Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Avertir le modérateur

21/07/2012

CONGO/KINSHASA : UNE CERTAINE NOSTALGIE MOBUTISTE LISONS

  • FW: Que pensez-vous de MOBUTU SESE SEKO ?‏

 
 
 
À a_emilienne@hotmail.com, aaronmundaya@hotmail.com, adol adol, afumbal@yahoo.fr, agustinafernande@hotmail.com, aimbakulu@yahoo.fr, anna.bakenda@autograf.pl, annisha2000@hotmail.com, antoinedover@yahoo.fr, apollinairekivya@hotmail.com, asang_pierre@yahoo.fr, b18page@yahoo.fr, bbonheuris@gmail.com, benkung01@yahoo.fr, beyouna10@hotmail.com, bmateene@yahoo.fr, bomboko02@yahoo.fr, brigitteprouvostmarie@yahoo.fr, bulletin@pnrcongo.net, cabkalenga cabkalenga, cecilmalu@hotmail.com, cena_france@hotmail.com, chaabanemanel@hotmail.com, ckwete@hotmail.com, contact@editionsduboiris.com, contact@fondationchirac.eu, contact@radiookapi.net, desirekatompa@gmail.com, diffusion@cetri.be, djongongele@yahoo.fr, dossehamah@gmail.com, edmond_malondabaku@yahoo.fr, efutorosalie@hotmail.com, ellusamba@yahoo.fr, enzumya@yahoo.fr, eric.nkedi@gmail.com, ericluzolo2@yahoo.fr, estellekoa@yahoo.fr, Eugène Saccomano, foxxycleopatra2003@yahoo.com, Francine Bani, francois_matatu@yahoo.fr, gastonbula@yahoo.fr, germaine.nzola56@hotmail.be, godelievemavungu@yahoo.com, helekimba@hotmail.com, helene_gisele@yahoo.com, helene_gisele@yahoo.fr, henrimova@yahoo.fr, j.bunduki@yahoo.fr, jeanninemolai39@hotmail.com, JewellLanzarotta75357@hotmail.com, jmvula@arche-world.com, jmwantua@hamilton.edu, jok.oga@uclouvain.be, jokabso@yahoo.com, jpgkalonga@yahoo.co.uk, jpketa@yahoo.fr, jpmbelu@congoone.net, julien.mbandong@gmail.com, kalambote@hotmail.fr, kanywkany@yahoo.fr, kas.muliraheru@swing.be, kaskii@yahoo.fr, katutom@hotmail.co.uk, kazadisimon@yahoo.fr, kenyltedd@hotmail.com, kimberley_971@hotmail.fr, kirene@yahoo.fr, kivyamunda@gmail.com, kwebe@hotmail.com, lasalonga@hotmail.com, lelievremathieu@hotmail.com, leonie92i@hotmail.com, lettres@digitalcongo.net, liwoke1@yahoo.fr, longadesire@yahoo.fr, luciedenise@yahoo.fr, luis-modelo@hotmail.com, lukanup@yahoo.com, lukanup@yahoo.fr, lulendo1@yahoo.fr, ma.malou@yahoo.fr, madamelunkiesa@yahoo.com, madamelunkiesa@yahoo.fr, mapalkav2@hotmail.com, marie.muilu@yahoo.com, marie.muilu@yahoo.fr, marierosenzeba@hotmail.com, marysendilu@hotmail.com, mbumbson@yahoo.fr, meatmit@yahoo.fr, mimidispy@yahoo.fr, minuren@yahoo.fr, mmatukala@sympatico.ca, monmisenga@yahoo.fr, mouvement.ngambo@gmail.com, munsya@yahoo.fr, musuvaho.paluku@skynet.be, ndayejpf@yahoo.fr, ndefic@yahoo.fr, ndongj@gmail.com, nkatapaulin@yahoo.fr, nyirakamanutsi@yahoo.fr, nzaligerard@yahoo.fr, oadama@yahoo.fr, ondjusuku@yahoo.fr, pastorbruno2001@yahoo.co.uk, relapub@digitalcongo.net, santoskalonda@yahoo.fr, sophie.dhuart@skynet.be, spirituel@arche-world.com, suzannevautrin@orange.fr, timothee.mbambu@gmail.com, vivianelutungadio@yahoo.fr, vivianeriziki@hotmail.com, vungbo1@hotmail.com, welo.lukinu@laposte.net, yalakin_7@hotmail.com, yaveh_sinai@yahoo.fr, zakuani@msn.com, adolchecybernétique, Père des enfants
 
 
HEIN QUE PENSONS-NOUS DE MOBUTU SESE SEKO ?

