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23/05/2012

CONGO/KINSHASA : TOUT PREALABLE A LA PAIX AU KIVU COMMENCE SELON MOI PAR LE DEPART EFFECTIF ET DEFINITIF DES TROUPES DE L'OTAN QU'ON APPELLE POUR SE DONNER BONNE CONSCIENCE MONUC OU MONUSCO TOUT C'EST PAREIL CAR C'EST LA DESTABILISATION DE LA RDC

Kinshasa et Kigali doivent mettre fin à l'impunité des criminels de guerre congolais
(Le Monde 23/05/2012)


Au moins deux criminels de guerre congolais séjournent au Rwanda sans être inquiétés par la justice... Le colonel Laurent Nkunda, ex-chef du Conseil national pour la défense du peuple (CNDP), est en résidence surveillée et ne semble faire l'objet d'aucune poursuite judiciaire depuis son arrestation le 22 janvier 2009.

Quand il était officier supérieur du Rassemblement congolais pour la démocratie-Goma (RCD-Goma), puis chef du CNDP, ses soldats ont violé, torturé, exécuté des milliers de personnes à Kisangani en mai 2002, à Bukavu en mai et juin 2004 et à Kiwanja en novembre 2008, trois localités situées dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC).

Le colonel Jules Mutebutsi, ancien officier du RCD-Goma, a quant à lui disparu du paysage médiatique fin 2010 après s'être établi en toute liberté au Rwanda. Il est pourtant suspecté d'avoir commis des crimes de guerre, notamment lors de l'invasion de la ville de Bukavu en juin 2004.

Tous deux ont été un temps le bras armé du Rwanda dans l'est de la RDC. Ils ont organisé le pillage des ressources naturelles congolaises au profit du Rwanda et de certains militaires. Après que la communauté internationale a exprimé son indignation, ils ont été évincés et remplacés. Toutefois, faute de pression des autorités congolaises et internationales, les autorités rwandaises ne les ont jamais inquiétés...

Le successeur de Laurent Nkunda, Bosco Ntaganda, ex-CNDP devenu général des Forces armées de la RDC (FARDC), a eu longtemps pignon sur rue à Goma, dans l'est de la RDC, mais également au Rwanda, où il pouvait circuler en toute liberté. Kinshasa et Kigali lui avaient donné pour mission de combattre les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) et de permettre la réintégration des soldats du CNDP dans les FARDC. Il était pourtant recherché par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre.

Selon un rapport du groupe d'experts des Nations unies sur la RDC de décembre 2011, Bosco Ntaganda s'est rendu à de nombreuses reprises au Rwanda en 2011, dont deux fois de manière officielle, avec l'accord des services de l'immigration rwandais. Il a aussi organisé le trafic de minerais entre la RDC et le Rwanda sans qu'interviennent les Forces de défense rwandaises (FDR).

Les très nombreuses informations relatives à Bosco Ntaganda contenues dans le rapport du groupe d'experts démontrent, exemples à l'appui, les activités criminelles de Bosco Ntaganda et la connivence des plus hautes autorités congolaises et rwandaises pour le protéger. Le pouvoir en place à Kinshasa s'est notamment appuyé sur Bosco Ntaganda et le CNDP pour assurer son emprise sur les électeurs du Nord et du Sud-Kivu lors de l'élection présidentielle de 2011. Grâce aux intimidations et aux fraudes commises par des éléments du CNDP, le président sortant a remporté de nombreuses voix dans l'est de la RDC. Y a-t-il eu un échange tacite permettant à Bosco Ntaganda de continuer ses activités de contrebandiers en toute liberté ?

La révélation des liens entre le Rwanda et Bosco Ntaganda contenue dans le rapport d'experts des Nations unies sur la RDC a embarrassé les autorités rwandaises. La condamnation pour crimes de guerre, le 14 mars, de l'ancien chef de Bosco Ntaganda, Thomas Lubanga, par la CPI pour avoir enrôlé des enfants soldats en 2002-2003 pendant la guerre civile en Ituri, a de nouveau poussé la communauté internationale à demander l'arrestation et le transfert de Bosco Ntaganda vers la CPI pour être jugé des mêmes crimes.

