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28/01/2012

ADOLF HITLER : MAIS BIEN SÛR QUE LA REEDITION DE "MEIN KAMPF" EST HYPER DANGEREUX N'OUBLIER PAS QUE LE BOUCHER DE BERLIN ET SES AMIS ONT MASSACRE 6000000 DE JUIFS QUE CACHE UNE TELLE FASCINATION POUR HITLER ET LE NAZISME ?

Le Point.fr - Publié le 28/01/2012 à 09:55 - Modifié le 28/01/2012 à 10:31

Le projet d'une édition critique du livre est à l'étude. Attention, prudence, disent les uns. Bravo, disent les autres, sur fond de débat sur l'origine du mal.

Lire "Mein Kampf", est-ce dangereux ?

 

 
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"Tout Français doit lire ce livre" (Lyautey, dans une préface de Mein Kampf, rappelé par Jsj)

"On n'a rien à gagner à vouloir occulter le livre" (Victor Caplan).Mein Kampf, ses 688 pages écrites lors du séjour d'Adolf Hitler en prison, avant d'accéder au pouvoir, est d'abord présenté dans les commentaires comme document historique. Aucun doute, "ce livre fait partie de l'histoire" (Cedriquetroyes).

Sous cet angle, on estime que sa lecture active la conscience, permet de "voir comment tout cela est arrivé" (Pascal78). La lucidité est souhaitable, nécessaire au jugement moral - "plus on connaît l'histoire, mieux on est armé pour la juger" (Navarre) - et donc annonciatrice de progrès, pour autant qu'on admette que penser d'un événement qu'il est destructeur conduit à empêcher qu'il ne se reproduise.

N'est-ce pas cette conviction qui explique, comme Navarre le rappelle, les visites des lieux du souvenir, celle du camp d'Auschwitz par exemple, "qui aiguisent le sens critique des lycéens qui s'y rendent". Lire Mein Kampf, n'est-ce pas utile, pour voir directement ce à quoi peut pousser la "haine de l'autre", à l'heure où le Führer est "devenu un personnage de parodie dans certains films" ? Pour savoir aussi que l'invraisemblable n'est pas exclu du réel, comme le dit FranckdeLyon : "Je l'ai lu, du moins parcouru, il y a une vingtaine d'années, alors étudiant, sur les conseils de Mgr Decourtray, archevêque de Lyon, qui était venu tenir une conférence dans notre école. Cela constitue un éclairage unique sur le parcours finalement assez improbable du petit caporal."

Et puis à quoi rimerait l'annonce d'une censure des pages imprimées de Hitler, alors que le livre est téléchargeable, et que même dans une version en papier, on le trouve depuis longtemps : "Je l'ai dans ma bibliothèque depuis trente ou quarante ans, acheté dans une librairie en toute légalité" (Lola-de-Lou), "je me le suis procuré dans les années 1950" (Dolie), "je l'ai trouvé à Buenos Aires dans les années 1970, où il trônait dans les vitrines de toutes les librairies, et même sur les étals des marchands de journaux" (Diego).

Lire Mein Kampf pour avoir un peu de culture ? Avoir un peu de culture pour le lire ?

Éditons, donc, mais alors se pose la question : sous quelle forme, avec "préface d'origine et sans avertissement" (Diego), ou dans une édition critique ? "Que des gens pensent que ce livre est à mettre entre toutes les mains me fait craindre le pire", avertit Diego.

Une profonde inquiétude s'exprime : la lecture de Mein Kampf peut-elle déteindre sur le lecteur, imprimer en lui des désirs maléfiques ou éveiller le monstre tapi au fond de tout homme ?

Deux positions s'expriment.

Selon la première, il est difficile d'arriver à une réponse sereine, car enfin, "pourquoi des gens dans les années 1930 ont adhéré à ces idées par millions" ? "Les gens d'aujourd'hui ne sont ni plus intelligents ni plus bêtes" (humaniste). Le danger de contamination idéologique ne peut être tout à fait exclu. Un adage résonne en arrière-plan des commentaires : "Rien de ce qui est humain ne m'est étranger", y compris la barbarie. Une prudence s'impose, avant d'exposer en librairie un tel ouvrage, d'autant que "la période de crise que nous connaissons ressemble à celle de cette époque" (Metallica).

La deuxième position est fondée sur une autre idée du mal. Tout de même, s'insurge Lola-de-Lou, "ma lecture de Mein Kampf ne m'a jamais transformée en thuriféraire du nazisme", avant d'expliquer : "Il en va de Mein Kampf comme des armes, même en tenant compte de sa portée symbolique : le danger n'est pas l'ouvrage, mais l'usage qu'on en fait. Tous ceux qui possèdent des armes ne sont pas des meurtriers en puissance - et il n'est pas besoin d'un pistolet pour tuer." "On n'a pas besoin d'une édition pour enfants" (Zanzibar). L'idée est alors que seuls ceux en qui le mal est déjà installé peuvent être influencés par une telle lecture, et dans ce cas, les précautions d'une édition critique seront sans effet : "Si un individu est déjà assez perturbé pour adhérer au contenu politique, je doute que toute mise en garde puisse le raisonner" (franckdeLyon).

Finalement, diffuser Mein Kampf, est-ce bien ? Est-ce mal ? Le débat est prudent, sur fond de vive inquiétude. Le joker est de miser sur la lourdeur de l'écriture, sa confusion, ses redondances, qui rend la lecture "indigeste", "ennuyeuse", propre à dissuader bien des curiosités. "Pour la terminer, il faut être très motivé" (Jsj).

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