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25/05/2012

CONGO/KINSHASA : C'EST QUI CREUSE AU KIVU ? TROUVEZ L'INTRUS!

24/05/2012 à 18h:04 Par Christophe Le Bec
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En RDC, l'extraction de la cassitérite y génère une économie de guerre. En RDC, l'extraction de la cassitérite y génère une économie de guerre. © AFP

Le journaliste Christophe Boltanski explore un recoin bien sombre de la mondialisation dans un livre-enquête passionnant, qui le fait voyager du Nord-Kivu jusqu'en Malaisie.

Minerais de sang nous entraîne sur la piste de la cassitérite, composant principal de l'étain, présent dans tous nos appareils électroniques, du téléphone portable au téléviseur, et dont le prix n'a cessé d'augmenter sous le coup de la forte demande, rendant son commerce extrêmement lucratif. Christophe Boltanski, reporter au Nouvel Observateur, démarre son récit à Bisie, au Nord-Kivu, en République démocratique du Congo (RDC). Une région accessible uniquement à pied. L'extraction de la cassitérite y génère une économie de guerre contrôlée par les combattants de l'armée régulière mais aussi par des factions rebelles. Ils exploitent la misère des mineurs de fond, souvent adolescents, qui risquent leur vie pour quelques dollars au fond des galeries. L'argent ainsi récolté leur permet d'acheter des armes et d'asseoir leur domination sur leurs fiefs.

Le journaliste français reconstitue minutieusement la chaîne des responsabilités dans une enquête de terrain au rythme enlevé. Depuis l'enfer des mines artisanales de Bisie jusqu'aux fonderies malaisiennes, en passant par les comptoirs de Goma et du Rwanda et le port de Dar es-Salaam, le lecteur suit l'ensemble du trajet de ce « minerai de sang », qui prend de la valeur à chaque étape. Boltanski décrypte le jeu des différents acteurs : seigneurs de guerre, intermédiaires, transporteurs, multinationales, chacun d'eux tire son profit de la filière. Le journaliste prend aussi du recul sur ce qu'il découvre, en s'aidant des analyses de dirigeants politiques et économiques, chercheurs ou militants de Washington, Londres, Paris ou Kuala Lumpur. Un livre passionnant et fouillé, résultat de trois années d'investigations, qui met en lumière le fonctionnement d'une facette peu reluisante de la mondialisation. 

Minerais de sang, les esclaves du monde moderne, de Chritophe Boltanski, Grasset, 352 pages, 19,50 euros.

 
Une centaine de morts lors de la mutinerie de militaires à Katchanga
(Xinhuanet 25/05/2012)


KINSHASA -- La mutinerie de militaires des Forces armées de la RDC (FARDC) à Katchanga, dans le territoire de Masisi (Nord-Kivu), aurait causé une centaine de morts.

"Aux dernières nouvelles, l'on apprend qu'environ 100 personnes ont été tuées lors de ces pillages des éléments de FARDC à Katchanga. Il y a aussi une cinquantaine de blessés et des femmes violées", a affirmé M. Thomas Kabuya, un responsable de la société civile du Nord-Kivu.

"La cité de Katchanga était secouée par des tirs nourris d' armes automatiques! La population a trouvé refuge près de la Base de la MONUSCO. L'on croyait à une attaque soit des M23, des APCLS ou des FDLR, mais à la dernière minute, l'on apprenait qu'il s'agissait d'un pillage organisé par certains éléments des FARDC en révolte", a-t-il expliqué.

Selon lui, les pillages sont le fruit du mécontentement des militaires des FARDC engagés au front.

"Les soldats des FARDC seraient abandonnés sans ration ni solde alors qu'ils sont au front! Et pourtant lors de l'entrée des FARDC dans la cité pour chasser les M23, la population les avait accueillis et avait même collecté des dons (argent, nourriture, boissons", a-t-il fait savoir.

M. Kabuya estime que le bilan peut être revu à la hausse.

Depuis samedi dernier, les FARDC ont lancé une large offensive contre les hommes de M23, qui sont fidèles au général mutin Bosco Ntanganda, notamment dan les territoires de Masisi et de Rusthuru et à Jomba.


Le calme est revenu à Kitchanga suite à une mutinerie

Le calme est revenu à Kitchanga en territoire de Masisi, au Nord-Kivu (est de la RDC), où quelques indisciplinés du 812ème régiments des Forces armées de la RDC (FARDC) s'étaient révoltés, créant une confusion dans cette localité, a déclaré l'Administrateur du territoire de Masisi, Mme Marie-Claire Mangwene Mwavita.

Mme Mangwene, qui s'est refusée de donner des précisions sur le bilan et les raisons de cette révolte, a dit attendre les résultats des enquêtes.

Selon d'autres sources provinciales, les éléments des FARDC basés à Kitchanga, mécontents du non-paiement des leurs soldes, ont tiré sur les populations, provoquant des morts et des blessés.

"Beaucoup de magasins et boutiques ont été pillés", ont-elles affirmé, ajoutant que quelques militaires ont été arrêtés.

Kitchanga a été repris il y a un plus d'une semaine par les FARDC à l'issue des combats avec les rebelles du mouvement du 23 mars. Ces affrontements avaient provoqué le déplacement de la population vers le camp de transit des réfugiés de Nkamira, au Rwanda.

 

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