 

From: vungbo1@hotmail.com
To: predesenfants@groups.live.com; a_emilienne@hotmail.com; aaronmundaya@hotmail.com; afumbal@yahoo.fr; agustinafernande@hotmail.com; aimbakulu@yahoo.fr; anna.bakenda@autograf.pl; annisha2000@hotmail.com; antoinedover@yahoo.fr; apollinairekivya@hotmail.com; asang_pierre@yahoo.fr; b18page@yahoo.fr; bbonheuris@gmail.com; benkung01@yahoo.fr; beyouna10@hotmail.com; bmateene@yahoo.fr; bomboko02@yahoo.fr; brigitteprouvostmarie@yahoo.fr; bulletin@pnrcongo.net; cabkalenga@yahoo.fr; cecilmalu@hotmail.com; cena_france@hotmail.com; chaabanemanel@hotmail.com; ckwete@hotmail.com; contact@editionsduboiris.com; contact@fondationchirac.eu; contact@radiookapi.net; desirekatompa@gmail.com; diffusion@cetri.be; djongongele@yahoo.fr; dossehamah@gmail.com; edmond_malondabaku@yahoo.fr; efutorosalie@hotmail.com; ellusamba@yahoo.fr; enzumya@yahoo.fr; eric.nkedi@gmail.com; ericluzolo2@yahoo.fr; estellekoa@yahoo.fr; saccomano@live.fr; foxxycleopatra2003@yahoo.com; francinebani@yahoo.fr; francois_matatu@yahoo.fr; gastonbula@yahoo.fr; germaine.nzola56@hotmail.be; godelievemavungu@yahoo.com; helekimba@hotmail.com; helene_gisele@yahoo.com; helene_gisele@yahoo.fr; henrimova@yahoo.fr; j.bunduki@yahoo.fr; jeanninemolai39@hotmail.com; jewelllanzarotta75357@hotmail.com; jmvula@arche-world.com; jmwantua@hamilton.edu; jok.oga@uclouvain.be; jokabso@yahoo.com; jpgkalonga@yahoo.co.uk; jpketa@yahoo.fr; jpmbelu@congoone.net; julien.mbandong@gmail.com; kalambote@hotmail.fr; kanywkany@yahoo.fr; kas.muliraheru@swing.be; kaskii@yahoo.fr; katutom@hotmail.co.uk; kazadisimon@yahoo.fr; kenyltedd@hotmail.com; kimberley_971@hotmail.fr; kirene@yahoo.fr; kivyamunda@gmail.com; kwebe@hotmail.com; lasalonga@hotmail.com; lelievremathieu@hotmail.com; leonie92i@hotmail.com; lettres@digitalcongo.net; liwoke1@yahoo.fr; longadesire@yahoo.fr; luciedenise@yahoo.fr; luis-modelo@hotmail.com; lukanup@yahoo.com; lukanup@yahoo.fr; lulendo1@yahoo.fr; ma.malou@yahoo.fr; madamelunkiesa@yahoo.com; madamelunkiesa@yahoo.fr; mapalkav2@hotmail.com; marie.muilu@yahoo.com; marie.muilu@yahoo.fr; marierosenzeba@hotmail.com; marysendilu@hotmail.com; mbumbson@yahoo.fr; meatmit@yahoo.fr; mimidispy@yahoo.fr; minuren@yahoo.fr; mmatukala@sympatico.ca; monmisenga@yahoo.fr; mouvement.ngambo@gmail.com; munsya@yahoo.fr; musuvaho.paluku@skynet.be; ndayejpf@yahoo.fr; ndefic@yahoo.fr; ndongj@gmail.com; nkatapaulin@yahoo.fr; nyirakamanutsi@yahoo.fr; nzaligerard@yahoo.fr; oadama@yahoo.fr; ondjusuku@yahoo.fr; pastorbruno2001@yahoo.co.uk; relapub@digitalcongo.net; santoskalonda@yahoo.fr; sophie.dhuart@skynet.be; spirituel@arche-world.com; suzannevautrin@orange.fr; timothee.mbambu@gmail.com; vivianelutungadio@yahoo.fr; vivianeriziki@hotmail.com; welo.lukinu@laposte.net; yalakin_7@hotmail.com; yaveh_sinai@yahoo.fr; zakuani@msn.com; adolchecybernetique2011@groups.live.com
Subject: RE: Que pensez-vous de MOBUTU SESE SEKO ?
Date: Fri, 20 Jul 2012 18:25:48 +0200


 
Que pensez-vous de 

MOBUTU SESE SEKO ?

