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28/02/2012

CONGO/KINSHASA : LES BREVES DU PAYS COMME SI VOUS Y ETIEZ MON IMPRESSION ? LAMENTABLE ET INACCEPTABLE SI VERITE !!!

27/02/12/ REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE LUNDI (CongoForum)

De nombreux sujets se disputent la manchette de ce lundi à Kinshasa. Le Bas-Congo souffre cruellement du manque d’eau potable. Les relations entre le pouvoir et le cardinal Monsengwo, déjà montées jusqu’à un échange de lettres vitriolées, se compliquent maintenant d’un assassinat. Autre affaire à scandale : le détournement des salaires des agents dont est accusé E. Boshab, l’ex-speaker de l’Assemblée nationale. Il est question aussi de la rencontre Tshisekedi – Ambassadeur d’Allemagne, de la réflexion du PALU sur le partage des responsabilités au sein de la Majorité, du rapport du Centre Carter etc…
Bas-Congo sans eau potable
 Le manque d’eau potable dans les villes de Matadi et Boma au Bas-Congo, depuis trois jours, a occasionné la mort de six personnes. Quatre d’entre elles sont décédées par noyade à Matadi, samedi et ce dimanche 26 février, en allant puiser l’eau du Fleuve Congo. Les deux autres ont trouvé la mort à Boma, révèle Radio Okapi
Outre ces deux villes, la pénurie d’eau et le manque d’électricité est également constatée dans les grandes agglomérations du  district du Bas-fleuve. La situation est dramatique, d’après la société civile du Bas-Congo. Elle dit accorder 48 heures au gouvernement provincial pour trouver des solutions urgentes et durables à ce problème. A ce jour, le fleuve, les rivières ainsi que les sources de la province sont envahies par la population à la recherche de cette denrée indispensable à la vie.  Le gouverneur intérimaire, Deo Nkusu, a affirmé que l’exécutif provincial a distribué  près de 10 000 litres d’eau minérale à la population. Trois grands camions ont été disponibilisés pour aider les gens à aller puiser de l’eau, a-t-il poursuivi, «en attendant d’autres mesures», sans autres détails.  
La pénurie d’eau est causée par le manque d’électricité depuis trois jours, suite à une  panne d’un transformateur au  barrage hydroélectrique d’Inga. Deo Nkusu a estimé que la situation serait rétablie au plus tard ce lundi 27 février, au terme des travaux de remplacement du nouveau transformateur. Les représentants de la communauté internationale à Matadi, dont la Monusco, s’activent aussi pour limiter les dégâts.
Monsengwo
Jusqu’ici, l’affaire était épistolaire. Digitalcongo la qualifiait le 25 de « Correspondance vitriolée de protestation du gouverneur de Kinshasa André Kimbuta au Cardinal Monsengwo ». Elle pourrait maintenant se corser d’un aspect sanglant.      
Sur base du « refus » allégué du cardinal, Direct.cd titre encore « Katumba Mwanke, “héros” sans messe? ».
La vénérable agence de presse D.I.A. a annoncé le 24 Février que l’Archevêché de Kinshasa dément en bloc toutes les allégations qui ont été faites au sujet d’un refus de cérémonies funèbres en mémoire de Katumba Mwanke. Le texte dit : «  L’Archidiocèse de Kinshasa dément l’information parue dans un quotidien de la place, AfricaNews, en date du vendredi 17 février 2012, selon laquelle le Cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, Archevêque de Kinshasa, a refusé à Monsieur  André Kimbuta, gouverneur de la Ville de Kinshasa, l’autorisation d’organiser une messe en mémoire de l’honorable Augustin Katumba Mwanke à la Cathédrale Notre-Dame du Congo le 16 février 2012.
