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29/02/2012

FRANCE : MAIS JUSQU'OU DONC S'ARRETERONT LE PERE ET LA FILLE LE PEN ?

Agression: Montebourg met en cause le FN, Marine Le Pen condamne l'incident(29/02/2012 12:36)

PARIS (AFP)

Le député socialiste de Saône-et-Loire, Arnaud Montebourg, a mis en cause mercredi le Front national dans l'agression dont il a été victime avec sa compagne Audrey Pulvar, un incident qu'a pourtant condamné Marine Le Pen, la candidate du FN à la présidentielle.
L'incident s'est produit mardi soir à Paris. Selon un récit de Mme Pulvar sur Twitter, qui a été confirmé par M. Montebourg, le député et la journaliste ont été pris à partie, à la sortie d'un restaurant, par une "quinzaine" d'individus qui ont proféré notamment des injures antisémites à leur encontre.
Arnaud Montebourg et Audrey Pulvar ont déposé plainte au commissariat du XVIe arrondissement.
Dans une déclaration, mercredi à l'AFP, le député, troisième homme de la primaire PS, a pointé du doigt le Front national et fourni des précisions sur l'incident.
"A l'évidence, c'était des militants politiques du Front national puisqu'ils criaient Bleu blanc rouge! La France aux Français! Le Pen président!" et "une chose est sûre; les individus nous ont reconnus et nous ont nommés par notre nom pour nous insulter", a-t-il dit. L'agression verbale, accompagnée du jet de deux verres selon lui, témoigne d'un "climat de libération d'une parole raciste et à connotation fascisante dans le parti de Mme Le Pen".
Un peu plus tôt, sur Europe 1, Marine Le Pen avait fermement condamné cet incident, en ces termes: "je condamne ce type d'agression, bien entendu, et j'espère que la police va faire son travail".
"S'il suffit d'aller agresser quelqu'un en criant +Le Pen président+ pour que l'on considère que je suis responsable de cela, c'est que l'on a rétrogradé en matière d'état de droit gravement", a poursuivi Mme Le Pen.
Quant aux "extrémistes" au sein du Front national, elle a assuré, lorsqu'il y en avait eu, elle les avait "mis à la porte".
L'incident s'est produit à proximité du lieu où s'était tenu, quelques heures plus tôt, un rassemblement d'hommage à un supporteur du PSG tué en 2010, qui était membre du Kop Boulogne du parc des Princes. La Tribune Boulogne a longtemps été considérée comme un fief de l'extrême droite.
Dans le monde politique, le ton était à l'indignation, certains y voyant la propagation des "idées de haine" dans la société.
Un tel acte est "inadmissible", a déclaré François Hollande, le candidat socialiste à la présidentielle, exprimant sa "solidarité" à Audrey Pulvar et Arnaud Montebourg. Ces "actes ignobles (...) démontrent une fois de plus comment des propos de division, d'exclusion, de xénophobie, portés par des responsables politiques peuvent entraîner des exactions aussi insupportables", a estimé Martine Aubry, la première secrétaire du PS.
D'autres ont ciblé nommément le FN.
"L'odieuse agression (...) est bien la preuve que la bête immonde bouge encore. Et que le FN ne sera jamais un parti politique comme un autre", a estimé le député socialiste Claude Bartolone. 
Une telle agression "par des nervis d'extrême droite" est "intolérable", a déclaré Sergio Coronado, porte-parole d'Eva Joly, la candidate d'Europe Ecologie-Les Verts.
Il s'en est pris aussi aux "propos inadmissibles" tenus dans la nuit sur son compte Twitter par un conseiller national UMP, Eric Normand, "justifiant l'agression", selon lui. "Pulvar-Montebourg agressés à Paris, c'est malheureux. Mais à force de stigmatiser les gens en les insultant, ça arrive", écrivait M. Normand.
Une telle réaction "confirme que la frontière est désormais franchie entre le FN et une droite de plus en plus dure, qui fait de la haine son fonds de commerce électoral", a commenté Claude Bartolone.

Commentaires

J’ai pris plaisir à parcourir votre billet

Écrit par : assurances animal | 12/04/2012

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