 

Aimer c'est difficile mais le contraire est facile

 

Pensez une fois à une seule chose de bon que MOBUTU a fait au Congo, ex Zaïre, vous l'aimerez. Mais oyons sincères, si la RD Congo est arrivée là où elle est, c'est la faute du grand léopard car le Pays avait tout, lui même avait tout, c.à.d, l’argent, le pouvoir, la richesse, l'amour de ses concitoyens etc..., pourquoi laisser sa terre jusqu' aujourd'hui même le petit Rwanda est arrivé à prendre le grand Pays comme le Congo en otage. 
MOBUTU, je ne veux pas penser mal de lui car il est un des vrais fils du Pays, donc le PARDON est nécessaire. Il a été le père de la Nation, le guide, il avait le respect et l'amour de son peuple, continuons à respecter sa mémoire comme si il était notre propre père. La question est de savoir, qui est l'enfant quittera l’eau chaude à son père même si il entend que son père est sorcier (tradition africaine). 
Reconnaissons MOBUTU comme chef de l'Etat de 1965 à 1997 avec tout respect qu'on lui doit et essayons d'oublier le mauvais passé afin d'avancer. Le passé de MOBUTU devrait servir à la population congolaise de ne plus accepter les genres desdidactures du passé. 
Avec MOBUTU, tous, nous étions zaïrois, du nord au sud et de l'ouest à l'est, le congolais était un et uni. Même ça, nous devons être reconnaissants de MOBUTU. 

Je demande aussi aux frères et soeurs congolais de pouvoir aider le gouvernement actuel dans ses efforts pour le Pays. Travaillons aux côtés de nos dirigeants et soutenez les avec forces. 

Que Dieu vous comble, le peuple congolais est un peuple qui ne garde pas rancune.

 

 

 

Né à Lisa la, le 14 octobre 1930, il est prénommé Joseph Désiré et est l'aîné d'une famille de quatre garçons. Son père, Albéric Gbémani, est chef cuisinier chez les missionnaires capucins de Molegbe, en pleine brousse équatoriale. Il transmettra à son fils le goût simple des mets raffinés. Sa maman, elle, s'appelait Marie-Madeleine et avait déjà eu deux enfants d'un premier lit avec un chef tribal de Kawele. Ce sera cette Maman Yemo à laquelle, toute sa vie, le futur maréchal Président vouera un culte sans égal et qui repose, depuis, en la crypte de Gbadolite. il en donnera le nom, plus tard, au grand hôpital de Kinshasa. Il arrive pour la première fois à Léopoldville (Kinshasa) en mars 1934 en compagnie de ses parents; entré à l'école primaire Sainte-Anne en 1937, il est contraint de la quitter en classe de quatrième année. A la mort de son père, le 11 août 1938, il est pris en charge par son grand père paternel et son grand oncle dont il porte le nom. Il est, dés lors, placé chez les Scheutistes et les Capucins à Molegbe, Bwamanda, Mawuya et Libenge. Sa scolarité se poursuit à l'Ecole Moyenne, tenue par les Frères des Ecoles Chrétiennes à Mbandaka (Coquilhatville).