Selon la chancellerie de l’Archidiocèse de Kinshasa, Son Eminence le Cardinal Laurent Monsengwo Pasinya n’a jamais été contacté par le Gouverneur de la Ville de Kinshasa pour une messe à la Cathédrale à la date du 16 février 2012. La chancellerie précise, par ailleurs, que, compatissant avec la famille éprouvée, Son Eminence le Cardinal Laurent Monsengwo avait transmis ses condoléances priantes à Madame Katumba Mwanke. »
(Cela revient à dire que les protestations indignées du gouverneur Kimbuta, qui ont occupé une très large place dans la presse, à la fin de la semaine passée, ne reposaient sur rien, pas même sur une interprétation malveillante d’un refus, qu’il aurait été aisé d’expliquer par des raisons anodines, par exemple une réservation antérieure pour une autre cérémonie…
Cela mène à se demander si le but de ce qui semble bien être un canular macabre n’était pas de s’en prendre au prestige du cardinal en l’accusant de manquer de respect à un mort par sectarisme politique. En Occident, on coule un politicien en découvrant des choses louches à propos de sa vie sexuelle ou de ses affaires d’argent. En Afrique, l’accuser d’un manque de respect aux morts est une « peau de banane » plus dangereuse que la fesse ou les gros sous.
Mais il pourrait y avoir un « effet boomerang » ! Feu Kimbuta a bien eu droit à sa messe, mais dans une église orthodoxe. Prétendument parce que le méchant Monsengwo lui refusait l’accès au sanctuaire catholique. Puisque c’est faux, c’est qu’on a trimbalé le défunt dans une autre église simplement pour ne pas avoir à demander l’autorisation de Monsengwo. Ce n’est pas bien respectueux non plus ! Et voilà Kimbuta qui se trouve marcher lui-même sur la peau de banane destinée au cardinal ! NdlR)
 
Rebondissement aujourd’hui avec ce titre de La Tempête de Tropiques: « Un neveu du cardinal Laurent Monsengwo assassiné à Johannesburg ».  
Le journal se demande s’il s’agit d’un crime crapuleux ou d’un assassinat politique. Christian Monsengwo a été tué par balles le week-end dernier près de son domicile, explique le quotidien. Agé de 22 ans, fils d’un célèbre médecin congolais installé en Afrique du Sud, le Docteur Eddy Monsengwo et propre neveu du Cardinal Laurent Monsengwo, Christian Monsengwo a été assassiné d’une balle devant le domicile familial alors qu’il rentrait de la fac.    
Ce meurtre a fait grand bruit sur « l’Internet congolais » dont plusieurs sites reprennent l’article que lui a consacré Freddy Mulongo de Réveil-FM.
Selon cette analyse, cet acte lâche serait l’œuvre des ennemis de la démocratie en RD Congo. Avec pour objectif : intimider l’archevêque de Kinshasa au regard de ses prises de positions par rapport au processus électoral en cours. On y rappelle les nombreuses « alertes aux tueurs de Kabila » concernant la diaspora tant en Europe qu’en Afrique du Sud ainsi que la tentative contre le prélat, il y a moins de deux ans, de deux faux prêtres qui se sont fait « épingler » parce qu’ils ignoraient… le latin. Tout cela ne nous apprend malheureusement pas grand-chose de pls sur le crime et sur ses auteurs…
Katumbi
Dans le même registre des violences politiques, mais dans l’autre camp, Le Potentiel nous apprend que Moïse Katumbi a été attaqué vendredi 24 février à Bruxelles.
Le journal rapporte que trois jeunes Congolais de la diaspora, apparemment illuminés, ont tenté vendredi soir d’user des voies de fait sur la personne de Moïse Katumbi Chapwe, gouverneur du Katanga. Le président du TP Mazembe de Lubumbashi, poursuit Le Potentiel, a échappé au lynchage grâce à la vivacité de sa garde rapprochée qui a aussitôt mis en déroute les assaillants. Il commente : « Les attaques contre des officiels congolais sont devenues monnaie courante en Europe. Ministres, députés et autres cadres du PPRD ou des partis de la majorité au pouvoir à Kinshasa sont la cible de prédilection des combattants de la diaspora congolaise identifiés comme proches de l’Opposition. Le vendredi 24 février 2012 à Bruxelles, c’était le tour gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi Chapwe d’avoir été placé dans le collimateur de ces illuminés qui ne s’embarrassent d’aucun scrupule pour s’en prendre aux officiels congolais. 
Selon une source proche du gouverneur du Katanga, trois jeunes Congolais ont surgi dans le hall de l’hôtel Hilton où étaient descendus le président du TP Mazembe et sa suite. Assurément, ces jeunes gens excités voulaient se mettre en vedette en s’attaquant à une personnalité dont la notoriété au pays et dans le monde n’est plus à redire. Mal leur en prit. Vigilante et robuste, la garde rapprochée de Moïse Katumbi a réagi promptement et mis en déroute les assaillants qui, après avoir attendu en vain un éventuel renfort, ont détalé comme des lapins.   
