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01/03/2012

LA TRACE DIVINE : UN CHAPITRE DU MANIFESTE DU CHRETIEN CREATEUR

LA TRACE DIVINE[1]

 

1. Modeste, humain, universaliste, servant et serviteur, Dieu n’aime pas ceux qui lui donnent tant de place dans leur vie, il aime au contraire ceux qui travaillent et non qui prient jours et nuits.

1.1. Mon observation, après plusieurs années d’aveuglement et de confusion catholiques, y consiste à témoigner que Dieu est présent en chacun des humains croyants ou non-croyants, que Jésus-Christ est Vivant, qu’il est le chemin, la vie, et la vérité, qu’au détriment du christianisme, le catholicisme a profité de la colonisation, et surtout aidé les colonisateurs à « esclavagiser », à dominer les afro-noirs, enfin qu’il y a une grosse différence à établir entre le christianisme, dont l’universalité, l’humanité ne peuvent, en aucun cas, être mise en cause par personne, et le catholicisme, qui n’a de chrétien que de nom.

1.2. Qu’il n’y a qu’à regarder sa pratique vécue, sociale, matérielle, car il n’y relève que des affaires humaines, et surtout avec ce qu’il s’ensuit, c’est-à-dire la haine, l’égoïsme, la rancune, l’envie, le racisme, le capitalisme, le consumérisme, etc., pour s'en convaincre.

2. En chacun de nous, donc, il y a une trace divine. Il suffit de lire, de voir, et de savoir Ecouter, et de savoir Entendre pour s’en convaincre. Mais JAMAIS, pourquoi ? Pardon. Nous savons mieux aujourd’hui que ce n’est ni la robe cléricale, mieux, la soutane qui fait d’un homme, de Dieu fût-il, un soldat du Christ. Mais les actes, les gestes, les faits de celui-ci. C’est pourquoi, mon but aujourd’hui, plus que hier, parce que hier j’étais « aveugle » et immature, y consiste-t-il à emmener le peuple noir et congolais en particulier à s’émanciper du pouvoir religieux extraordinaire qu’il impute aux prêtres et prélats de son pays.

3. Ce que je tiens à dire en est que mon peuple comprenne que ni Monsengwo, ni l’abbé Pundu, ni l’abbé Luyeye (pourfendeurs jadis, entre autres, du travail apostolique de Papa Cardinal Etsou Nzabi Bamunguabi), ni encore moins leurs collègues de Kinshasa, de Bruxelles et d’ailleurs n’ont pas plus d’impact chrétien que lui.

3.1.Parce que ces gens-là, que nous appelons à tort ou à raison, mais certainement à tort exclusivement, hommes de Dieu, agissent, vivent, respirent, désirent, envient, haïssent exactement comme tous les autres communs de mortels.

3.2.Ainsi, la plupart des prêtres qui se targuent de la réputation d’hommes de Dieu, car un grand nombre brisent en miettes tous les vœux qu’ils ont  fait au Seigneur Dieu, et en particulier celui de chasteté soit en couchant avec les femmes et filles d'autrui, soit avec leurs religieuses, ou soit encore celles-ci en convolent-elles, à leur tour, en noce avec des laïcs mariés ou célibataires-, j’en connais beaucoup pour y avoir été pendant plusieurs années dans l’anti-chambre des plusieurs prêtres de mon diocèse et d’ailleurs -, qu’il y sera difficile de m’y aviser du contraire.

4. Que chaque chrétien regarde très bien autour de lui. Il constatera qu’il lui était arrivé, au moins une fois de sa vie de croyant, de parler à Dieu, de réaliser un miracle. Que, malheureusement l’ambiance quotidienne et mondaine lui en a empêchée de s’en apercevoir. C’est ce qui m’était personnellement arrivé le 17 septembre 1989 à Kinshasa. Un rêve prémonitoire où « Quelqu’un » m’invitait à parler en son nom, à parcourir le monde pour porter un message de paix, d’amour, d’humanité, d’universalité, de générosité, de justice, et d’équité. Mon épouse – toujours la même – était à mes côtés. Eveillée, pendant que moi je sommeillais, elle voyait que j’étais en « dialogue » avec ce « Quelqu’un ». Revenu à moi, seule la transpiration me fît voir que quelque chose venait de se passer cette nuit-là. Tout de suite, je lui racontai ma mésaventure. Car ô combien il est difficile de dire ni de convaincre son entourage qu’on a parlé à Dieu, et encore pire qu’on a reçu une mission de lui. ar, très vite on passe pour un illuminé, ou pour un malade mental n’est-ce pas ? Pourtant la même nuit, même en ayant changé trois fois de chambre à coucher, je revus pareil.

