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23/05/2012

CONGO/KINSHASA : ET ENFIN IL Y A UNE TELLE HYPOTHESE CYNIQUE DITE Transfert des ex-CNDP à Kananga ou transfert de l’insécurité de l’Est à l’Ouest du Congo ?

Transfert des ex-CNDP à Kananga ou transfert de l’insécurité de l’Est à l’Ouest du Congo ?

Une stratégie à triple volets pour la survie des régimes congolais et rwandais

Laurent-Nkunda.jpgLe lundi 24/04, l’ambiance était  peu habituelle à l’aéroport de Goma. Un millier de soldats ex-CNDP (avec femmes et enfants) y étaient rassemblés. Appartenant au 811ème régiment basé à Mwesso, Pinga, Kitshanga dans le territoire de Masisi, ces hommes de troupes étaient  en partance pour Kananga dans le Kasaï Occidental. Ce 81ème  régiment des FARDC est, désormais, commandé par le commandant Mulomba BAHATI,  après la défection du Colonel Zimulinda (rwandophone) et ses hommes.
Dans les prochains jours, il est aussi annoncé le transfert, dans d’autres provinces, des militaires du régiment basé à Rutshuru regorgeant d’autres ex-CNDP ainsi que des ex-UPC/Ituri.
Officiellement, cette mutation décidée par l’Etat-major général des FARDC vise à mettre fin au phénomène de « soldats et officiers communautaires » décrié par le président Joseph Kabila lors de son dernier séjour à Goma.
Rappelons que dans un  accord signé en 2009 par les représentants du CNDP et du gouvernement congolais, il était convenu que, même intégrés au sein des FARDC, les éléments du CNDP ne pouvaient être déployés qu’à l’Est de la RDC et particulièrement dans la région du  Kivu.
Fort de cet accort, des militaires FARDC, notamment des ex-CNDP,  ne voulaient pas servir l’armée en dehors de cette région troublée du pays.
Certains medias officiels ont même rapporté que la majorité des militaires concernés par cette mesure se disent très motivés de quitter la province du Nord-Kivu et se seraient même engager à ne plus jamais trahir le Congo.

Qu’est-ce qui a pu changer subitement chez ces ex-CNDP ?

Parmi les raisons avancées par les ex-CNDP pour justifier leur déploiement dans le Kivu il y avait, entre autres, la protection des communautés Tutsi vivant dans cette partie de la RDC qui, selon eux, étaient régulièrement victimes des attaques des groupes armés locaux et étrangers.
De ce point de vu, aucune pression ne peut, en principe, les obliger de changer d’avis en décidant de quitter leur patelin où des Mayi-mayi et Fdlr sont entrain de coaliser actuellement.  Il y va de la survie de membres de leurs « familles ».
En plus, présentés par une certaine opinion politique congolaise comme des « envahisseurs rwandais au Congo», il n’est pas évident qu’ils soient bien accueillis dans d’autres provinces de ce pays post conflit.
 L’on se demande d’ailleurs comment se fera leur installation à Kananga où les populations seraient déjà sensibilisées pour refuser leur présence.
Que ces militaires Tutsi, sur-motivés quant à la défense des membres de leurs communautés vivant au Kivu, changent subitement d’avis ne peut que susciter des interrogations.
Au niveau de la Monusco l’on considère que ce mouvement des troupes compromet plusieurs opérations militaires conjointes qui étaient encours dans cette partie du Congo.

