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15/02/2012

SYRIE/BELGIQUE : NON MERCI DIRA BACHARD CAR DANS LES SACS DES ONG Y A TOUJOURS DES ARMES


Syrie: la Belgique prête à envisager une aide humanitaire et technique

 

(15/02/2012)

La Ligue arabe identifie actuellement les pistes pour acheminer de telles aides

BRUXELLES La Belgique est prête à envisager une aide humanitaire et technique dans un cadre multilatéral en Syrie, a indiqué mercredi le ministre des Affaires étrangères Didier Reynders, en marge d'une visite au Liban voisin.

Alors que se profile un vote à l'assemblée générale de l'Onu d'une résolution sur la Syrie pour débloquer les antagonismes au Conseil de sécurité, l'idée d'un corridor humanitaire fait son chemin.

La Belgique avait soutenu le projet d'envoyer des observateurs sur le terrain dans le cadre d'un mandat ONU-Ligue arabe, une piste désormais avortée.

Dans la recherche d'une "formule de transition" pour une sortie de crise rapide, "des signaux positifs pourraient être l'encadrement d'une aide humanitaire en Syrie et l'envoi d'une aide technique (des moyens de communication par exemple) à l'opposition", a indiqué M. Reynders en marge de rencontres officielles à Beyrouth, où il conclut une mission de trois jours au Moyen-Orient.

La Ligue arabe identifie actuellement les pistes pour acheminer de telles aides, mais l'unification des oppositions syriennes semble constituer un préalable, de même qu'un cessez-le-feu et la bonne volonté de Damas, commentait-on en milieu diplomatique.

Quoi qu'il en soit, l'idée d'armer l'opposition, évoquée par d'aucuns (elle l'a notamment été par le chef de file libéral au Parlement européen, Guy Verhofstadt), est jugée "prématurée" par M. Reynders.

Quant à la promesse du régime syrien d'organiser un référendum sur une nouvelle Constitution fondée sur le pluralisme, qui mettrait fin à la primauté du parti Baas, elle est "largement insuffisante" par rapport à la réalité du terrain, a ajouté le chef de la diplomatie belge, insistant sur l'arrêt préalable des violences.

A Beyrouth, les autorités pro-syriennes, soucieuses de préserver leurs liens au sein de la Ligue arabe, se sont surtout montrées préoccupées d'éviter toute répercussion du conflit syrien sur le Liban, Etat fragile aux multiples communautés, commentait-on de source belge.

Didier Reynders a aussi veillé à rencontrer plusieurs voix de l'opposition libanaise, telle l'ancien président Amine Gemayel ou l'ancien premier ministre Fouad Siniora. 

© La Dernière Heure 2012

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