4.1. Le lendemain matin, j’allai trouver l’abbé JIM de la paroisse Saint Musey de Linguala/Kinshasa. Lui était, dit-on, charismatique. Je lui racontai devant deux amis, ma femme, et mon fils aîné la même mésaventure. D’abord prions le Seigneur, me convia-t-il. Après la prière, il m’avoua ce que je craignais : professeur Osongo Dieu vous a parlé, et il vous a donné une mission. Laquelle, monsieur l’abbé, lui rétorquai-je ? Mais de parcourir le monde, et de prêcher en son nom, d’enseigner sa parole. Mais monsieur l’abbé … tentai-je de lui expliquer. Mais, il m'arrêtât et me dit  : croyez-vous professeur Osongo que ce qui vous est arrivé arrive tous les jours à tous les hommes ?

4.2. Malheureusement, c'est difficile pour moi de croire que Dieu pouvait encore aujourd’hui parler au monde et aux hommes, me dis-je à mon retour à la maison. Qu’est-ce qui te gêne ou te dérange sondât Cosmos -, un ami Baluba de toujours depuis l’enfance jusqu’aujourd’hui, je l’ai encore revu ces trois dernières fois que je suis reparti à Kinshasa, dans la mission que Dieu t’a donnée ? Parce que, vois-tu lui répondis-je, cela signifie que je dois me flanquer de l’étiquette de pasteur. Or, pasteur suivant la connotation zaïroise, c’est mentir, voler, s’enrichir, arnaquer, coucher avec les filles et les femmes d’autrui. Si ce ne sont pas celles-ci, question d’avoir de l’influence dans une églisette de réveil, qui provoquent l’infidélité de tata pasteur. Or, je ne me voyais pas, malgré le choix de Dieu, encore fallait-il savoir si il s’agissait vraiment de lui, et non pas du diable – moi si pécheur, colérique, nerveux, marxiste et marxisant, socialiste, communiste, même si en moi domine l’instinct universaliste et humaniste avant tout, grâce à mon attachement avisé au christianisme, et au kantisme, le devoir, la bonne volonté avant tout, au détriment de tout le reste -, comment aurais-je pu accepter, comme ça, une pareille mission ?

4.3. Parce que j’avais trop peur que ma modeste image de petit homme ROUGE en prenne un coup tordu. Parce que trop de pasteurs tue trop de pasteurs. Je disais ça, parce qu’à l’époque, et aujourd’hui encore davantage, d’un jour au lendemain n’importe quel énergumène se déclarait prophète, mollah, disciple, etc., et s’arrangeait, par l’exploitation de la misère de ses fidèles, leur pauvreté, et leurs faiblesses physiques et psychiques, pour s’enrichir. Alors qu’ils devenaient (prophètes, pasteurs, disciples) de plus en plus riches, et leurs adeptes toujours de plus en plus pauvres, ridicules, imbéciles, et idiots, en la faveur de la mayonnaise aux œufs ayant fait le tour du crâne, ceux-là (prophètes) y excellaient dans leurs mensonges, manies diaboliques pour encore, et encore annihiler toute conscience responsable de leurs fidèles.

4.4. Peut-être que mes certitudes étaient fausses, et qu’au contraire Dieu créateur de la terre et du ciel s’était – comme y insistait le prêtre charismatique de la Paroisse Saint Musey de Linguala/Kinshasa - effectivement manifesté à moi afin que je tronque contre mon métier de professeur de philosophie celui de pasteur, de prophète, de disciple de son fils Jésus-Christ ? Mais comme je l’explique encore en ce moment, ce n’est pas le refus de servir Dieu qui m’a vraiment guidé, orienté, motivé, car qui étais-je, mieux, qui suis-je pour refuser de me mettre au service de Dieu miséricordieux et Tout Puissant, mais uniquement la honte d’y être aperçu par l’opinion publique de mon pays comme un nouveau tricheur, charlatan, profiteur du système mobutiste qui s’en appuyait pour étouffer toute contestation, tout élan révolutionnaire, rejoignant ainsi la définition que Karl Marx donnait de la religion comme étant l'« opium du peuple ». Bien sûr que si j'avais été partant,  je m’en serais enrichi comme le sont devenus les Olangi, Kutino, Débaba El Shabab, Mopéro wa Maloba, Charles Mombaya, etc., mais dont hélas la plupart ont rejoint, en tout cas, plus tôt que prévu le royaume des cieux, ou des ténèbres !!! Mais, encore une fois, ce n’est pas de mourir dont j’avais le plus peur, mais d’être traité de « comme les autres ». Puisque j’ai toujours été traversé par l’unique idée –, naïve, me dit-on, car seul l’opportunisme en valait symbole de citer, puisque celui-ci paye ses pratiquants, alors que les naïfs étaient esclaves de leur rationalisme et leur fidéisme -, qu’aucune dignité n’en valait une autre, car elle est essentiellement, et toujours-déjà unique, une seule, et indivisible, et qu’en plus elle n’a pas de prix, que toute vie, enfin, vaut la peine d’être saluée, et vécue.