Une stratégie à triple volets
Depuis 2009,  une sorte de frustration est vécue au sein des FARDC. Des militaires ex-CNDP jouissent de certains privilèges (postes de commandements, contrôles de carrés miniers, engins roulants, matériels de communication…) que n’ont pas nécessairement les « autres ».  Ces anciens poulains de Laurent Nkunda se distinguent dans unes indiscipline caractéristique à la base de nombreuses bavures. Comme « immunisés », ils font très peu ou pas du tout l’objet de poursuite judiciaire.
Dans cette région du Kivu connue pour ses antagonismes entre communautés y vivant, cette attitude des ex-CNDP n’a pas tardé à engendrer la frustration. Frustration au sein d’une population qui aperçoit ainsi s’installer une sorte d’hégémonie Tutsi et la frustration au sein de l’armée où plusieurs officiers ont commencé à déserter avec éléments, armes et munitions. Ce qui est, non seulement à la base de l’insécurité permanente dans cette région, mais aussi de la baisse  sensiblement la cote de popularité de Joseph Kabila dans la contrée.
Cette mesure d’éloignement momentané des ex-CNDP permettrait à Kabila de reprendre la main sur les autres soldats Fardc mécontents de constater que la rigueur de l’armée n’est pas appliquée aux rwandophones. Certaines sources soutiennent qu’afin de calmer les esprits, un simulacre de procès sera organisé pour juger trois colonels impliqués dans les désertions d’Uvira, Baraka et Nyabibwe.
Le déploiement des ex-CNDP dans le Kasaï, fief de la contestation politique de l’opposant Etienne Tshisekedi constitue, pour certains observateurs politiques, un message fort du régime contre ceux qui seraient tenté par une aventure sécessionniste. Tout le monde connaît le « savoir-faire » de ces ex-CNDP lorsqu’il s’agit de réprimer les mouvements de masses. Des mauvaises langues voient déjà, dans ce transfert, un transport de l’insécurité de l’Est vers l’Ouest de la RDC.
Aussi, pense-t-on, que ce mouvement des troupes serait avantageux pour un déploiement discret et efficace des infiltrés RDF (Armée rwandaise) qui profiteront des mouvements de permutation des régiments Fardc afin de s’incruster dans les deux Kivu où les alliances entre les Fdlr et les groupes d’autodéfense Mayi-Mayi commencent à inquiéter sérieusement Kigali.
Les deux Kasai et le Katanga regorgent plusieurs familles des combattants FDLR. Ces provinces constituent donc un vivier de jeunes combattants qui se rallient de plus en plus à leurs parents qui sont dans les différents fronts dans les deux Kivu. Kigali voudrait ratisser à la base pour enfin décourager ceux qui continuent à combattre pense-t-on dans certains cercles de réflexion.
Les ex-CNDP, auxquels des infiltrés RDF (Rwanda Defense Forces) seront joints ultérieurement, pourraient s’occuper de ce « boulot » au cœur des familles Fdlr mises à l’abri loin des différents fronts animés par les combattants actifs.
Ce transfert se fait pendant que des défections des ex-CNDP continuent au Kivu. Il y a quelques jours, quatre colonels ont fait défection avec leurs troupes en se dirigeant vers Kitchanga, fief de Bosco Ntaganda. Il s’agit des colonels Mutoni, Ngaruye, Muhire et Zimulinda. Ceci est considéré par certains analystes comme une manière, pour eux, d’aller prévenir une éventuelle attaque pour arrêter Bosco Ntaganda. Ce général des FARDC continue, pour sa part, à jouir de la confiance de Kigali et de Kinshasa pour le moment. Il garde, autour de lui, un nombre important de soldats fidèles, capables de résister à toute attaque dans l’éventualité  d’une décision de le faire arrêter. Son arrestation n’est pas envisageable dans les conditions sécuritaires actuelles au Nord-Kivu.
Il ressort de ce qui précède que cette opération vise, avant tout, la protection de deux régimes : celui de Kigali et celui de Kinshasa.
Le Millénaire


Désordre sécuritaire à L'Est du Congo : Les services de sécurité rwandaise et ougandaise en alerte maximale

kabila_museveni1.jpg" L’ennemi, c’est aussi le compatriote manipulé par le Malin ou par l’étranger. L’objectif final de la lutte est un refaçonnage  social complet : l’homme nouveau est en vue. Pour atteindre ce but, il faut purifier son camp. Comme Lénine le disait bien : le parti se renforce en s’épurant... Notre pire ennemi est dans nos rangs. " Cette citation de M. Pierre Conesa (Spécialiste en stratégie de la défense) nous a beaucoup édifier dans la compréhension du désordre sécuritaire à l’Est de la RD Congo où l’on essaye de présenter le général Bosco Ntaganda comme la cause du malheur des populations des deux provinces du Kivu. Des acteurs sociaux et politiques (tirant profit de cette situation) ont toujours été, par leurs écrits ou leurs discours et par les mythologies qu’ils essayent de créer, responsables de cette insécurité en essayant de donner de la consistance à des émotions collectives pour faire perdurer le gâteau.

