Etienne Thisekedi avait prêté serment dans sa résidence devant ses militants et quelques responsables de l'opposition

Depuis les prestation de serment du président autoproclamé, Etienne Tshisekedi reste en résidence surveillée non déclarée. 

Malgré sa résidence surveillé, l'opposant Tshisekedi a annoncé vendredi 20 janvier 2012 la formation de son gouvernement dans cette semaine, il a aussi annulé l'élection législative dont les résultats ne sont pas encore connus et l'organisation d'un recensement populaire d'ici le mois de février.

Par ailleurs, certains observateurs de la politique nationale congolaise ne cessent de s'interroger à travers les médias locaux sur cette escalade de la crise politique qui risque a déjà de créer des clivages politiques au sein de la population, soulignant qu'ils ne veulent pas que la RDC puisse connaître la situation de la Côte d'Ivoire.



Casafree.com le 25/1/2012 11:52:06 

 

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