4.5. Ayant fait le tour de la question, donc, avec Béatrice ma femme, mes amis Raphaël (Batetela), et Cosmos (Baluba), l’abbé JIM le prêtre charismatique, malgré leur insistance à m’y impliquer suivant la recommandation divine, eh bien je décidai de ne pas m’y mettre. Je m’agenouillai trois nuits (Sainte Trinité) pour le prier, et lui demandai qu’il comprenne mon choix de ne pas le servir comme pasteur, mieux, mollah, prophète, mais au contraire et toujours comme enseignant. On me dit de lui adresser une demande concrète. Car comment apprécieras-tu, me pressaent-ils énervés et déçus, si oui ou non  sa réponse était ou n’était pas de lui (Dieu Eternel) ?

4.6. Seigneur Dieu, Eternel des Armées, Dieu Tout Puissant et miséricordieux, Dieu d’Abraham, de Moïse, et d’Isaac, me voici devant toi dans l’obscurité de la nuit où promènent, volent les esprits tant bienveillants que maléfiques, pour te dire en face mon refus de parler en ton nom, car qui suis-je d’autre qu’un pauvre pécheur, indigne de ta création ? Mais qui ne peut pas ne pas solliciter à chaque jour, à chaque nuit ta grâce, ta force, ta bonté ?

4.6.1.Ainsi Seigneur, viens-je auprès de toi pour te demander trois choses : je suis déjà très intelligent, mais je voudrais encore plus d’intelligence, c’est-à-dire une intelligence supérieure. Par intelligence supérieure, j’entends relever les défis les plus insurmontables dans mon domaine de recherche et d’enseignement , des défis posés à l'encontre de l’homme noir en tant que noir ; car, je voudrais être remarqué, redouté par le monde.

4.6.2. Seigneur, donne-moi le discernement, dont il s’agit de savoir avant les autres, de pressentir le bien ou le mal avant tout le monde, de prédire l’avenir, de le dire, et ensuite de le vérifier, que mon esprit tourné dans le futur essentiellement m’aide à comprendre le passé (que tout un chacun croit connaître, mais en réalité non), et le présent.

4.6.3. Enfin, Seigneur, donne-moi ta force de persuasion afin que j’intercède pour les couples en difficultés. Puisque j’estime que le mariage homme-femme est le socle sur lequel était assise ta Parole.

7. Quel en est le bilan 25 ans plus tard ?

7.1. Je suis TOUJOURS immensément PAUVRE financièrement, matériellement, NAÏF mais gravement DIGNE.

7.2. En revanche, mon entourage a pu vérifier :

7.2.1. Que Dieu m’a effectivement donné l’intelligence supérieure. Parce que dans mon domaine, j’ai pu relever le défi que l’homme blanc, en philosophie, croyait (à la suite de l’ouvrage de Hegel « La raison dans l’histoire ») que l’homme noir n’en serait JAMAIS capable. Pourtant, j’y suis devenu tout simplement le premier noir à obtenir le diplôme le plus élevé des grades académique et scientifiques en philosophie !!! J'ai pu, ainsi, venger le savant sénagalais Cheik Anta Diop. Mais si j’ai été remarqué, redouté, envié par le monde, celui-ci ne s’y est pas laissé faire, car il s’est mis en ordre de marche pour me mener la vie dure. Même si, encore une fois, ce qui m’arrive ici en Europe pourrait être considéré comme le chemin de croix que vécût Jésus-Christ.