En février 1950, il est enrôlé à la Force publique et envoyé à l'école centrale de Luluabourg (Kananga) pour suivre la formation de secrétaire comptable dont il obtient le brevet de en 1952. Troisième de sa promotion, il est affecté en 1953 à l'Etat-major de la Force Publique à Kinshasa. Là, il collabore à la rédaction du journal de l'armée "Sango ya bisu" et, bientôt, à celle de l'Avenir colonial belge, appelé à devenir plus raisonnablement l'Avenir. En effet, le 5 janvier 1956, la direction de ce journal décide d'ouvrir ses colonnes aux Congolais dans les "Actualités Africaines" et fait paraître certains articles signés d'un certain "De Banzy", qui n'est autre que le jeune Mobutu. L'utilisation du pseudonyme s'explique par le fait qu'un soldat n'avait pas le droit d'écrire dans un journal civil. de Banzy dérive de Banzyville, son territoire d'origine, actuellement Mobayi Mbongo.Libéré de ses engagements militaires à la fin de son terme le 31 décembre 1956, il entre dans le comité de rédaction des "Actualités Africaines" avec la recommandation de Pierre Davister. il rencontre pour la première fois Patrice Lumumba en juillet 1956 dans les bureaux des "Actualités Africaines". Son premier voyage en Europe, il l'effectue en 1958 à l'occasion de sa participation au Congé de la Presse Coloniale organisé dans le cadre de l'Exposition Universelle de Bruxelles; de retour à Kinshasa, il est nommé rédacteur en chef des "Actualités Africaines". En 1959, il est retenu comme stagiaire à l'Office de l'Information et des Relations Publiques pour le Congo belge et le Rwanda Urundi (Infor-Congo). Il suit des cours à la Maison de la Presse de Bruxelles. En septembre 1959, il s'inscrit à l'Institut Supérieur d'Etudes Sociales de Bruxelles après avoir réussi le Jury Central. Loin du pays, il suit néanmoins de près l'accélération du processus de libération. Lorsque les délégués congolais débarquent à Bruxelles pour la tenue de la Conférence de la Table Ronde Politique, il se met à l'écoute de son coeur de nationaliste; Il rejoint l'équipe du M.N.C.-Lumumba en janvier février 1960 et est confirmé membre effectif de la délégation du M.N.C.-lumumba à la Conférence de la Table Ronde Economique, Financière et Sociale (26 avril - 16 mai 1960). De retour à Kinshasa le 10 juin 1960, il est nommé le 24 juin Secrétaire d'Etat à la Présidence du Conseil chargé des questions politiques et administratives dans le premier gouvernement constitué par Lumumba. Lorsque éclate début juillet 1960, la mutinerie de la Force Publique, le Chef de l'Etat Kasa-Vubu et le Premier ministre Lumumba lui confie la mission de pacifier les esprits dans les camps militaires. Il est nommé le 8 juillet Chef d'Etat-major de l'armée avec grade de Colonel. La lutte ouverte entre le Chef de l'Etat et le Premier Ministre déclenchée le 5 septembre, le conduit à intervenir pour mettre fin à la "chien-lit". Il neutralise le 14 septembre 1960 les hommes politiques en présence et met en place une équipe de jeunes technocrates, le Collège des Commissaires Généraux. il réorganise et restructure l'armée à partir des factions dissidentes de la Force Publique. Promu, le 7 janvier 1960, au grade de Général Major, Commandant en Chef de l'Armée Nationale, il s'attelle à la modernisation et à l'équipement des forces armées. Le 3 novembre 1965, il est nommé au grade de Lieutenant général de l'Armée Nationale Congolaise. Après la prise du pouvoir par le Haut Commandement Militaire des Forces Armées (coup d'Etat de 1965), le 24 novembre 1965, il assume les prérogatives constitutionnelles du Chef de l'Etat. Elu à la Magistrature Suprême au suffrage universel direct en 1970, il est réélu en 1977 et 1984. Sur proposition de l'Ordre des Compagnons de la Révolution, il a été élevé à la dignité de Maréchal du Zaïre par le troisième congrès ordinaire du Mouvement Populaire de la Révolution (du 6 au 11 décembre 1982).M.P.R., parti unique, a été lancé le 20 mai 1967 par Mobutu. Il a revêtu les insignes de Maréchal le 19 mai 1983. Il a perdu sa première épouse, Maman Mobutu Sese Seko, le 22 octobre 1977 et s'est remarié avec Maman Bobi Ladawa le 1er mai 1980. Selon la Constitution, le Président du Mouvement Populaire de la Révolution est de droit Président de la République. Clef de voûte des institutions de la Seconde République, il est l'organe central de décision et de contrôle des activités du M.P.R. Chef de l'Exécutif, il détermine et conduit la politique de l'Etat; il dirige et contrôle la politique étrangère de la république.