Tout excès nuit, dit un proverbe universel. On ne peut pas s’attaquer à tout le monde et à tout moment sans raison apparente. Il y a toujours au bout le revers de la médaille. Après avoir appris la nouvelle qui était sur toutes les lèvres et a circulé sur Internet tout le week-end, beaucoup de Congolais du quartier Matonge de Bruxelles ont tout de suite exprimé leur indignation. Ils n’ont pas apprécié que l’on s’attaque à un grand sportif qui fait la fierté de la RDC et de l’Afrique. D’autant que, la veille, ils venaient d’assister à un match de football des clubs belges où évoluent d’anciens joueurs du TP Mazembe, notamment Bedi Mbenza, Patou Kabangu et Mbokani. Par ailleurs, la gestion de Moïse Katumbi à la tête de la province du Katanga reste une référence 
». (La gestion, oui ! Mais on a u peu l’impression de lire « Battez-vous pour la politique, mais ne touchez pas au foot ! C’est une affaire sérieuse ! » NdlR)
Boshab
 « Boshab détourne les salaires des agents », annonce en manchette Africanews
Ce journal rapporte que l’ex-président de l’Assemblée nationale est accablé dans un rapport de mission effectuée aux ministères du Budget et des Finances sur la rémunération de la prime du personnel administratif de l’Assemblée nationale pour la période de janvier à décembre 2011. Verdict : la division des Finances de l’Assemblée nationale signale qu’un écart de FC 168.260.591,01 a été payé au personnel administratif de la chambre basse du Parlement en mai 2011 pendant que les bénéficiaires n’ont jamais touché leur dû. Il en est de même d’un autre écart de l’ordre de Fc 255.297.017 sorti du Trésor en avril 2010 mais « détourné » par l’ex-speaker en complicité avec le questeur Bolengetenge, le CDF Deo Indulu et le caissier Sendwe, selon les propres termes du rapport-choc dressé par le syndicat-maison. (Alors que le dollar set pratiquement de monnaie pour la vie quotidienne au Congo, on se rappelle brusquement l’existence du franc congolais quand on veut rédiger des actes d’accusation. Comme 1 Franc congolais = 0.000824058 €, on a vite fait d’atteindre des sommes aux apparences astronomiques. NdlR)
Tshisekedi
Le Palmarès s’intéresse au face-à-face Tshisekedi - Ambassadeur d’Allemagne. En effet, signale ce journal, le leader de l’UDPS s’est rendu chez le diplomate allemand le vendredi 24 février à l’invitation de ce dernier, après négociation avec le gouvernement et la Police nationale congolaise, selon un proche du président national de l’UDPS. M. Tshisekedi était accompagné de son épouse et de son directeur de cabinet. Le Palmarès note que cette rencontre se déroule à un moment où débutent de grandes manœuvres sur la scène politique congolaise. Notamment avec le lancement de la nouvelle législature, la gestation d’un nouveau gouvernement et la rupture du front commun de l’opposition face à la participation ou non à la nouvelle législature.       
L’Occident, qui a formulé le souhait de voir toutes les formations politiques prendre une part  active au sein de la nouvelle Assemblée nationale, attend un sursaut de patriotisme du côté de la Majorité comme de l’Opposition.         
(Ce qui a d’abord été annoncé comme une grande victoire, parce que Tshisekedi avait pu quitter sa résidence – ce qui reste quand même un acquis – se réduit finalement à une intervention européenne pour que « tout le monde rentre dans le rang ». NdlR)
Palu

Sous le titre : Ce que le PALU dira à la Majorité, « Consensus autour de grandes réformes de l’Etat »Le Potentiel se fait l’écho d’une réflexion du Parti Lumumbiste Unifié sur le partage des responsabilités et s’empresse de mettre un accent particulier sur le consensus qui doit être dégagé autour de grandes réformes de l’Etat.  