7.2.2. Que Dieu m’a donné le discernement, parce que TOUS mes enfants me le disent, ils me disent que tout ce que je dis ou leur dis finit toujours par se réaliser. Par exemple quand il m’arrive de leur donner cinq ans consécutivement les noms et profiles des futures miss France, ou les gagnants de Kho-Lanta, etc. Voire de prédire un bonheur, ou un malheur à un proche, ou à un connu. A telle enseigne qu’on n’aime plus que j’y dise un mot sinon il arrivera malheur … Dans un roman à paraître, j’explique cette puissance de la parole qui est en moi, je dis notamment qu’elle proviendrait de mon père, qui me l’a transmis dans son lit de malade pour-la-mort à l’hôpital de Wembonyama à soixante kilomètres d’Oshing’Untu mon village natal. Il dit à ma vénérable maman, à mes frères et sœurs qui étaient autour de lui pour guetter son départ vers le pays loin : « Laissez-le parler. Toujours. Il ne sera ni grand physiquement, ni grand de taille. Mais sa parole sera plus grande que tout. Il dominera la nuit et le jour. Il dominera le monde ». Quand je m’observe, je me dis que Dieu n’a ressorti que ce que mon père avait dit, et que j’hésitais de prendre au sérieux.

7.2.3. Que Dieu, enfin, m’a donné la capacité de persuasion pour unir des couples déchirés soit par excès d’ego, d’infidélité, de mégalomanie, de mythomanie, ou de paranoïa. Plusieurs couples qui ont vu leurs efforts de se remettre ensemble de nouveau évanouis aux mains des Tata pasteurs, ont pu, non pas grâce à moi, mais au contraire au Christ, goûter de nouveau à l’union, à l’amour charnel. Certains pour m’en remercier donnèrent à leurs rejetons mes noms et prénoms, d’autres m’en firent parrain.

8. Ce bilan extraordinaire voire incroyable ne me donnât nullement la grosse tête, mais que du contraire. Car, je continuai à fréquenter les églises catholiques du Zaïre (de l’époque), de Belgique, d’Allemagne, de France, etc. Si je continuais à y aller, ce n’est pas parce que je ne savais pas que Dieu n’y était pas, mais au contraire pour y conduire mes enfants dans la bonne tradition chrétienne, que j’y croyais raffermie.

9. Après la naissance d’un premier fils, ma femme et moi avions dû attendre 11 ans avant de goûter aux joies d’une nouvelle maternité. Pendant ces onze de diète où se mêlèrent injures, moqueries, quolibets, menaces de séparation qu’orchestrait ma propre famille, je ne cessai de rêver la naissance imminente d’une petite fille aux cheveux noirs et teint clair, nez aminci comme le mien, petits yeux comme les miens, et visage cadré. Quand elle naquît ce fût le délire, car la nouvelle née ressemblait à sa grand-mère, c’est-à-dire à moi-même, quoi.

9.1. Après sa naissance, quel autre joli prénom que celui d’Immaculée devait y pousser jusqu’à la fidélité dont j’ai fait preuve à l’égard de ma femme, et à son endroit, car je refusai toute aide, toute solution humaine, mieux, « maraboutisée », en me disant que ce n’était pas possible que mes prières ne soient pas entendues. Cinq ans, après la naissance de la fille tant attendue, ma femme et moi donnâmes coup sur le coup trois enfants Evangile (garçon), Trinitée (fille), et Vérité (garçon). Cinq enfants au compteur, largement même au-dessus des méchantes langues de Louvain-La-Neuve, et d’ailleurs, mais dont la gestion devint disproportionnée.

9.2. Au point que le médecin de ma femme commençait à attirer mon attention sur les effets néfastes des grossesses trop rapprochées, et que cinq enfants ça suffisait comme ça, etc. Autrement dit, il fallait que je convainque mon épouse d'arrêter les naissances. Argument difficile à donner à une femme qui en cherchait une dizaine d’années plus tôt n'est-ce-pas ? Entre 2001 et 2005, deux nouveaux enfants s’ajoutèrent. Ce qui fait de notre famille une d’exception. Car elle compte en son sein des membres du 20ème. siècle, et du 21ème. siècle. Ainsi, les méchantes langues furent-elles battues en brèche, laissées sur place par la grâce du Dieu miséricordieux Comme quoi rien ne sert à courir, il faut partir à point. « Ata okimi bango, dit Papa Wemba mon frangin, okokuta ga kuna » (cfr ; « Beau gosse » dans son album « Trait d’Union »).

9.3. J’exprime ma gratitude au Dieu Souverain dans un roman à paraître intitulé « Le stérile. Je cherchais un enfant, il ne venait pas, quand il est venu, je ne savais plus arrêter »

10.Dans ce pauvre et maigre témoignage, mon but, en plus des thèses mentionnées précédemment, y a consisté à révéler la « trace divine » qui est en chacun de nous, et la patience dont nous en serions capables pour recevoir de Dieu.