Maintenir le curseur entre les intérêts et la sécurité des régimes autocrates

Les deux Kivu ont toujours étaient confrontés à la question des populations vivant des deux cotés de la frontière commune avec le Rwanda. Les accélérateurs de crise ont souvent été les militaires et les hommes politiques en mal de légitimité, chaque catégorie tenant l’autre par la barbichette au nom de la défense du sol sacré de la patrie ou des intérêts personnels. Au fil du temps, il fallait trouver un bouc émissaire, fabriquer un ennemi héréditaire de façon à l’ancrer dans le passé et constituer un argument pour une mobilisation de l’opinion publique. La situation s’est aggravée avec l’arrivée du président Laurent Kabila et son AFDL qualifié (un peu tardivement par lui-même) de conglomérat d’aventuriers. Faute d’avoir respecté ses engagements, le pouvoir sera cédé au fils qui, pour garantir sa longévité, va développer un double discours. Celui d’apaisement et de bon voisinage destiné à la communauté internationale et le discours de l’hostilité tous azimuts pour la consommation locale en vue de s’attirer la sympathie des populations autochtones. Cette hostilité s’est vite appuyée sur un nationalisme aux accents variés qui pouvait être alarmiste, revanchard, victimaire et surtout populiste en vue de s’attirer la confiance des congolaises. Et voilà comment les régimes kabilistes successifs en accord avec leurs mentors sont parvenus à fabriquer des portes flingues afin de justifier leur incapacité à solutionner le problème.

Il y a eu l’intellectuel utopiste Laurent Nkunda qui, au fil de temps, va développer un discours libertaire et contraire aux attentes des régimes autoritaires de Kinshasa et Kigali. Ses services furent déclarés «périmés» par les deux autocrates qui vont le remplacer par Bosco Ntaganda, un inculte supposé malléable. Catapulté à un poste de gestion des intérêts financiers et sécuritaires des proches de deux présidents, le pauvre baroudeur devenu général va se retrouver en contact avec des gros lobbies et des dealers, sans foi ni loi, à la recherche des minerais précieux et stratégiques. N’ayant aucune notion des grosses affaires juteuses, il va perdre la boule en traitant avec des mafieux dont certains travaillaient en sous main pour le compte des ennemis de Kigali et de Kinshasa. Voilà comment le garçon de rue, devenu l’intermédiaire attitré dans des transactions mafieuses, va se retrouver en disgrâce vis-à-vis de ses parrains. Ces derniers vont actionner leurs contacts occidentaux et des menaces vont provenir de ceux-là même qui bénéficient des retombées de ces transactions mafieuses (lire à ce sujet le livre de Christophe Boltanski : Minerais de sang). Des ONG, des organismes de droit de l’homme, la CPI et toutes ces officines aux dénominations angéliques qui répondent aux injonctions des services de renseignements occidentaux vont faire de Bosco Ntaganda le responsable d’une situation dont il ne maitrise pas du tout les manettes. C’est ainsi que l’enfant terrible de Masisi s’est vu lâcher par ses protecteurs qui sont actuellement à la recherche d’un remplaçant car le business ne doit pas s’arrêter : les grosses sociétés de téléphonie et les usines de pointes occidentales doivent continuer à fonctionner…

Consolider la ligne de crête entre les richesses de l’Est de la RDC et les intérêts de la CEA

L’autre facette du dossier sécuritaire de la région des Grands Lacs que les analystes semblent ne pas percevoir ce sont les tentacules de la Communauté Est Africaine (CEA) sur l’Est de la RDC qui est, économiquement, lié à cette CEA depuis longtemps. Il est évident que la consolidation des intérêts occidentaux, dans les régions centrale et orientale de l’Afrique, dépendra inévitablement de la stabilité et de l’extension de la CEA. Constituée actuellement du Burundi, du Kenya, de l’Ouganda, du Rwanda et de la Tanzanie, la Communauté d'Afrique de l'Est (en anglais East African Community, EAC) nourrit l’ambition de s’étendre sur le Soudan du Sud, l’Ethiopie, le Malawi, la Zambie et la RD Congo dont l’Est est déjà impliqué économiquement.