Sur l'échiquier international, on ne peut négliger le rôle cardinal du maréchal président, qui a toujours su monnayer sa fidélité à l'Occident, en pleine guerre froide. Ses relations très étroites avec Larry Devlin, représentant de la CIA à Kinshasa, en témoignent à suffisance. Du côté belge, la diplomatie, depuis l'indépendance, a vécu au diapason de relations bilatérales convulsives, compulsives. La grande crise de 1988-89 en restera la plus cinglante illustration. A cette nuance près, cette fois, que les retrouvailles belgo zaïroises scellées à rabat sous l'égide du roi Hassan II du Maroc, l'un des plus proches alliés de Mobutu -ceci allait s'avérer tout particulièrement au temps de la double insurrection de Kolwezi, au Shaba, en 1977 et 1978- seront placées sous le signe d'une cordialité blafarde. Il est vrai que Mobutu s'était alors senti lâché à jamais par un Roi des Belges, Baudouin Ier, qui lui préférait désormais ostensiblement le Président Juvénal Habyarimana. Mobutu en conçut une amère tristesse, une douloureuse blessure sentimentale. Du conflit, il en a toujours joué avec les pays étrangers, mais également avec les médias et ses propres ministres ou commissaires d'Etat. les nommant à la Primature à tour de rôle, suivant une cadence infernale, choisissant parmi la cour de ses vassaux en n'ayant de cesse que les impétrants sortent de charge complètement démonétisés. Dressant, les uns contre les autres, ses partisans et ses opposants. La division étant son opération de prédilection. Au début des années 90, après le "massacre de Lubumbashi", qui ne sera jamais ni vraiment démenti, ni davantage élucidé, le soutien des Etats-Unis se fit pourtant nettement plus tempéré. depuis l'effondrement du communisme, les enjeux ne sont évidemment plus pareils. De plus, il il est tout doucement temps de songer à devenir "politiquement correct". Dans son discours de La Baule, en 1990, François Mitterrand va d'ailleurs lier l'aide aux pays africains au processus de démocratisation. Signe des temps, aussi, les Etats-Unis commencent à insister lourdement sur le respect des droits de l'homme. Le volet occidental de la personnalité de Mobutu ne doit pas masquer les affinités qu'il entretint avec la Chine et son Grand Timonier. Mais cette admiration, il est vrai, reposait plus sur les oripeaux du système que sur l'idéologie de base. Parmi ses souvenirs de Chine, on retrouve le palais du peuple et le stade de football de Kinshasa, construits par les Chinois et l'adaptation du col mao sous la forme du vêtement révolutionnaire institué dans le cadre d'une nouvelle authenticité. La "zaïrianisation" de 1972-73, en effet, vit l'abacost ("à bas le costume") supplanter la cravate européenne, proscrite en même temps que les prénoms chrétiens. Cette "révolution culturelle" donna le jour aussi au nouveau "citoyen" zaïrois. Allié très sûr également de Mobutu, l'état d'Israël, dont les expatriés règnent à Kinshasa sur des domaines, notamment le diamant, convoités de même par les migrateurs chiites libanais. L'Etat hébreu est sans conteste le principal artisan des services de sécurité de Mobutu; en particulier, la célèbre Division Spéciale Présidentielle (DSP), brigade d'élite de l'armée zaïroise.
Si, assurément, la démocratie parut un leurre dans un pays qui avait dû rattraper en cent ans "plusieurs siècles de retard"- tout le monde ne s'accordait pas toujours à dire que la colonisation avait forcément posé les jalons d'un développement durable-, c'est d'abord, à l'évidence, parce que l'unité prétendument voulue et poursuivie par le Président Mobutu n'était que de pure façade, illusion et artifice. Si vint le 24 avril 1990, ouverture historique au pluralisme politique, c'est bien sur sous la pression étrangère, mais aussi par le fait d'une Eglise de plus en plus impliquée en politique sous la férule de Mgr Monsengwo, archevêque de Kisangani. Le peuple zaïrois, lui-même, n'y était pas étranger non plus, après avoir été si longtemps sacrifié au profit presque exclusif de l'ethnie Ngbandi, où était notamment recrutée la garde prétorienne de Mobutu, la D.S.P. On ne saurait, en outre, négliger le rôle d'une économie complètement ravagée; l'effondrement massif de la Gécamines, suivant de peu le spectaculaire éboulement de Kamoto, intervient un peu comme l'ultime symbole d'une déliquescence maintes fois prédite. Par l'incorrigible jeu des commissions, prébendes et matabiches, Mobutu avait acheté la gratitude et la fidélité de ses courtisans. Et, non des moindres, ces milieux d'affaires étrangers qu'il faisait graviter inlassablement autour de lui dans le cadre d'investissements herculéens (barrage d'Inga, le palais de Gbadolite avec son aéroport international,...) auxquels il attachait le prestige factice de son pays.
L'ex-président zaïrois est décédé le dimanche 7 août 1997 dans une clinique de Rabat au Maroc.

