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24/05/2012

OÙ ETAIS-TU PASSE ? POURQUOI KABILA NE T’AS PAS NOMME MINISTRE ?

OÙ ETAIS-TU PASSE ?  POURQUOI KABILA NE T’AS PAS NOMME MINISTRE ?

 

 

Telle est la question à laquelle j’eus droit en revenant, et en fréquentant les rues et ruelles de Louvain-La-Neuve, et de Belgique. Ma réponse était toujours et partout la même : JE REVIENS DE KINSHASA ! ET ALORS TON AMI ET GRAND FRERE EVARISTE BOSHAB ET TON FAVORI JOSEPH KABILA NE T’ONT PAS NOMME MINISTRE ? Même si j’y répondu négativement, rien n’y fait, les questionneurs ne semblaient pas s’y satisfaire ! Parce qu’ils me soupçonnaient de cacher l’acte de nomination, voire plus grave encore d’emprisonnement dans l’une de mes poches de mon pantalon ! Comment veut-on qu’on emprisonne un soutien absolu de l’actuel Chef de l’Etat congolais sauf s'il a commis un grave délit, dont par exemple, celui d’atteinte à la sûreté de l’Etat ? Bien sûr, je le fus plusieurs mois durant, et ensuite exclu définitivement par le mobutiste Félix Vunduawe ancien Vice-recteur du campus universitaire de Lubumbashi, mais ça ne l’était pas pour une telle raison. Mais parce que je pris, à l'époque, la tête du mouvement estudiantin qui me fût fatal (avril-mai 1980), où il ne s'était agi de trahir qui que ce soit, mais au contraire pour réclamer l’amélioration des conditions de vie, d’études des collègues kassapards (surnom des étudiants lushois).

Soutenir un homme BOSHAB et KABILA à l'occurence ne signifie nullement en ce qui me concerne attendre coûte que coûte une reconnaissance matérielle, financière, ni encore moins une nomination politique. En vrai Batetela, c'est-à-dire en fils digne du pays, nationaliste et patriote, j'avoue avoir combattu le régime de Mobutu pour sa dictature. Il en avait été de même au début de l'entrée de l'AFDL qui téléguidait encore la politique du camarade Mzee Laurent-Désiré Kabila. Pourtant qu'il s'agisse de l'un ou l'autre régime ce ne sont pas les occasions de m'enrichir en la faveur des ouvertures politiques qui m'étaient proposées qui ont manquées. J'ai reçu une éducation de base très "monacale", très ferme : jamais manger dans le dos du peuple. Mon père et ma père ont des origines princières, moi-même, mes soeurs et mes frères pareil. On nous a appris à ne jamais tricher, mais de toujours gagner sa vie à la suère de son front.

Je ne comprends pas que l'on fasse d'une fonction ministérielle une carrière. Ici en Europe, c'est un mandat. On fait ce que l'on a à faire. On le fait bien, et on mérite non les quolibets, mais les félicitations. On le fait mal, et les huées du public se font entendre, on quitte sa chaise, et l'on laisse à quelqu'un d'autre.

C'est pourquoi, même si la bêtise humaine était universelle, je ne cesse jamais de me demander si le congolais n’en avait pas le monopole ? Haïe ! Certes, en y débarquant, comme tout homme des relations, je n’ai tardé pas à rencontrer les gens, et en particulier les tenanciers du pouvoir. Ceux-ci, c’est vrai, à ma demande ou non, la transparence étant une vertu des hommes vrais et honnêtes, m’ont fait quelques propositions, pas toujours inintéressantes, mais d’un revers de la main, je les ai balayées, dès que l’une ou l’autre attacherait mon cul définitivement provisoirement ou provisoirement définitivement au pays, et à Kinshasa plus particulièrement, ce qui risquait de m’éloigner plus longtemps de mes enfants, que j’aime le plus au monde, ceux pour lesquels je n'hésiterai en aucun moment d’échanger ma vie contre la leur, et surtout encore moins si une telle fonction entamait ma liberté académique y consistant à parcourir le monde sans fin comme un oiseau de minerve, symbole du philosophe.

En revanche, je mentirai si je disais que les démarches se sont arrêtées. Elles se poursuivent. Et, si elles se poursuivent, c’est uniquement pour pouvoir occuper un poste susceptible de me permettre de souvent m’absenter pour parcourir le monde académique et scientifique. Il ne s’agit pas, loin s’en faut, non pas d’un poste taillé sur mesure, d’ailleurs qu’étais-je pour mériter pareil privilège, dans un pays où les soutiens absolus comme nous de Joseph Kabila Kabange n’étaient ni toujours bien vus, ni regardés avec ferveur et faveur, ni encore moins choyés voire chouchoutés aux petis oignons, et tout ça à cause de l’entourage mobutiste lointain qui les empêche d’y pénétrer de peur qu’ils ne libèrent le Chef de l’Etat, comme quoi les apparences étaient toujours trompeuses, à mentir qui vient de loin, dit-on.