Dans ce contexte, les autorités congolaises et rwandaises se sont certainement demandé si Bosco Ntaganda pouvait continuer à servir leurs intérêts respectifs dans l'est de la RDC. Sentant le vent tourner, Bosco Ntaganda a fomenté des troubles dans l'est du pays et après des combats violents avec les FARDC, il s'est réfugié dans le parc de la Virunga, en RDC. Dans le même temps, un nouveau mouvement rebelle issu du CNDP s'est créé, le Mouvement du 23 mars (M23). Il est dirigé par le colonel Sultani Makenga. Ce colonel ne serait-il pas le remplaçant de Bosco Ntaganda destiné à assurer la continuité de la mainmise rwandaise sur l'est de la RDC ?

Il semble peu probable que les autorités rwandaises décident de remettre Bosco Ntaganda à la CPI. Il en sait trop. Mais le laisser se faire tuer par l'armée congolaise serait assez embarrassant... Si les autorités rwandaises ne le protègent pas, comment s'assurer que son successeur leur sera fidèle ?

La communauté internationale doit veiller à ce que toute solution politique négociée ne se fasse pas au détriment de la lutte contre l'impunité. Son message doit être ferme. L'argument selon lequel arrêter et remettre Bosco Ntaganda à la CPI nuirait à la pacification de l'est de la RDC n'est pas acceptable.

L'impunité des criminels de guerre, notamment celle de Jules Mutebutsi et de Laurent Nkunda, a maintenu cette partie du territoire congolais dans l'anarchie et concourt à la dégradation de la situation dans la région. Ce n'est pas l'arrestation et le transfert de Bosco Ntaganda vers la CPI qui risquent d'aggraver une situation déjà conflictuelle mais bien la convoitise que suscitent les richesses locales. En effet, le vide laissé ces dernières semaines par le CNDP autour des sites miniers et des routes commerciales dans l'est de la RDC constitue une occasion à saisir pour d'autres forces armées de la région (Maï Maï, FDLR...).

Les autorités congolaises et rwandaises ont la responsabilité de coopérer pour mettre fin à l'impunité des principaux responsables des graves violations des droits de l'homme commises en RDC. Il s'agit aussi d'adresser un message clair aux chefs de guerre qui se battent pour le contrôle des ressources naturelles de la région : l'impunité n'est plus de mise.


Par Clément Boursin, responsable des programmes Afrique, Action des chrétiens pour l'abolition de la torture (ACAT-France)


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Fondée en 1974, l'ACAT défend les valeurs universelles des droits de l'homme et du droit humanitaire et la nécessité de les respecter.

Clément Boursin, responsable des programmes Afrique, Action des chrétiens pour l'abolition de la torture (ACAT-France)
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Nord-Kivu : la jungle !
(Le Potentiel 23/05/2012)


Les échos qui nous parviennent de la province du Nord-Kivu ne sont guère rassurants quant à la restauration de l’Etat et de la paix dans cette partie du pays. On est apparemment en face d’un Etat dans un Etat. Les officiers FARDC (Forces armées de la République démocratique du Congo) et ceux du Congrès national du peuple (CNDP) ainsi que les seigneurs de guerre des milices et autres groupes armés font leur loi, chacun en sa manière. Une véritable jungle, comme on peut se rendre compte. La situation a été brossée par des résidents de cette contrée en séjour de travail à Kinshasa.

Le trafic de minerais dans la province du Nord-Kivu se porte à merveille. Les trafiquants se recrutent le plus dans les rangs des officiers des FARDC et du CNDP. Chacun s’organise pour avoir une mine et la contrôler. Cela n’est un secret pour personne. Dernièrement, la mine de coltan de Bisiye dans le territoire de Walikale a été le théâtre d’une bataille rangée entre les éléments fidèles à un officier FARDC et ceux qui soutiennent un galonné CNDP pour le contrôle de cette mine. Même si le nombre de morts n’est pas connu, l’on sait néanmoins que le combat a duré plusieurs heures, provoquant le déplacement des habitants de cette localité et des environs vers les cieux plus cléments, affirment des sources crédibles.