 

 

Dictateurs déchus : bienvenue dans les palais de Mobutu.

·                               Imprimer

·                              

(De Gbadolite, RDC) « Chaque dimanche, Mobutu priait à la chapelle Sainte Marie de Miséricorde, où étaient enterrés sa première femme et ses trois enfants. Ensuite, il invitait tous les fidèles à manger au palais, environ 200 personnes.

Après le repas, il donnait de l’argent à chacun. Il faisait sortir des cartons de billets tout neufs, et chacun se servait. Je n’ai jamais vu un homme qui donnait autant d’argent que Mobutu !

C’était un grand homme d’Etat ! »

Attablé au motel Nzekele, à Gbadolite, au nord-ouest de l’actuelle République démocratique du Congo, Zoro Kenga, ancien maître d’hôtel du palais Kawele, se souvient avec nostalgie de ses années au service de l’ancien dictateur du Zaïre.

« Mobutu a doté Gbadolite de toutes les infrastructures »

Avec ses proches, avec les chefs d’Etat étrangers qui le soutenaient, comme avec les villageois de la région de son enfance, le président milliardaire savait se montrer très généreux. L’actuel maire de la ville, Achille Kwangbo :

« Gbadolite est la plus belle ville de l’Equateur [une province de RDC, ndlr]. Mobutu l’a dotée de toutes les infrastructures. »

Aujourd’hui encore, « la ville de Mobutu est naturellement mobutisme », conclut-il, confirmant qu’ici, le dictateur est resté le maréchal Mobutu Sesse Seko, « celui qui dure ».

En 1967, deux ans après son coup d’Etat, le chef de l’armée congolaise transforme les quelques hameaux près desquels il avait grandi. Au cœur de la brousse apparaissent soudain un barrage, une centrale hydroélectrique, un aéroport doté de la plus longue piste d’Afrique centrale et trois opulents palais.

« C’est vingt dollars pour les étrangers »

Quelque 14 ans après le départ du président zaïrois, rien ne subsiste de ses grandes réalisations. Rongés par le climat, dévastés par les pillages, envahis par la brousse, les infrastructures et les palais pharaoniques du Guide suprême ne présentent plus qu’un squelette dépouillé de tout son faste au visiteur.




Il n’en reste plus qu’un squelette (Gwenn Dubourthoumieu)

Un villageois au surnom évocateur, Monsieur Mobutu, est néanmoins responsable du « site touristique » constitué par les vestiges des palais. Il déplie avec précaution un document froissé, jalousement conservé dans une protection de plastique, et indique les tarifs : « C’est 20 dollars pour les étrangers. »

Après une brève négociation, on remonte l’unique route encore partiellement goudronnée de la région au bord de laquelle se sont installées de nombreuses huttes.

A une quinzaine de kilomètres du centre-ville, sur les collines du Kawele, se dresse la résidence principale du « roi léopard », une vaste demeure en marbre de Carrare près d’être engloutie par son écrin tropical.

Trois lions de marbre blanc, dont l’un gît renversé au fond d’une fontaine, gardent l’entrée encadrée de somptueuses colonnes de marbre rose. Une fois à l’intérieur, on circule au milieu des débris – plâtre, verre cassé et morceaux de verre.

« Mobutu voleur ! A bas le pilleur ! »

En 1997, la rébellion de l’ancien lumumbiste Laurent Désiré Kabila, après d’infructueuses négociations sous l’égide de Nelson Mandela, prend le pouvoir. Le peuple, affamé par trente-deux ans de règne autocrate et de gestion prédatrice, crie vengeance, brûlant l’effigie du maréchal en scandant « Mobutu voleur ! A bas le pilleur ! » Dans les rues de Kinshasa.