En y débarquant, et au regard de la ferveur sociale sur place au pays, malgré la crise sociale, il m'est arrivé de m'interroger jusqu’à quand resterons-nous prisonniers voire dépendants de l’exile occidental ? Parce que, et quoi qu'on dise ou l'on y pense, la vie est chez nous. Malgré ses difficultés, ses misères, nous n’avons d’autre pays que celui-là. S’il y a du sang à verser, c’est là-bas qu’il en faut. Il n’y a que nous qui développeront la RDC. Nous ses fils et filles exilés ou non, expatriés ou non.

Pour certains "voyants", si on ne m'a rien donné, c'est parce que j’aurais, à leur avis, été trop exigeant dans mon choix de travail parallèle. Mais, qu'à cela ne tienne, l'avenir de mes enfants est-il négociable ? Pour moi, c'est non, et plutôt mourir pauvre comme j'en écume encore aujourd'hui, ici et maintenant que de me lancer dans n'importe quelle aventure, après tout tout le monde n'est pas fait pour la politique, et par ricochet pour s'enrichir sur le dos du peuple. La vraie vérité en que je vise, au milieu de ma charge académique et scientifique là-bas, un poste clé dans l’entourage du Chef de l’Etat afin de « libérer » le pays des mobutistes très nombreux qui gangrènent ledit entourage, celui qui justifie son existence, non pas nécessairement pour sa compétence, mais au contraire en la faveur des alliances contre nature. C’est une évidence mathématique voire logique que le président de la république ne le connaît pas soit parce que ledit entourage cache très bien son jeu, soit par excès de confiance dans le chef du Chef de l'Etat lui-même. Alors, il s’en contente, sans savoir que ces maniaques obsédés par le pouvoir pour le pouvoir n’hésiteront jamais à lui faire mal s’ils en avaient l’occasion. Heureusement Joseph Kabila Kabange n’est pas son père. L’homme est un félin. Il ne parle pas, sinon jamais. Personne n’est en mesure d’imaginer, de commenter, d’interpréter quoi que ce soit. Comment en serait-il autrement, lui qui n’a que la parole de la modernisation de son pays, et de la civilisation du peuple congolais, et de Kinshasa en particulier, même si, entre autres, le problème du pays étant, soit dit en passant, que cette localité en était la capitale, les originaires ayant un esprit tordu, tourné du sud au nord. On devrait d'ailleurs, comme je le souflai dernièrement au Président de la république, de le déchoir de son statut actuel au profit d'une des localités dde l'Est du pays où les gens avaient, au moins, une certaine vision nationaliste et patriotique de la république, de la nation, du chef, et du souverain primaire.

La seule parole de Joseph Kabila Kabange se résume dans ses œuvres, et elles sont multiples. Pas besoin de 32 ans de règne sans partage pour pouvoir faire ce qu’il vient de faire seulement en 5 ans ! Ce qui me poussa en m’approchant, les deux mains sur la tête, de l’Echangeur de Limete où était érigée une statue grandeur nature de mon grand oncle Patrice-Emery LUMUMBA héro national, de dire: « S’il est vrai, comme l’affirment certains malades mentaux, que JKK était rwandais, alors ce rwandais-là aimait le Congo mieux que ceux qui se disent des vrais congolais. ». Car, comment ne pas être impressionné par le travail qui a été fait, les routes et les constructions notamment ? En une dizaine de minutes, le centre-ville et des affaires est à porté des cars et compagnies.

Reste que, et c'est vrai, que la situation sociale est  encore catastrophique. Mais il faut travailler, produire. On ne peut se croiser les bras, vivre dans la saleté et penser que c'est au chef de l'Etat de venir nettoyer les installations hygiéniques des habitants de Kinshasa. Complètement dégueulasse. De telle sorte, et comme je l’ai dit dans une conférence filmée et diffusée par la télévision, il n’y a pas de révolution sociale sans révolution infrastructurelle. L’imbécillité kinoise a, elle, l’habitude de toujours mettre la charrue devant le bœuf. Sisa Bidimbu, mieux, Joseph Kabila Kabange n’a pas la même vision aussi imbécile et ridicule du peuple de Kinshasa. Parce que pour lui, il faut précéder celle-là par cette dernière. Et, partout dans le monde, ça se passe comme ça, et ça s’était passé ainsi. Né en Tanzanie, la mentalité du Raïs s’inscrit de nature dans la modernité. Que serions-nous devenus si après Mobutu, un autre kinois avait pris les rênes du pouvoir ? Ca aurait été, bien sûr, la continuité des grandes dépenses, et l'auto-destruction nationale.