Cette situation se passe dans beaucoup d’autres localités, surtout dans le territoire de Masisi où les Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) rapatriées au Rwanda sont de retour en République démocratique du Congo, «chassés par le pouvoir de Kigali».

Selon toujours nos sources, deux d’entre eux ont été capturés par les FARDC et sont passés aux aveux à Runyoni, dans le territoire de Rutshuru. La présence de ces rebelles hutu rwandais fait que la population est traumatisée, vivant dans un état de stress permanent. On signale également que des populations rwandaises occupent de grands espaces dans cette partie du Nord-Kivu, où elles font plus des affaires relatives à l’exploitation et la vente du coltan. D’ailleurs, la population ne comprend pas pourquoi le colonel Bahati des FARDC, qui a essayé de pacifier tant soi peu la contrée, a été remplacé par un officier CNDP sur ordre de l’Etat-major général des FARDC. C’est le désarroi au sein de la population qui pense que la création du mouvement M23 n’est venue que redynamiser le CNDP.

Kigali n’agit pas seul

Quant au Haut commissariat pour les réfugiés (HCR), les mêmes sources renseignent que cet organisme du système des Nations unies travaillerait en complicité avec Kigali pour ramener les populations d’expression kinyarwanda au Kivu. C’est ainsi que, soutiennent-elles, on ne sait pas dire qui est Congolais et qui ne l’est pas. Cela est peut-être prémédité dans la mesure où, signalent les mêmes sources, l’ordre a été donné en 2004 pour ne pas distinguer la nationalité congolaise de celle rwandaise. Les chefs coutumiers qui ont voulu procéder au recensement ont été empêchés de le faire. Ce qui fait qu’aujourd’hui, les gens détiennent à la fois et le Kirangamutu (carte d’identité rwandaise) et la carte d’électeur congolaise, tenant lieu de carte d’identité des Congolais.

Concernant les ONG tant nationales qu’internationales, font remarquer nos sources, elles ne travaillent que pour leurs propres intérêts. Ce sont les affaires qui les intéressent depuis 1994, année au cours de laquelle les Hutu rwandais ont massivement envahi les deux Kivu, après le génocide rwandais. Pour les observateurs locaux, rien de concret n’a été réalisé.

S’agissant du rôle de la Mission des Nations unies pour la stabilisation du Congo (MONUSCO), un constat malheureux est fait : sa présence n’arrête pas l’insécurité et des violations massives des droits de l’Homme. Pour nos sources, rien de concret, ici aussi, n’a été fait et n’est pas encore fait, en ce qui concerne la restauration de la paix et la fameuse stabilisation.

La population, à en croire les mêmes sources, a cru au changement pour justement restaurer cette paix. Elles font également observer qu’avant la publication des résultats définitifs de l’élection présidentielle du 28 novembre 2011, beaucoup de ceux qui se disaient Congolais parmi lesquels les seigneurs de guerre, ont traversé la frontière pour le Rwanda.

Qu’à cela ne tienne, aujourd’hui, la population vit dans le désespoir. Seulement, les intellectuels sont en train de jouer le rôle de sensibilisateur de la population pour qu’elle reste éveillée, refuse d’être valet de qui que ce soit et ne capitule pas dans la lutte contre la balkanisation de la RDC. La résistance est réelle, surtout à Rutshuru et Masisi où les gens se prennent en charge. Malheureusement, la population constate que les tireurs de ficelles se trouvent à Kinshasa. Aussi, nos sources proposent-elles la création d’un lobbying à travers le monde, principalement en Occident.


Par DIOSSO OLIVIER




 

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Situation à l’Est de la Rd Congo : Kinshasa-Kigali, non à la politique de l’autruche
(L'Avenir Quotidien 23/05/2012)


Depuis que quelques mutins ont investi la localité de Runyoni très proche de la frontière entre le Rwanda et la RDC, les autorités de deux pays voisins se sont rencontrées à quatre reprises en moins de deux semaines *C’est pour la nième fois que le Rwanda et la Rdc se concertent au sujet de la paix, même si l’on constate que les deux pays tournent en rond au point que lesdites négociations n’aboutissent pas à des résultats durables *Et pourtant, certains progrès méritent d’être mentionnés dans plusieurs domaines d’intérêt commun, notamment la relance des activités de la CEPGL, l’échange des Ambassadeurs, le renforcement de la coopération dans les domaines de la diplomatie, de la coopération judiciaire, de la sécurité, etc.