En guise d’exemple, dans le domaine judiciaire, LE PALU estime qu’il y a nécessité de s’accorder, entre autres, sur la réforme de la loi électorale : s’engager pour le scrutin proportionnel avec seuil, ceci en vue de décourager la multiplication des partis politiques
S’agissant du Programme de Cinq chantiers : réorienter ce programme pour lui donner une vocation conformément à l’un des objectifs majeurs du Président de la République : la modernisation du monde rural. Et mettre les Cinq chantiers au service du secteur agricole pour combattre la famine et le chômage des masses. Quant au partage des responsabilités, le PALU s’empresse de mettre un accent particulier sur le consensus qui doit être dégagé autour de grandes réformes de l’Etat. Les citations qui suivent sont faites d’après un document du PALU, apporté par l’habituel « vent favorable » :       
«Le PALU redoute que, comme sous la législature passée, ce partage se fasse sans aucun consensus partagé entre les partis partenaires, sur les grandes options devant permettre la matérialisation de la vision du chef de l’Etat pour une gestion harmonieuse et efficace de la chose publique. Les mêmes causes entraînant les mêmes effets, la coalition des forces politiques aux idéologies différentes d’engendrer des situations d’absence de solidarité gouvernementale et d’opposition interne à la politique de la Nation, si un minimum de consensus n’est pas dégagé sur la manière de conduire les affaires de l’Etat», lit-on dans ce document.      
Citant le cas de la Belgique, le PALU relève que «la mise en place du gouvernement de coalition entre les libéraux, les socialistes et les chrétiens démocrates, a nécessité que les partis aux idéologies opposées s’entendent préalablement sur les grandes options des réformes de l’Etat». Que dire de la majorité en RDC où l’on retrouve des nationalistes de gauche, des démocrates, des démocrates chrétiens, des républicains, dans le camp présidentiel ? A cette interrogation, le PALU évoque deux raisons essentiellement pour qu’il y ait ce consensus : 1.- Les partis politiques n’ont pas battu campagne sur fond de vision politique. De ce fait, ils ne se sont pas engagés auprès du peuple sur des options claires. Le peuple a ainsi voté plus des individus que leurs partis politiques respectifs ; 2.- L’expérience de la législature passée a été caractérisée par un faible niveau de cohésion sur des options aussi bien au niveau de la majorité parlementaire qu’au sein du gouvernement. 
Le mérite de ce document, c’est que le PALU fait montre de volonté et de courage politiques pour que les grandes réformes soient entamées sans délais. Elles portent sur les domaines politique, administratif, économique, diplomatique, sécuritaire, et nous en passons. Qu’en est-il ?      
Dans le domaine politique : le document fait allusion à l’existence d’un «Accord politique» pour circonscrire le cadre de concertation, définir les grandes orientations pour une action cohérente. C’est dans ce contexte qu’il est envisagé la modification de la Constitution et des textes légaux si cela s’avère nécessaire. Quant à la gestion des affaires courantes, le PALU évoque l’opportunité ou non d’un régime présidentiel avec des pouvoirs plus importants pour le président de la République. «Ceci en vue de lui permettre, pour matérialiser sa vision, de ne pas dépendre d’un Premier ministre écartelé entre le président de la République, à qui le peuple a donné le pouvoir sur une vision et une majorité parlementaire hétéroclite, sans vision, avec pour conséquence que le pouvoir suprême échappe à ces deux responsables et se retrouve dérobé par des malins», souligne le document de PALU.  
En ce qui concerne la décentralisation, une option doit être levée sur l’installation progressive de nouvelles provinces au regard des contraintes essentiellement financières connues lors de la législature passée. En prenant bien en compte les critères liés au transfert effectif des pouvoirs, le rôle du pouvoir coutumier, le partage de l’assiette fiscale des taxes administratives entre l’Etat et les provinces.   