Comme chaque fois que son autorité vacille dans la capitale, Mobutu vient se réfugier à Gbadolite. Il tente de trouver du réconfort auprès des villageois qui bénéficient de ses largesses pour leur fidélité.

Le « roi léopard », malade, arpente les salles de sa tanière de Gbadolite « pour laisser faire le peuple ». C’est en tout cas ce qu’il affirme devant la caméra de Thierry Michel, dans le documentaire « Mobutu, roi du Zaïre ». Acculé, il finit par fuir le pays pendant que certains de ses ministres sont lynchés.

Le même jour, les pillages des palais commencent, à Kinshasa, la capitale, et à Gbadolite.

Rien de ce qui pouvait être emporté n’a résisté aux pillages. Mobilier de bois précieux, tapisseries et tableaux ont été transportés par les soldats de l’Alliance de forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL) de Kabila et des armées ougandaises et rwandaises qui le soutenaient. Dallages et installations électriques ont été arrachés par le peuple pour être revendus.




L’intérieur en marbre et le plafond moulé (Gwenn Dubourthoumieu)

L’escalier en colimaçon de style italien qui mène au bureau du maréchal a tenu le coup.

Dans la chambre à coucher, ouverte sur une vaste terrasse et une piscine aux multiples bassins, on distingue encore l’emplacement de la couche royale : une croix profonde taillée dans le marbre d’où un lit télécommandé s’élevait afin que le président jouisse de la vue.

Le palais Bambou, surnommé « Versailles de la jungle »

Sur une colline voisine se dresse le palais chinois, sans doute le plus insolite au milieu de cette brousse africaine : un ensemble de pagodes chinoises aux poutres ornées d’estampes, avec leurs jardins de nénuphars et leurs fontaines.

Mobutu, esthète et amateur d’art, incontestablement marqué par ses visites en Chine, avait fait construire cette demeure et celle du site présidentiel de Nsele près de Kinshasa, quasi identique, à l’aide d’ouvriers chinois.

Mais l’édifice le plus extravagant reste le palais officiel du maréchal président. Au milieu de 700 hectares de plantation luxuriante, le palais Bambou vaudra à Gbadolite le surnom de « Versailles de la jungle ». Les bâtiments aux vertigineuses hauteurs de plafond portent encore l’ossature sans pampilles de lustres monumentaux.

« Le Maréchal Mobutu ne mangeait jamais seul : il était toujours accompagné d’au moins 100 personnes, parfois jusqu’à 1 000 !

On préparait 100 bouteilles de champagne, 50 bouteilles de whisky, du vin et de la bière ; beaucoup de bouteilles ! Le Maréchal aimait le champagne Laurent Perrier.

Quand il n’en avait pas de champagne, on mélangeait la Primus [la bière locale, ndlr] avec le Sprite : ça donnait le goût du champagne... A l’intendance, on ne nous contrôlait pas, on ne faisait que sortir les produits... »

A Gdabolite, tout s’est arrêté en 1997

Aujourd’hui, des militaires et leur famille ont installé makalas (réchauds au charbon de bois) et campements au milieu des anciennes salles de bal. L’Etat congolais ne s’est pas encore relevé des dettes accumulées au cours de cette période de gabegie financière.

Un chef militaire de Gbadolite, qui préfère taire son nom, confie que le salaire octroyé par l’Etat à ses hommes ne suffit pas :

« Ils touchent une solde de 35 000 francs congolais par mois [moins de 40 dollars, ndlr]. Ici, où la vie est très chère car tout est importé de Centrafrique, ça permet tout juste d’acheter un sac de farine ».

Près des anciens palais que les familles des militaires ont investi, les femmes font pousser du manioc et du maïs.




Jeux à l’abandon dans le palais de Kinshasa (Gwenn Dubourthoumieu).

Au village, tout semble s’être aussi arrêté en 1997. Les immeubles qui étaient en cours de construction sont toujours flanqués de leurs échafaudages et de leurs grues. Ils servent désormais de salles de classe improvisées.