Dans sa configuration actuelle, la CEA couvre une superficie de 1,8 millions de Km² pour une population de 140 millions d’habitant, un PIB de $ 80 milliards avec des réserves importantes de pétrole, gaz, minerais précieux et stratégiques bref un potentiel qui fait rêver tous les stratèges occidentaux surtout les USA. La mise en chantier d’un marché commun et d’une prochaine union monétaire fera de cette communauté un partenaire non seulement économique mais sécuritaire pour les Occidentaux qui veulent stopper l’expansion d’un islamisme dévastateur dans la corne de l’Afrique. Les services américains sont actuellement implantés dans tous les pays de front de la CEA et y développent des partenariats stratégiques (économico-militaires). Malheureusement la non-existence d’un Etat de droit en RD Congo fait de sa partie orientale une région non gouvernée où les armes circulent à profusion et des groupes mafieux exploitent librement les minerais. Les services américains viennent de fabriquer un ennemi planétaire (Joseph Kony) mais en réalité c’est le régime soudanais de M. Al Béchir qui est nettement visé. Israël a été mis à contribution à travers la soldatesque rwandaise et ougandaise pour maitriser l’Est de la RD Congo qui pourrait accueillir des terroristes islamistes. Cette situation a été bien décrite par Pierre Péan dans son livre : Carnages, les guerres secrètes des grandes puissances en Afrique, p. 277 "A partir du moment où j’ai découvert que les Israéliens avaient eux aussi aidé Kagamé à conquérir le pouvoir, mon champ de vision s’élargit soudain et je compris que le Soudan, allié du Hamas et de l’Iran, était un ennemi important de l’Etat hébreu ; que, par là, d’une certaine manière, la tragédie rwandaise avait quelque chose à voir avec la question du Moyen-Orient et la lutte contre l’islamisme".

Pour donner du contour à cette stratégie expansionniste, le régime de Kagame vient de mettre en alerte son armada militaire pour stopper les alliances qui se forment actuellement entre des groupes armés locaux et les FDLR.  Le signal fort a été donné par le régime de Museveni qui a détecté les deux fronts qui le menacent : l’insécurité à l’Est de la RDC et la guerre au Soudan. Un article paru dans le quotidien pro-gouvernemental Red Pepper du 02/05/2012 dit ceci : «  Les rapports des services de sécurité ougandaise indiquent que les hommes de Ntaganda se dirigent vers les régions occupées par les rebelles ADF.  “Il y a inquiétude que ces mutins puissent faire une alliance avec les rebelles ADF et provoquer des dégâts dans l’Est de la DR Congo et dans l’Ouest de l'Ouganda.   Ainsi, il y a un besoin urgent de préparer notre système de défense pour faire face à toute éventualité”». A cet effet, le président Museveni a dépêché son premier ministre Amama Mbabazi le dimanche 29 Avril en Israël pour accélérer l’exécution des contrats passés depuis l'année dernière concernant l'achat de drones, des équipements militaires des forces navale et aérienne, des mortiers et des systèmes radars sophistiqués (Cliquez sur ce lien pour lire l’article en question).

Les champions du décryptage des évènements à l’Est de la RD Congo continuent à nous présenter une opération de ratissage menée par des vaillants Fardc contre des renégats mutins en voie d’élimination et/ou d’arrestation. Et pourtant, les choses ne sont pas aussi simplistes comme nous laissent croire ces fabricants d’opinion. Les notions nouvelles de rareté des ressources, de guerre de l’eau, de conflits climatiques constituent l’essence même de la conception idéologique actuelle des puissances occidentales. Les régimes africains, qui ne pourront pas adapter leur vision de développement à ces éléments déterminants de la géopolitique du catastrophisme, condamneront l’avenir des leurs populations respectives. La gestion d’un Etat moderne étant devenu un risque, une menace et un défi, la RD Congo pourra-t-elle s’en sortir ? Wait and see…

 

Jean Mulongo Mbuyu

13/05/2012

Insécurité au Nord Kivu : la société civile en appelle à l’implication des autorités

La situation sécuritaire demeure très déplorable dans la province du Nord Kivu. Les habitants de cette partie de la RDC ne savent plus à quel saint se vouer. Ce communiqué de la société civile du Nord Kivu retrace les derniers faits en date.