Domaine judiciaire : lever des options claires sur la taille des crédits à allouer à la Justice et de leurs décaissements au budget de l’Etat. Dans le même domaine, le PALU estime qu’il y a nécessité de s’accorder sur :        
a.- la réforme de la loi électorale : s’engager pour le scrutin proportionnel avec seuil, ceci en vue de décourager la multiplication des partis politiques ;      
b.- les conditions d’éligibilité : éviter l’inflation des candidatures connue en 2011 qui rend difficile et complexe la compilation des résultats et encourage la fraude électorale ;    
c.- le problème des incompatibilités : autoriser le cumul des fonctions dans la Constitution ou la Loi électorale ;          
d.- des partis politiques : renforcer les conditions d’agrément afin de favoriser l’éclosion des parti avec un réel ancrage dans la population. Le rôle dirigeant des partis politiques doit être bien affirmé par rapport à celui des groupes parlementaires, et les doubles critères pour la formation d’un groupe parlementaire doivent être les suivants : seuil qualitatif et fédérateur (15 députés élus sur une même liste) ; seuil quantitatif suffisant (25 députés) ;     
e.- la réforme de la CENI : elle devrait être envisagée pour éviter des failles constatées lors des élections de novembre 2011 ;     
f.- la double nationalité : question à débattre sans tabou pour intégrer dans la vie nationale les compatriotes qui n’ont des nations étrangères où ils habitent que la citoyenneté ;   
g.- la diplomatie : des choix stratégiques doivent être opérés quant à la fermeture ou au regroupement de nos ambassades à l’étranger. De même que les principes doivent être arrêtés pour les affectations des diplomates ainsi que l’indemnisation et le rapatriement de ceux qui seraient en position de revenir au pays ;    
h.- l’ouverture à l’Opposition : définir et discuter des termes de référence. Non au partage de responsabilités mais de collaboration de l’Opposition à l’action de la majorité avec comme conséquence l’obligation du respect du principe de solidarité sur l’action et le bilan gouvernementaux.        
Dans le domaine économique :       
1.- Réforme des entreprises publiques : poursuivre le processus enclenché lors de la législature passée face à l’état de faillite non déclarée et réelle des entreprises publiques. La question de leur redimensionnement et de l’ouverture de leur capital aux privés a connu des pesanteurs partisanes. Des options doivent être levées afin que la majorité s’engage fermement à accélérer le processus en cours.          
2.- Coopération internationale : harmoniser les vues en ce qui concerne les positions des uns et des autres sur la coopération avec les partenaires traditionnels stratégiques et les nouveaux partenaires, surtout de l’Asie. Le retard séculaire de la RDC aussi bien dans l’exploitation de ses ressources naturelles que dans la construction des infrastructures représente en gap de financement en plusieurs dizaines de milliards Usd que le budget de l’Etat et le marché financier local ne sauraient couvrir pendant longtemps. Le faible niveau d’allocation et de décaissement des financements de nos partenaires traditionnels a amené le gouvernement sous la houlette du président de la République à négocier des financements additionnels auprès des économies émergentes dont la Chine pour tenter de combler le déficit en la matière.     
Cette option semble avoir été mal comprise par une bonne partie de la classe politique qui se recrute aussi bien dans l’Opposition que dans la Majorité, indique le document. 
«Aujourd’hui, le pays devra profiter de sa plus grande capacité d’endettement née de l’annulation de sa dette pour mobiliser davantage des ressources pour financer son développement. D’où, la nécessité pour la Majorité de dégager une politique commune pour atteindre cet objectif», souligne le document       . 
3. Programme de Cinq chantiers : réorienter ce programme pour lui donner une vocation conformément à l’un des objectifs majeurs du président de la République : la modernisation du monde rural. Et mettre les Cinq chantiers au service du secteur agricole pour combattre la famine et le chômage des masses.       
4.- Gestion des ressources naturelles : revisiter les contrats miniers, réfléchir sur les actions à mener dans les secteurs des mines, pétrole et forêt, eau, électricité pour un bien-être collectif. Enfin, juguler le trafic illicite des ressources minières dans l’Est du pays.        
Dans le domaine financier et monétaire     
Pour un franc congolais véritablement fort et stable, souligne le document du PALU, la restructuration de la Banque centrale du Congo s’impose pour garantir sa recapitalisation et mettre fin à son déficit endémique. Corriger la configuration ci-après de la circulation de notre monnaie : 
70% de la liquidité monétaire est hors banque, privant ainsi au pays la bonne partie de son épargne intérieure ;          
90% des dépôts et crédits bancaires ne circulent que dans 3 provinces ou mieux trois villes : Kinshasa, Lubumbashi, Matadi. L’espace monétaire national est caractérisé par la circulation parallèle de plusieurs monnaies ayant concurremment cours légal et les devises étrangères représentent 60% de la masse monétaire du pays. D’où, la conclusion de PALU : aucun développement n’est possible dans un tel monde.
Politique
Forum des As titre « Le PPRD et alliés disent non au dialogue ».        