En revanche, je ne cherche nullement à dire que le mobutisme est parti totalement. Joseph Kabila lui-même fut le premier à le reconnaître et à le dénoncer lors de son entretien au New York Time en 2008. D’ailleurs, ce qu’a fait Adolphe Muzito l’homme aux 219 villas ne lui donne pas tort, du tout. Pourtant, les Muzito, il y en a des milliers dans l’entourage présidentiel, ou non. Il n’y a pas de transport en commun organisé par l’Etat congolais, mais les conseillers, les ministres, les mandateurs marchands ou non marchands avaient chacun une dizaine voire une vingtaine de Jeeps !!! Comment avaient-ils pu faire pour s’en acquérir ? C’est au Parlement congolais, à la justice de notre pays d’orchestrer une enquête pour tout savoir.

Comment ne pas parler de mauvaise foi dans leur chef, lorsqu’en plus de tout avoir pour eux-mêmes, leurs enfants, leurs femmes, leurs maîtresses et les familles de celles-ci, ils osent encore s’en prendre aux passants qui courent, dans la crainte de ne pas se faire renverser, et qu'ils briment au seul motif qu’ils ne faisaient pas vite ! J’y ai concentré, du reste, un récit très intéressant que je publierai prochainement : « Le réveil des morts à Kinshasa capitale de la RDC ». Le plus étonnant en est que ce sont ces gâtés du régime qui sont des opposants farouches au contrôle de la SONAS, et surtout à la TVA !!! Dans ce livre à paraître, je m’en irai dans les détails sur des tels maux, mais en peut de mots.

Pour le moment, et pour calmer ceux qui s’étaient fait de soucis pour ma vie, ils doivent savoir que j’étais à Kinshasa dans le cadre de mes enseignements –, même si je n’étais toujours pas encore mécanisé, mais bon ça viendra, j’en suis sûr et certain, car peu à peu l'administration commence petit à petit à suivre, c'est-à-dire à faire tant que faire se peut son boulot –, dans les institutions supérieures de la RDC. Avant d’atterrir chez moi dans mon pays, j’ai fait un saut par Libreville, et Brazzaville pour des colloques et deux séminaires. Et, la pareil à l’Université de Lubumbashi. De telle sorte que quand je vois le mépris que l’on a de l’intellectuel afro-congolais ici en Belgique, ou en France, je me demande si j’ai bien fait d’y être resté tant d’années, comme ça, même si, en ce qui me concerne, mon principal mobile était familial, à savoir ne pas faire des enfants, sans pouvoir jamais m' en occuper convenablement, et avec comme conséquence désastreuse en laisser la responsabilité à l’épouse seule, ou aux centres fermés .

Dans la vie, on est appelé à faire des choix, j’en ai fait, et je ne regrette rien, de telle sorte que s'il s'agissait d'en refaire, je n'hésiterai jamais un seul instant, dont entre autres celui de m’occuper de mes rejetons à temps plein. Aujourd’hui encore, j’hésite à occuper, parallèlement un poste politique à temps plein, pour ne pas tomber dans le panneau des compatriotes aventuriers ayant abandonné femmes et enfants, et que je ricanais au nez et à la barbe. Malheureusement, la vie on en a qu’une seule me soufflait dans l’oreille quelqu’un dernièrement encore à Kinshasa. Et, il n’avait pas tort, loin s’en faut. Même si autrement dit, il voulait me faire comprendre, comme si j’étais né d’hier, que profites-en abondamment dès que tu es encore vivant. Philosophie bizarre s'il en est, et si davantage encore l’on se remémorait les déclarations de Heidegger sur la mort. Heidegger considère un humain comme celui qui, naissant, était déjà essentiellement assez vieux pour mourir. De là au statut humain en tant qu'un un homme en sursis, il n'y en a qu'un pas. Pourquoi ? Parce que l'homme avait en lui le gène du mortel. Il se dit vivant, mais en réalité, c’est un mort qui s'ignore comme mort de sa propre mort, etc.

Mais, et qu'à cela n'y tienne, le plus important dans la vie d’un humain trop humain y consistait-il dans le pouvoir pour le pouvoir, ou dans l’argent pour l’argent au détriment, par exemple, d’une progéniture responsable, digne, sensée, et cela des générations en générations ? Non, je ne le pense pas. Certes, l’argent et le pouvoir étaient aussi essentiels dans la vie, mais perdre à jamais ses enfants dans la médiocrité, voire à devoir les enterrer un à un physiquement comme il en fût le cas de l’ancien dictateur Mobutu Sese Seko, est un chemin -, sauf  si l’Eternel Jésus-Christ en décidait autrement de son propre vouloir-vouloir, ce que je ne parierais jamais, Dieu étant amour -, que je me priverai absolument d’emprunter. Parce que « lutuyi nkiii, dit-on chez les Batetela, ndeka mma la nyama ».

 

A SUIVRE.

 

Prof./Hdr./Dr.Antoine-Dover OSONGO-LUKADI

Chercheur Habilité de philosophie de l’Université de Poitiers

Professeur de philosophie et de méthodologie de recherche à l’ISP/Gombe

Membre des Sociétés savantes (USA), (France), (Canada)

Directeur-Editeur des revues et maisons de publication

Directeur-Administrateur du blog kilimandjero

 

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Écrit par : maxosize en pharmacie | 08/10/2014

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