Territoire de Beni:ASSASSINAT DE ZABIBU KAZINGUFU PHOEBE

Mme KAZINGUFU PHOEBE a été abattue vers 20h30, la nuit de mercredi 9 mai courant, à KASUSULA/NZENGA, l’un des Quartier de MUTWANGA, Chef-lieu de la Collectivité de RUWENZORI, à l’Est du Territoire de Beni (soit 55km-E.de Beni-Ville).
En effet, 3 bandits armés et vêtus en uniforme militaire s’étaient introduits au domicile de Mr LUNGO KAZINGUFU (son frère cadet, chez qui elle était en visite en provenance de Beni-Ville). Les assaillants ont intimidé cet operateur économique, au près de qui ils ont ravi 1.275$ à coté de 210.000Francs Congolais.
L’un des assaillants qui venaient de s’introduire dans la chambre où logeaient Mme ZABIBU l’exigé de l’argent faute de quoi il a tenté en vain de la violer avant de lui loger deux balles dans sa poitrine. Apres leur forfait, ces malfrats se sont volatiliser dans la nature.
Cette situation a été à la base d’une vive tension toute la journée de jeudi dernier à MUTWANGA, la population en colère cherchait à amener la dépouille mortelle au camp des FARDC (à l’Etat-major du 807è Régiment) dont les éléments étaient soupçonnés par elle d’avoir commis ce crime. La Coordination de la Société Civile du Nord Kivu qui condamne ce crime exige de l’auditorat et de services de sécurités l’ouverture des enquêtes afin d’appréhender les criminels et les traduire en justice. Des sources entrecoupées, nous apprenons que 4 suspects FARDC seraient arrêtés par les services de sécurité militaire du 807e Rgmt. Mais, jusqu'à présent aucune confirmation des autorités militaires quant a ce sujet.
Les militaires ont dû disperser par des balles réelles les manifestants qui amenaient le corps et ceux qui s’étaient déjà mis à barricader les routes pour exprimer leur mécontentement. L’enterrement est survenu tard, le soir.


Territoire de RUTSURU: QUATRE CIVILS ENLEVES A LA PECHERIE DE VITSUMBI
C’était vers 8h, le matin de mercredi 09 mai courant lorsqu’un groupe de 7FDLR armés ont surpris les 4civils à la Pêcherie de VITSUMBI (en Groupement Kanyabayonga, Chefferie de BWITO, dans le Territoire de RUTSURU), sur le lac Edouard.
Ces rebelles Rwandais ont cueillis les 4pecheurs, les amenant avec leur pirogue motorisé vers leur camp de BUHENDO/KYONDOO, à environs 30km-Est de VITSUMBI.
Au cours de cet après-midi, les ravisseurs ont relâché 2 de leurs otages, en conditions qu’ils aillent récupérer une rançon auprès de leurs membres des familles et faciliter la transaction pour toute éventuelle libération de deux autres. Les victimes, Mrs MUSUBAO MUPANDA (28ans, marié à Kavugho Baseme, père de 3enfants, résident à Vitsumbi) et DIEGO MAHONGO (31an, marié à Denise KANYERE, père d’1enfant, résident à Kiwanja, mais en visite chez son ami MUSUBAO) déclarent que les ravisseurs promettent leur ôter la vie en cas où la rançon traine d’être versée. Les ravisseurs menacent au téléphone, qu’en défaut du versement de 2500$ l’un de ces matins, ils en finissent avec « ces vilains ».
Les familles de victimes qui ne savent plus a quel Saint se vouer en appelle à l’implication des autorités provinciales, de la MONUSCO et autres personnes pour que soient libérés les leurs. Ils l’ont dit, au cours d’un entretien avec la Coordination de la Société Civile du Nord Kivu le matin de ce vendredi 11 mai 2012. 

 Me OMAR KAVOTA,

Vice-président et Porte-parole de la Société Civile du Nord Kivu



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