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03/02/2012

L'AFRIQUE/CONGO/KINSHASA VICTIME DE LA BOMBE ATOMIQUE CULTURELLE

LA BOMBE ATOMIQUE CULTURELLE

EST PLUS DEVASTRATRICE QUE LA BOMBE NUCLEAIRE

 

Prenons-en garde si l’on tient à l’émergence de l’homme noir

 

 

A bas la dictature. Certes. Mais qu’en dit-on de la montagne dangereuse qu’arpentent les mœurs en Afrique et au Congo/Kinshasa en particulier ? On peut déchanter, moi le premier. Beaucoup de congolais ont certainement vu et revu le skech intitulé « La femme du patron » joué par « Le théâtre de chez nous ». Et, ce n’est pas de la pub. Bien sûr, j’étais amateur du vieux groupe théâtral « Salongo » de Ebale, Monoko, Mabele, Masumu, Nsonso, Inga, Mabaku, Kuedi, Alinga, Koko Diazombo, Mopepe Sukaïna, Shaba, Masasi (je n’ai pas oublié un seul j’imagine). Mais plus jamais depuis que un à un ils ont commencé à quitter ce monde, et que j’ai quitté à mon tour le Zaïre de l’époque, parce qu’avec la fuite et la mort du Maréchal Mobutu, j’eus l’impression de constater comment petit à petit l’insanité, la voyoucratie, la médiocrité … ont pris le dessus sur les bonnes manières, les bonnes habitudes …

Il est vrai que je ne dispose que de peu de temps. L’ordinateur me sert à composer mes textes destinés à la publication scientifique, ou numérique. A bas, donc, les sites attractifs. Mais, quand j’y vais, c’est juste pour la musique de Le Grand Maître Franco Luambo Makiadi, Le Seigneur Ley Tabu, Papa Wemba, Madilu Système, JB Mpiana wetu, Fally Ipupa Di Caprio La Merveille, Michael Jackson, Johnny Hallyday, Michel Sardou, France Gall. Mais pas pour y aller surfer sur la « bozobologie » qui y circule.

Mais comme la curiosité est un vilain défaut, mais parfois elle apprend, et pour vérifier les propos tenus par trois amis qui étaient venus me tenir compagnie, champagne à la clé pour fêter l’anniversaire de ma petite dernière, ça fait du bien, bien sûr, même si de ma vie, je n’ai jamais touché ni à la cigarette, ni à l’alcool, mais qu’il fait du bien de voir les autres s’enivrer, raconter des histoires, jurer sur ça et ci, sans savoir si c’est crédible, mais bon c’est bien pour l’ambiance, et cette nuit, pour moi qui aime rire à gorge déployée, me plaindre serait égoïste totalement, j’avoue que j’ai été vraiment servi.

C’est comme ça qu’après leur départ, je me suis juré, après que les enfants étaient allés se coucher, de surfer un tout petit peu sur les sites sensibles. Ce que j’ai vu est tout simplement lamentable, ridicule. En tout cas, je comprends pourquoi et comment notre pays ne peut jamais avancer. Le problème, m’étais-je dit, n’est pas politique, économique, mais plutôt moral, culturel. Parce qu’on a touché à quelque chose dont toutes les races nous enviaient : le culte de la famille. Difficile de savoir aujourd’hui qui est qui ? Les femmes sont devenues des hommes, les hommes sont devenus des femmes. Exactement comme ici en Europe occidentale, enfin ! Ce n’est pas une condamnation de l’Occident dont il est question ici, mais la facilité avec laquelle nous nous dépouillons, nous nous déshabillons de Nous-Mêmes pour devenir Autres. Il ne s’agit pas non plus du rejet de l’autre, car comment se construire soi-même si l’on n’a pas ce avec qui ou quoi se comparer, se mesurer ? Parce que je pars de l’idée que la culture dans ses fondamentaux est figée, mais jamais dans son contact formel avec une autre culture. Si l’homme blanc domine le monde sur tous les plans politique, économique, social, culturel – alors qu’il ne dispose d’aucune ressource naturelle crédible – c’est parce qu’il a ça en lui, à bon mentir qui vient de loin, certes.

Couche-tard, je suis donc resté éveillé en train de surfer, lorsque finalement je basculai sur un document ayant suscité l’indignation de mes deux camarades congolais, mais pas de mon troisième belgo-blanc de son état. Qu’est-ce que je vis ? Cela expliquant ceci évidemment, je vis les noirs du Congo/Kinshasa en train de s’approprier télévisuellement et pratiquement les comportements sexuels occidentaux, indignes de la morale chrétienne qu’étaient allés nous enseigner les missionnaires catholiques belges !!!