Fort de 148 députés réunis au centre Nganda, le week-end dernier, le PPRD (Parti présidentiel) et alliés disent non au dialogue politique, annonce Forum des As. Le journal rapporte les propos de Evariste Boshab : « La première attitude à adopter consiste à ne pas se laisser distraire par les marchands d’illusions qui réclament l’organisation d’un prétendu dialogue, dont le seul objectif serait de vider le processus démocratique de toute sa substance ». (Où l’orateur a-t-il vu un processus démocratique ? En RDC ? NdlR).
 La Prospérité, sous le titre « Adolphe Muzito et ses Ministres élus restent en place jusqu’à la formation du nouveau gouvernement ! », aborde la question de la démission des membres du gouvernement élus députés. « Que disent les textes ? A partir de quand il faut exiger la démission des membres du Gouvernement élus ? », s’interroge ce journalEt d’indiquer que le compte à rebours commence pour tout membre du gouvernement ou sénateur élu lorsque leur mandat aura été validé. Encore qu’il faudra savoir qu’un délai de huit jours francs leur est accordé pour faire le choix. La Prospérité souligne que c’est seulement en ce moment là que l’exigence de la démission devient pressante. « Et dans le cas de figure actuel où le Premier ministre est élu, il lui appartiendra de démissionner et, avec lui, toute l’architecture gouvernementale. Mais encore faut-il que tous ces membres du gouvernement élus députés choisissent entre rester au gouvernement, même pour quelques jours, et laisser la députation nationale à leurs suppléants. Libre à eux, d’examiner toutes ces possibilités et de faire le choix qui leur convient le mieux et à temps », précise La Prospérité.
RDC/Partenaires
Le Potentiel estime que « La crise post-électorale congolaise divise l’Occident ». 
Il rapporte que deux blocs, deux théories sont en discussions dans les milieux des officiels occidentaux pour la résolution de l’équation postélectorale congolaise. « Une situation qui risque de coûter cher à la RDC toujours face à des intérêts divergents », selon ce quotidien. « Chacun dispose d’un schéma de sortie de crise en République démocratique du Congo. Des pays amis, à travers leurs représentations à Kinshasa, rivalisent d’ardeur dans l’élaboration des propositions susceptibles de conduire à l’apaisement. Rien d’étonnant dans la mesure où le monde est devenu un village planétaire », souligne le journal qui constate que «  malheureusement, les politiciens congolais qui maîtrisent encore cette donne se plaisent à ouvrir des brèches béantes à l’ingérence extérieure ». Pour le confrère, ils ont mal géré les élections 2011.  Pendant que les uns se réjouissent, les autres se sont évertués à vider le processus de toute sa substance en le discréditant.
L’Avenir rapporte au sujet des scrutins du 28 novembre 2011, que le Centre Carter adhère à la détermination de la CENI de faire un examen et une évaluation en profondeur de l’ensemble du processus électoral. Une telle évaluation est essentielle pour non seulement déterminer la volonté du peuple congolais, mais aussi dans le souci de préparer les élections provinciales locales qui auront lieu de 2012 à 2013.    
C’est une façon très optimiste de présenter aux lecteurs les conclusions du Centre Carter !
On peut en juger, par exemple, par ce qu’en dit Afrikarabia  sous le titre « RDC : Législatives sans "crédibilité" pour le Centre Carter ».     
« Sans surprise, le Centre Carter a renouvelé ses critiques envers le processus électoral de novembre dernier en République démocratique du Congo (RDC). Comme pour la présidentielle, l'ONG américaine estime que les résultats des élections législatives "manquent de crédibilité" et "sèment le doute" pour "la majorité" les Congolais. Le Centre Carter demande un réexamen approfondi des résultats, ce que n'a pas encore fait la CENI congolaise.    
Dans un rapport publié la semaine dernière, le Centre Carter, présent avant , pendant et après le scrutin de novembre 2011, égrène une longue liste d'irrégularités, de dysfonctionnements, d'anomalies et de lourds soupçons de fraudes, lors des élections présidentielle et législatives en RDC. Une liste impressionnante qui conduit le Centre Carter à estimer que les résultats publiés par la CENI "manquent de crédibilité".   
L'ONG américaine, spécialiste des situations "post-conflit" et hors de tout soupçon de partialité, dénonce "la perte de plus de 3.500 plis, lors des opérations de compilation des résultats". Le Centre Carter explique que "la CENI a suspendu la compilation des législatives le 21 décembre" afin de "résoudre les problèmes, mais a commencé à publier des résultats partiels dans plusieurs circonscriptions le 28 décembre". L'ONG observe que "la demande d`annulation des résultats de 7 circonscriptions est la preuve de graves problèmes (non divulgués) au cours des opérations de vote et /ou de compilation".     