Les récents événements survenus dans l’Est de la RDC ont provoqué différentes rencontres entre les autorités de Kigali et celles de Kinshasa. En effet, depuis la mi-avril 2012, des affrontements intenses entre l’armée loyaliste (FARDC) et les mutins font rage particulièrement dans les territoires de Masisi et de Rutshuru dans la province du Nord Kivu. Depuis que quelques mutins ont investi la localité de Runyoni très proche de la frontière entre le Rwanda et la RDC, les autorités des deux pays voisins se sont déjà rencontrées à quatre reprises en moins de deux semaines, indique Pole Institute, une Ong présente sur terrain à l’Est du pays. La première rencontre a eu lieu entre les autorités provinciales de l’Ouest du Rwanda et celles du Nord-Kivu le 06 mai 2012 à l’hôtel Serena de Gisenyi. Dans la foulée de cette rencontre, les deux délégations se sont rendues au camp de Nkamira pour visiter les réfugiés congolais qui venaient de fuir les affrontements militaires dans le Masisi.

La deuxième rencontre a eu lieu à Kigali, le 18 mai 2012 après que la délégation du gouverneur du Nord-Kivu fùt interdite d’effectuer une deuxième visite aux réfugiés congolais hébergés au camp Nkamira. Cette rencontre a réuni les autorités du Nord-Kivu et les responsables des services de la Présidence rwandaise. Au cours de cette réunion secrète, selon des sources proches des autorités congolaises, la délégation de Goma aurait été ridiculisée en ne recevant que des injonctions de la partie rwandaise.

En effet, cette dernière exigeait que les autorités congolaises s’occupent de leurs mutins afin d’éviter qu’une nouvelle guerre ne déverse encore des réfugiés au Rwanda pendant que des milliers d’autres Congolais vivent depuis des années sur le territoire rwandais sans regagner leur pays . La troisième rencontre a eu lieu à Gisenyi, le 19 mai 2012 entre les Chefs d’Etat-major Généraux (CEMG) des armées rwandaise et congolaise. Cette réunion ordinaire entre les hauts commandements militaires a naturellement mis un accent particulier sur la sécurité à la frontière des deux deux pays, particulièrement la présence des mutins de M23 à Runyoni dans le territoire de Rutshuru.

La quatrième réunion était tout aussi statutaire. Il s’agissait de la 5ème session de la Grande Commission Mixte Rwanda- RDC qui s’est tenue à Kigali du 18 au 19 mai sous la houlette des ministres rwandais et congolais des Affaires étrangères. Mais le contexte de l’insécurité aux frontières a encore une fois été au centre des discussions et les Ministres de la Défense des deux pays ont été associés aux débats, tout comme les deux gouverneurs des provinces congolaises du Nord et du Sud Kivu. Les aspects de transport et d’énergie, qui figuraient aussi à l’agenda de la session, n’ont occupé qu’une place marginale.

La Rd Congo exige des preuves

Toujours selon notre source basée à Goma, nous apprenons que lors de la 5ème session de la Grande Commission Mixte Rwanda-RDC, le 18 mai à Kigali, dans la grande salle du ministère des Affaires étrangères, le Ministre congolais des Affaires étrangères, Raymond Tshibanda déclarait avec beaucoup d’émotion : « Je ne sais pas si l’amour existe ou s’il n’existe pas, mais je sais que l’amour a besoin des preuves d’amour, il est donc important que nous soyons dans ce que nous faisons extrêmement vigilants et que nous fassions l’effort de nous prouver chaque jour aux uns et aux autres que nous- nous aimons, en veillant à ce que les intérêts des deux parties soient de manière concrète toujours présents à notre esprit. C’est à travers des résultats concrets beaucoup plus qu’à travers nos vœux que nous serons jugés par nos peuples respectifs ainsi que par nos deux chefs d’Etats. »