Beaucoup d’atouts pour les investisseurs

Les locaux de l’usine Coca-Cola et l’immeuble de la Banque centrale du Zaïre, désertés, sont autant de vestiges de l’époque où le Centre de développement agricole et industriel (CDAI), la société du président, employait près de 6 000 personnes. Le maire de la ville :

« Je suis en contact avec le Conseil économique de Belgique et l’Agence wallonne d’exportation et d’investissement à l’étranger afin de faire revivre les infrastructures économiques de Gbadolite : scierie, palmeraie, usine d’huile de palme, limonaderie, plantations de café, de caoutchouc, de cacao et plusieurs grandes fermes d’élevages.

Nous avons beaucoup d’atouts pour attirer des investisseurs étrangers, notamment une source d’électricité stable grâce au barrage de Mobayi Mbongo construit par Mobutu, et des terres très fertiles. »

En attendant, la pullulation de Gbadolite, 150 000 habitants, est retournée à une agriculture de subsistance et les avions des casques bleus ont remplacé le Concorde que le maréchal avait l’habitude d’affréter pour ses déplacements vers Paris.


Bien à vous, 

 

Henri Paul Vungbo Kolikite


Commentaires

Bonjour,
Je m'excuse pour cette intrusion, je me nomme Mad VELAY Marie née le 08 Octobre 1963 originaire de la France. J'ai du vous contacter de cette sorte parce que je souhaite faire une chose très importante. Cela vous semblera un peu suspect bien vrai que vous ne me connaissez pas et que je ne vous connais pas. En fait, Je souffre d'un cancer du cerveau qui est en phase terminale, mon médecin traitant vient de m'informer que mes jours sont comptes du fait de mon état de santé dégrade. Selon ce que le Docteur m'a justifie une Boule s'installe présentement dans ma cage cérébrale, j'ai cette maladie depuis plus de 4 ans. Je suis veuve et je n'ai pas eu d'enfant. Je suis hospitalisée à LONDRES en ANGLETERRE.

J'envisage de faire une donation de tous mes biens. J'ai presque vendu mes affaires dont une compagnie pétrolière, une partie de tout cet argent sera versée a différentes associations, des centres d'aide aux orphelins et aux sans abri. Je ne sais pas dans quel domaine d'activité vous exercez mais je souhaiterais vous aidez a aider les autres. J'ai en ce moment dans mon compte personnel compte bloque, la somme de UN MILLION VINGT CINQ MILLE EUROS ( 1.025.000,00 € ) que j'avais garde pour un projet de construction. Je serai grée de vous donner cet argent qui pourra vous aider dans votre entreprise et vos projets, je vous prie d'accepter cela car c'est un don que je vous fait et cela sans rien demander en retour.

Je souffre énormément et j'ai très peur de mourir sans très la destination de mes biens, je n'arrive presque pas a dormir la nuit comme la journée car je ne veux pas mourir sans avoir fait don de tout cet argent sinon je pense que cela serait un gâchis.

Veuillez me répondre directement via mon adresse E-mail le plus utilise ci-après:
marie.yolaine@laposte.net

Que la Paix et la miséricorde de Dieu soient avec vous.

Écrit par : marie | 05/09/2012

J'ai perdu ma fille de 10 ans au cours de la relation Avril. Mon ex m'a laissé avec tant de peines et depuis lors j'ai été le cœur brisé et fracassé. J'ai roulettes de contact sorts 15 et 10 d'entre eux m'a arnaquer mon argent sans aucun résultat. J'ai donc Envoyés nombreux sites en ligne à la recherche d'un lanceur de sorts bien jusqu'à ce que je a été réalisé par une jeune fille de 16 ans pour alteroffiretemple@gmail.com Au début, je n'ai jamais cru parce qu'il demandait depuis un certain montant d'argent pour acheter des objets, il a fallu lui trois semaines pour me convaincre et quelque chose se produire à l'esprit et je l'ai dit laissez-moi lui donner un essai.
J'ai été très choqué quand Ruben a appelé quatre jours après que j'ai envoyé l'argent Dr OMO articles. Il excuses pour tout ce qu'il a fait de mal et je suis très heureux que nous soyons réunis ici aujourd'hui parce qu'il m'a proposé hier soir. Je vous conseille de contacter alteroffiretemple@gmail.com e-mail car il a fait des merveilles dans ma vie et je crois qu'il peut vous aider à tout problème

Écrit par : Jeanne | 20/10/2012

Les commentaires sont fermés.