Le rapport du Centre Carter regrette ensuite l'absence des résultats "par bureaux de vote" et s'étonne des résultats "peu crédibles" de quatre circonscriptions du Katanga, qui ont voté massivement pour le président sortant Joseph Kabila. Dans ces circonscriptions, la CENI a enregistré des résultats "entre 99 et 100% pour le président Kabila".     
Les observateurs électoraux du Centre Carter estiment également qu'environ 3,2 millions de votants (sur les 18 millions inscrits), "ont été enregistrés sur des listes de dérogation (des électeurs votant dans un bureau de vote autre que celui où ils sont inscrits)". Un nombre "important" qui "reflète les nombreux problèmes de la gestion de la CENI du fichier électoral". Pour le Centre Carter, "le vote par dérogation permet d`accroître l`accès des électeurs aux urnes", mais "ouvre également la voie à de multiples abus dont le vote des électeurs non enregistrés sur le fichier électoral ou encore le vote multiple".
A Walikale, au Nord-Kivu, le Centre Carter révèle "d'autres anomalies" en comparant l'élection présidentielle et les législatives, qui avaient lieu le même jour.
Dans cette circonscription, "28.810 électeurs de plus pour l'élection présidentielle ont été enregistrés par rapport aux élections législatives tandis 4,926 voix supplémentaires ont été enregistrés à Malemba Nkula au Katanga. L'écart dans le taux de bulletins nuls est également intéressant de noter, dans le cas de Tshangu circonscription de Kinshasa, où le taux à atteint presque 10 pour cent dans le scrutin législatif, alors que le scrutin présidentiel a enregistré 3,6 pour cent de bulletins nuls".         

Le Centre Carter remarque que la CSJ n'a toujours pas publié l'arrêt confirmant la victoire de Joseph Kabila. Concernant les législatives, le Centre Carter "recommande un examen approfondi et une évaluation de l'ensemble du processus électoral (par la Commission électorale) et notamment des examens transparents des résultats par bureau de vote". "Un tel examen est essentiel pour préparer les élections futures", estime l'ONG américaine. La CENI n'a toujours pas accédé à cette demande, mais promet de le faire avant les prochaines élections : provinciales le 25 mars et sénatoriales le 4 juillet. Pour de nombreux spécialiste électoraux, toute vérification des désormais impossible : de nombreux bulletins de vote ont disparu et les procès-verbaux des bureaux de vote sont souvent incomplets. Un groupe d'experts américains avait déjà tenté le mois dernier de "crédibiliser" le scrutin en apportant une "aide technique" à la CENI… sans succès.
(Toutes les observations objectives et désintéressée reviennent finalement aux mêmes conclusions : les élections du 28/11/11, organisées dans des conditions invraisemblables, ont donné des résultats qui, en réalité, sont encore inconnus. Et il est certain que les fraudes les plus importantes ont eu lieu au niveau des centres de compilation. On pourrait cependant se rapprocher de la « vérité des urnes » en se référant aux PV des bureaux de vote, dernière opération à avoir été publique et vérifiée par des témoins.
Les chiffres publiés par la CENI ne s’accompagnaient pas de ces PV et leur crédibilité est nulle.
Les chiffres publiés par l’UDPS ne s’accompagnaient pas de ces PV et leur crédibilité est nulle.
L’Eglise n’a jamais publié les résultats constatés par ses observateurs, parce qu’ils étaient partiels.
Les législatives ont été dignes de la présidentielle, sinon pires.
La CSJ a cependant entériné les résultats de la présidence et est en train de faire de même avec les contentieux des législatives. Sa crédibilité est nulle.
Le temps s’est écoulé, la pluie tropicale est tombée sur les bulletins abandonnés en plein air, il y a eu un incendie à la CENI. Tout ce que l’on peut dire, c’est que les résultats des élections demeureront à jamais inconnus. Toute autorité prétendue ne relève plus que de la force, de l’intimidation, d’un coup d’état de fait. Il y a encore un Congo et des Congolais, mais on peut fort bien contester qu’il y ait encore un état nommé RDC. NdlR)  

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