10.1. IL ne sert à rien à courir, il ne sert à rien pleurer, à gémir, à multiplier des vaines paroles, mais de juste Attendre et Entendre. C’est facile à dire qu’à faire, bien sûr, en dehors de ça point de salut, je vous le jure. (LA MORT DU LOUP).

10.2. Il ne sert à rien de fréquenter les églises catholiques, ou non, parce que la seule prière qui vaut la peine d’être enseignée est le travail qui favorise la « création », la production, et l’invention dans l’histoire.

10.3. Comment rester INDEFINIMENT  sourd et muet, alors que depuis la nuit des temps, la religion catholique ne cesse de contribuer à l’aveuglement, à la lassitude des peuples du Tiers-monde, et du Congo/Kinshasa en particulier ? Il devrait (peuple congolais) détruire toutes les églises de quelles que connotations, de quelques origines qu’elles soient, et ériger des écoles, des bibliothèques, des outils, des usines à la place.

10.4.Tant que le peuple congolais n’aura pas compris que Dieu ne donne plus la manne du ciel, que la religion catholique, et toute religion quelle qu’elle soit est l’opium du peuple, que les prêtres, les Messeigneurs, les cardinaux, les nonnes qui prétendent parler au nom de Dieu n’étaient que des pharisiens et des usurpateurs des grands talents, il ne connaîtra jamais ni la « civilisation », ni la « modernité », ni encore moins le « développement ».

10.5. En sous-mains, j’entends dire enfin que n’importe qui au Congo/Kinshasa, ou ailleurs pouvait aller au Père Saint sans passer nécessairement par Monsengwo, ou par je ne sais quel prêtre, quelle sœur. Car, il n’y a pas pire que l’aliénation mentale, intellectuelle, et spirituelle (superstructure). Même si Karl Marx me dirait l’inverse, dans la mesure où pour lui, c’est plutôt l’aliénation économique (infrastructure) qui en serait la plus déterminante dans l’évolution intégrale de l’homme. Il a raison. Même si il ne m’a jamais dit comment cela était possible dans le physique d’un homme dont l’esprit est profané, souillé, déformé, affaibli, déconcerté, désorienté … Le débat, à mon avis, n’a rien à envier à celui de l’œuf et de la poule, qui a pondu qui ? Or, la seule manière de s’en sortir, avais-je toujours dit à mes étudiants, se tient à cent lieues de la mauvaise question qu’on se pose. Car, au lieu de coûte que coûte savoir qui a fait quoi avant l’autre, on devrait au contraire imaginer la globalité, l’entièreté, l’intégralité de la chose. Parce que quand on arrive au tout, on arrive au créateur, mieux, à la création.

11. Mon mouvement qui s’appelle « Réformateur Religieux pour la Libération de la Conscience Congolaise » (MRLC en sigle) n’est pas – quoi qu’on puisse le penser ou le croire - anti-religieux. Il se veut plutôt « réformateur ». Ce disant, il n’est ni pro-protestant, ni anti-catholique, ni pro ou anti-kimbanguiste, mais au contraire un « dépassement » radical. C’est un mouvement qui dénonce la léthargie religieuse, qui continue à prêcher le vœu de pauvreté, alors que le peuple auquel on s’adresse, à titre d’illustration la religion catholique, est déjà pauvre, comme ça, pour espérer mieux. Son évangélisation est mal à point, insignifiante, complètement ringarde, et dépassée.

12. Rejoignez en masse ce mouvement, dont le signe particulier consiste (sans jamais rejeter le christianisme) à prier Dieu au travail, et en travaillant, plutôt que jours et nuits y aller attendre pour écouter/entendre les soi-disant pasteurs, prophètes, prêtres, messeigneurs, nonnes qui, la nuit tombée vont tripoter avec les parties intimes des femmes, ou des bonnes sœurs, et puis s’empressent le jour venu à y aller prêcher, avec une petite voix angélique « aaa… amen » la BONNE NOUVELLE. La bonne nouvelle qui se résume au sophisme le plus abject, et le plus dangereux qui soit « Ne faites pas ce que je fais, mais faites ce que je vous dis ». Avec son aide, le roi Léopold II qui avait tout compris, a pu léguer à son pays quatre-vingt fois le Congo/Kinshasa.

13. Le slogan du mouvement est : « Plus du christianisme, pour moins du catholicisme ».

 

Antoine-Dover OSONGO-LUKADI

Président national du MRLC



[1] Chapitre tiré du « Manifeste du chrétien créateur. Suivi de la Charte ».

08:38 Publié dans Rédaction | Lien permanent | Commentaires (0)

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