Mais, comme l’œil est souvent perspicace en pareil cas, je ne pus m’empêcher de suivre le document dégradant, à la loupe cette fois-ci (pour bien voir), en dépit de tout. Non ce que je vis cette nuit sur www.youtube.com/Lingala facile était absolument incroyable. C’est la fin de l’essence noire, me dis-je, même si le ton de mon livre « Heidegger et l’Afrique … » me classe plutôt dans les adversaires de la négritude, réputation que j’assume à cent pourcent, en tout cas je ne m’en cache jamais, parce que je considère aujourd’hui la négritude comme une idéologie ringarde, dépassée, démodée. Car, pour s’affranchir de l’homme blanc, l’homme noir doit arrêter avec une rhétorique de compassion, de prétextes, de fausses raisons du genre esclavage, colonisation, etc. Parce qu’il y a tant de pays, comme le Japon bombardé deux fois à l’arme nucléaire, mais qui a su s’imposer sur ses agresseurs. Pourquoi ? Mais je m’en vais vous le dire, car les japonais s'en sont forgés une intelligence créatrice, productrice, et inventive de l’histoire. Ils n’y étaient jamais restés en train de pleurnicher sur les deux attaques dont ils furent victimes, les japonais. Pareil pour les Juifs qui ne sont pas restés, eux non plus, sur l’humiliation que les nazis déclarés ou non déclarés (et Dieu seul sait combien il y en avait des blancs qui en voulaient au peuple juif, mais en faisant le ventre plat pour passer inaperçus) leur avaient fait subir en 40-45. Parce qu’ayant tiré les leçons du passé, ils se sont déployés, certes sous la couverture étasunienne, mais peut-on s’empêcher d’avoir des amis sur lesquels compter ? Je ne pense pas, pour posséder l’arme nucléaire, et avoir la main mise sur les médias. Parce qu’il n’y en a que eux, mieux que quiconque, pour comprendre que sans les médias, aucun combat ne sera jamais gagné ni d'avance, ni plus tard, et c’est plutôt de bonne guerre, chapeau bas à eux, bien sûr. Aujourd’hui, ce n’est plus aux juifs qui suivaient leurs bourreaux comme des zombies que ceux-ci rencontrerons de nouveau, mais au contraire des juifs aguerris aux techniques de combat les plus surréalistes que les néo-nazis déclarés, ou non déclarés rencontreront sur leur chemin. Parce qu'un peuple meurtri dans son passé ne perd pas le temps de pleurnicher sur ça, mais au contraire se donne les moyens de ne plus jamais subir aucune souffrance morale, psychologique, ou physique.

Ce qui m’énerve sur l’homme noir, c’est qu’il était encore au niveau « romantisant » y consistant dans la couleur de la peau, comme étant aussi belle que la peau blanche. Mais que le diable l'emporte. Parce que c'est ce que j'appelle se tromper de combat. Parce que ce combat y consiste, par ailleurs, dans la capacité créatrice, productrice, et inventive de l’histoire que doit se donner un homme digne de ce nom pour s'élever au niveau des partenaires, et non jamais constamment au plan d'éternel assisté. Cela suffira pour que, comme le chinois, l’homme blanc le respecte. Parce que même si l’homme blanc est comme le cancer, dans la mesure où si tu lui donnes un bras, il te prend par la suite le corps entier, il ne respecte, et ne reconnaît – même si il faisait tout pour ne pas l’avouer, le reconnaître – que les créateurs, les producteurs, les inventeurs comme lui. Voilà pourquoi – MUSANGU BEDE qui a mis deux de mes livres en page témoin – j’ai toujours milité pour une « négritude créatrice » au détriment de la « négritude romantique » voire « négritude poétique » « à la Senghor, Césaire, Damas et compagnies ».

Pour en revenir à l’essentiel de mon clin d’oeil de cette nuit, jamais je n’aurais cru que dans ce pays-là, le Congo/Kinshasa de mes ancêtres, ses propres enfants qui sont venus ici en Europe beaucoup plus pour des raisons d’études, avant de se transformer en saints et en démons, eux qui ont vu, et copié les mauvaises mœurs de nos anciens colonisateurs (notamment la sodomie masculine, la transsexualité, etc.), allaient les répandre, les montrer, et surtout les vulgariser auprès de nos jeunes, pourtant levain de l’avenir de notre culture-même si juridiquement, j’en suis devenu hélas un autre maintenant, mais pas au niveau des fondamentaux, ça on est d’accord, si tant il est vrai que le noir que je suis ne sera jamais blanc, même si il songeait à prendre la relève de Michaël Jackson, mais lui non plus, malgré ses efforts de blanchiment de la peau n’est jamais passée au-dessus de la barre blanche, que dis-je ?

Pourquoi ? Est-ce que la colonisation, l’esclavage, la néo-colonisation, l’impérialisme politique et économique, l’hégémonisme culturel n'auront pas suffi, pour y aller encore importer les pratiques sexuelles aux nôtres ? Fallait-il encore gaspiller le peu de culture et d’essence, c'est-à-dire de dignité, qui nous reste, qui nous honore, et nous élève, tant soit peu, à la dignité humaine contre le déracinement occidental des valeurs normatives et chrétiennes-conventionnelles ? LE DEBAT EST OUVERT.

MÊME SI JE M’ABSENTE QUELQUES SEMAINES, JE TRAVERSE L’ATLANTIQUE, J'ESPERE RETROUVER DES REACTIONS DIVERSES.

MERCI POUR LA CONFIANCE, CAR VOUS AVEZ ETE ENCORE INCROYABLEMENT DES MILLIERS A CHOISIR kilimandjero.blogs.dhnet.be COMME VOTRE PREMIERE SOURCE D’INFORMATION.

MERCI !!!

 

Prof.Hdr/Dr.Antoine-Dover OSONGO-LUKADI

Chercheur-habilité de philosophie,

Membre des sociétés savantes française (CRHIA), américaine (SPEP/APA), et canadienne (ACP)

Commentaires

La création chaque semaine de textes découpées me donne la possibilité de créer un nombre suffisant d’articles uniques pour permettre à mes projets web de récolter du trafic avec leur texte.,

Écrit par : comapratif mutuelle | 07/03/2012

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