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29/02/2012

CONGO/KINSHASA : QUI EN VEUT A ANTOINE MISISA ?

27/02/2012 à 16h:25 Par Muriel Devey
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Les plaintes pour viol contre Koffi Olomidé ont été déposées par trois de ses danseuses.Les plaintes pour viol contre Koffi Olomidé ont été déposées par trois de ses danseuses. © Seyllou/AFP

Mise en examen en France pour viol et séquestration, la star congolaise a nié les faits, avant de s'envoler aussitôt pour Kinshasa. Au-delà de la véracité de ce qu'on lui reproche, l'affaire met en lumière les pratiques parfois douteuses du monde de la musique congolaise, notamment envers les femmes.

Les musiciens de la République démocratique du Congo (RDC) n'en finissent décidément pas de défrayer la chronique judiciaire, le plus souvent pour des affaires de faux documents ou de trafic d'êtres humains. Après Papa Wemba, condamné en 2004 en France, puis récemment en Belgique pour aide au séjour irrégulier de clandestins, Félix Wazekwa, reconnu coupable en 2010 par la justice belge de traite d'êtres humains puis acquitté, ou encore Nyoka Longo et Werrason, incarcérés en Belgique pour des affaires de faux visas puis libérés, c'est au tour de Koffi Olomide, 55 ans, de se retrouver dans le collimateur de la justice.

Mise en examen le 13 février à Nanterre, en France, pour « viol sur mineures, séquestration, actes de barbarie en bande organisée et trafic d'êtres humains », la star congolaise est rentrée dès le lendemain à Kinshasa sans attendre la décision du juge des libertés de le placer ou non en détention provisoire. Son avocat, Me Manuel Aeschlimann, a déclaré que son client s'était présenté « de son plein gré » à la justice et que le dossier d'instruction était « complètement vide », la plainte des trois femmes, ex-danseuses du musicien, n'ayant pour but, selon lui, que l'obtention d'« un titre de séjour temporaire ».

Homme à femmes

À Kinshasa, cette affaire révèle à nouveau certaines pratiques propres au milieu de la musique, caractérisé par une concurrence forcenée entre orchestres qui tourne à la paranoïa. « Pas question pour un membre d'un groupe d'entrer en contact avec l'adversaire. Si l'un d'entre eux ose assister à un concert de l'ennemi, c'est grave. Il encourt immédiatement les foudres de son patron », explique un musicien kinois. Du coup, notamment en période de gestation d'un album ou de préparation d'une tournée, chacun garde jalousement les siens. Très jeunes et souvent issues de la rue, danseuses et choristes sont surveillées de près de peur qu'elles n'aient des relations intimes avec l'ennemi. Les leaders redoutent d'être « travaillés » par l'adversaire, via les femmes notamment. La troupe est donc quasiment maintenue en isolement pour « préserver » son chef. Faute de contrats en bonne et due forme, tous les membres du groupe sont donc à la merci du « patron », en particulier à l'extérieur de la RDC.

Koffi, connu pour être un homme à femmes, ne dérogerait pas à la règle. Très m'as-tu-vu, il aime en outre étaler les signes extérieurs de sa réussite, en particulier ses voitures, dont son Hummer. On lui reproche aussi son arrogance et un manque de générosité.

Disques d'or

Le « petit » de Papa Wemba n'en reste pas moins une star mondiale capable d'aligner une kyrielle de disques d'or et de distinctions. Il est l'un des rares musiciens de sa génération à avoir fait des études supérieures, à Bordeaux (France) notamment. Au fil des ans, ses fans ont changé. Son style aussi. Ses textes sont de plus en plus osés et ses danseuses de moins en moins vêtues. Au point que des parents éteignent la télévision quand ses clips passent sur le petit écran. D'autres s'offusquent de ses chansons à la gloire du président Joseph Kabila. Mais ses jeunes admirateurs ne s'encombrent guère de ce genre de considérations et rêvent d'être reçus dans la maison du leader de Quartier Latin international, son orchestre, située dans le cossu quartier Mont Fleuri, à Kinshasa.

Reste que les déboires judiciaires en série des musiciens congolais ont eu pour conséquence de compliquer leur obtention d'un visa pour se produire en Europe, ce qui conduit parfois à l'annulation pure et simple de concerts, comme ceux de Fally Ipupa et de Férré Gola prévus à Paris au début de l'année.



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RDC : l'affaire Koffi Olomide et les obscures pratiques du monde de la musique congolaise

27/02/2012 à 16h:25 Par Jeune Afrique
 

Mise en examen en France pour viol et séquestration, la star congolaise a nié les faits, avant de s'envoler aussitôt pour Kinshasa. Au-delà de la véracité de ce qu'on lui reproche, l'affaire met en lumière les pratiques parfois douteuses du monde de la musique congolaise, notamment envers les femmes.

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6 RÉACTION(S)

1.
mont cristal 28/02/2012 à 07h:02

L'auteur de cet article a bien décrit les tristes réalités de la musique congolaise, et surtout ses accointances avec le pouvoir en place dans le but de maintenir le peuple congolais dans l'obscurantisme et la pauvreté extrême au moment où eux se remplissent les poches avec le denier public "le malheur du peuple congolais fait le bonheur de ces aristocrates cleptomanes".

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2.
Poto Djuma 27/02/2012 à 21h:02

Koffi c'est l'un des plus présentables (en mesure de se défendre) que nous pouvons présenter à la face du monde. Protégeons nos artistes valables..

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3.
Jeremie 27/02/2012 à 21h:02

Le temps ou les musiciens congolais avaient une grande influence sur le peuple congolais est revolu. Les Congolais les considèrent desormais comme des gens sans foi ni loi. Des gens prets meme à vendre la RDC pourvu qu´ils touchent leur dime. Depuis l´année 2011, il se produit quelque chose comme un eveil du peuple congolais, surtout de la diaspora congolaise. .

4.
Karen BlastEpsilon 27/02/2012 à 20h:02

le gouvernement ne doit pas negliger de telles situations car il ya une atteinte directe aux droits de l'homme et au principe de liberte fondamentale, ainsi qu'une atteinte a la dignite des personnes. Les femmes ne sont pas un outil de plaisir et de gain d'argent, elles sont des etres humains libres et leur dignite doit etre respectee..

5.
Karen BlastEpsilon 27/02/2012 à 20h:02

C'est totalment irrespectueux et inhumain de profiter des corps des femmes pour ses propres interets, et aller jusqu'a les isoler socialement sous pretexte que ceci permettra de "proteger" le chef. Dabord chaque etre humain est libre d'etablir des relations avec n'importe quel individu, et personne ne doit etre prive de ses droits pour le "bien" d'un autre. .

6.
lili 27/02/2012 à 19h:02

Il est temps que ces musiciens soient puni....en ce qui concerne Koffi, il est un irresponsable, dire que ses accusations ne le derange point. a ecouter son dernier album, Mr Olomide ne se gene point d'explicites sur mineur a character pornographique...coupable a mon avis, il doit finir en prison....Yaka Yaka muana, mayi mayi..... .



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