Réponse du berger à la bergère, la Ministre rwandaise des Affaires étrangères a réagi dans son allocution de clôture de la session : « La sincérité, c’est ce qui est vrai dans notre engagement, on a un engagement solide, mais on a décidé aujourd’hui - c’était aussi les propos du Président aux deux équipes, celle de la RDC et du Rwanda,- d’aller très vite aux résultats, mais si on n’arrive pas à des résultats et à des résultats rapides et tangibles, alors on commence à se poser des questions… »

Le Rwanda n’est ni à la première ni à la dernière concertation avec la RDC au sujet de la paix. C’est pour la nième fois que les deux pays se concertent au sujet de la paix. Mais, l’on constate que les deux pays tournent en rond ; ce sont toujours les mêmes souhaits, les mêmes recommandations qui reviennent dans des discours diplomatiques et parfois les mêmes accords secrets qui n’aboutissent pas à des résultats concrets et durables. Cependant, il faut vite atténuer ces propos pour épingler les progrès réalisés dans les relations bilatérales entre Kinshasa et Kigali dans plusieurs domaines d’intérêt commun, notamment la relance des activités de la CEPGL, l’échange des Ambassadeurs, le renforcement de la coopération dans les domaines de la diplomatie, de la coopération judiciaire, de la sécurité, du commerce transfrontalier, les mouvements migratoires et frontaliers, des infrastructures et des télécommunications.

Non à la politique de l’ « autruche »

C’est ici qu’il faut insister sur le fait que le souhait ardent des Congolais est de voir tous ces accords, notamment celui issu de la 5ème Session de la Grande Commission Mixte entre la Rd Congo et la République du Rwanda porté des fruits. Car, selon des sources concordantes, le Rwanda ne soutient guère les mutins, dont le chef de file Bosco Ntaganda, de nationalité rwandaise, ne devrait pas leur fournir de base de repli sur son territoire. Et pourtant sur terrain cependant, des témoins déclarent avoir constaté que les rebelles sont approvisionnés en nourriture à partir le territoire rwandais et que des hommes non identifiés traversent la frontière.

Toutefois, il convient de noter que lors de la 5ème Session de la Grande Commission Mixte entre la Rd Congo et la République du Rwanda, les deux pays ont réitéré leur souhait, sur le plan sécuritaire, d’œuvrer de concert pour mettre fin à l’existence des groupes armés dans la région. Par ailleurs, ils s’engagent à saisir et encourager tous les pays, notamment ceux de la région où se trouvent encore les FDLR et les autres forces négatives, ainsi que des éléments opportunistes en vue de leur neutralisation.

Les Ministres de la Défense ont convenu d’étendre le mandat de la Commission Conjointe des Renseignement à la vérification conjointe de la situation sécuritaire le long des frontières, ainsi qu’à l’intérieur de chaque pays. Les Chefs d’Etat- Major des services des renseignements des deux pays vérifieront l’efficacité de ce mécanisme dans les 10 Jours. Pour rappel, du 18 au 19 mai 2012 à Kigali, le Ministre des Affaires Etrangères, Coopération Internationale et Francophonie, Raymond Tshibanda a conduit une forte délégation des Ministres et experts congolais de haut rang à la 5ème Session de la Grande Commission Mixte entre la Rd Congo et la République du Rwanda.

La délégation congolaise était composée du Procureur Général de la République, Kabange Numbi, de Richard Muyej Mangenz, Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières ; de Mme Wivine Mumba Matipa, Ministre de la Justice et Droits Humains ; de Justin Kalumba Mwana Ngongo, Ministre des Transports et Voies de communication ; de Bruno Kapanji Kalala, Ministre des Ressources Hydrauliques et Electricité, ainsi que de Kalev Mutond, Administrateur Général de l’ ANR et François Beya, Directeur Général de la DGM sans oublier la présence de deux Gouverneurs de Province du Nord-Kivu et du Sud – Kivu, respectivement, Julien Paluku et Marcelin Chisambo.

L’Avenir

 

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