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03/02/2012

LIBYE/OTAN/CNT : SI LE MENSONGE PREND L'ASCENSSEUR POUR Y ARRIVER PLUS VITE LA VERITE USE DES ESCALLIERS MAIS TÔT OU TARD ELLE ARRIVE QUAND MÊME ET TRIOMPHE

Combats entre milices rivales dans le centre de Tripoli

TRIPOLI (Reuters) - Des combats ont éclaté mercredi entre milices rivales dans le centre de Tripoli, la capitale libyenne, rapporte un journaliste de Reuters présent sur place.

Des tirs à l'arme lourde et à l'arme légère ont retenti dans le secteur de la plage d'El Saadi. La route menant à la plage a été fermée et une colonne de fumée s'élève au-dessus du quartier.

Les affrontements, ponctués par les sirènes d'ambulances, se poursuivaient 40 minutes après les premiers échanges de tirs. Deux pick-up équipés de canons anti-aériens ont étés vus se dirigeant vers la zone de combats.

Un responsable du ministère de l'Intérieur a précisé que les combats opposaient des miliciens originaires de la ville de Misrata, l'un des bastions de la révolte l'an dernier contre Mouammar Kadhafi, et d'autres venus de Zentane.

"Il y a deux groupes qui s'affrontent", a déclaré le responsable. "(Les miliciens de) Misrata contrôlent un bâtiment de l'académie de police et ils se battent avec (ceux de) Zentane. On ne sait pas pourquoi."

Début janvier, des affrontements dans la capitale entre des miliciens locaux et des combattants originaires de Misrata avaient fait quatre morts.

Le président du Conseil national de transition (CNT), Moustapha Abdeljalil, avait alors déclaré que le pays risquait de sombrer dans la guerre civile si les milices révolutionnaires ne rentraient pas dans le rang.

Trois mois et demi après la mort de Mouammar Kadhafi, Tripoli ressemble à une mosaïque de fiefs se trouvant chacun entre les mains de milices différentes. La police est quasiment invisible, hormis pour réguler la circulation, et on ne distingue non plus aucune trace de la nouvelle armée nationale.

Même si leur présence dans la capitale est moins visible depuis fin décembre, des miliciens continuent d'occuper des bâtiments naguère utilisés par les forces de Kadhafi et sortent dans les rues une fois la nuit tombée.

Deux grandes milices sont issues de Tripoli même. L'une est dirigée par Abdel Hakim Belhadj, islamiste passé par des camps taliban en Afghanistan et désormais installé dans une suite d'un hôtel de la ville. L'autre est contrôlée par Abdoullah Naker, ancien ingénieur en électronique ne cachant pas son mépris à l'égard de Belhadj.

Des milices étrangères à la capitale sont aussi actives dans Tripoli, telles que celle de Zentane, qui contrôle l'aéroport international.

Les milices de Misrata se sont en partie retirées du centre de Tripoli mais maintiennent une présence dans les faubourgs de l'est de la capitale tandis que des combattants de la minorité berbère sont également présents dans certains quartiers.

Un autre groupe de combattants originaires de l'est de la Libye, berceau de la révolution, ajoute à la confusion. Proches des chefs du CNT, ce groupe souhaite former le noyau de la nouvelle armée.

Oliver Holmes, Bertrand Boucey et Guy Kerivel pour le service français, édité par Gilles Trequesser

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